‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interneChapitre 91 sur 140 · DU PHLEGMON DES CAVITÉS SPLANCHNIQUES · texte numérisé non relu

DU PHLEGMON DES CAVITÉS SPLANCHNIQUES

médecine palliative. C’est ainsi qu’on entretiendra les forces par une alimentation douce. On prescrira le repos; on combattra le dévoiement par les mucilagineux et les opiacés. Si les douleurs sont vives , on appliquera des cataplasmes , et au besoin môme quelques sangsues ; on donnera des bains généraux ou locaux. Les vomissements opiniâtres seront combattus par les boissons gazeuses et la glace. Si l’épanchement ascitique devenait trop abondant, on le viderait par une ponction. Enfin, comme l’incurabilité absolue de la péritonite n’est pas encore démontrée , comme elle peut quelquefois ne point se compliquer de la présence de tubercules, il convient d’employer peut-être quelques moyens actifs, dans l’espoir de favoriser la résorption des fausses membranes. C’est ainsi que l’on aura recours aux frictions mercurielles et iodées , aux eaux minérales alcalines, sulfureuses, en bain, boisson et douches; enfin, on établira sur le ventre plusieurs exutoires puissants, comme sétons, moxas ou cautères.

Page 1