‹ Traité élémentaire des réactifs, leurs préparations, leurs emplois spéciaux et leur application à l'analyse. Supplément contenant les nouvelles recherchesChapitre 14 sur 19 · EMPOISONN. PAR PRÉPARATIONS CUIVREUSES, I · texte numérisé non relu

EMPOISONN. PAR PRÉPARATIONS CUIVREUSES, I

exact, et surtout parce qu’il peut arriver tous les jours qu’à la suite d’un empoisonnement par le sel cuivreux, il reste assez peu de ce sel dans les intestins pour (|u’en réunissant le poids du cuivre qu’il l’ournirailà celui qui existe naturellement dans les viscères, on n’ obtînt que l\o à 5o milligrammes (1) ; on pourrait tout au plus avoir égard à la proportion

(x)M. Devergie a tracé uu tableau de la poudératioa résultaut de Vjuetques essais ayant pour but la i.'echerche du cuivre et du plomb dans les organes ; mais il déclare que ce travail est incomplet et imparfait, et il regrette beaucoup d'avoir été obligé de le livrer à l’impression avant d’avoir pu rectifier, s’il y a lien, au moyen d’expériences nouvelles, tout ce que pourraient avoir d’erroné les chiffres qu’il a donnés et les conclusions qu’il en a tirées.

Quoi qu’il en soit , voici la substance de ces conclusions :

1“ Il existe dans tous les organes de l’économie des traces de cuivre et de plomb ;

2" La proportion de ces deux métaux s’accroît avec l’àge; extrêmement faible à l’époque de la naissance , elle est quatre à cinq fois plus forte à trente ans , etc.

3“ Ces métaux se trouvent en proportions variables dans le tube digestif des individus adultes;

4” La cessation de l’alimentation , par suite d’uue maladie prolongée , parait avoir pour résultat une grande différence au moins dans le poids de deux métaux obtenus, et ce fait tend à faire considérer la présence de ces métaux dans l’économie comme dus à la viande cl aux végétaux usités à titre d’aliments;

5“ La quantité du cuivre l’emporte constamment sur celle du plomb; la seule exception trouvée jusqu’ici se rapporte aux organes d’un individu qui avait succombé aune affection saturnine.

Dans les opérations qui ont pour but la reeberche du cuivre, il faut avoir soin de ne pas employer de papier, sans que ce papier ait été lavé, par la raison qui a été démontrée par un cliimiste belge, M. Liers Reyuaert, que le papier gris contenait du cuivre eu quantité notable. Cette assertion de M. Liers Reyuaert a été le sujet de recbercLcs faites par MM. Mattbys Duclos et Van de Vyvere de Bruges, et ces savants ont démontré que chaque qualité de papier contenait des quantités différentes de cuivre. Ces faits viennent à l’appui de ce qu’avait observé Gabn , puis, plus tard, un savant modeste, trop tôt enlevé aux sciences , Lebaillif.

laS SUPPLÉMENT AU TRAITE DES RÉACTIFS.

de cuivre que donne l’incinéraiion , quand celle proportion dépassera de beaucoup celle que des expériences ultérieures et plus multipliées auront indiqué comme étant réellement le maximum du cuivre normal ; mais môme dans ces cas , il est infiniment préférable de recourir au moyen proposé , parce qu’il fournit les résultats nets , précis , qui sont que le cuivre d’empoisonnement peut être extrait, en partie, des organes que l’on fait bouillir dans l’eau pendant une heure, tandis qu’on ne relire pas un atome de cuivre normal par ce procédé.

M. Orfila, comme on l’a vu par ce qui précède, n’a expérimenté qu’avec deux sels solubles de cuivre, l’acétate et le sulfate; il ne sera donc pas utile d’ajouter ici que les résultats qu’il a obtenus avec les deux corps pourraient aussi l’être avec tous les autres composés de ce métal ; en effet , RI. Lefortier a constaté récemment, par des expériences dij'ecles , que les sels de cuivre solubles peuvent passer en partie à l’état insoluble quand ils sont introduits dans l’économie animale, et vice versa; que les composés insolubles de ce métal peuvent, dans les mêmes circonstances, passer en partie à l’état soluble.

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