‹ Traité élémentaire du calcul des erreurs avec des tables stéréotypées: ouvrage utile a ceux quiChapitre 12 sur 61 · Nous avons vu que l'erreur probable R est expri · texte numérisé non relu

Nous avons vu que l'erreur probable R est expri

-ai-

mée par réquation

R=zo,6745E.

Mais on a

II) E =r —zz OU /7 = — - = — •

pour un système donné d'observations, et pour un autre

(2) E'=— : OU fi' — ^,

Supposons maintenant que les erreurs e, que Ton peut

craindre pour chaque observation, soient égales, ou, pour

mieux-dire, également probables, à savoir /•= r'^ alors il

viendra

ou bien

ou encore

et comme par déGnition, dans le cas d'observations également bonnes, on a, en appelant p^ p' les poids des deux systèmes d'observations ,

il viendra

D'où il résulte que les nombres, c'est-à-dire les poids des observations (en les supposant toutes d'égale précision) sont inversement proportionnels aux carrés des erreurs probables à craindre sur le résultat final. En d'autres termes,

en appelant p le poids d'un système d'observations, on aura

et enfin,

il) ^'==1^'

K étant une constante quelconcjue.

21. Si Ton remplace R et E par leurs valeurs (§ III), Téqualion (7) devient

^~" (0,6745/ ïë'^ '

et, en observant que Ton a

0,6745 := pv'2, p m 0,4769, comme on verra au § X, il vient

pour n suffisamment grand, on a sensiblement

(9) ^=^éF'''

L étant une constante.

On déduit aussi des principes exposés que le poids de la moyenne de n observ^ations est n fois le poids d'une observation simple. En efïet, soit P le poids de la moyenne, et ^ celui d'une observation simple, on aura

E, e étant toujours les erreurs de la moyenne et d'une observation. Mais on a

donc

Notons encore que, pour des observations inégalement bonnes, on aura

et, en général, quelles que soient les observations, («0 ^^Ë^ = R2' « = EV/?, ri=Rv^,

(,2) ;,'=^=:^^, e' = E'vy, r' = R'V^'.

22. Exemple I. — On a fait pour la mesure d\m angle cinq séries (Inobservations^ dont les erreurs probables sont respectivement

Quels seront les poids correspondants des observations P

D'après la formule (2) ils seront

et par conséquent (en prenant K = ioo) ils seront à peu près proportionnels à

Cela nous apprend qu'on peut réduire les 5 séries d'observations, quelles qu'elles soient, à 5 autres, toutes également bonnes, mais au nombre de 7 pour la première, de i5 pour la deuxième, de 4 pour la troisième, de 40 pour la quatrième, de 8 pour la cinquième. INous pourrons ainsi comparer une observation à une autre, et dire, parexemple,

que les observations de la première série valent ou pèsent lo fois plus que celles de la troisième, et ainsi de suite.

23. Exemple II. — Supposons que V inexpérience d\in ohseivateur soit telle, quoti ait à craindre de lui une erreur deux fois plus grande que d^un autre obsen^ateur. Quel sera le poids de ses observations?

R. — Le poids sera = ^^ c'est-à-dire son observation vaudra j de celle de l'autre observateur, et pour rendre comparables les deux résultats, il fapdra que le premier fasse un nombre quadruple d'observations.

24. Exemple III. — On a déterminé la latitude 1 d*un lieu donné par deux séries d* obsen^ations , Vune faite avec un sextant^ Vautre avec un théodolite. On a trouvé pour la première et pour la seconde série respectivement les valeurs

>, = 49® i6' i3", avec une erreur probable R, de db 5", X2=:49<'i6'io% M « R^deihS".

On demande quelle est la valeur la plus probable de la latitude et quelle est l'erreur à craindre sur le résultat.

Appelons pitPt les poids des deux séries d'observations, on aura

er, en prenant K= i5*, ils deviendront

Pi = 9» P'= ^^•

Ces nombres signifient que la première valeur de X est équivalente à la moyenne de g et, la seconde, à la moyenne de aS observations d'égale précision. Par conséquent, la somme p^i -r aSij est équivalente à celle que fourniraient 34 observations, toutes de même poids ^ en la divisant donc

par 34» c'est-à-dire par le nombre des observations, on aura naturellement la valeur moyenne de ces observations. Appelons-la L, il viendra

9>,-f-25)., r ^ ai 9.i3"+25.io" r r, n, no

L = ^—y^ = 49" ï6' -+- ^ ^ = 49»i6'io",8.

25. Cherchons maintenant Terreur probable yî correspondante à l'unité de poids.

D'après les équations (ii) et (la) Terreur probable r^, correspondante à Tunité de poids, sera

ou encore et par suite

Appelons maintenant Pie poids du résultat final L5 nous aurons évidemment

et pareillement

>3=:Rv/P,

R désignant Terreur probable de la moyenne L. En comparant les équations, nous aurons

et, eu égard à la relation (6),

ou encore

Dans le cas actuel Rj = 5, Rj = 3, et, par consé(iuent,

La valeur de la latitude L = 49*'i6'io",8 serait donc exacte entre les limites ± 3'', 5.

Notons que l'expression de R peut encore se mettre sous la forme

R = pv>;R:+/^îR

En eflet, on a

d'après les relations (6), ou enfin

(i6) r=p^/':r;+/'îhî.

26. En général, étant données diverses valeurs de x par le moyen de n séries d'observations,

x=: a^ avec le poids /^i et l'erreur probable r,, (17) <^ = ^a • p^ » Tj,

xz=:a^ » pn • r«,

la valeur la plus plausible de x sera

(i8) ^ /?! g| -4- p^Oj -\- p^a^ 4- > . . -\-pnan

et le poids sera

On aura encore, en suivant la même marche qu'auparavant,

(21) R = p v//'f/-| -H /'Jr? +/'M + .. .+/>>„'.

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