DE LA DIARRHÉE CATARRHALC
plète, OU presque complète, de douleur et de fièvre, et parce que, dans la plupart des cas, les fonctions de !{|stomac continuent à se faire : aussi la nutrition est-elle généralement peu altérée. La considération de cette dernière circonstance sera d'une grande utilité pour distinguer la diarrhée catanhale essentielle, celle (jui ne consiste qu'en une simple exagération de la sécrétion folliculeuse, de la diarrhée qai se lie ^ l*existenc(yl'ulcérations intestinales ou qui est symptomati(|ue d*un nmollissement de la membrane fhuqueuse.
Pronostic, — I^ diarrhée catarrhale, telle que nous la comprenons ici, est une affection toujours bénigne. Elle ne pourrait devenir grave que dans le jeune âge ; mais presque toujours alors la diarrhée se lie à quelque altération matérielle de l'intestin.
Camen, — La diarrhée catarrhale est une affectioncommune à tous les âges. On l'observe spécialement chez les étrangers, dans le premier temps de leur séjour dans quelques graudes villes, comme Paris, Londres, Amsterdam. Ce petit accident est provoqué bien moins par l'eau, qu*on accuse communément, que par le concours de plusieurs autres circonstances, telles que l'humidité et le changement de régime. Le froid est une cause dont l'action est incontestable : ainsi l'on voit fréquemment des individus être pris de flux muqueux atoniquesdu tube digestif t'i la suite d'un refroidissement des pieds ou de tout le corps, ou après riiigestion dans l'estomac d'une certaine quantité d'eau froide pendant que le corps est en 'saeur : aussi cette maladie est-elle commune chez les chauffeurs et les soutiers des bateaux à vapeur de l'État, qui passent souvent brusquement d'une température de /iO à 60 degrés à celle de Tair extérieur ; c'est ce qui résulte d'un travail intéressant inséré en i8/!il dans la Revue médicale, par M. Renault, chirurgien de la marine. Enfm, il est des diarrhées catarrhalesà marche chroniqiie,* qui sont entretenues par une alimentation grossière , de mauvaise qualité, ou par lo séjour habituel dans des lieux humides ou dont l'atmosphère est chargée de miasmes : c'est ce qui arrive, par exemple, pour les vieillards et les enfants qui séjournent dans les salles d'hôpital.
La diarrhée catarrhale est un accident commun dans le jeune âge, et surtout chez les enfants à la mamelle : le travail de la dentition, des écarts de régime, une alimentation ou trop substantielle ou insuffisante, l'usage du biberon, et les autres causes que nous avons précédemment énumérées, sont les circonstances qui jouent le principal rôle dans la production de la maladie.
Traitement, — Si la diarrhée catarrhale ne cède pas en quelques jours à l'usage des mucilagineux et des opiacés aidés du régime, on devra recourir aussitôt aux astringents et aux toniques. Ainsi l'on fera dissoudre dans de l'eau de riz de 1 à 6 grammes de cachou ; on donnera l'extrait de ratanhia, ou l'infusion de colombo, OU celle de quassia amara et de simarouba, le vin vieux, la thériaque, le diascordium, et une légère macération de quinquina à froid. 1^ sous-nitrate de bismuth pourra être également util^ ; on le prescrit à la dose de 12 à 15 grammes et plus chez l'adulte, à celle de 6 à 8 grammes et au delà chez les enfants au commencement des repas. Enfm, contre les diarrhées qui résistent à ces moyens, on oppose souvent avec avantage un purgatif salin ou amer, comme la rhubarbe, ou bien les substances balsamiques, qui ««gissent en modinanl la sécrétion des follicules muqueux. Beaucoup de diarrhées chroniques, tenant à un mauvais régime ou à une habitation insalubre, cèdent quand on change les cunditions hygiéniques. Çuand les flux diarrhéiques reconiinissent pour cause Tlmpression du froid himiide, on devra cx)uvrir le malade* de flanelle, protéger le \emre avec vm\o. ç^\t^\\\^ ^s^Xivcct
OU de peau ; les pieds seront tenus constamment à Tabri par des chaossares convenables. Ainsi il a suflS plusieurs fois, pour obtenir ui^guérison très rapide, de faire porter des sabots ou des chaussures de caoutcnouc à des individus qai, ayant habituellement les pieds dans i*humidité, éprouvaient une diarrhée interminable qui avait résisté à toutes les médications. D'ailleurs, quelle que soit U cause de la diarrhée, les fonctions de la peau devront touiours être seulement par des vêtements convenables, mais 'encore par des frictioiB ou aromatiques, et par remploi de bains stimulants, et surtout par des bains solfureux.
DE LA LEUCORRHÉE.
StmohysCie. — Flneors oa fleurs flanchet, /luor aut projluvium muUerU^ mtnstrma oui menorHtmçiA alba; cularrhc utérin.
Les mots leucorrhée ou flueurs blanches ne désignent pas, comme lear sens étymologique pourrait le faire croire, tous les écoulements non sanguins qui se font par la vulve ; mais on ne doit comprendre sous ces deux dénominations qne les écoulements blancs, chroniques, auxqueb sont sujettes certaines femmes qui ne présentent d'ailleurs aucune autre affection de l'appareil génitaL M. Marc d'Espine, qui, en 1836, a publié dans \e& Archives desfa*ecberches întéressant» i sur les sujets dont je traite, pense en outre que la leucorrhée n'existe réellemeat J qu'autant que l'écoulement est assez abondant pour incommoder les femmeài ^ J'adopte complètement cette opinion.
Caracth^es anatomiques. — Nous n'avons pas de renseignements positifs sor l'état anatomique des organes génitaux chez les femmes qui succombent avec de la leucorrhée. On dit que la membrane muqueuse du vagin et de l'utérus est quelquefois livide ou violacée ; mais le plus souvent elle est plutôt pâle, et ne présente d'ailleurs aucune altération d'épaisseur ou de consistance. L'écoulement Icucnrrhéique est fourni le plus souvent par le vagin et par le col, un peu moins souvent par la face interne du corps de l'utérus; enfin, dans des cas extrêmement rares, il l'est, dit-on, par les trompes de Fallope.
Symptômes, — Les symptômes de la leucorrhée se divisent en locaux et en ^ généraux.
1" Symptômes locaux. — Il se produit par les parties extérieures de la génération un écoulement muqueux, blanc jaune ou verdâtre, inodore ou d'une odeur fade. Il est parfois aqueux ; mais dans près de la moitié des cas il est albumineoi et transparent; d'autres fois sa transparence est moins complète, et il est plus ou moins strié de gris, de bien ou de jaune ; enfin, il peut être tout à fait opaque, crémeux ou caséeux. U est difficile de connaître au juste la cause de ces variatious de couleur. Quelques faits font supposer que les colorations bleuâtre et jaunâtre se rattachent à quelque complication inflammatoire ; mais nous n'avons encore, h ce sujet, aucune donnée positive. L'abondance de l'écoulement varie beaucoup : il est des femmes qui sontk peine mouillées ; chez d'autres, au contraire, il y a un suintement continuel très incommode : aussi les malades sont-elles obligées de se garnir comme quand elles ont leurs règles. On a vu des femmes perdre dans une seule journée plusieurs livres de liquide. D'ailleurs l'aspect, les qualités physiques et la quantité de l'écoulement leucorrhéique varient beaucoup, chez la même femme, d'un instant a l'autre : ainsi une température humide et froide, l'usage de certains aliments, les pass\oaa InsXe^, Vî\4V^ç>cW ^'îs xV^J^^s, ^\^. , m^va^citent en général
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les flucurs blanches, qui deviennent en même temps beaucoup moins albumincuses. Beaucoup de femmes se plaignent de prurit à la vulve, de pesanteur à Thypogastre, de tiraillement aux aines, 5 la partie supérieure et interne des cuisses, dans les lombes, à la région sacrée et vers les reins. Si Ton examine Tétat des organes sexuels, on trouve que les parties extérieures sont pâles, flasques; le vagin semble plus lai^e; sa npqueuse est pâle ou bleuâtre; le col paraît parfois bour soufié; l'orifice est béant lorsque réconlement arrive de Tutérus. La peau de la vulve et de la partie supérieure des cuisses est parfois rouge ou môme excoriée par suite de Tâcreté qu'acquiert momentanément la matière de récoulemcnt Enfin, on a dit que les femmes Icucorrhéiques étaient indifférentes aux plaisli-s vénériens, et que d'autres tombaient dans un excès contraire. Cependant on n'a à ce sujet aucune donnée certaine, et, dans ce cas, on n^ pas toujours fait la part exacte du tempérament ou des habitudes, et celle qui n'appartient qu'à l'écoulc ment lui-même.
2° Symptômes généraux, — Lorsque la leucorrhée pereiste depuis quelque temps, les femmes pâlissent ; leur teint devient terne ; les chairs sont flasques, les forces diminuent ; les malades tombent dans un état de langueur ; elles ont souvent des tiraillements, des douleurs névralgiques vers l'estomac; elles ont de l'inappétence ou bien elles éprouvent le besoin de prendre des aliments fréquemment, ^ mais elles sont vite rassaâées; les digestions sont lentes, pénibles : il y a parfois ^des appétits bizarres ; enfin, les malades sont essoufflées ; elles ont des palpitations, de la céphalalgie. Dans ces conditions, on voit communément les règles diminuer d'abondance, se suspendre ou devenir irrégulières. Enfin les femmes finissent par éprouver tous les troubles qui accompagnent communément la chlorose.
Formes^ marche, durée. — Les symptômes précédents se remarquent à diffé* reuts degrés dans la plupart des leucorrhées. Cependant ils ne caractérisent que l'état chronique, qui est, à vrai dire, la forme habituelle de la maladie. Dans quelques cas, pourtant, la leucorrhée, surtout lorsqu'elle débute brusquement, produit quelques accidents aigus ou d'excitation. Ainsi le prurit de la vulve est parfois insupportable; il y a des ardeurs en urinant, une sensation de chaleur, de pesanteur dans le vagin ; les femmes ressentent une douleur grarative, incommode, à Thypogastre et vers les flancs; l'écoulement est d'abord séreux; au bout de quelques jours, il prend de la consistance et doient jaune ou opaque. Enfin, après quelques semaines, l'écoulement tarit, ou bien la maladie passe à l'état chronique. La leucorrhée a une durée variable : elle peut persister plusieurs mois, plusieurs années, et se prolonger même pendant toute la vie des femmes. Dans ces cas, l'écoulement, presque toujours continuel, offre de nombreuses irrégularités pour l'abondance, la couleur, l'odeur, la densité ; changements qu'on ne peut pas toujours expliquer par les conditions hygiéniques ou individuelles. La leucorrliée peut être |)ériodique : on la voit, par exemple, être pendant plusieurs années supplémentaire du flux menstruel. Ces faits, sans être fréquents, ne sont pourtant pas très rares.
Accidents conséctfh'fs, fcnninfusons. — La guérison est la terminaison ordinaire de la leucorrhée; elle a lieu le plus souvent spontanément. D'autres fois les (lueurs blanches cessent chez les jeunes filles aussitôt apri»s l'établissement des K»gles et chez les femmes apn»s,uu accouchement, etc. On cite encore des cas où la leucorrhée a cessé après des selles ou des sueurs abondantes, açr^s u^^^\N^>^\^\!i> ou à l'occasion d'une maladie aiguë. On a dit que les Ûwut^VAasîc» V3»^^>sw^^^
7gO l>i^ SÊCHÉTIONS MORBIDES.
terniiuer par la luuri; mais je ne connais aucun fait autlientique qui le prouve Nous croyons que dans lous les cas qu*ou invoque il a dû exister qudque lésion organique qui a passé inaperçue.
On a regardé les flueurs blanches habituelles comme pouvant produire di\erees maladies de Tutérus et du vagin, et notamnienl un prolapsus de ces organes ou bien une aiïection cancéreuse ; mais si la première de ces opinions est probable» h seconde ne Test certainement poinL On a encore accusé les flueurs blanches d*ètre une des causes de la stérilité de certaines fenunes ; on a aussi prétendu que, lor^ qu*eUes devenaient mères, les enfants étaient rachitiques, scrofuleux et aveugles, mais aucune de ces opinions n*est justifiée par lobservation ; d'ailleurs eût-on noté plus souvent ces accidente chez les leucorrh(liques que chez les femmes bien portantes, il resterait encorc^^ déterminer s'il ne conviendrait pas de les rapporter plutôt à raiïaiblissement de la constitution qui précède et produit souvent les flueon blanches qu*à la leucorrhée elle-même. L'homme qui cohabite avec une femme atteinte de leucorrhée simple court-il quelque danger? est-il vrai, par exemple, qu'il puisse contracter une blennorrhagie? C'est là un \mni de doctrine extrêmement délicat (k)nsidérée sous le point de vue scientifique, il importerait beaucoup que cette question fût résolue ; cependant la chose n'est pas nécessaire en pratique; car quelle qu'en soit la solution, le repos des familles exige assez souvent qu'on se i serve du prétexte d'une âcreté particulière de certains étoulements leucorrhéiqitt i ou du flux menstruel pour expliquer beaucoup de blennorrhagies de l'homme, A .1 pour voiler ainsi les fâcheux résidtals d'une infidélité. On conçoit que lorsque récon- *^^| lement leucorrhéique est très abondant, et qu'il persiste un grand nombre d'ao- ^ nées, l'économie s'y soit jusqu'à un certain point habituée ; peut-être alors y aurait-il qu Iquc inconvénient ù le supprimer trop brusquement. Cependant il ne faut pis, k beaucoup près, accepter comme parfaitement observés les faits assez uombrem rapportés dans les auteurs où la disparition d'une leucorrhée ancienne aurait donoc lieu aux maladies algues et chroniques les plus graves; car le plus souvent dansœ cas il n'y a eu que coïncidence.
J)iagno$tic, — 11 y a une foule d'affections aiguës et chroniques de la \uhe,do vagin et de l'utérus qui produisent un écoulement blanc, jaune ou vert, plus oa moins abondant ; mais on distingue cet écoulement de la leucorrhée propremcot dite par la marche, par les symptômes concomitants, et surtout par les résultats que fournissent le toucher et Texploration à l'aide du spéculum. Cet iustrtimeot peut seul démontrer si l'écoulement est fourni par le vagin ou par Tutérus, ou bien s'il provient à la fois de ces deux sources. Cependant tous les moyens dont b science peut disposer sont insudisants pour faire distinguer de simples flueun blanches d'avec un écoulement vénérien : on est obligé de raisonner ici d'après de simples probabilités. (Voir l'article Blmnorrhngu'. )
ProHosiic. — Si la leocorrhée ne compromet par l'existence, elliî n'en constitue pas moins une maladie désagréable pour la femme, et qui entretient souvent chez elle un état maladif des plus pénibles.
Htùtlogip. — I.a leucorrhée est une maladie plus comnmnedans les pays humides et froids que dans les climats chauds ; elle affecte aussi plus souvent les femmes des grandes villes que celles de la campagne. Le tem|)érament lymphatique semble prédisposer aux flueurs blanches : cependant les femmes plétlioriques, celles d'une constitution forte y paraissent (ilus sujettes que les femmes grêles. Les autres causes prédisiiosaaXes eV d^V^vvwm^iUis dont l'action est la moins incertaine sont i 'hérédité, la coin^e&Àou àun^hu^ \ax ^«& ^Ainfi»& \9^rà3&^ V'^hua d'aliments
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géiatiueux, qui produisent i*atonie des organes digegtifs, une vie sudcsntaire, des liassions tristes, Thabita^n dans des lieux bas et buniidcs, un coït trop souvent répété, ou le séjour dans le vagin d'un corps étranger, comme un pessaire, Tcxisteuce d*o\ynres dans le rectum, ou dUiémorrlioïdes internes qui entretiennent une fluxion i)crmanente au voisinage des organes génitaux, les dérangements de la menstruation, les accy^ichemcnts, et surtout les accouchements avant terme. Knfm, il est dos causes pour ainsi dire spéciales à cha([uc individu, et qui n'agissent qu'en vertu d'une idiosyncrasie particulière : tels sont, par exemple, ces cas assez noinbreuv où l'on voit des flueurs blanches abondantes survenir après l'ingestion de certains aliments ou de certaines boissons, comme le thé, le café an lait ou le lait pur, certains coquillages, la chair des grenouilles, certains fruits acides, et même l'eau de certaines sources. On a encore dit que Ifs flueurs blanches pouvaient succéder à la suppression d'un eiutoire ou de certains flux, comme les sueurs, ou d'une liémorrhagie constitutionnelle; mais dans la plupart des faits qu'on invoque, la relation entre la cause et l'effet ne nous parait pas ôtro parfaitement établie. La leucorrhée est une affection endémique dans les grandes villes; elle peut, sous l'influence de certaines constitutions atmosphériques, sévir avec plus d'intensité et revêtir tout à fait le caractère épidémique. On en a recueilli de fréquents exemples })endant une grande partie du dernier siècle ; les princi^Mux sont ceux observés par les médecins de Breslau.^en 1702 ; par Morgagni, en Italie, en 1710 ; par Bassins, à Hall, en 1730; à Paris, en 1765, etc.
Traitement, — Un grand nombre de remèdes ont été préconiaés contre les flueurs blanches; nous n'mdiquerons que les principaux, ceux dont l'action est la mieux démontrée.
Lorsque la leucorrhée, survenant brusquement, s'accompagne d'accidents aigus, on devra se borner à conseiller le repos, l'usage de bains, d'injections éroollientes, une nourriture douce et la continence. lorsque les flueurs blanches sont anciennes, il faudra rechercher les causes qui ont pu les faire naître et qni souvent les entretiennent, aflu de placer les malades dans d'autres conditions. Lorsque la cause est insaisissable, ou bien lorsque ayant cessé d'agir, la leucorrhée persiste, il faudra diriger le traitement en ayant surtout égard à l'état général. Ainsi, lorsque la femme est fortement constituée et pléthorique, il sera utile de tirer du sang ; on prescrira des boissons acidulés, comme la limonade minérale ; on excitera les sécrétions intestinales, celles des reins et de la peau, par l'emploi répété des purgatifs, des diurétiques et des sudorifiques. On pourra associer à ces moyens des injactims émollicntes d'abord, puis astringentes ou aromatiques; elles seront faites avec la décoction de tan ou avec l'alcoolé tannique préconisé par M. Gibert; avec une décoction de gentiane, de feuilles de noyer, de noix de galle; avec le vin rouge, l'acétate de plomb, le sulfate de cuivre et de zinc, ou avec une décoction de coloquinte [h grammes |)ar <lemi-litre d'eau, réduire aux trois quarts par l'ébullition), ainsi que le conseille M. Serres, de Lyon, qui, chez les sujets lymphatiques, combine avec ce moyen l'usage à l'intérieur de l'iodurc de potassium. Ces injections seront |X)rtées exclusivement dans le vagin, et jamais dans l'utérus, à cause de la facilité avec laquelle un liquide injecté dans le corps de l'organe peut quelquefois cheminer dans les trompes et s'épancher dans la cavité du péritoine. Si les injections échouent, on aura recours \ la CMitérisatioii par le nitrate d'argenL
La leucorrhée ancienne coexistant ordinairement avec un état d« f»iblesie et d'anémie indique l'emploi des toniques et des amers, coiuuv^. \ft ^YCtf:^\\A.>\v^9^-
tîane, le basilic, les bourgeons de sapin, la mélisse, l'armoise, la plupart ds labiées, les préparations de fer, les eaux minérales de Sp9 de Passy, et les bans de mer. Cependant, sans le régime, tous ces moyens seraient insuffisants ou mèie tout à fait impuissants. Il faudra donc conseiller dans ces cas aux malades une Ibbitation sèche, bien aérée, exposée au sud, Texercice à pied au soleil, uneafinatation tonique, des frictions sèches aromatiques sur le ^rps et l*usage de h flanelle.
Quant à Tusage interne des balsamiques, comme le copahu, des astringents de toute espèce, on ne saurait leur attribuer aucune importance. Les astringents, a effet, ne peuvent agir que localement, et les balsamiques, très efficaces cootrele , flux du canal de l'urèthre, sont sans effet contre ceux du vagiu.