DE LA CHLOROSE OU PALES COULEURS
C’est à tort que la plupart des médecins considèrent encore. la chlorose comme une affection distincte de l’anémie; quant à nous, nous ne saurions voir entre elles aucune différence capitale. D’après tous les auteurs, en effet, on observe dans la chlorose la flaccidité des chairs, la pâleur verdâtre ou jaunâtre de la peau , qu’on a aussi comparée à la couleur de la cire blanche qui a vieilli. Il y a de l’essoufflement , des palpitations, un bruit de souffle à la région du cœur, un bruit de souffle simple ou musical, un ronflement, ou un bruit du diable dans les artères principales; le pouls est petit; plus souvent encore il est ample etdur, comme dans l’hydrohémie; il y a des lypolhimies et des syncopes. L’appétit est diminué ou perverti , dépravé; il y a de la dyspepsie, des aigreurs, des douleurs de nature névralgique à la tète, aux tempes, à la poitrine ; l’estomac est surtout le siège de tiraillements et de crampes. Ces douleurs sont remarquables par leur mobilité et leur siège inconstant ; les malades sont tristes, abattues, nonchalantes, et évitent toute espèce de mouvement. Le sang présente dans sa constitution tous les changements que nous avons précédemment trouvés dans l’anémie. Personne ne saurait méconnaître dans ce tableau les caractères de l’anémie , tels que nous les avons tracés tantôt. Seulement ayant fait de la chlorose une maladie spéciale à la femme, et affectant surtout les jeunes fdlcs à peine nubiles , on a noté , comme étant à peu près constants, des troubles utérins, tels que l’aménorrhée, la dysménorrhée, les écoule-