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CHAPITRE II

déplacé dans deux directions rectangulaires ( de bas en haut et de côté), comme le miroir des porte-lumière.

A la partie antérieure de la lanterne se place un système optique semblable à celui du microscope à gaz ; à côté est également fixé un système à projection (voir pages suivantes). I

Nous n'avons pas à nous occuper ici du générateur d’électricité: ce sera tantôt une pile de Bunsen, une machine magnéto-électrique, ou bien encore un appareil thermo-électrique.

Lanternes h projection. — Les différents microscopes de projection que nous venons de décrire ne peuvent dépasser certaines amplifications : 250 diamètres tout au plus. D’un autre côté, ils ne peuvent donner des images convenables de toutes les préparations microscopiques; celles qui contiennent des objets placés sur divers plans donneront toujours des images confuses, et cependant c’est le cas le plus ordinaire. 11 convient alors de remplacer les préparations par des photographies de ces mêmes préparations. Celles-ci, transformées en positives transparentes, sont placées dans l’appareil au lieu et place des préparations; on obtient ainsi des images agrandies d’une grande netteté.

Mais, pour arriver à ce résultat, il convient de modifier la partie optique de l’appareil en restreignant beaucoup la puissance des lentilles amplifiantes ; ce qui en définitive ramène à l’ancienne lanterne magique.

Les appareils, lanternes à projections deM. Molteni, ont acquis dans ces dernières années une légitime réputation ; ils sont employés maintenant dans la plupart de nos grands amphithéâtres.

M. Molteni construit différents modèles de lanternes; chacun d’eux peut recevoir à volonté un régulateur photo-électrique, un J chalumeau à lumière oxydrique, voire même une lampe au pétrole.

Mais, de tous ces éclairages, M. Molteni préfère la lumière Drummond,et c’est toujours à elle qu’il a recours dans ses séances de projections; dans un amphithéâtre trop grand, la lumière électrique peut devenir nécessaire, tandis que la modeste lampe au pétrole suffit quelquefois dans un salon.

La lanterne la plus simple, connue sous le nom d 'appareil de

MICROSCOPES COMPOSÉS

classe, donne cependant d’excellents résultats. Dans la description qui va suivre, nous supposerons l’appareil éclairé par une lampe au pétrole; mais il est bien évident que les effets seront les mêmes, seulement avec une intensité lumineuse plus grande, lorsque l’on utilisera la lumière Drummond ou la lumière électrique.

L'appareil (fig. 75 et 76) se compose de quatre pièces : C le corps de la lanterne, E la cheminée, F l’objectif, G le réflecteur; toutes ces pièces peuvent se démonter et trouvent alors à se loger dans une boîte en bois, celle-ci servant de support à l’appareil lorsqu’il est monté.

La lampe est d’abord introduite dans la caisse-support II par une ouverture pratiquée à sa face supérieure. Elle se place entre les lentilles condensatrices et le réflecteur mobile G, qui permet

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