XXXIX-. CROIRE, ‘PENSER
188. — Νομίζειν : reconnaître ce qui est établi. Dans ce verbe persiste l'idée de νόμος : partage élabli, coulume, puis loi. Νόμισμα : coutume, convention acceptée de tous; par suite, monnaie. Νομίζειν θεούς : reconnaître qu'il existe des dieux; vopiGerv τοὺς θεούς : admettre l'existence des dieux auxquels les autres croient.
1 déclare Socrate coupable de corrompre les jeunes gens et de ne pas reconnaître les dieux de la cité, mais des divinités autres et nouvelles, Σωχράτη φησὶν ἀδιχεῖν τούς τε νέους διαφθείpovra χαὶ θεοὺς οὺς ἡ πόλις voies οὐ νομίζοντα, ἕτερα δὲ δα:uévia χαινά. (Plat., Apologie, 34 B.)
189. — Δόξα : opinion |Voy. 88 121, 111]. Δοξάζειν : avoir une opinion, par suite, s'imaginer, supposer. Δόξασμα: opinion (sens concret.)
Eh quoi! Socrate, as-tu sur la rhétorique l'opinion que tu dis là? τί δέ, ὦ Zwxpates; οὕτω χαὶ σὺ περὶ τῆς ῥητοριχῆς δοξάζειξ ὥσπερ νῦν λέγεις; (Plat., Gorgias, 461 B.)
190. --- Οἴεσθαι se dit du sentiment personnel. Ὡς ἐγὼ οἶμαι : à mon sentiment. Aussi ce verbe est-il souvent opposé à εἰδέναι. [Voy. καὶ 161.