CROIRE, PENSER
Les vieillards n'affirment rien et, en toute chose, beaucoup moins qu'il ne faut. 115 expriment des sentiments, ils ne disent jamais qu'ils savent... οὔτε διαβεβαιοῦντα! οὐδέν, ἧττόν τε ἄγαν ἅπαντα ἣ δεῖ. Καὶ οἴονται, ἴσασ: δ᾽ οὐδέν. (Arist., Rhélorique, 1389 b 17.)
191. — Ἡγεῖσθαι : croire après réflexion, avoir été amené à penser, en être venu à croire. Ce verbe s'applique donc à l'idée personnelle qu’on s'est faile d'une chose.
Comment j'ai élé amené à croire que la science politique ne s'enseigne pas, il est juste que je te le dise, ὅθεν... αὐτὸ ἡγοῦ-
μας οὐ διδαχτὸν εἶνα!..., δίχαιός εἶμι εἰπεῖν. (Plat., Prolagoras.
192. — Τεκμαίρεσθαι : croire d'après un indice, une preuve (τεχμήριον."
Ce qui me le fait croire, c'est un songe que j'ai eu, τεχμαΐpopaur δὲ ἔχ τινος ἐνυπνίου, ὃ éwpaxa. (Plat., Crilon, 44 A.)
193. --- Ὑπολαμθάνειν : avoir d'une chose telle ou telle conception ὑπόληψις. se figurer. Ce verbe est done,
par le sens, tout voisin de ἡγεῖσθαι. νον. ὶ 634.
Ceux-là (qui admettent la divination) ne se figurent pas que les oiseaux ou les gens qu'on rencontre savent ce qui est avantageux à ceux qui recourent à la divination, mais que les dieux le leur signifient par ce moyen, οὗτοι... ὑπολαμθάνουσιν οὐ τοὺς ὄρνιθας οὐδὲ τοὺς ἀπαντῶντας εἰδένα: τὰ συμφέροντα τοῖς μαντευομένοις. ἀλλὰ τοὺς θεοὺς διὰ τούτων αὐτὰ σημαίνειν. (Xén., Mémo-
rables, 1.1. 3.)
194. — ᾿Αξιοῦν : proprement évaluer (ἄξιος : sens primitif : qui a lel poids, telle valeur); au sens dérivé : juger digne,et, par suite, réclamer comme une chose Juste. Ce verbe est souvent employé avec le sens de soutenir, prétendre.
Ce sont là des finesses qui conviennent mieux à un sophiste qu'à un homme que la cité estime assez pour le mettre à sa tête,
πρέπει... σοφιστὴ τὰ τοιαῦτα μᾶλλον χομψεύεσαθαι ἢ ἀνδρὶ ὃν h πόλις ἀξιοϊζ αὑτῆς προιστάναι. (Plat., Lachès, 197 D.) --- Voilà pourquoi je soutiens que la rhétorique ἃ pour objet ies discours
et j'affirme que j'ai raison, διὰ τοῦτ᾽ ἐγὼ τὴν ῥητοριχὴν τέχνην
- τ = “᾿ à 7 ΄ , , A ἀξιῶ εἶναι πεοὶ λόγους, ὀρθῶς λέγων, ὡς ἐγώ φημι. (Plat., Gorgias,
- Ποιεῖσθαι (où persiste le sens de faire) : attribuer (dans son esprit) telle ou telle valeur à une chose. D'où les locutions : περὶ πολλοῦ, πλείονος, πλείστου, παρ᾽ ὀλίγον, οὐδὲν ποιεῖσθαι : faire grand cas, plus de cas,
très grand cas, peu de cas, aucun cas d'une chose.
Si je crois voir qu'il se prétend vertueux sans l'être, je lui reprocherai de faire très peu de cas de ce qu'il y ἃ de plus important, d'estimer plus ce qui vaut moins, ἐάν μοι μὴ ox χεχτῆσθαι ἀρετήν, φάνα! δέ, ὀνειδιώ ὅτι τὰ πλείστου ἄξια περὶ ἐλα-
χίστου ποιεῖται, τὰ δὲ φαυλότερα περὶ πλείονος. (Plat., Apologie, 29/E)-
-- Πείθεσθαι : croire, au sens d'être persuadé par les raisons de quelqu'un.
Toi, crois-lu que cette tradition soit fondée? σὺ τοῦτο τὸ uuboλόγηυα πείθει ἀληθὲς εἶναι; (Plat., Phèdre, 229 C.)
— Πιστεύειν : ajouler foi, el, par suite, avoir confrance. Ce verbe signifie la conviction. Le contraire est ἀπιστεῖν. Πίστις : foi (au sens abstrait), preuve (au sens concret.)
Tel est le récit que l’on nr'a fait et de la vérité duquel je suis CONVAINCU, ταῦτ᾽ ἔστιν... ἃ ἐγὼ ἀχηχοὼς πιστεύω ἀληθῆ εἶναι. (Plat., Gorgias, 524 Δ.) — Seules, les preuves font partie intésrante de la rhétorique: le reste n'est qu'accessoire : les auteurs de traités ne disent rien des enthymèmes, qui sont le corps de la preuve, αἷ... πέστεις ἔντεχνόν ἐστι μόνον, τὰ à ἄλλα προσθῆχα!:"
οἵ δὲ περὶ μὲν ἐνθυμημάτων οὐδὲν λέγουσιν, ὅπερ ἐστὶ σῶμα τῆς πίστεως. (Arist., Rhétorique, 1351 ἃ 13.
D Qc * DÉFENDRE, PROTÉGER. 47