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DE L’ÉLECTRICITÉ

Les effets de l’électricité ne sont pas encore t.ous bien connus; on 11e leur a pas attribué toute l’importance qu’ils ont sans doute, et tout porte à croire que lorsque l’influence de ses actions attractives etrépulsives sera étendue davantage; là où elle est ignorée aujourd’hui, elle viendra expliquer une foule de phénomènes chimiques et d’anomalies apparentes. De la situation électrique, des molécules des corps naîtra sans doute un système général sur les causes des affinités électives. Des expériences nom b reuses faites par nos plus habiles physiciens font conce-

(1) On observe que la lumière présente des nuances différentes suivant les différens corps qui la produisent ou les appareils de la combustion ; ainsi la lumière du gaz hydrogène peu carboné tire snr le bleu ; celle du gaz olénant, plus chargé de carbone et que produit le gaz de l’huile, est souvent très - blanche ; celle des lampes est rouge etc.

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voir celte espérance (1) ; nos données ne sont cependant pas encore assez certaines pour que nous hasardions dès ce moment d’entrer dans cette voie.

Déjà cependant, une foule de découvertes sont dues aux effets de la pile de Yolta. Cet ingénieux instrument a démontré que les forces attractives et répulsives produites par l’état électrique des élémens des corps suffisent à leur désunion. Entre les mains de plusieurs chimistes habiles , ces phénomènes se sont multipliés et peuvent faire croire au système général de théorie annoncé.

On doit à la pile voltaïque la découverte de la décomposition des alcalis regardés naguères comme des corps simples, et qui pour nous sont devenus des oxides métalliques.

L’action galvanique peut démontrer la présence d’un 200mc de zinc allié àl’étain, c’est sur cette propriété qu’est fondée l’application faite par Yolta du papier argenté qu’on prépare en Allemagne avec le zinc et l’étain pour les expériences galvaniques.

M. Rousseau a présenté à l’institut une pile galvanique dont les effets sont durables , et qui, pouvant électriser par influence une aiguille aimantée , fait dévier rapidement celle-ci d’une portion considérable d’un arc de cercle, lorsque l’on établi une communication entre l’un des pôles de la pile, et un conducteur qui s’approche d’une des extrémités de l’aiguille; cet effet n’a pas lieu

(i) MM. Prévois ctDumas ont appliqué dernièrementl’action de la pile galvanique à la décomposition des calculs de la vessie ; leurs ingénieuses expériences ont besoin d’être répétées, pour qu'on ait la certitude que ce moyen puisse être avantageusement pratiqué.

lorsqu’on interpose un corps non conducteur dans le conduit de la pile , et il a lieu plus ou moins lentement s le corps interposé est plus ou moins mauvais conducteur.

Cet ingénieux appareil pourra trouver plusieurs applications utiles, déjà Fauteur s’en est servi pour reconnaître l’huile d’olive entre toutes les autres huiles végétales, cette huile est très peu conductible , et pour peu qu’elle contienne quelques centièmes d’un autre huile végétale, sa conductibilité est altérée d’une manière extrêmement sensible*

Il suffit de 10 ou 12 grammes d’une huile pour l’essayer par ce moyen ; on voit qu’il est d’une simplicité très-grande, et sa sensibilité, dans l’emploi cité, surpasse celle de tous nos moyens chimiques.

Nous croyons devoir attribuer à un effet électrique le mode ingénieux que le docteur Marcet a mis en usage pour connaître la magnésie dans un minéral où cette substance n’est qu’en très-petite quantité. Ce mode d’opérer n’étant pas très-connu, nous l’avons rapporté ici.

On dissout dans un verre démontré, à une douce chaleur, un petit fragment du minéral que l’on soupçonne contenir de la magnésie; par exemple la dolomite dans quelques gouttes d’acide hydrochlorique étendu. On ajoute ensuite de l’acide oxalique pour rendre la chaux insoluble, on verse quelques gouttes de phosphate d’ammoniaque ou de soude; on laisse le précipité déposer quelques instans, on sépare du liquide clair une goutte ou deux qu’on place sur un morceau de carreau de vitre; on mêle à cette liqueur deux ou trois gouttes d une solution de carbonate d’ammoniaque qui détermine une effer-

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vescence ; on enlève avec un tube de verre [glace rocl) , un peu de liquide clair, on le met sur une partie du verre et l’on trace avec une pointe de platine ou de verre des lettres ou des signes; on expose à la chaleur la plus douce possible (comme on y pourrait parvenir en faisant couler sous le plan de glace un peu d’eau chaude) , les traces blanches paraîtront sur tous les points où l’on a fait des lignes, si le minéral essayé contient de la magnésie. Ces traces résultent de la combinaison double du phosphate de soude et de magnésie.

Suivant le docteur Marcet 100 grains de sel triple desséché à ioo° Fahreinheit équivalentà 19 de magnésie; ce même sel calciné au rouge laisse un phosphate de magnésie qui suivant Murray contient 40 P* °/° de magnésie.

D’après les expériences récemment publiées par M. Murray, un barreau aimanté plongé dans une solution de perehlorure de mercure, en opère la décomposition, et le -mercure est réduit à l’état métallique, on obtient une décomposition semblable dans une solution de muriate de platine.

L’argent est également réduit lorsque l’on plonge un barreau aimanté dans une solution du nitrate de ce métal.

Il paraît que ces phénomènes ont également lieu lors même que le barreau aimanté est recouvert d’un vernis de copale.

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