‹ Traité élémentaire des réactifsChapitre 61 sur 64 · TEINTURE DE TOURNESOL · texte numérisé non relu

TEINTURE DE TOURNESOL

Nous avons eu l’occasion dernièrement, d’apprécier la sensibilité de ce réactif pour l’acide pliospliorique , le papier bleu de tournesol présente le caractè?^ d'acidité lorsqu’il est est mis en contact avec 7 centîgrames d’un liquide qui contiennent moins de seize millionièmes d'un, gramme d’acide pliospliorique cristallisé, ou moins de onze millionièmes d’un gramme d’acide réel. A l’aide de quelques gouttes de teinture de tournesol projetées comparativement dans un verre d’eau pure et dans e5 grammes de solution d’.acide phospliorique 5 on démontre très-aisément Facidité causée qiariin 10“^ environ, d’un milligramme d’acide pbospborique réel .

Suivant l’observation de l’un de nous , il faut se défier de l’aspect que prend le papier bleu.de tournesol lorsqu’on le mouille et qu’on observe l’effet produit à la lumière d’une bougie, d’une cbandelle, la surface mouillée paraît rouge lors même qu’elle n’est couverte qu’avec de l’eau pure 5 il est donc nécessaire de faire au jour ces sortes d’expériences ^

ESSAIS PAR CÉMENTATION.

D’après les procédés d’essais suivis dans les laboratoires, de Darcet , à la monnaie de Paris , 011 peut éliminer des alliages , plusieurs métaux par la propriété quHls ont de se volatiliser au moyen du cliarbori , à une température éle-

APPENDICE

• vée : l’iirgeut, le plomb , l’antimoine , le bismulli, le zinc, se volatilisent de cette manière , tandis que l’or , le cuivre , l’élaiii , restent fixe dans les mêmes cicconstances. Ceux-ci présentent de plus , suivant l’observation de M' Darcet , le pliénomène d’une combinaison avec une petite quantité de carbone. Les plus grandes proportions observées dans la combinaison du carbone avec ces métaux , sont pour l’étain de 5 millièmes»

Ce mode d’essai par cémentation est utile surtout , pour déterminer dans les alliages , de très-faibles proportions de zinc qu’U est assez difficile d’apprécier par la voie humide. On pèse un gramme de l’alliage à essayer , en un seul morceau, autant que possible , on l’enveloppe dans un morceau de papier afin de le retrouver plus facilement après la calcination. On le place dans un petit creuset brasquéjau milieu du charbon en poudre très-fine 5 on lute soigneusement le couvercle 5 on chauffe le tout dans la moufle dit fourneau de coupelle, le zinc et les auti'es métaux volatils se dégagent ; on retire le creuset du feu avant le temps nécessaire pour que l’élimination soit complète 5 on pèse le morceau resté dans le creuset, on le soumet de nouveau à l’action du feu dans les mômes circonstances j ou l’en retire pour le peser encore ; on répète ces opérations jusqu’à ce que le poids du fragment métallique , après avoir présenté une diminution graduelle dans trois ou quatre pesées successives , commence à augmenter le poids, d’un ou deux millièmes , le maximum de perte en poids est le point qu’il faut saisir pour déterminer la quantité de métaux volatilisés. Ayant apprécié d’avance la proportion des métaux, tels que le zinc et autres , qu’il est facile de reconnaître par sa voie humide ; il suffira de déduire la somme de ceux-ci du maximum de la perte observée pendant l’essai , à la cémentai ion, pour connaître la quantité de zinc cherchée. Supjiosons , par exemple , qu’ayant déterminé d’avance , qu’un alliage do cuivre , de jilomb et de zinc, contient trois mil-

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licmcs de plomb , que l’on souraelle à la cimentation un morceau de cet alliage , pesant un gramme ou looomil”’®'^ à la première pesée il donnera 998 , à la seconde , 997 , à la 3“ 996 , à la 4® 99^ : ^ 997 1 ü üiudra s’arrêter à ce

terme , et prenant le maximum de perte , en conclure que que l’alliage essayé contenait 996 partie de cuivre et quatre de métaux volatils.' Otant de ceux-ci les trois parties de plomb , il restera une partie pour le zinc contenu dans l’alliage.

appareil de "Woiilf.

Nous devons donner ici la description de cet appareil , qui a été oublié dans l’impression du chapitre précédent.

11 se compose, ainsi que le font voir les fig. 12, et i3 delapl., d’une cornue A, ou d’un ballon A, au col desquels est adapté un tube recourbé qui communique avec un premier flacon à trois tubulures, dit flacon de^Voulf. Un second tube I doublement recourbé et adapté à une tubulure de ce flacon, va plonger dans un second flacon semblable , auquel il s’adapte par la première tubulure : un autre tube pareil à celui-ci , adapté à la dernière tubulure , va plonge: dans le liquide d’un 3® flacon semblable aux deux autres. On multiplie à volonté ces flacons à trois tubulures , et on les met en communication par des tubes semblables à ceux que nous venons de décrire. Uu tube-droit G implanté dans la tubulure du milieu de clvaque flacon , plonge de quelques lignes seulement dans le liquide ([ue ces flacons renferment. Cet ap- ' pareil est destiné à opérer la condensation dans l’eau ou tout autre liquide, du gaz que l’on fait dégager par une réaction opérée dans le ballon ou la cornue. Voici ce qui se passe dans cetie opération : Dès que le mélange des matières mises en contact commence à dégager le gaz que l’on veut recueillir, celui-ci presse la surface du liquide contenu dans le premier flacon de Woulf. Ce liquide monte dans le tube vertical jusqu’à une certaine hauteur , mais en même

APPENmCE.

temps le gaz s’inlrocluit. dans le tube recourbé , presse le liquide du second flacon, et descend dans le licpilde iusqu’à l’extréuiilé du tube qui le conduit. Il se dégage alors en traversant le liquide, et passe dans le 2“^ flacon ; les niêines plicnoiuènes ont lieu dans les flacons suivants , et l>irsque chacun des liquides contenus dans l’un d’eux est près d’être saturé du gaz qui le traverse , l’excès s’en dégage et s’introduit dans le flacon suivant.

On voit que dans cet appareil , la pression du gaz dans le ballon ou la cornue et le premier flacon , est égale à la somme de pressions représentées par la longueur dont chaque tube plonge dans tous les flacons suivants. Lorsque l’opération est terminée, le refroidissement de l’appareil ou la condensation spontanée des gaz tendrait à faire remonter le liquide des flacons les uns dans les autres. Les tubes verticaux servent à prévenir cet effet qui mélangerait ensemble des produits que l’on a voulu fractionner , la pression extérieure fait rentrer l’air atmosphérique dans ces tubes.

.Le liquide du premier flacon né sert ordinairement qu’à laver le gaz pour le purifier 5 dans le second , le 3® et le 4"^ on met le liquide ou la solution que l’on veut saturer; un plus grand nombre de flacons , ne sert ordinairement que pour condenser l’excès de gaz , et l’on sature les solutions qu’ils contiennent dans les opérations suivantes.

L’appareil nommé cascade , décrit dans le chapitre précédent, peut remplacer l’appareil de Woulf avec quelqu’avanlage dans certains cas , celui de sa préparation du chlore liquide, par exemple, il permet d’obtenir une solution tout aussi saturée says qu’on soit obligé d’établir aucune pression. On peut , au reste , dans quelques circonstances, employer l’appareil de W^oulf, sans faire plonger aucun des tubes de communication , et par conséquent sans qu’il y ait jiression dans cet appareil. L’acide hydro-chlorique peut so préparer de cette manière.

Appendice.

ACIDï; FLUOniQUE.

M"" Berzélius dans le cours d’un travail, sur cet acide,, vient d’observer que les’ sels connus sous le nom de fluales sont des sels doubles qui contiennent tous de la silice. Il considère l’acide fluorique comme l’un des réaclils les plus, commodes dans l’analyse des corps organiques , puisque cet acide dissout toutes les substances que les autres n’atlaquent pas. Pour extraire l’alcali des minéraux , par exemple , il suffit de les traiter par l’acide fluorique , ou par uir mélange d’acide sulfurique et de fluate de chaux.

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