CHAPITRE I
nombreuses et plus actives que partout ailleurs, le microscope doit être entretenu en bon état. Il est facile de comprendre que, dans des observations aussi minutieuses, la moindre imperfection peut donner lieu à des erreurs d’interprétation et ôter toute valeur aux indications si précieuses du microscope.
Cependant, dans l’état actuel de 1a, science, il faut absolument que celui qui n’est pas micrographe renonce à faire sérieusement de l’anatomie et de la physiologie, soit végétale, soit animale; la méthode trop longtemps suivie dans nos écoles, et qui consistait uniquement à puiser dans les livres et à apprendre par cœur, n’est plus qu’une compilation inutile, et qui ne réussit le plus souvent qu’à mettre dans la tête une foule de choses inexactes et surannées. Dans les sciences naturelles, quelle que soit la branche à laquelle on se soit plus particulièrement adonné, on ne sait que ce que l’on a vu et disséqué cent fois; les observations personnelles doivent former le fond même du savoir.
Mais, comme nous ‘'avons eu déjà l’occasion de le dire, le micrographe ne s’improvise pas, il se forme peu à peu dans le laboratoire par un travail patient et surtout méthodique. Les jeunes gens qui ne fréquentent pas assidûment le laboratoire, qui ne se livrent pas à des travaux personnels, n’acquerront jamais une instruction solide.