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■ iii': ..': : il nj a pas d'induration, l'inflam-
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..>■: ..jw'Talioii ai)rès une ou plusieurs sr-
V, i-...s>riuoriilation avant d'obtenir ini bon
>^ - ul chez les jeunes gens et chez les
.. , •.iraîrordesiiidixidiis qui soient absolu-
laK. iHN*»'. <-" cas d'insuccès, il vaut mieux,
JlJ^h■'• -es essais îndénninient, plutôt que de
f^i^i'T aux habitudes d'iui sujet vacciné. Si
.iR m .ouvrirait la parli<* de cataplasmes éniol-
«r J»i .Tfticrirait la diète et l'usage de quelques
.. . .; ,»i'''iticnt locale, — Vax effet, la vertu |)ré-
^ mfi A"«>J3tés de lx)utons anr nww mi rcs^ prou-
L'-h? idl sur toute l'ècononne.
.' ^ ji-^y.rViitn'cp (le la rnriule, — On n'est pas
\ j 4ir,i30COiunienceà être présenalrice. Les uns
**^^ 'om "«*'• c'csl-à-dire. à réjXKjue où Ton siqiposo
' „gB r^-onomie ; d'autres, au nouibie dos(|uels il
•ad* I*' ï'*"^*^-'*^" s'*><^<^<>i"i>Iit pendant la période
^•^ * ^iiOW^*"^ ^" lH)Ulon connue la couséquc^nce ou
•^^ " JmrfieDl que la \acdne est pivser\atrice dès le
"' *^ ^^^jjut? nièinc que réru()lion [unit manquer corn-
•• ** ^ ^ifTrcanivaiil du troisième au huitième jour
-^^" .^ ;'^oclii»nf «t qu'ils sulFisenl iwm* préserver les
-- '*^jipf ceux qui «"I t*ti w"e vaccine régulière. Celle
M 4V"y^^' ^"' ^'^ ^^^^^ suffisannnent nond)rer]\
^ntfAMilons aussi (pie la vaccine ait acipiis ttuik la
^ ^ jvaBt le sixième ou le se|)tiènic jour : ce qui
• '*"*^^jg|s médecins, notamment Mongenot, Kichhorn,
^'**|2^^ ont donné une vaccine régulière à des enfants
^ „érff rt provenant d'une inocidation faite sur eux»
^-•^ ^^ffduvocc^'^ (If'fiii l^'s boutons? — M. Bons(pier -. '*"**' j^e déjà dans un bouton qui ne fait que de
^ **^^,iitilé, et on ne l'extrait qu'a\ec peine. Ce n'est - " •^*** îgr qu'il convient de s'en ser\ir. il n'y a an* un
••**^ V^ucillir du vaccin sur eux. La préservation est .. ^^'**"'\i|pj)esiDdividus dont on a res|Hvlé les ijusiubs.
-■^^^ j^ ]jQii faccin est liquide, clair, liui|)ide, diaphane.
DE LA#AGCaM£. iOjl
ptrfois un peu jauiiâtie, légèremeut visqueux; il ^oat lentement du boatqiij * cf se dessèche p roniptement ù l'air sous la forme d*mi endn|t ipaimeôs. â l'est point > olatil ; appliqué su^répi(|p>me, il n'y exme aocinif|jKj||ion ; il faut, poarqu*il soit absorbé, que la peau soit dénudée. Ep ragle génénde, pluslevacdn ot jeune, plus ii est actif; ses effets sont d'autant plus sûrs que le bouton en coqlint moins. Toutes choses égales d'ailleurs, le vaccin qu*on prend sur les jeunes nfaots a des effets plus certains que celui provenant de personnes âgées. Dans le ■onde, les parents se préoccupent beaucoup de l'idée que leurs enfants pourraient èrt Yacdoés avec du mauvais vaccin, c'est-à-dire provenant de sujets malsains. QoDiqD'il n'y ait pas plusieurs qualités de vaccin, quoique le viru3 qu*on retire foDeofaot fort on faible, d*un individu ayant la syphilis, les scrojfules, et& , ait en |Wnl la même efficacité, cependant il y a toujotfrs intérêt à prendre du vaccin dsdes sujets vigoureux, attendu que, chez les individus blUes, on voit le virus Igfilérer promptement : c'est du moins ce que les apérienoes de M. Bonsqu^ MUent établir.
le virus- vaccin devra être renouvelé le plus qu*on pourra ; mais comme le cowpox l'est pas aujourd'hui chose commune, quelques personnes avaient pensé qu'en tmsportant le vaccin de l'homme à la vache on lui donnerait une nouvelle énergie. Des niUiers d'expériences, faites par ordre du gouvernement bavarois il y a un ooiaii nombre d'années, confirment cette doctrine; mais en France elle a trouvé aalTersaire redoutable dan^ M. Bousquet, qui, ayant répété les mêmes espéri- Mts, a vu que la Yache rendait le vaccin tel qu'on le lui donnait, c'est-àndire ni plos ni moins actif.
Mode de ctmservatian dû vaccin. — Le vaccin est conservé généralement entre te plaqpies de verre lutées avec de la cire et entourées d'une lame de plomb. Otie sert aussi de tubes de verre capillaires. Pour les remplir, ils doivent être «verts à leurs deux extrémités ; on en met une en contact avec une goutte de ivdn, qoi pénètre par capillarité. Le petit tube rempli, on le ferme à la lampe. Qttad on veut s'en servir, on casse les deux bouts du tube, et, soufflant par une dBotréinités* on projette sur une cuiller, ou tout autre corps poli, le vaccin qoi - \fA contenu. Comme on le voit, la conservation du vaccin dans les plaques est |iK commode et partant préférable à la méthode des tubes. Cette dernière a été é^ par l'Académie de médecipe, et je suis heureux d'invoquer aussi en £iveur irmoQ opinion Tautorité de M. Bousquet, qui en cela, comme pour tout ce qui CMcerae la vaccine, a une grande expérience. Mais il faut reconnaître que la vacôution faite avec le virus conservé dans les plaques ou dans les tubes échoue très soumit, et que. par conséquent, il faut, autant que faire se peut, vacciner de bras à bras, c*est-à-dire prendre le vaccin directement sur un enfant
le virus-vaccin a-t-il dégénéré depuis Jenner? — La chose me parait incontetahfe. Il y a peu d'années, M. le docteur Perdreau ayant découvert du cowpox sv une vache à l^assy, M. Bousquet le recueillit, l'inocula sur un bras et vaccina a\ec Tandien vaccin le bras opposé. Or il résulta de cette comparaison que le Douvexa ^irîis réussissait dans des circonstances où l'autre échouait : le premier dfinnait des pustules plus larges, plus belles, plus brillantes, et excitait une inflammation et une fièvre plus fortes. Des expériences semblables faites en Angleterre, «Q Attema^ney.en Italie, et renouvelées il y a peu d'années en France par Magnidie et (lard, ont donné les mêmes résultats. Le vaccin d^nère donc; (l*oà îl soit qa!<m doit, ainsi qtie Jenner l'avait d'ailleurs conseillé, le renouveler le plus souvent passdde.
Dwrét de la vertu préservatrice de la vaccine, — Dans ces derniers temps, on a beaucoup discuté la question de savoir si la vaccine préservait pour toujours de la variole, ou si elle n'avait qu'une vertu pré^vatrice temporaire. Cette grave question d'hygiène publique n'est pas eflbre suffisamment résolue. Cependant il résulte des documents officiels très nombreux recueillis surtout en Danemark, en Suède, en Allemagne, en Prusse et en Angleterre, documents qui ont été analysés en partie par deux médecins distingués, MM. Dezeimeris et Hardy, dans le tome II* du journal l'Expérience^ que la variole est très fréquente chez les sujets vaccinés. Ce fait est incontestable, il est d'ailleurs connu depuis longtemps. Ainsi, en France, par exemple, les personnes vaccinées sont entrées, dans ces dernières années, |)our un peu plus d'un tiers dans la somme totale des varioleux (Serres), et cette proportion tend même à aogmei^r d'année en année. Ënfm la variole, rare avant la neuvième année de vaccination, sévit surtout chez ceux dont la vaccine remonte déjà à une époque éloignée, comme dix, quinze ou vingt ans. Cela autoriserait donc à penser que le virus vaccin ne préserve que pour un temps de la variole, et qu'il convient de faire des revaccinations. Mais on peut objecter à cela un fait incontestable, savoir que, passé trente-cinq ans, l'aptitude des vaccinés à contracter la variole devient faible, on a même dit presque nulle, ce qui sans doute est une exagération ; mais ainsi que M. Serres le dit dans son remarquable Rapport sur le prix de vaccine pour 18/i5, cela prouve que l'aiïaiblissement présumé de la vertu préservatrice de la vaccine n'est pas l'unique cause de l'atteinte des vaccinés par la variole. Il faut, en effet, faire ici la part de l'aptitude extrême qu'a l'organisme dans le jeune âge à contracter la variole, aptitude qui s'affaiblit à mesure qu'on avance dans la vie. Quoi qu'il en soit, on en a conclu avec raison à la nécessité des revaccinations.
Revaccinatiom, — La pratique des revacdnations est généralement adoptée dans les pays du Nord, et elle tend aussi à se répandre en France. On peut invoquer en sa faveur qu'une foule d'épidémies de variole, sévissant chez des vaccinés, se sont tout à coup arrêtées dès qu'on eut soumis à la revaccination les individus exposés à la contagion. Ces faits sont désormais acquis à la science. C'est à l'aide de la revaccination, appliquée comme méthode générale, qu'on a presque complètement éteint la variole dans les armées de Prusse et dans le royaume de "Wurtemberg.
Quoique tous les auteurs qui se sont occupés de la question que nous agitons ici s'accordent à reconnaître qu'il est difficile de préciser exactement l'âge où les revaccinations doivent être faites de préférence, cependant on croit assez généralement qu'il est prudent d'y recourir en cas d'épidémie entre la huitième et la neuvième année, et hors de ce temps à partir de la quatorzième jusqu'à la trentième ou trente-cinquième. On revaccinera indistinctement tous les sujets, sans avoir égard à l'aspect des cicatrices; car celles ci, quelque belles qu'elles soient, n'indiquent pas que la vertu préservatrice de la vaccine sera absolue. Avouons cependant que la réussite des revaccinations ne trahit pas toujours d'une manière certaine une aptitude plus grande des individus à contracter la variole : mais c'est simplement une probabilité, car on connaîtactuellement un grand nombre de médecins d'hôpital qui, ayant eu la variole dans leur enfance, qui, soignant journellement les varioleux. se sont vaccinés dans ces conditions, et ont vu une vaccine régulière se développer. n est donc des organisations qui sont aptes à ressentir successivement les effets de la variole et du vaccin ou ceux du vaccin et de la variole ; Dons savons aussi qu'il en est chez lesquels une première attdnte de varM^ W préserve pas d'une
DE LA VAGCINB. 105
seconde, et qu'il en est beaucoup d'autm qui peuvent ressentir plusieurs fois les effets du cowpox, ainsi que Jenncr l'a d'aiDeurs établi le premier. Si donc hTiriole n'e»t pas toujours un préservatif ^rtain, absolu pour elle-iuéme, il serait injuste de vouloir exiger pins de la vaccine. Ifeiis s*il est vrai (et cela est incontestable) que la vaccine ne met pas nécessairement à Tabri d*une variole consécutive» il est certain du moins qu'elle rend celle-ci tellement bénigne, que la mort en et rarement le résultat. Ainsi, tandis qu'en 1841 la variole a emporté en France plus d'un sc^ième de ceux qu'elle a atteints et qui n'avaient pas été vaccinés, la ■Mialiié n'a été que de 1 sur 100 pour ceux qui ont contracté la maladie après aïoir eu la vaccine (Gaultier de Ciaubry). L'épidémie de Marseille de 1828, et odk que Thomson a observée à ^klimbourg en 181 H, ont même prouvé que la lariole avait été moins souvent funeste chez les sujets vaccinés que chez les individus qui avûenteu antérieurement une première petite vérole. Quoi qu'il en soit, presque tous les vaccinés qui sont impressionnés par le contagium variolique ont ■e varioloide [dutôt qu'une variole ; et dans les cas rares où il y a variole, on tnave que l'éruption dans les trois quarts des cas est très discrète. La variole peut nème être modifiée dans ses symptômes^t dans sa marche, lorsqu'elle se développe CQOcnrremment avec la vaccine. Cette modification sera d'autant plus marquée, d^autant [dos sûre, que la vaccine sera paneuue à une période plus avancée au moment de réruption variolique. 11 parait aussi que, lorsque la vaccination est faite paidant la période d'incubation de la variole, celle-ci peut modifier la vaccine dusses principaux phénomènes locaux ; ainsi l'aréole inJlammatoire est à peine marquée ; l'engorgement du tissu cellulaire est peu sensible ou manque même complètement, et les cicatrices succédant à la chute des croûtes sont moins profondes. M. (Jérault, qui a étudié cette question dans sa Thèse (1865), a trouvé que, sur 10 cas de vaccine compliquée de variole, la première a présenté 35 fois les modifications que je viens de signaler. Des faits semblables sont également cités dans le Mémoire de M. Legendre dont j'ai parlé précédemment.
Qursi-ceque le virus vaccin? — On a pu juger, d'après ce qui précède, de i walogie et des différences qui existent entre Téruption variolique et l'éruption ixcinalc. Mais quel rapport y a-t-il entre les deux virus ? On a soutenu que le Tlnis vaccin n'était autre chose que le virus variolcux, qui, inoculé à la vache, «était ainsi modifié et adouci Un médecin anglais a prétendu, en effet, qu'ayant rDoculé la variole à une vache en l'enveloppant de la couverture d'un varioleux, l'aoimal avait pris la variole, et que celle-ci, reportée sur l'honune, s'était changée n Taccine. Ce fait, s'il est exact, est unique dans la science ; car jusqu'à présent toos les expérimentateurs qui se sont occupés de cette question ont toujours échoué lorsqu'ils ont voulu traasmettre la variole de l'homme à la vache. Nous ignorons donc encore les rapports que les virus vaccin et varioleux ont entre eux. Y a-t-il identité, ou solidarité, ou bien incompatibilité ? c'est ce qu'il est impossible de dire dans l'état actuel de la science. Le mode d'action du vaccin pour préserver df" la variole est encore un de ces mystères qu'il ne nous pas été permis de percer. Dt^ré d'utilité de la vaccine, — Il est des auteurs enthousiastes qui ont fait de la vaccine une panacée pour toutes les maladies de l'enfance, tandis que ses déiracieursTont accus(';e de produire le rachitisme, les scrofules et la phthisie. L'ob- >f rvation a depuis longtemps fait justice de toutes ces assertions. On peut affirmer aujourd'hui que la vaccine ne guérit aucune maladie de l'enfance et qu'elle ne (K ut préserver les individus d'aucune autre affection que de la variole. Que dire de cette étrange doctrine mise en avant par un mathématicien con|-
106 DES rjÈVRES.
plétemcnt élraugcr aux scîeDces médicales et défondiic par iiii on doux médecins amis du panidoxe, savoir, que la vaccine aurait transformé la variole en fiùxre typhoïde, et qu*en faisant disparaître à |u>u prm la \ariole, elle aurait donné naissance à une maladie non moins dangereuse et transporté la mortalité du jeune âge sur Tâge adulte, de sorte que rhumanité aurait plutôt perdu quegat^né à la pratique des vaccinations? Le Ixm sons conuno la science proteste; contre une pareille hérésie, et il n'est pas besoin d'a|)))rendre à des médecins tant soit peu instruits que la fièvre typhoïde n'est [)as nouvelle; qu'a\ant le bienfait de la vaccine elle exerçait les mêmes ravages que de nos jours, et (pfelle respecte aussi peu les vaccinés que ceux ({ui ont été varioles ; c'est ce que la pratique des hôpitaux nous apprend journellement.
DE LA VARIOLOIDE.
SYlfOimilE. — Variole modifiée, et bien à tort varicelle pu&tuleusc ombiliquve.
Le mot variolotde a été projwsé par Thomson pour désigner une éruption cutanée jnistuleuse qu'on n'observe guère qile chez les sujets vaccinés ou chez ceux qui ont eu déjà une [)remiére variole; elle ne diffère de cette dernière affection que par la rapidité de sa marche et par l'absence de toute fièvre secondaire.
Uisturiqno. — î.a varioloïde n'est point une affection nouvelle, comme quelques personnes l'ont pensé. Si, en effet, on parc^)urt^(|iilation des principales épidémies de variole que les anciens nous ont laissée, on voit que ces auteurs ont souvent remarqué que dos indi\idus ayant eu déjà une variole à une éi)oque plus ou moins éloignée contractaient parfois une éruption varioli forme ^ dont ils n'ont pas su toujours bien déOnir les c^iracteres, et qu'ils ont décrite, soit comme une varicelle, soit comme une variole ordinaire ; mais leur description a plus de rapports avec cell(> (pie nous allons présenter de la varioloïde. Quoi qu'il en soit, ces varioles consécutiv(>s ou modifiées ont plus s|)écialement fixé l'attention des médecins depuis l'introduction de la vaccine.
Sf/îtijifômpu pt marche, — La v arioloïde s'annonce par les mêmes symptômes prodroiniques que la variole. Nous les avons vus aussi intenses, aussi violents que dans les varioles conlluentos. I/éruption commence du troisième au quatrième jour par des taches rouges, au centre desquelles est une papule dure et saillante. Mlle se fait souvent presque simulianément sur tout le corps ; d'autres fois, plusieurs éruptions successives ont lieu à uu ou deux jours de distance. Le nombre des boutons varie ; dans quelques cas on n'en tmuve que dix à douze disséminés sur la figure, sur le tronc et les membres : le plus souvent leur nombre déiuissc cent; enfin, il n'est pas rare de \oir l'éniption être confluente et recouvrir la prescpie totalité du coips. Dès le lendemain de leur apparition, les élevures contiennent un fluide séreux ; vers le troisième ou le quatrième jour, elles sont aplaties, et |H)ur la plupart ombiliquées. Elles résistent au toucher, ci sont entourées d'une aréole rouge. Au sixième ou septième jour, le liquide qu'elles renferment est opaque : il commence à se concréter dès le septième ou le huitième ; la dessiccation est c^Huplètc^ vers le neuvième ou le dixième. Les malades n'exhalent pas alors l'odeur fétide quVn remarque chez les varioleux ; enfui, à la chute des croûtes, tm trouve rarement de petites cicatrices circulaires, mais ce sont plus sou\ eut de simples tachts V tolacé(*s |)oiivant persister plusieurs mois, ou bien ce sont di^ jX)ints indurés, des esfHVes dt^ tubercules coniques ou pointus qui se résolvent spontanément et très lentement, c'est-à-dire après une ou plusieurs semaines, et qui laissent
DE LA YARIOLOlOE. 107
iprès eux une coloraiion ardoisée qui ne s*étcint qu'après quelques semaines. C<s tubercules ne se volent jamais dans la variole, parce que la soppuration du disque a été complète. La varioloXlo s*a^ompagne de fièvre, dlnappétence et de nubise ; comme dans la variole, on observe le ptyalisme, le gonflement de la face, et une éruption analogue à celh; de la peau a lieu dans la bouche et dans le pkan n\ ; mais le phénomène caractéristique de la maladie est que Tépoque de la isppuration u^est jamais marquée, comme dans la variole, par un redoublement dr U fièvre. Celle-ci diminue ou cosse tout à fait du cinquième au huitième jour de l'éruption ; c'est-à-dire que la dessiccation se fait presque brusquement, et le mabdr est guéri au moment qui serait Tépoque la plus critique de la variole.
Cependant la varioloîde n*est pas toujours aussi régulière ; sa marche peut être même différente pour les boutons qui ont apparu 1^ même joiu*. Si, en effet, la pbparl ue contiennent du pus qu'après six ou sept jours, il n*est pas rare pourtant de toirdes pustules se former en vingt-quatre heures, et présenter déjà un coni- BCDcemeut de dessiccation dès le deuxième ou troisième jour. D'autres boutons icsmit stationnaires, et finissent |)ar se résoudre sans se transformer en pustules. D résulte de cette marche irrégulière de l'éruption qu'on peut trouver à la fols sur le même individu des papules, des vésicules, des pustules et des croûtes.
/>wâp, terminaison, — La varioloîde a une durée de dix à quatorze jours, et sa terminaisoii est presque constamment heureuse.
Diagnostic, — En résumé, les varloloîdes dont la marche est régulière ne dif- (cmt point des varioles discrètes pendant le premier septénaire. En effet, les Tvodromes et les caractères primitifs de Téruption sont les mêmes dans les deux os; mais, plus tard, nous trouvons une différence capitale, car la Gèvre secondaire ou de suppuration, qui existe constamment du septième au neuvième jour 4»rémption dans la variole, manque au contraire toujours si c'est une varioloîde. '-riii? deraière présente aussi, dans la plupart des cas, une grande irrégularité dans u manière dont l'éruption se fait et dans la marche qu'elle suit. Enfin, on observe rarement à sa suite les cicatrices qui sont si communes après la variole.
Ln varioldide n*est quune variole modifiée. — Ce sont en elTet deux variétés 'i luif* maladie unique. On a prétendu trouver des différences anatomiqnes entre Ift pustules de la première et celles de la seconde ; mais il n'y a rien de fondé à cet >izti\, car les dissections ont démontré que les pustules avaient la même structure d«(b les» deux cas ; tontes contiennent un disque pseu do -membraneux qui offre «^^Ifment un peu moins de développement dans les pustides de la varioloîde. Tous ' res faits semblent donc démontrer que la variole et la varioloîde ne constituent t^ït deux variétés d'une même affection. Mais d'autres considérations prouvent eocore l'identité des deux maladies. Ainsi la variole et la varioloîde existent siinultaïk'inent dans la même épidémie : on a vu fréqueniment la variole donner nais- Ndncp à la varioloîde, et réciproquement. Enfui , queUpies médecins, ayant eu la hnvïîlb d'inoculer le pus de la varioloîde, ont souvent produit des petites véroles <jni ne différaient en rien des varioles spontanées; d'autres fois, l'éruption suivait lo marche qu'on observait autrefois dans la variole inoculée, c'est-à-dire que des ^Histuhfs se développaient d'abord au niveau des piqûres; puis au septième jour, ^ fjèvre, le lumbago, les nausées survenaient, et une éruption consécutive se falviii sur le reste du corps. Ainsi, la variole et la varioloîde sont produites par le rr.tnie v irus ; ces deux maladies sont identiques : la varioloîde n'est donc, comme on l'a dit, qu'une variole modifiée, i[u' on n'observe guère, ainsi que nous l'avons •iéja établi, que chez des sujets qui ont eu antérieurementla petite vérole, et siutout
chez ceux qui ont été vaccinés. Les cas de varioloîde primitive, c'esl-à-dirc survenant chez des individus n'ayant jamais été vaccinés ni contaminés par la variole, sont rares; cependant j'en ai observé plusieurs^. Gcndrin en cite aussi quelques exemples, et M. MoM (de Copenhague) ^n a vu dix-sept cas. La varioloîde peut aiïecter plusieurs fois le même individu ; elle a d'ailleurs la même vertu présenatrice contre la variole que la variole elle-même.
Pronostic, — La varioloîde tue rarement les sujets qu'elle frappe ; je ne Tai jamais vue avoir une issue funeste, même quand elle a atteint des convalescents, des sujets affaiblis par une maladie antérieure. Cette terminaison pourtant peut avoir lieu lorsque la maladie se complique d'accidents nerveux, d*hémorrhagie et de laryngo-trachéite : c'est ce qu'on a obsené plusieurs fois, dit-on, pendant l'épidémie meurtrière de variole|[ui régna à Marseille en 1828.
Traitement. — Le traitement est le même que dans la variole discrète et bénigne.