CXXIX. PLAISIR
659. — ‘Hôovyn : plaisir; ἥδεσθαι : goûler du plaisir; ἡδύς : qui fail plaisir, agréable. Ces mots s'entendent du plaisir en général, mais plus particulière-
ment du plaisir physique. ἵνον. ὃ 6%4.]
660. — Εὐφροσύνη (poélique) se dit de lenjouement. Εὔφρων : enjoué; εὐφραίνειν (courant en prose) : réjouir, charmer, se dit surtout d'un plaisir intellectuel; εὐφραίνεσθαι : goûter un plaisir intellectuel.
Nous, vos auditeurs, nous goûterions un vif plaisir, intellectuel, non physique ; on goûte un plaisir irlellectuel à s'instruire, ἃ exercer sa réflexion, à comprendre ; le plaisir physique est senti par le corps, lorsque l'on mange quelque chose de bon ou que l'on ἃ une sensation agréable, ἡμεῖς... οἵ ἀχούοντες μάλιστ᾽ ἂν οὕτως εὐφραινοέμεθα, οὐχ δοέμεθα: εὐφραίνεσθαι μὲν γὰρ ἔστι μανθάνοντά τ' καὶ φρονήσεως μεταλαμόάνοντα αὐτῇ τῇ διανοία, ἤδεσθαν δὲ ἐσθίοντά τι ἢ ἄλλο ἡδὺ πάσχοντα αὐτῷ τῷ σώματι.
(Plat., Protagoras, 337 B.
661. — Χαρά : joie ; χαίρειν : goûter de la joie, se réjouir. Sont agréables les choses qui causent de la joie, ἡδέα... τὰ χαρὰν ἐργαζόμενα. (Rhélorique à Alexandre, 1432 à 17.) 662. — Εὐθυμία, εὔθυμος, εὐθυμεῖν s'entendent de l'assurance, de [ἃ confiance, de la bonne humeur. Les enfants sont d'humeur plus confiante; les vieillards
d'humeur plus défiante, οἱ μὲν παῖδες εὐθυμότεροε, οἱ δὲ γέροντες δυσθυμότεροι. (Arist., Problèmes, 955 ἃ 16.)