DEUXIÈME
SECTION
NOMS DES POISO N S,
LEURS CARACTÈRES SPECIFIQUES.
SECOUPeS ADONNER.
l’eau , plus à cliaud qu’à froid. Plus soluble dans l’alcool , plus encore dans l’éther sulhiriqne , sa, solution rougit le papierde tournesol, saveur métallique dite
tf
de graine de lin. — Eau sucrée, — le gluten ou lafarine délayée dans l’eau, -rles opiacés et aiiti-phlogistiques.
cuivreuse , qui est excessivement désagréable.
Sulfure de mercure. Ethiops minéral. ( Mélange de métal et de sulfure de mercure), poudre noirâtre ou noire, d’un poids spéciiique assez considérable , non dé terminé , inodore , légèrement styp-
Exciter les vomissemens.
— Boissons albumineuses abondantes.
— Antiphlogistiques.
tique , excite la salivation.
Èî
Sulfure de mercure. Cinabre , vermillon ; en masses amorphes ou en poudre, d’un rouge plus ou moins vif ; cristallisant en masses aiguillées, fibreuses ou en prismes hexaèdres ; inodore -, saveur analogue à celle^du précédent , mais plus prononcée. — Poids spécifiques: 10,218.
Provoquer les vomissemens.
Boissons albumineuses.
Antiphlogistiques. .
Nous n’avons pas connaissance que '
des empoisonneinens par cette substance aient été constatés sur l’homine.
Sa poudre bien préparée donne le vermillon dit de Hollande.
Sulfure d’antimoine hydraté Kermès, poudre légère , d’une couleui rouge violacée,, saveur particulière
Le Kermès n’est un poison que qu.md
il est pris à forte dose. On doit alors fa- ^
cilitcrles vomissements qu’il excite, don- (
lilBINAISON DES CORPS COMBUSTIBEES ENTr’eUX. 4^5
f|i.CTIFS QUI SERVENT A FAIllE RECONNAITRE CES SUBSTANCES.
1 luiriate d’étain donne, avec sa solution, un ])rccipité sous
■ de poudre brune foncée •, lavé et séché , mis sur des char- I ce précipité laisse volatiliser le mercure que l’on peut re- [^r sur une lame de cuivre.
fbumine précipite la solution de perclilorure de mercure , :^orme de 'flocons blancs, insolubles dans l’eau, susceptibles jdécomposés par la chaleur, avec dégagement de mercure
■ ique, mêlé aux produits provenaut de la décomposition hiatière animale.
^haleur et l’^ir le décomposent et donnent lieu à de l’axulfureux , le métal se sublime ; ou peut le recueillir sur dme de cuivre, comme nous l’avons dit jjlus haut, iuffé dans une cornue , sans le contact de l’air , une partie ifre se sublime à part, l’on obtient deux sublimés bien Its ; le ler de soufre, le nemo de cinabre; chauffé avec du r limaille , le sulfure de mercure, donne du mercure métal- I :t du sulfure de fer.
■i jffé en vases clos , il se volatilise sans décomposition.
Pur il y a décomposition , combustion du soufre qui se déj. l’état d’acide sulfureux, et volatilisation du métal àl’é- ; vapeur blanche que l’on peut recueillh sur une lame de
té par le fer , à l’aide de la chaleur , dans une cornue , on t le métal distillé , et du sulfure de fer en résidu, baux mêlée aucinahi-e , donne lieu au même phénomène, 'idivestdu sulfure de chaux, chauffé dans un tube, à un ■le température peu élevé , il se dégage de l’eau de l’acide ’ux, et l’on obtient un résidu de sulfure d’antimoine.
I iffé dans un têt à rôtir avec le contact de l’air , il laisse ide qui, traité par le tartre dans un creuset, donne im d antimoine et de potassium; celui-ci jeté dans l’eau, lu
nKUXrÜME SKCTIOX.
NOMS DES POISONS
EEUllS CARACTÈnES SPECIFIQUES.
SECOURS A DONNER
désagréable ; — insoluble dans l’eau, déconiposable par la lumière qui affaiblit rapidement sa couleur , et la l'ait passer au jaune brunâtre.
nèr ensuite des décoctions astringentes;, puis , après quelque temps mettre le malade aux boissons adoucissantes.
Sulfure n’ antimoine hydraté, avec excès de soufre. — Soufre doré d’antimoine ; poudre légère d’une couleur jaune-orangée, ne diffère du précédent que par un excès de soufre.
Même traitement;
Sulfure ii’absenic rouge ; Realgar, JiizigaL, solide ; d’un rouge orangé -, cassant •, diversement cristallisabie , inodotlore, insipide.
Provoquer le vomissement. Boissons adoucissantes en grande abondance.
Antiphlogistiques généraux.
Sulfure jaune d’arsenic. Orgin, orpiment. Solide , en niasses amorphes pu brillantes , demi transparentes , d’un jaune d’or éclatant ; — insipide , inodore , — IJoids spécilique , 3,o j.5. ^
Même traitement que pour lePLéalgar ; l’action de ce sulfure est la même.
M. Pelletai! (Gabriel) , a déterminé les symptômes d’un cas d’empoisonnement causé par ce sulfure : irritation excessive de toutes les voies. — Des boissons abondantes du lait , pris en grande quantité , par le malade , u’ont pu arrêter les funestes effets de ce poison.
Sulfure de potasse , i^oie de soufre (^prej)aré par la voiesèche'), ou oxidesulfuréde potasse , (suivant le mode de sa préparation). Récemment préparé, Sa couleur est jaune rougeâtre , il jiasse au j aune verdâtre ; odeur hydrosuLfurùe , saveur amère, hydrosulfui'ée, acre,urincuse; il attire l’humidite de l’air; tache la peau
( Voyez Potasse caustique).
Dans les cas d’empoisonnement par le sulfure de potasse , il est convenable de faire respirer du chlore mêlé d’air, a\ec précaution, et même d’en donner. à l’interieur, étendu d’une très-grande quantité d’eau.
t'OMniNAISONS DES CORPS COMliUSTIBLES ENTr’eux.
HÉACTIFii QUI SERVENT A FAIRE RECONNAITRE CES SUBSTANCES.
écompose , et donne lieu à nn dégagement de gaz hydrogène, .e métal que l’on obtient ( antimoine ) , dissous dans les acides , St précipité en jaune orangé par les hydrosull'ates et l’eau hyrosnlfurée. (acide hydrosulfurique).
Le.s Réactifs sont les mêmes , on obtient seulement une plus rande quantité \d’acide sulfureux , puisqu’il contient plus de Jufrc que le kermès.
Soumis à l’action de la chaleur, il brûle en donnant des va- -urs sullureuses dans lesquelles se fait sentir une odeur d’ail. Mis en contact avec delà limaille de fer, et chauffé dans tme 3rnue , l’arsenic, métal, se dégage du soufre , et se sublime sur s parois de la cornue d’où on l’enlève ( Voyez Arsenic ).
Mêmes essais à faire que pour le précédent. On peut aussi revilier le métal des sulfures d’arsenic en les mêlant en poudre ec de l’oxide de potassium , en chauffant dans une cornue, le ufi-e se combine à la potasse, donne du sulfure de potas.se :e , l’arsenic métallique se volatilise et se condense sur les rois de la cornne.
Sa solution dans l’eau est jaune, traitée par les acides , il s’en gage une grande quantité d’acide hydrosulfurique ; l’acidc nployé, s’unissant à l’oxide métallique, forme un sel recon- ■issable a ses propriétés physiques et chimiques.
Les sels des métaux blancs : argent, bismuth , plomb, mêlés à TOlution de sulfure de potasse dans l’eau, donnent lieu à des ecipités noirs. (Sulfures de plomb, d’argent , de bismuth).
TROISrKMK SECTION ,
Ille SECTION
Oxides,
NOMS DES POISONS