‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interneChapitre 11 sur 140 · DU TYPHUS FEVER D'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

DU TYPHUS FEVER D'ANGLETERRE

fever a pu être si longtemps confondu avec la dolhinentérie ; car, dans le premier , ou trouve une éruption particulière , très remarquable et bien différente des taches rosées lenticulaires de la fièvre typhoïde. En outre, les symptômes abdominaux, qui, dans celte dernière, sont des phénomènes prédominants, et surviennent dès le début, manquent plus ou moins complètement dans la fièvre continue d’Angleterre. Il en est à peu près de même des accidents thoraciques, et peut-être du trouble des sens, et surtout des épistaxis, qui manquent plus souvent, ou sont moins marqués dans celle-ci que dans notre fièvre typhoïde. Enfin, il nous a semblé que, dans le typhus fever , il y avait beaucoup moins de tendance à la production des escarres, et surtout des ulcérations, qui sont si communes dans le cours des fièvres typhoïdes. En Amérique, le typhus fever pourrait être confondu avec la fièvre rémillente-automnale ; toutefois on verra bientôt que celle-ci , par sa marhe , son mode de terminaison et les circonstances dans lesquelles elle se déclare se fera aisément distinguer de la première.

Pronostic. — Le typhus fever paraît avoir la même gravité que la fièvre typhoïde.

Etiologie. — A l’exception de l’enfance , tous les âges sont à peu près également exposés h contracter le typhus fever, et c’est encore là un caractère distinctif de cette maladie d’avec la fièvre typhoïde. Le sexe ne constitue point une prédisposition à la maladie. Celle-ci affecte -surtout les individus de la classe pauvre adonnés à l’ivrognerie. L’acclimatement paraît être ici sans influence. Le typhus fever est essentiellement contagieux.

Traitement. — D’après M. Gerhard, la saignée générale ne convient que dans quelques cas exceptionnels , tandis que la saignée locale , consistant surtout en ventouses à la nuque, est très utile pour combattre les congestions céphaliques; il en est de même des sinapismes. Si la chaleur de la peau est forte , on la modérera par des lotions fraîches et des bains ; on donnera des boissons tempérantes gazeuses ; et quand les forces déclinent , on les remplace par les toniques et les cordiaux. Les émétiques et les purgatifs, utiles quand l’indication de leur emploi est bien précise , paraissent sans avantage à M. Gerhard comme méthode générale de traitement.

Conclusions. — Le typhus fever est, à proprement parler, une fièvre essentielle dans toute la rigueur du mot ; c’est une maladie distincte de la fièvre typhoïde. On ne saurait donc, désormais, regarder ces maladies comme identiques, et s’autoriser de l’absence des lésions intestinales de la première pour contester la valeur de celles qui forment le caractère anatomique de la seconde. Enfin le typhus fever s’éloigne de toutes les maladies aiguës fébriles par l’absence d’une lésion constante d’un caractère anatomique quelconque , et parce que dans son cours il

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n’y a nulle proportion entre le mouvement fébrile et la fréquence des lésions secondaires.

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