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DES APOPLEXIES

coïncidé chez elles avec l’aménorrhée ou des règles insuffisantes. Nées quelquefois sous l’influence d’un état pléthorique, les sueurs de sang , surtout celles qui sont générales , surviennent souvent à la suite d’une vive commotion nerveuse , comme après un accès de colère et surtout de frayeur.

Traitement. — Cette hémorrhagie, étant presque toujours très peu considérable, ne réclame aucun traitement local. L’indication principale est de combattre la cause qui en a provoqué l’apparition : ainsi on fera cesser la pléthore , ou bien on rappellera une hémorrhagie supprimée. On donnera des sédatifs , des antispasmodiques si la maladie est l’effet d’une secousse morale. Lorsque aucune indication positive 11e ressort de l’état symptomatique et de la considération des causes, on devra 11e rien faire. Quelques médecins conseillent alors de favoriser l’apparition d’une hémorrhagie moins insolite, comme le serait, par exemple, un flux hémorrhoïdal. Mais je ne vois aucune espèce d’avantage à tenir une pareille conduite , car on risquerait de remplacer une hémorrhagie bénigne par une autre qui serait au moins incommode. Si pourtant (chose bien rare) les sueurs de sang étaient assez abondantes pour affaiblir les malades, on les modérerait par des applications froides et par la compression.

DES HÉMORRHAGIES INTERSTITIELLES OU DES APOPLEXIES.

Lorsque le sang , au lieu d’être exhalé à la surface d’une membrane , s’épanche violemment dans l’épaisseur des tissus , on dit alors qu’il y a hémorrhagie interstitielle ou apoplexie. Ce dernier mot, adopté d’abord par les anciens pour caractériser le début rapide d’une maladie qui expose à une mort immédiate , fut ensuite consacré pour désigner toutes les affections du cerveau qui se manifestent par la perte subite du sentiment et du mouvement dans une ou plusieurs parties du corps ; d’autres le réservaient aux cas seulement où ces accidents dépendaient d’une hémorrhagie dans la substance cérébrale. Ainsi, jusqu’à nos jours, le mot apoplexie n’a eu qu’un sens purement symptomatique . Aujourd’hui, au contraire, la plupart des médecins semblent 11e vouloir lui donner qu’un sens anatomique , en le consacrant pour exprimer tous les épanchements de sang qui se forment brusquement et spontanément dans l’épaisseur de nos organes ou de nos tissus. Il n’est pas d’organe de l’économie dans lequel on n’ait observé les hémorrhagies dont je parle, mais c’est dans le cerveau et les poumons qu’elles sont le plus communes; viennent ensuite la peau et le tissu cellulaire sous-cutané, les muscles de la vie de relation, le placenta, le foie, la rate, l’utérus, les reins, le cœur. Quel que soit d’ailleurs l’organe, le sang, en s’épanchant dans les tissus, écarte nécessairement leurs fibres ou les mailles qui les constituent,

elle plus souvent même il les rompt violemment. Le liquide ainsi extravasé forme un véritable corps étranger qui peut être la cause de plusieurs lésions consécutives; dans la plupart des cas cependant il est résorbé peu à peu, ou bien il subit diverses transformations organiques que nous indiquerons dans chacun des cas particuliers. Enfin le point de l’organe où l’épanchement s’est fait, et qui a été déchiré ou tout au moins tiraillé, devient lui-même le siège d’un travail réparateur que nous ferons connaître.

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