DES INFLAMMVTIONS DES REINS
Jusque dans ces derniers temps on a compris sous le titre de néphrite les inflammations aiguës ou chroniques des divers tissus qui entrent dans l’organisation des reins. Cependant les recherches des observateurs modernes , et particulièrement celles de Bright et Christison en Angleterre , ainsi que les beaux travaux de M. Rayer en France, i. * 29
DES INFLAMMATIONS
ont démontré que l’inflammation pouvait affecter des sièges différents.
C’est ainsi qu’on la voit envahir isolément les substances corticale et tubuleuse, ou bien la membrane des uretères et des bassinets : on nomme la première néphrite , et on réserve à la seconde la dénomination de pyélite. Ces deux espèces d’inflammations coexistent souvent chez le même individu , et peuvent se montrer l’une et l’autre à l’état aigu et à l’état chronique. Les auteurs, et M. Rayer surtout, ont encore admis plusieurs espèces ou variétés d’inflammations rénales, en ayant surtout h égard aux causes qui les produisent ou aux circonstances dans lesquelles elles se développent ; mais ces distinctions nous ont paru peu importantes. Toutefois il faut conserver parmi les phlegmasies, et décrire comme j| espèce distincte la maladie que Bright le premier a décrite , et que i M. Rayer propose de nommer néphrite albumineuse, en raison du caractère remarquable que les urines présentent.