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CHAPITRE II

moins grande que les objectifs; aussi est-il facile pour les opticiens de leur donner toutes les qualités nécessaires pour obtenir des résultats parfaits.

Théoriquement, l’oculaire est composé d’une simple lentille, faisant fonction de loupe, et destiné à examiner, en l’amplifiant, l’image formée par l’objectif. Mais cette lentille unique ne produit un effet utile que sur les parties centrales de l’image ; aussi a-t-il été nécessaire d’ajouter une seconde lentille destinée à recueillir les rayons marginaux : c’est ce que l’on désigne sous le nom de verre de champ ; celui-ci placé au-dessous du verre de l’œil rapproche les rayons lumineux, les oblige à s’entre-croiser plus tôt, et donne comme résultat une image plus lumineuse, plus étendue et plus nette.

« Un autre avantage de la lentille de champ, c'est que les opticiens combinent sa construction de manière à corriger l’aberration de forme dont nous avons parlé plus haut. Nous avons vu en effet que l’image produite par l’objectif peut être courbe; à l’aide de la lentille de champ, on arrive à redresser l’image, en faisant croiser les rayons; on peut même dépasser la correction, et il se produit alors une image courbée en sens inverse. L’oculaire peut donc servir à corriger l’aberration de forme de l’objectif (’). »

Entre les deux verres dont se compose l’oculaire est placé un diaphragme destiné à éliminer les rayons tout à fait extrêmes et qui ne pourraient que nuire à la netteté des images.

Les oculaires n’ont pas toujours la même distance focale : on emploie ordinairement trois ou quatre oculaires de foyer différent. Le plus souvent ils sont gradués de telle sorte que le troisième donne un grossissement double du premier. Les oculaires à court foyer ont l’inconvénient de diminuer énormément la lumière ; aussi a-t-on renoncé à augmenter les grossissements par les oculaires.

La position de l’oculaire varie également; aussi le tube portelentilles est-il le plus ordinairement à tirage, et le grossissement

p) Ranvier, op. cit., p. 9.

MICROSCOPES COMPOSÉS

augmente avec la distance entre les^ deux systèmes de lentilles : objectif et oculaire.

Oculaire holostcriquc. — M. Prazmowski fabrique un genre particulier d’oculaires auxquels il a donné le nom d 'oculaires holostèriques. Ceux-ci sont faits d’un cylindre de crown terminé à ses deux extrémités par des surfaces convexes ; ces courbes sont calculées de façon que l’image se forme à l’intérieur du cylindre à l’endroit où se place ordinairement le diaphragme; celui-ci est remplacé par une rainure circulaire remplie de mastic noir ; c’est en quelque sorte une loupe de Coddington.

Ce système est très avantageux dans les forts grossissements, car la perte de lumière est beaucoup moins considérable que dans > les oculaires à deux lentilles.

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