‹ Traité élémentaire du microscopeChapitre 36 sur 105 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

viennent enfin les lentilles objectives, mues par une vis micrométrique.

En décrivant la manœuvre de l’appareil, nous indiquerons la manière la plus simple de produire et d’emmagasiner le gaz nécessaire à la lumière Drummond.

Le microscope à gaz donne des images suffisamment éclairées dans la plupart des cas, et sa lumière a l’immense avantage d’être douce, égale, d’une grande régularité; enfin elle ne scintille pas et lie produit aucune fatigue pour le spectateur.

Cependant, lorsqu’il est nécessaire de produire des amplifications considérable^, que la surface de l’écran et son éloignement dépassent certaines limites, la lumière Drummond n’est plus suffisante, et il faut de toute nécessité recourir à la lumière électrique.

Microscope photo-électrique. — Les dispositions générales du microscope photo-électrique sont les mêmes que celles du microscope à gaz; la lanterne est seulement modifiée dans sa forme, afin de donner place au régulateur : il est en effet indispensable d’obtenir un point lumineux fixe, et il est de toute impossibilité de faire usage des bougies Jablockofï, malgré leur simplicité.

La maison Dubosc s’est acquis une réputation toute particulière par ses appareils photo-électriques, et c’est de ce modèle que nous parlerons tout d’abord.

La lanterne de M. Dubosc (fig. 74) se compose d’une boîte cylindrique de cuivre, qui enveloppe la partie supérieure d’un régulateur électrique. Pour prendre moins d’espace, la colonne de ce dernier appareil est enfermée dans une espèce de cheminée qui termine la boîte, et le pied se trouve au-dessous entre les quatre colonnes qui supportent la lanterne. Pour que cette boîte ferme hermétiquement, de petits volets mus par des crémaillères viennent fermer le dessous de la boîte, de sorte que les coupures faites à l’instrument, pour qu’on puisse y introduire le régulateur, se trouvent bouchées. L’intérieur de cette lanterne est muni d'un miroir réflecteur et de deux tiges plongeantes sur lesquelles peuvent s’adapter d’autres miroirs pour renvoyer la lumière dans les lentilles d’un appareil particulier que l’on adapte à la lanterne

MICROSCOPES COMPOSÉS

pour certaines expériences que l’on appelle polyorama ; enfin sur le côté de la lanterne se trouve un petit œil-de-bœuf muni d’un verre violet par lequel on examine la marche de la lumière élec-

Fig. 74.

trique. Afin de régler facilement la position du point lumineux qui, dans certaines expériences délicates, a besoin d’être déterminée d’une manière tout à fait rigoureuse, le régulateur se trouve posé sur un socle qui, au moyen de deux vis de rappel, peut être Trutat. — Microscope. 7

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