XV. — Théorème de Jacobi
Revenons maintenant aux équations aux différences finies qui figurent dans les définitions des B,(x) et des E,(x), savoir
B À B æri=1 à a(t)= En mer (DEAN):
x't BC) art) ES (n2o),
puis mettons — x au lieu de x, il résulte, en vertu des expressions des B,(zx) et des E,(x), trouvées dans les paragraphes XII et XII, respectivement
NEA
(—i)r B,(— x —1) =(—i)r B,(— x) + CEST
(—1)E,(—x—i)=(—i)tE,(— x) + — 1H () (n20):
Remarquons encore que B,(x) a une valeur constante, nous aurons le théorème suivant :
I. Les polynomes B,(x) et E,(x) satisfont tous deux, quel que soit l'indice n, aux équations fonctionnelles
\ (ME B,(— zx SE 1) LE B;(x),.
“ {(—i) En(— x —1)= Er(r).
Jacobi (!) a indiqué, évidemment pour la premiére fois, la pre-
(1) Journal de Crelle, t. 12, 1834, p. 267.
52 PREMIÈRE PARTIE. — DES CLASSES DE POLYNOMES ENTIERS. mière des équations foncuonnelles (1) qui correspond à la foncuon
= rB, @) bte) = Brno + TE C2)
c’est-à-dire précisément l’équation foncuonnelle en question pour une valeur paire de l'indice n.
Plus tard, la formule générale concernant les B,(x) est trouvée par Dienger (‘), Malmsten (2), Raabe (*). La dernière des équations fonctionnelles (1) s’est évidemment présentée aux regards de Raabe (‘); cependant, il n’a pas réussi à formuler explicitement : l'expression fonctionnelle en question.
Introduisons maintenant, dans (1), 22 +1 au lieu de 7, puis
, il résulte
I n Bon+: (-i) ee Boni (- : »
2 2 I 2 I Ent e :) —— E," e = ?
2 2 ce qui donnera immédiatement 2 Boni1 (- " —=ù0; Esn+1 (- :) 0:
Cela posé, nous avons à étudier la valeur numérique
Bl1—
posons L—=—
(4) En = (— 1)" (an)latn tt Es (— :) (n21).
À cet effet, introduisons tout d’abord, dans la formule (15) du N LE T L I ; ce" ?
paragraphe XIIL, x —— ,> PUIS posons 2% au lieu de x, nous aurons immédiatement
(5) à on Ê3 SCENE è 1) / ( t) Fa jrs
sS—=0
CDI, rt 35 SE p.64:
(5) Zbid., t. 42, 1851, p. 354. — Mathematische Mittheilungen, t. T-WI, p. 48-40. Zurich, 1857-1858.
(*) Math. Mitth., p. 138,
de sorte que les E, sont des nombres entiers. Quant à la nature de ces nombres, introduits dans l'Analyse par Euler (!) et par conséquent désignés généralement comme les nombres d'Euler, nous aurons à démontrer le théorème suivant :
Il. Les nombres d’Euler sont tous des positifs entiers impairs.
En effet, introduisons, dans l'expression obtenue pour E,,(x), en
; z I vertu de la formule (0) du paragraphe XIE, x — — -, nous aurons SERA ; - r 2 A F6) En = Ta+ > HN (RE) s=1
c’est-à-dire que E, et E,, sont de la même parité, parce que lesT, sont des nombres pairs, abstraction faite de T, = 1. Dans nos recherches suivantes, nous avons à étudier plus ample-
ment les nombres d'Euler.