XXXVI CRAINTE
— Δέος : crainte d’un danger à venir. Le contraire est ἄδεια (àdeñs.) Δεδοικέναι : craindre un danger à venir. Δεινός : qui est à craindre, redoutable, en partüiculier, par ce qu'il ἃ d'extraordinaire, par exemple, l'habileté, d'où #abile. [Voy. ὃ 356.)
Nous tenons pour redoulable ce qui inspire de la crainte…., et ce qui inspire de la crainte, ce ne sont pas les maux passés ni présents, mais les maux attendus ; car la crainte est l'attente d'un mal à venir, ἡγούμεθα... ἡμεῖς δεινά... εἶναι ἃ χαὶ δέος παρέχει... δέος δὲ παρέχει οὐ τὰ γεγονότα οὐδὲ τὰ παρόντα τῶν χαχῶν, ἀλλὰ τὰ προσδοχώμενα᾽ δέος γὰρ εἶναι προσδοχίαν μέλλοντος χαχοῦ. (Plat., πρξης 198 Β.)
— Περιδεῆς : craintif, Soit par caractère, soit par situation.
Les richesses amollissent leurs corps, le régime monarchique abaisse leurs âmes et les rend craintives, τὰ μὲν σώματα διὰ τοὺς πλούτους τρυφῶντες, τὰς δὲ Ψυχὰς διὰ τὰς μοναρχίας ταπεινὰς χαὶ περιδεεῖς ἔχοντες. (Isocr., IV, 151.)
— Δεῖμα οἱ δειμαίνειν se disent (6 la crainte permanente (par exemple, de la mort).
Ce qu'il faut leur dire, n'est-ce pas ce qui est le moins propre à leur faire craindre la mort, ou crois-tu que l’on puisse devenir courageux, cette crainte toujours au cœur? ἄρ᾽ οὐ ταῦτά τε λεχτέον χαὶ οἷα αὐτοὺς ποιῆσα: ee τὸν θάνατον δεδιένα::; ἢ ἡγεῖ τινά ποτ᾽ ἂν γενέσθαι ἀνδρεῖον, ἔχοντα ἐν αὑτῷ τοῦτο τὸ δεῖμα : (Plat., République, 386 A.)