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POIDS SPÉCIFIQUE DES SOUDES

Les poids spécifiques des solides sont souvent utiles à la

aa ïDilTÉ DES nÉACTlFS.

connaissance de ces corps ; c’est du moins un indice em ployé fréquemment pour plusieurs d’entr’eux : on l’obtient par leurs poids comparatifs avec celui de l’eau sous le même volume à l’aide de la balance hydrostatique , ou par le procédé décrit plus bas.

C’est en comparant ainsi les poids des métaux qu’Archimède découvrit que la couronne d’IIiéron, tyran de Çyracuse, était un alliage, et non de l’or pur (i).

C’est encore par la connaissance des poids spécifiques, que Guyton-Morveau découvrit que des pièces de monnaies étaient de platine doré au lieu d’être en or autitre.

Pour obtenir les poids spécifiques des solides, quelque soit leur forme, qu’ils soient en poudre ou en morceaux; on détermine également le poids du corps dans l’air, en observant l’état du baromètre et du thermomètre ; on

remplit exactement un flacon ou un vase quelconque d’eau distillée à une température connue, on place le corps et le flacon plein d’eau dans le plateau d’une balance ; on met des poids dans l’autre plateau jusqu’à ce que l’équilibre soit établi, on tire du flacon une partie de l’eau qu’il contient, afin d’y pouvoir introduire le corps sans rien répandre; onimprimede petites secousses pour faciliter le dégagement des bulles d’air; on remplit le flacon d’eau, on le replace sur le plateau delà balance, ce plateau est nécessairement plus léger du poids du volume d’eau que le corps a déplacé, on ajoute les poids nécessaires pour rétablir l’équilibre , on connaît ainsi le poids de l’eau et celui du corps dans l’air sous le même volume; avec ces données elles lois de la dilatation , on peut calculer son poids spécifique.

(i) Dictionnaire de BiegrapLie.

TnAITÉ DES RÉACTIFS. a3

Sî l’on veut négliger les récluclions, on fait directement usage des poids de l’eau et du corps, comme s’ils étaient obtenus dans le vide et à la température du maximum de condensation de l’eau, l’on est conduit, comme nous l’avons fait voir pour les liquides, à diviser le poids du corps solide par le nombre qui exprime celui de l’eau, si le corps pèse dans l’air 4^0 grammes, et l’eau déplacée 90 grammes, son poids spécifique le poids de

l’eau étant 1 ; si l’on suppose le poids spécifique de l’eau égale à 1000, celui du corps solide sera 5ooo.

Si ce corps était susceptible de s’imbiber d’eau parce

qu’il y aurait des interstices entre ses parties, on n’aura,

par le procédé ci-dessus, que le poids spécifique du vo-

lume du corps ; si l’on veut avoir celui de la matière imperméable , il faudra ou le diviser pour détruire les interstices ou laisser à l’eau le temps de pénétrer ces interstices, et d’en chasser l’aîr; si l’on ignorait que le corps essayé pût être pénétré par l’eau, il faudrait, après 10 et 20 heures, s’assurer si le volum^^ changé, et dans ce cas remplir d’eau , peser une seconde fois et l’ecommencer le calcul. Si la substance dont on veut déterminer le poids est soluble dans l’eau , on choisit un autre liquide, tel que l’alcool ou l’huile, dans lequel il ne puisse se dissoudre, et on opère absolument de même. Pour rapporter au poids de l’eau , il suffit ensuite de connaître la densité du liquide dont on s’est servi, et de comp^irer lé volume déplacé à un pareil volume d’eau ; ou plus simplement, et ce qui revient évidemment au même, multiplier la densité (ou poids spécifique) du liquide , parle poids observé du corps dans le liquide.

Par exemple, la densité du liquide étant 0,886, lepoids

a4 TRAITÉ DES RÉACTIFS.

(lu corps relalivement à ce liquide tel qu’on l’aurait obtenu étant de 5,278 , on multiplie ces deux nombres l’un par l’autre , et l’on a pour produit 2,904,508 , qui exprime le poids spéciflque eberebé. On peut aussi délerminer les poids spécifiques des solides parle moyen de l’aréomètre et particulièrement de celui que l’on connaît sous les noms d' uréoviètre balance ou aréomètre de ISic/iolson.

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