CHAPITRE X
.La 1X.RVUC Médicale en rendant compte de notre Traite des Réactif s , nous, reprocha de n’avoir pas consacré un chapitre aux substances vénéneuses ; comme M. le Rédacteur ^ nous pensions qu’on ne saurait trop multiplier les publications des moyens qui décèlent leur présence , et de ceux que l’qn peut mettre en usage pour comhattre les accidents graves, qui sont les suites de leur administration coupable ou iiiconsidcréc j nous sentions que la partie chimique de la toxicologie, n’élaitpas iucompatihle avec le but que nous nous proposions dans notre Traité des Réactifs.
Ce qui nous avait empêché d’abord or cette partie de la chimie, c’est que pour l’embrasser d’une manière convenable , il faut non-seulement en faire le sujet d’un chapitre; mais bien celui d’un ouvrage particulier ; que sous ce rapport l’excellent ouvrage de Toxicologie de ]M. le professeur Orüla, offre tout ce que l’état actuel des sciences permettait d’espérer de ce célèbre médecin loxicologiste.
Cependant, comme notre Traité des Réactifs peut convenir non-seulement aux personnes qui se livrent à la chimie spéciale ; mais encore aux pharmaciens, auxquels on a recours dans les cas d’enpoisonnement, faute de ne pouvoir point trouver sur le champ un médecin , que la nature de ses occupations éloigne souvent de chez lui, nous avons voulu dans celte nouvelle
TKAITE DES KEACTIFS. 4^7
èJllion joindre, à noire Traité, des talîleaux de Toxicologie qui offiissent un moyen prompt et facile de trouver l’indication des secours à donner , et de constater la nature des poisons par des réactifs.
Dans ces tableaux, l’ouvrage de M. le professeur Orlila nous a servi de guide ; nous n’avons indiqué que d’une manière très-générale le traitement secondaire des empoisonnements, parce que, au moment oèi il est nécessaire, on aura eu le temps de se procurer un médecin dont la présence est indispensable pour appliquer le traitement convenable.
Par abréviation , dans l’indication du traitement secondaire, nous nous sommes servi du mot anti-vliloms" tique pour indiquer l’ensemble du traitement contre lesdivers étals d’irritation qui sont si fréquemment la suite des empoisonnements : d’ailleurs ce mot est encore employé dans ce sens par les médecins.
Les tableaux sont divisés en six sections principales.
La Traite des corps combustibles simples; la 2'"® de la combinaison de ces corps entreux; la 3“® des oxides métalliques; la 4“® des acides minéraux, végétaux et animaux; la des sels; la 6"’® des substances végétales. Enfin un Appendice sur les secours h porter contre la rage et les piqûres d’animaux venimeux, termine ce cliapitre.
ECTION.
rilEMlÈrvE SECTIOX ,
NOM DES TOISONS
LEURS CARACIÈRES SP'ÉCIFK^UES .
Cm, OSE.
Irc.sECTiON. . -J •
Acide ■muriatiqiiTi-oxigèiiAi , acide oxi-
Corps muriatique; f>,azeiix , couleur iaune ,
siiiijilcs. odeur forte etsuftocaute, détenniiiaut la
cousiriction du pharynx, provoquant une
TOUX opiniâtre , des convulsions -, ce gaz est soluble dans l’eau , et cette solution détruit les couleurs végétales.
Iode.
Solide , noire, grisâtre, éclat métallh que qui se rapproche de celui du sulfure d’antimoine , formé de paillettes cristallines -, odeur forte , désagréable , ressemblant à celle du chlore, peu soluble dans Teau, plus soluble dans l’alcool , très-soluble dans l’éther , colore les liquides en jaune foncé ; il est fusible à 107» , se volatilise à 177° en vapeurs violettes , d’où lui vient le nom d’iode.
PiiospHORr,.
Solide , d’un blanc jaunâtre et tran.sparent , devenant opaque par son exposition à la lumière , se conservant dans l’eau distillée -, sa consistance est molle comme celle de la cire, fusible à 40» centigrades, ne peut être fondu au contact de l’air sans s’enflammer, peut, au contraire, être distillé en vases clos, quand il est privé de ce contact-, soluble en petite quantité dans l’éther , l’alcool, les huiles fixes et volatiles.
SECOURS A DONNER
Contre sort injection dans L’estom Boisson alluimincuse préparée avi blancs d’œufs battus avec l’eau.
Contre le chlore respiré.
Boisson composée d’eau , une .
alcali volatil , 2 grammes. (Ce nio parfaitement réussi dans quelques dens causés par la respiration tlu c ,gazeux , faire respirer de l’aium
lOI'
que).
Contre la vapeur d’Jode respirén w.
Comme pour le chlore. Contre si' jection dans l’estomac , l’amidoi layé dans l’eau , en très-grande qm les boissons albumineuses et ade santés.
ni
Si l’on en suppose l’acidification, de la magnésie contre l’irritation qu’i termine ; les boissons adoucissante? '
ti-phlogistiques. Les brûlures qui veut résulter de l’inflammation du )■ phore , doivent être lavées lé; ment avec des liqueurs alcalines, d’enlever l’acide phosphorique fo cet acide donnant lieu à une irnt qui double les accidens.
ÉACTIFS QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE CES SUBSTANCES