D’employer fréquemment des fumigations désinfectantes
4-° De renouveler souvent la paille sur laquelle couchaient ces malheureux.
Le traitement que j’ai confié à M. Michaux , oflicier de sauté à Longpré les Corps-Sains, fut si exactement suivi qu’il y eut peu de victimes d’un fléau qui faisait craindre de très-grands malheurs.
Cependant , je n’eus point le bonheur d’arrêter, aussi promptement que je l'avais cru, cette épidémie, parce que beaucoup d’individus ont été récalcitrans au conseil de ne point se fréquenter sans nécessité , de se prémunir contre la contagion par une grande propreté , par une nourriture saine autant que possible, une boisson légèrement acidulée avec du vinaigre, par les fumigations désinfectantes, par l'aération des habitations et la sanification des mares ou séjournent des eaux corrompues ; aussi y eut-il, depuis ma première visite du 7 octobre jusqu'à la fin de décembre où 1 épidémie s’est arrêtée, quatre-vingt six personnes attaquées dont une seule a péri par suite d intempérance dans le régime.
Je dois observer que dans ma visite du 4 no* vembre j’ai trouvé cinquante -quatre individus dont huit très-grièvement attaqués, entr’autres un homme qui, le y.e jour de l’invasion, avait éprouvé une excessive hémorrhagie alvine suivie dune faiblesse extrême. Les toniques et les stimulans lui ont sauvé la vie. (.liez les sept autres malades , les