φέρειν, dont le sens propre est porter (un far
deau), signifie supporter, souffrir une peine, un malheur, et s'applique surtout à la facon dont on supporte (patiemment ou impatiemment) cette peine, ce malheur.
Je serais bien attaché à la vie, si je n'avais pas assez de jugement pour faire ce raisonnement : si vous, qui êtes mes concitovens, vous n'avez pas été capables de souffrir mes entretiens et mes discours : Sils vous sont devenus importuns et odieux, au point
. que vous cherchez maintenant à vous en délivrer, d’autres les
souffriront-ils facilement? πολλὴ μέντ᾽ ἄν με φιλοψυχία ἔχοι, εἰ οὕτως ἀλόγιστός εἰμι, ὥστε un δύνασθαι λογίζεσθαι, ὅτι ὑμεῖς μὲν ὄντες πολῖταί μου οὐχ οἷοί τε ἐγένεσθε οὶ Lists τὰς ἐμὰς διατριδὰς χαὶ τοὺς λόγους, ἀλλ᾽ ὑμῖν βαρύ Di τεγόνασιν χαὶ ἐπιφθονώτερα:, ὥστε ζητεῖτε αὐτῶν νυνὶ ἀπαλλαγῆναι. Λλλοι δὲ ἄρα αὐτὰς οἴσουσι ῥαδίως; (Plat., Apologie, 51 D.)
— ᾿ΑἈνέχεσθαι : souffrir, au sens de lolérer, accepter.
Il n'est pas d'un homme de se désintéresser comme je l'ai fait de toutes mes affaires, d'accepter que mes affaires à moi soient négligées pendant tant d'années, pour faire toujours vos affaires à vous, οὐχ... ἀνθρωπίνῳ ἔοιχε τὸ ἐμὲ τῶν μὲν ἐμαυτοῦ ἁπάντων ἠμεληχένα: χαὶ ἀνέχεσθαι τῶν οἰχείων ἀμελουμένων τοσαῦτα iôn ἔτη, τὸ ὃξ ὑμέτερον πράττειν ἀεί. (Plat., Apologie,