I)E QUELQUES AUTRES ESPÈCES D*AP0PLEX1E
Diagnoslif:. — En ayant égard seulement au début brusque, aux accidents aigus qui marquent l'invasion de la maladie, il est impossible de confondre une hématocèle avec la plupart des tumeurs développées dans l'excavation pelvienne. Citons entre autres la grossesse extra-utérine, les tumeurs des ovaires, la métrite chronique, les corps fibreux. Il n*en est pas tout à fait de même des phlegmons qui siégentdans le tissu cellulaire de Texcavation pelvienne, dans les annexes de Tutérus et dans le tissu cellulite qui entoure cet organe. Il y a en eiïet alors, comme dans rhématocèle, des accidents aigus au début, des douleurs plus ou moins vives, de la fièvre. iMais ces tumeurs intlammatoires ont un développement progressif moins rapide que celui de rhématocèle. Celle-ci est molle d*abord et elle acquiert d'autant ^08 de résistance qu'on s'éloigne davantage du début, tandis que les tumeurs ^blegraoueuses qui se terminent par suppuration présentent des caractères invei*ses.
Pronostic, — L'hématocèle rétro-utérine est une alffttion sérieuse.
Êtiologie. — I^ maladie n*a jamais été observée avant l'établissement des règles ni après leur cessation. Elle se déclare surtout après un trouble de la menstruation. L'ovaire est probablement le point de départ le plus ordinaire de l'hémorrhagic. On sait que h chaque révolution menstruelle il y a rupture d'une vésicule de Graaf et extravasation d'une petite quantité de sang. Si sous l'influence de causes encore mal appréciées celui-ci s'épanche en quantité plus considérable, il peut former une tumeur nlus ou moins volumineuse: il y a alors hématocèle.
Traitement, — L'ex{Jictation est ce qui convient le mieux dans toutes les périodes de la maladie. L'intervention a en eflet été rarement utile, souvent elle a été fatale, tandis que la plupartdes guérisons ont été obtenues parles seuls efforts de la nature. Il y a pourtant des circonstances où une médication active doit être employée. Ainsi, au début, lorsque les douleurs sont vives, lorsque la fièvre est intense, lorsqu'il existe des signes de péritonite, on doit recourir aux antiphkH gistiques, mais on recommande de les employer avec plus de modération que dans une phlegmasie légitime.
Les accidents aigus étant enrayés, il faut attendre l'évacuation spontanée de la tumeur ou sa résolution. Biais si par son volume elle gène par trop les fonctions des organes voisins, si elle est le siège de vives douleurs, si la malade dépérit, s'il existe une fièvre hectique, si le foyer a suppuré; on recommande de lévacuer soit par une incision, soit par une ponction faite avec un bistouri ou bien avec un trocart garni à son pavillon d'une peau de baudruche, afin de prévenir la péné** tration de l'air. Cette dernière manière de procéder semblerait préférable; cependant, dans quelques cas, elle est insuffisante, parce que le sang coagulé dans la tumeur ne peut s'échapper par Touvertore étroite du trocart. De quelque manière qu'on opère, il faut préalablement s'assurer que dans le point qu'on va diviser il n'y a aucun vaisseau volumineux dont la blessure pourrait être fatale. C'est ce qui a été déjà observé.