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DES PAROTIDES

Dans le langage pathologique, le mot parotide sert à désigner un engorgement aigu inflammatoire de la glande parotide qui survient communément dans la période d’accroiss'ement ou vers le déclin de plusieurs maladies graves, comme la peste, le typhus d’Europe et d’Amérique, et dans quelques cas de fièvre typhoïde et de fièvres pernicieuses. On les a distinguées en critiques et en acritiqucs , suivant que leur apparition coïncide avec une amélioration dans les symptômes principaux de la maladie , ou qu’au contraire elle est suivie d’une aggravation dans l’état général. Dans l’un et l’autre cas , la parotide constitue une affection essentiellement symptomatique : il peut n’y avoir qu’une parotide ; d’autres fois il s’en forme deux. Le gonflement est toujours considérable ; il gagne toute la région parotidienne , une partie de la face et du cou ; il est souvent assez considérable pour empêcher l’écartement des mâchoires, pour gêner la déglutition et la circulation cérébrale par suite de la compression exercée sur les vaisseaux du cou. La tumeur est plus dure que celle de l’oreillon; elle a quelquefois tous les caractères des tumeurs phlegmoneuses ; d’autres fois la tuméfaction offre de l'empâtement, et la peau est violacée. Que les parotides soient critiques ou acritiqucs, elles se terminent rarement par résolution. Presque toujours, en effet, elles suppurent, et souvent aussi la gangrène s’y développe. La suppuration se fait jour quelquefois par le conduit auditif; d’autres fois le pus fuse le long du cou jusque dans la poitrine. Les différents modes de terminaison que je viens de faire connaître et les caractères de la tumeur indiquent quel doit être le traitement à opposer aux parotides.

Dans la parotide , les grains glanduleux sont réellement affectés; mais nous ne savons pas s’ils le sont primitivement ou consécutivement au tissu cellulaire.

DE l’hÉPATITE OU HEPATITIS.

Le mot hépatite sert à désigner l’inflammation aignë ou chronique du tissu du foie.

Historique. — Cette affection, vaguement indiquée avant Galien, un peu mieux connue depuis lui , et surtout depuis les travaux de Bianchi , de F. Hoffmann , de Van Swiéten et de Morgagni , a été l’objet de quelques recherches de la part des modernes, parmi lesquels il faut citer, en France, MM. Andral, Louis, Jourdan et Mérat; en Angleterre, on distingue les travaux de Saunders, de Twining, et surtout

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