‹ Traité élémentaire d’histologie humaine normale et pathologique précédé d’un exposé des moyens d’observer au microscopeChapitre 7 sur 40 · DE I/EMPLOI DU MICROSCOPE · texte numérisé non relu

DE I/EMPLOI DU MICROSCOPE

le cas où on oublierait de l'essuyer tout après l'observation. C'est là la seule précaution à prendre; il n'y a aucun danger que l'eau s'introduise entre les nnontures des lentilles.

Je n'ai pas besoin de dire que les avantages des objectifs à immersion sont trop grands et trop évidents pour que les observateurs négligent désormais l'emploi de celte lentille. Et à ce propos il serait à désirer que M. Nachet n'eût qu'un seul pas de vis pour tous ses microscopes, afin qu'on pût adapter les objectifs de toute espèce aux petits comme aux grands modèles.

CJiambre claire de Nachet. On emploie la chambre claire (fig. II) pour reproduire plus exactement par le .dessin la forme et les dimensions des objets soumis à l'examen microscopique, (^et instrument se compose d'un prisme ayant la forme d'un parallélipipède ABGD (fig. III), dont la face BG, placée en saillie audessus de l'oculaire, reçoit les rayons venant du papier et

lu crayon I, et les ramène par une réflexion totale sur la face AD, située directement au-dessus de l'oculaire, laquelle face les renvoie dans l'œil de l'observateur 0. Mais, en même temps qu'elle opère cette réflexion, elle joue, pour une petite partie de sa surface, le rôle d'une lame parallèle par l'adjonction d'un petit prisme rectangle E dont l'hypothénuse est collée par un mastic transparent

Fio.II. Chambre claire.

Fir,. III. Prisme (le la cliam bre claire.

sur la surface inclinée du parallélipipèdc. On voit que les rayons R venant former l'image dans l'œil passeront par ce petit prisme sans déviation aucune au milieu de l'image du papier sur laquelle se promène le crayon , de sorte que l'image extériorée par l'œil semble exister sur le papier placé à côté du pied du microscope. Il résulte de là deux conditions essentielles pour dessiner facilement les contours des objets: 1° qu'il faut placer le papier très-exactement à la distance de la vision distincte; 2° qu'il faut établir un certain équilibre entre la lumière contenue dans le champ du microscope et celle réfléchie par le papier, de manière que l'image de l'objet. semble être aussi exactement dessinée sur le papier qu'elle le serait, si on regardait dans le microscope sans l'intermédiaire de la chambre claire.

Micromètres. Les micromètres sont de deux sortes : micromètre objectif, micromètre oculaire; et tout observateur doit posséder ces deux instruments, surtout le second, qui est tout à fait indispensable.

Le micromètre objectif, qui est destiné à calculer le grossissement des lentilles, se compose d'une plaque de verre enchâssée dans une monture en cuivre et présentant sur une de ses faces la gravure d'un millimètre divisé en cent parties égales.

Quand on veut déterminer quel est le grossissement d'une lentille, on place le micromètre objectif sur la platine, et au moyen de la chambre claire dont on arme l'oculaire, on en projette l'image sur une feuille de papier placée au même niveau que la platine du microscope. On

DE l'emploi du microscope. 0

trace ensuite avec le crayon des lignes correspondant à celles de l'image du micromètre. Cette première opération terminée, on prend un décimètre divisé en millimètres et on mesure la distance qui sépare les divisions micrométriques dessinées sur le papier. Je suppose que chacun de ces espaces correspondant à l'image grossie de 1/100 de millimètre égale 3 millimètres, on aura donc affaire à un grossissement de 300; on aura au contraire un grossissement de 50, si le même espace mesure seulement un demi-millimètre, et ainsi de suite.

On opère de la même façon pour chaque combinaison d'oculaire et d objectif, et on dresse ensuite l'échelle des grossissements calculés.

L'autre micromètre, ou micromètre oculaire, est employé pour mesurer le volume de tel ou tel élément soumis à l'examen microscopique. Il se compose d'une petite plaque en verre, sur laquelle est gravé un centimètre divisé en cent parties égales. Pour le microscope dont nous avons recommandé l'emploi, la plaque de verre est enchâssée dans un anneau de cuivre dont les dimensions permettent de l'introduire dansrintérieurderoculaire,oùilest soutenu par un diaphragme largement ouvert à son centre.

Lorsqu'on veut déterminer la valeur des divisions de ce micromètre, on opère de la façon suivante: le micromètre étant placé dans l'oculaire, on pose sur la platine le micromètre objectif de manière à en voir très-nettement les divisions. Alors on superpose les divisions du micromètre oculaire à celles du micromètre objectif, on remarque ensuite coFnbien il y a de divisions du micromètre objectif

correspondant exactement à une ou plusieurs divisions du micromètre oculaire, et on établit d'après cela la valeur de chaque division de ce dernier.

Ainsi je suppose qu'il faille quatre divisions du micromètre objectif pour remplir exactement une division du micromètre oculaire; or on sait que chaque division du micromètre objectif égale 1/100 de millimètre, donc dans le cas supposé une division du micromètre oculaire égalera 4/100 ou bien 1/25 de millimètre. Si, au contraire, une seule division du micromètre objectif remplit quatre divisions du micromètre oculaire, ces quatre divisions mesurant 1/100 de millimètre, une seule mesurera quatre fois moins, c'est-à-dire 1/400 de millimètre. Le calcul est, comme on le voit, très-simple à faire; on opère de même pour chaque grossissement, et on dresse une échelle micrométrique pour une quantité plus ou moins considérable de divisions ou de fractions de divisions. Yoici , par exemple, un modèle de table calculé d'après les indications que je viens de donner:

OÎIJECTIFS.

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