LXXVIII. — Généralisations des sommes de puissances
Il est très intéressant, ce me semble, que la formule de Bernoulli soit susceptible d'une généralisation très étendue. En efTet, soit
(i) ^=P\'P't'-"PV
un nombre quelconque décomposé en facteurs premiers, et soient
il) 'M, «2, «3, ..., Zj^, ■?.\X=^tf{M)
CHAI». XVI. — LES SO.MMRS DE PUISSANCES. 3l()
les positifs entiers plus petits que M et premiers avec M, nous avons à étudier les sommes de puissances
Dans le cas particulier où M est éf^al à un nombre premier/), nous aurons, par conséquent,
(il Sn=Sn(p — l).
Soit ensuite m un positif entier quelconque, et soient
^1, P2, ^3, .-., {iimii
l'ensemble des positifs entiers plus petits que mM et premiers à M^ nous posons de même
ce qui donnera évidemment
de plus, nous posons, conformément à la définition (i),
(7» '^k(yi) = ( p'i- v ( pï- 1) • . . ip^; - i),
de sorte que nous aurons
^ (8j M4/,(M)=/)iyj2. ..y7v?(M).
Gela posé, nous avons à étudier tout d'abord le cas particulier où M est une puissance d'un nombre premier, savoir
dans ce cas, il est évident que
p, ip, 3/>, ..., mp'
sont l'ensemble des multiples de p qui ne dépassent pas mM; c'està-dire que nous aurons
S„(m, />'•) = Sn(nip') —p" S„( m/.'--»),
3vlO TROISIKME PARÏIi;. — APPLICATIONS SLR LA THEORIE DES NOMBRES.
d'où, en vertu (Je la formule de Jacques Bcrnoulli,
Soit ensuite
Ml =/>'2'/)!; '.../>;;■'
un nombre qui contient v — i facteurs premiers, nous supposon vraie la formule
/ \ c i»T X m'! + ^ M'/ Ç3(Mi)
(lo) S„(/«,.M,)= — ! ^-^-^ — -
n-hi
où <{^a(M,) est la fonction numérique délinie par la formule (7). Cela posé, introduisons, dans (10),
ce qui donnera, en vertu de (i),
/«j Ml = m M, nous aurons évidemment
S„(m, M) =: S„(myyN, M,) - p'I S„(m/yj.-', M,), d'où, en \ertu de (10),
formule qui est précisément de la même forme que (10), c'est-àdii'e que la formule (i i) .est valable pour un nombre composé quelconque.