DES INFLAMMATIONS DES REINS
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moyens, auxquels on associera les évacuants intestinaux, et surtout les drastiques, conviendront aussi dans l’otite interne. 11 faudra seulement ! pousser le traitement avec beaucoup d’activité, et se conduire comme vis-à-vis d’une maladie grave et qui peut entraîner rapidement la mort. Lorsque la suppuration s’est accumulée dans l’oreille interne, il faut se hâter de l’évacuer en raison des graves désordres qui peuvent en résulter. On a proposé dans ces cas de désobstruer le conduit d’Eustachi ou de perforer la membrane du tympan ; ce moyen est , en général , préférable. L’abcès ouvert , on favorise la sortie du pus par la position et des injections. Dans l’otorrhée purulente, il faut peu espérer de cellesci; elles ne servent guère , en effet , qu’à entraîner le pus. Elles devraient presque toujours être émollientes ou légèrement détersives, car les liquides irritants ou astringents qu’on emploie ont trop souvent pour résultat de faire naître des accidents aigus. Quant aux huileux , qui sont d’un usage si général, il faut aussi s’en abstenir; car l’huile , en rancissant, devient irritante, et en se concrétant elle forme obstacle à l’écoulement du pus, ce qui est toujours une circonstance fâcheuse. Pour modifier l’état des surfaces suppurantes, on devra surtout espérer de bons effets d’une médication révulsive : ainsi on commencera pour l’otite externe à appliquer un vésicatoire derrière l’oreille ou à la nuque ; mais dans l’otite interne, ce moyen est insuffisant, et il convient de le remplacer par un séton. Il faudra en même temps donner à l’intérieur les médicaments propres à combattre certains états généraux qui peuvent à eux seuls produire ou entretenir l’otorrhée; telle est en particulier la constitution scrofuleuse, à laquelle on opposera les moyens appropriés. S’il y a carie des os , on essaiera également l’usage des eaux minérales, alcalines et sulfureuses à l’intérieur, et à l’extérieur en bains, injections et douches. Contre l’otite sèche , si elle occupe le conduit auditif externe , on opposera les injections sédatives , mucilagineuses , puis légèrement alcalines ; enfin , si ces moyens échouent , on modifiera l’état des surfaces par la cautérisation.