LIQUIDES
Glace 720
Antimoine 5i
Argent 56
Cuivre g5
Etain . g5
Fer , fou te , acier .... 112
Laiton qn
Or §0
Plomb. 3i
Zinc g,
Soufi'e laS
Verre 1^4
Briques 450
Bois
Fibrine. •
Eau T 000
A'cool 640
Huile 5oo
Sang 1000
Lait lüoo
M relire 3r
Aride sulfurique - . . 840
Acide nit. (i335) . . . 5yo
Acid" hjdroch. (i i2i>). 680
Solution de nitie saturée 6.j6
' D après cette table, on voit que pour élever d’un même nombre de degré une même masse d’huileet d’eau , il faudrait pour la icte moitié moins de chaleur que pour la 2enie. Que relativement au cuivre, à l’argent, à l’étain, au zinc, il faudrait moins ^qiie la 10" partie de la chaleur nécessaire.'! l’eau j et
poui 1 or, le plomb, le mercure .à peu-près 3 centièmes seulement , etc.
54 TRAITÉ DES RÉACTirS,
déterminer les chaleurs spécifiques des corps, mais aussi la quantité relative de calorique qui se dégage pendant l’action réciproque des solides et liquides, la combustion des corps, la respiration des animaux, etc.
La détermination de la chaleur dégagée pendant les réactions n’olTre aucune difficulté, d’abord on amène les corps i\ O" à l’aide de la glace pilée, on amène pareillement à ce degré le vase dans lequel la réaction doit s’opérer, puis après l’-avoir placé dans la capacité intérieure du calorimètre, on y introduit le corps, et l’on opère rapidement le mélange ; l’expérience se fait du reste comme nous l’avons dit précédemment.
Il est moins facile de déterminer la chaleur qui se dégage pendant la combustion et dans l’acte de la respiration , cette dernière n’a pas de rapports directs avec le sujet que nous nous sommes proposés de traiter; quand à l’autre on l’apprécie plus aisément à l’aide du calorimètre d’eau.
Calorimètre d’eau. Pour se servir de ce calorimètre dûùRumfort, et l’appliquer, par exemple, à chercher le pouvoir calorifique de la combustion de la cire, on l’emplit d’eau distillée, on place le thermomètre, puis on amène la température initiale de l’expérience à 5° au-dessous de celle de l’atmosphère, la cire étant pesée et formée en bougie à mèche fine, on l’allume, et en la plaçant sur l’entonnoir renvci’sé du calorimètre , les produits de la combustion se dirigent dans le serpentin; lorsque la température de l’eau est venue d’autant de degrés au-dessus de celle de l’atmosphère , qu’elle en était audessous, (afin de rendre à l’air la chaleur que l’eau en avait reçu d’abord) , on éteint la bougie, on la pèse et
TOAITÉ m;s UÉACTIFS. 55
l’ôii conclut de la différence des poids avant et après i’expérience, la quantité de cire brûlée; ayant observé la température de l’eau, on détermine aisément la quantité de chaleur dégagée pendant la combustion : si, par exemple, l’eau contenue dans la caisse pèse lo kilogrammes, que sa température se soit élevée de 6° : ce qui équivaut à 1 kilogramme élevé de 6o° ; i kilog. d’eau en s’abaissant de 75° de température, fait fondre 1 kilogramme de glace, donc les 60“ auraient fondu 1^'“” de kilogr. de glace ou 800 grammes.
Au lieu de convertir ainsi les résultats du calorimètre d’eau en résultats de calorimètre de glace, on peut, comme l’a fait M. Clément, prendre pour unité de chaleur, un kilog. d’eau, élevé d’ 1 “ de température centigrade , on évite ainsi les réductions, et les résultats sont plus immédiatement comparables entr’eux.
Ainsi dans l’expérience que nous venons de citer, si le poids de la cire brûlée était de 6 grammes, on dira :
6 grammes de cire , en brûlant, échauffent 6,000 grain" d’eau à 1° , d’où 1 kilogr. de cire échaufferait 10,000 kil. d’eau à 1° ou 100 kil. d’eau à loo", ce qui se rapporte à 105,55 de glace fondue.
Pouvoirs calorifiques de diverses substances brûlées sous le cqlorimèlre de liumfort, ou dans le calorimètre de Lavoisier, par MM. Lavoisier et laLaplacc — Rumfort', — Clément et Desormes, Les lettres initiales indiquent ces noms.
Le calorimètre d’eau s’applique très-utilement aussi ù déterminer la chaleur spéciOque des gaz ; mais pour obtenir dans ces essais un grand degré d’exactitude , il faut beaucoup de précautions minutieuses ; nous ne pourrions les indiquer toutes sans dépasser de beaucoup les limites que nous avons fixées à cet ouvrage; nous renverrons au Mémoire de MM. Delaroche et Bcrard; Ann. de Ch. vol, ixxxv, p. 72 et 22/|, Les auteurs , dans ce Mémoire qui
TJVAITÉ des réactifs. 57
îi mérité le prix proposé par l’institut, ont obtenu les résultats suivans :
Chaleur spécifique de di/férens gaz sous une même pression.
La chaleur spécifique de l’air étant prise pour unité
Jelle de l’eau étaut I