‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 20 sur 118 · DE LA SUETTE MILIAIRK · texte numérisé non relu

DE LA SUETTE MILIAIRK

Synonymie. - Miliaris sudatnria ; suctte des Picards, ficvre suuDtf.

I^ suette miiiaire est une sorte d(î lièvre éruptive qui règne presque toujours é|)idémiquement, et qui oiïre, pour i)rincipaux symptômes, des sueurs très abondantes, accompagnées d'une éruption miiiaire et le plus souvent aussi d'une constriction douloureuse à Tépigastre.

Historique, — Rien ne prouve qu'Hipi)ocratc et ses successeurs, jusqu'au milieu du xvir siècle, aient connu cette affection. Il est même très douteux qu'on puisse rapporter à la suette miiiaire la terrible maladie connue sous le nom de peste ou dii suette britannique, qui, pendant quarante années, à dater de 1686, exerça les plus grands ravages dans une partie de TEurope. !\I. Foucarta ])ourtant, dans une analyse savante, conclu à l'identité des deux maladies. Quoi cpi'il en soit, la suette, telle que nous la retrouvons aujourd'hui, n'a sévi en France qu'à dater de 1712. Bornée d'a])ord h la Picardie, elle a gagné plus tard les pays \oisins, et a suca'ssivement occuik» les déjiartcments de la Seine, de Seine-et-Oise, de la Loire- Inférieure, de l'Euns de Seine-et-Marne; elle a même gagné l'Allier, le Bas- Rhin, le Puy-de-Dôme, l'Aube, la Haute-Garonne, le Rhône, la Dordogne, la Vienne, l'Hérault, etc.; on la voit sévir presque tous les ans dans quelques localités. L'une des épidémies les plus remarquables fut celle de 1821, qui eut lieu dans le département de l'Oise ; M. Rayer nous en a laissé une bonne relation. Ou lira aussi avec intérêt, dans la Gazette de 1839, l'histoire d'une petite épidémie observée ï>ar MM. Barthez, Gueneau de Mussy et Landouzy ; le tome X des Mémoires dr l'Académie de médecine renferme la relation complète de la dernière épidémie (18(il) du département de la Dordogne, par M. le docteur Parrot. La suette qui, en 18i!i5, a régné à Poitiers et dans ses environs, a inspiré plusieurs travaux estimables : nous citerons surtout le Mémoire de M. Loreau, celui de M. Gaillard, et l'excellente relation que M. Orillard a donné dans le 11* Bulletin de la Société de médecine de Poitiers. Enfin M. le docteur Foucart a publié, en 185/i, su{ la même maladie, un ouvrage important, fruit d'observations nombreuses recueillies dans une épidémie qui avait envahi les départements de la Somme et de l'Aisne.

Anatomie pathologique. — Les recherches anatomiques sont encore très incomplètes. Cependant on peut aflimier que la maladie n'a aucune lésion constante.

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Ls cadavres se putréfient avec une extrême Irapidité. A imé dMlUe CîMsqàe oè reprit de système dirigeait les recherches d'aiiatomie patholbgiqiié,w ttf ait sigiialé me vive injectioa dés centres nerveot, des rougeurs morUdflé dÉÀPeMmuic ;'W aiak même signalé une éruption v%iculeuse dans i'ihteÉtili, iaÊk les dernières épidémies n'ont rien révélé de pareil. Parfois le ibie a paru phn vohimineus, et la cooame on l'observe dans beaucoup de maladies septiques, était souvent phis tÎBSQ rarmoUi jusqu'à diiOluence ; mais ces lésions n'ont rien de spécial et ne float point constantes. Ajoutons que le sang retiré des veines pendant la vie CM d*wiecoiiienr range presque cerise; il se coagule lentement; son caillot est soovciit di£9aent» jamais couenneux. Ces caractères sont absolument ceux fK ML PniTOt a notés dans la suette de Périgueux. Je les ai également vérifiés à cette épidémie meurtrière de 18^5, dont le gouvernement m'avait i'der étudier la nature. ^

ii mareke. — La suette miliaire est souvent précédée, pendant jonn» de malaise, de lassitude; il y a anorexie, constipation, plus rare- M ente des vomissements et de la diarrhée. D*autres fois le début est ainsi les malades^ s'étant couchés bien portants, se réveillent dans la de snenn. Celles-ci, qui constituent un des phénomènes prédode ta maladie, en marquent le plus souvent le début Elles coTucideut avec , avec une céphalalgie sus-orbiuirc, parfois très vive, accompagnée it de constriction douloureuse à Tépigastre et d'un poids énorme qui, amr le sternum, s'opposerait à la dilatation du thorax ; ajoutons encore à paifiitatioos assex pénibles, souvrat avec teudance au^ lippthymies et aux Les snears ont, dès le début, une abondance excessive; elles pénètrent ha couvertures et jusqu'au lit des malades. Ou a dit qu'elles cxhâodeur fétide, méphitique, que l'on a comparée à celle de la paille poorrie; naais je n'ai rien noté de semblable à Poitiers. A cette même é|X)(|uc, la iKe est injectée, la soif est plus ou moins vive, mais rarement proi)ortionnée à l'abondance des sœurs; la langue est blanche, l'urine rare, rouge; il y a parfois (k la dysnrie et presque toujours de la constipation; le pouls est ample, d'une fitqaence modérée (80 pulsations) : cependant, chez quelques malades, la réactioil fièbrie est pins grande, et le pouls atteint 120 pulsations. Ces symptômes persistent deax, trois on quatre jours, et offrent souvent une ou deux exacerbations quotidiennes, mais sans présenter- ordinairement rien de régulier. Du deuxième au ininèaie joor, ordinairemeat pendant la nuit, et le plus souvent au milieu d'un 4e ces paroxysmes iébriles, les malades accusent des picotements violents sur tout le corpa, spécialement dans le dos; d'autres ressentent dans ces parties un prurit iaoomnnde; beaucoup se plaignent d'un sentiment de gêne, d'engourdissement, et iiidenr dans les meisibres, surtout dans les mains, absolument comme si une r?T<Hipt alhdt débuter; j'ai noté ce phénomène dans presque tous les cas. C'est an milicn de cet ensemble de symptômes qu'une éruption apparaît.

GdMi ae montre sous deux formes principales : le plus souvent on voit naître ane nnildtade de petites taches irrégulières, ayant à peu près la même nuance que les tadiea de la rougeole, disparaissant comme elles par la pression du doigt, et offrant à knr centre un point saillant et dur formé par une petite vésicule remplie» d'un liqoide transparent. Ces vésicules, moitié plus petites qu'un grahi de millet, «mt apprédabha à la vue ; mais il faut quelquefois, pour les découvrir, s!armer d une kmpe. Dana qudques cas cependant, même avec cet instrument, on ne diitingae ancon point vésicolanx snr les saillies, qui sont alors constituées ^ dfi

petits boutons durs, par de Téritables papules ; celles-ci pouriaiu ii*e\isteat jamais que sur quelques points circonscrits, et tôt ou tard elles se transforment en vésicules. Telle est l'éruption que Ton nomme yniliaire louge, l ne autre forme d*éruption, qui existe rarement seule, est coi^ituée, coninie la précédente, par des vésicules diaphanes; elle ne s'accompagne pas de rougeur des téguments, elle ressemble tout à fait aux sudamina, et ne se distingue de ces derniers que parce qu'elle est beaucoup plus résistante, et qu'elle ne se laisse pas écraser comme eux par la plus légère pression du doigt : c'est là la miliaire blanche. Quelle ((ue soit sa forme, l'éruption miliaire commence ordinairement sur la face antérieure de la poitrine, puis on la voit dans le dos, à la partie antérieure des avant-bras et sur le reste des membres; elle respecte presque toujours la figure, du moins c'est ce que j'ai constaté à Poitiers. Elle se montre dans tous ces points plus ou moins abondante ; sa confluence est telle parfoif, qu'on peut à peine saisir l'interstice qui sépare chacune des vésicules; lorsqu'il en est ainsi, la peau oiïre une couleur rouge uniforme ou par larges plaques ; elle a un aspect inégal et chagriné qu'on distingue très bien en promenant les doigts à sa surface. L'éruption n'a pas lieu simultanément partout ; en général, il se fait plusieurs éruptions successives, à douze ou vingt-quatre heures de distance les unes des autres ; elles sont toutes marquées par un redoublement dans les sueurs, dans la fièvre, dans l'oppression et dans l'angoisse épigastrique.

L'éruption une fois complète, on voit les sueurs diminuer, souvent même il n'y a plus que de la moiteur ; la fièvre persiste en général au môme degré ; la constriction épigastrique et l'oppression reviennent encore de temps en temps, mais la céphalalgie cesse. Vers le troisième jour de l'éruption, le liquide contenu dans les vésicules devient opalin. Les petites tumeurs se rident, s'alTaissent, la rougeur des téguments pâlit et s'éteint, la fièvre tombe, l'oppression ne se renouvelle plus, et vers le sixième ou septième jour de l'éruption, la desquamation commence. Elle a lieu ordinairement par petites écailles furfuracées, quelquefois par larges plaques comme dans la scarlatine. Elle est lente à se faire; nous l'avons vue se prolonger pendant six ou sept semaines, ce qui dépend sans doute en grande partie de ce que, pendant la desquamation, et même à une époque où la convalescence est déjà avancée, de petites éruptions partielles ont encore lieu sur le tronc et les membres. Celles-ci sont seulement annoncées par quelques sueurs, mais ne s'accompagnent guère de fièvre ni de constriction thoracique.

On voit, par ce qui précède, qu'il serait possible d'établir dans l'étude de la suette les mêmes divisions que dans les autres fièvres éruptives, c'est-à-dire qu'on pourrait admettre, comme dans celle-ci, une période d'invasion durant ordinairement de deux à quatre jours, et une période d'éruption. Mais dans la suette ce sont des éruptions successives qui se répètent plus ou moins; elles cessent, en général, après quatre, cinq ou six jours, pour être remplacées par une période de desquamation dont la durée est illimitée.

Cependant la suette ne suit pas toujours une marche aussi régulière, et elle ne se présente pas constamment avec la même physionomie. On voit dans toutes les épidémies, et nous-même avons rencontré à Poitiers des cas * d'une bénignité i!xtrême. Ainsi des individus, après avoir mouillé quelques chemises, présentaient une éruption discrète, bornée à quelques points du corps, et cela presque sans fièvre, sans céphalalgie ni constriction épigastrique; de sorte qu'entre trois ou quatre jours ces malades étaient guéris; quelques-uns même n'ont pas été obligés d'interrompre leurs occupations. Cependant de pareils cas sont rares ; il est beau-

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; «B^p lias commun de voir la maladie revêtir qn caractère ftcbeâxy tantôt dès te

:- Mm, le phis souvent à une période plus ou moins avancée. En général, la grafM

Ai laal tient à la prédominance des accidents nerveux ^^ttsi la f^lpHMalçki peut être

/■ mxosi, oa iHen il y a du délire ou%u coma, des coDttdiJlQajl» Aes oontraetnres, des

et des syncopes. Les malades se plaignent surtout de l'épigastralgie et âeh oonstriction thoracique; ils sont souvent alors dans un état de suffocatUm Dans ces cas, Tanxiété csi extrême, le pouls prend une grande frêles traits se décomposent, et pour peu que cet état se prolonge, ou que d'oppresnon se rapprochent, la mort ne tarde pas à arriver, fl est des enfin, chei lesquels le caractère grave de la maladie se révèle bien pur la prédominance d*un seul symptôme que par un ensemble d'accidents saian le pools s'accélère et faiblit, les sueurs se suppriment, la peau vide et brûlante, l'éruption pâlit et s'affaisse, la langue se dessèche ; il enfin on état de subdelirium, qui dans certaines épidémies était un certain d'une mort prochaine.

k l'instar des antres lièvres éruptives, suit parfois une marche ano- ; c'ertatani qu'on prétend avoir vu l'éruption manquer tout à fait Mais c'est fenn point qui n'est pas encore bien établi. Les soeurs même peuvent égalemoit ; la peau est alors aride, ou bien il n'y a qu'un peu de moiteur. L^bnariae rencontre pent-être plus rarement dans les cas graves que dans

La snette a one dorée très variable ; quelquefois ses diverses pêne anccèdent si nqpidement, qu'en trois ou quatre jours les individus sont en eonrakwence ; ailleors, au contraire, les accidents se prolongent pendant ■plfinaira. La dorée moyenne pour les cas bénins est de sept à huit jours, die qpiatofie k aéiie pour les cas graves qui guérissent La mort arrive le plus sooTcnt du trnsième au quatrième jour ; cependant quelquefois la terminaison imuH a Ken après douze ou quatorze, tandis que d'autres malades, comme fouénjéB^ périvent après qnarante^huit, vingt-quatre, douze, six et même trois boureft. AL Parrot a vu des cas semblables dans l'épidémie de Périgueux.

CamHileseenee. — La convalescence dans la suette est presque toujours plus on noitts longue et pénible. Ainsi, les individus restent pendant assez longtemps fid- Utf, anémiqiies; ils sont plus ou moins amaigris, ils éprouventdes vertiges et de roHùnuile. Qoelqoes-ons ùdî des rechutes caractérisées par du malaise, par un pen ée fièvre, par des suenrs, ou seulonent par de la moiteur et par une éruption miine partielle. Ces symptômes ont généralement une durée assez courte et sont artoot exempts de tout péril

KagnoêHe. -r- La snette ne saurait être confondue avec aucune autre affection. En dbt, la constriction épigastrique, les sueurs excessives et l'éruption miliaire la candériaent suffisamment et la différencient de tontes les affections. On ne pourrait draMenn la confondre qu'avec la rougeoie ou la scarlatine. Mais elle diffère de b prendire, non-seulement par les symptômes spéciaux que nous venons 'd'énumérer, mab encore par l'absence de coryza et de catarrhe bronchique. Elle se distingue aussi de la scarlatine par l'absence d'angine et de la coloration des muqoeaaes bnccale et pharyngiome, ainsi que par la nuance et la disposition de la* roogenr des téguments. Je ne chercherai pas en quoi la suette diffère de la fièvre qu'on a appelée miliaire^ et dont les médecins ont tant parlé dans la seconde moitié du dernier -siècle, car il est prouvé actuellement que sous cette dénomination on confiindait tontes les maladies aiguës et même chroniques dans lo cours des-

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quelles survenait une éruption de sudaniina. L'éruption miliaire était toujours recherchée a?ec le plus grand soin par nos devanciers; et toutes les fois qu'ils en constataient l'existence, ils en faisaient le symptôme essentiel et piédominant, tandis que ce n'était qu'un épiphénomène pre^fue sans imporiance. J'établis donc en principe que la suette miliaire telle que Tentendaient les médecins d'autrefois n'existe pas. Pour se convaincre de la vérité de ce que je dis, on n'a qu'à lire le traité de Gastellier.

Pronostic. — Le pronostic varie beaucoup dans les diverses épidémies, et suivant que la maladie aiïecle la forme bénigne ou maligne. Cependant il faut savoir que la suette est une maladie des plus perfides. Aussitôt qu'elle est bien caractérisée, il faut toujours rester sur le qui-vi\e; ne pas hasarder un pronostic, même dans les cas en apparence les plus bénins ; ( ar on a vu maintes fois, notamment à Périgueux et à Poitiers, succomber en queicfues heures des malades dont l'état n'inspirait aucune inquiétude. La fréquence du pouls, l'aridité de la peau, l'affaissement de l'éruption, les pressentiments sinistres, sont des signes toujours fâcheux. Le pronostic est également grave lorsque les acc(*s de constriction thoraciqne ont une durée longue et qu'ils se succèdent à de courts intcr\'alles ; le délire enfin, les convulsions, les synco|)es sont tout autant d'accidents qui annoncent une issue promptement funeste. Dans beaucoup d'épidémies, une constitution forte a été une circonstance plutôt aggravante (lue favorable ; on a vu aussi quelquefois la maladie oiïrir plus de gravité tantôt sur l'un tantôt sur l'autre sexe. Quant à l'âge, il n'y a rien de constant ; car, suivant les épidémies, on voit la maladie faire un plus grand nombre de victimes, tantôt dans un âge, tantôt dans un autre. En somme, la mortalité est plus ou moins forte ; si dans les temps ordinaires elle peut n'être que d'un vingtième ou d'un vingt-cinquième, d'autres fois elle emporte le sixième ou môme le cinquième des individus; c'est ce qui a eu lieu, par exemple, dans l'épidémie de Poitiers.

J'Stioloyie, — On ne sait rien sur la cause qui engendre les épidémies de suette miliaire; peut-être les localités humides et ombragées favorisent-elles leur développement. La maladie atteint tous les âges ; elle semble pourtant plus fréquente chez les adultes. Dans quelques épidémies les enfants sont respectés : c'est <:e que j'ai vu à Poitiers. M. Parrotanotéla même particularité à Périgueux. Suivant les épidémies, on voit aussi tantôt les deux sexes également atteints, tantôt, au contraire, la maladie prédominer chez l'homme ou chez la femme. Une constitution forte est souvent une prédisposition à contracter la suette. Dans quelques cas celle-ci sévit surtout sur les pauvres; d'autres fois elle les respecte pour ne frapper que des individus de la classe riche ou aisée, conune on l'a vu à Poitiers. La suette s'est montrée dans les localités les plus diverses et à la suite de conditions météorologiques si dissemblables, qu'il est impossible de trouver dansces circonstances la cause véritable de la maladie. La cause vraiment productrice nous échappe. On« a dit que la suette était contagieuse à la manière de la rougeole et de la scarlatine; mais ce fait n'a pu être encore démontré. La maladie peut affecter plusieurs fois le même individu, soit à un intervalle de quelques mois, soit au bout d'un plus ou moins graind nombre d'années.

Traitement. — Je disais dans la première édition de ce livre que d'après plusieurs relations d'épidémies de suette miliaire que j'avais consultées, il me semblait que la saignée générale devait être rarement indiquée, et qu'elle était souvent nuisible. J'ai trouvé dans l'observation de l'épidémie de Poitiers la confmnation de cette opinion. Les saignées générales ne conviennent en effet qu'cxce|>-

DE LA SVBTTI MIUAmB. tU

riMMBeant, et tonqne le ponb e«t large et dur ; In llinmn lèedsi; inttsm fc hbVB du «toe, sont quelquefoîi ntiles pour remédier k la i^AïUgic diei te W^Os plédtorique^. t:e(>oti<1ant rûdîcatioii de leur etupkâ m |itiuia iovt tir»- ■M. La eonsirtction thnraciqne.Toppression, Mat fct aMMnttqni prtomipwtt b|tHle nédeciii : les agents la plus riBnces pour les modérer mtltB MyaUft (iïi|iHaeB «t v4sicaiofre)<) sppliqWËs sur les extrémités inftrieares, H. Giillud Ifpdi !■■{, comme particulièrement eOScaces contre ri4)preH»D, kfe bieûam tit» ivec an mélange de térébentliine et d'ammoniaqne. On dbtieiit iml de loBs efNs de l'emploi de l'ipéca on d'un éméto-cathartique; ce dernier mnivant ifvan k Pottln-B, tandis (jn'on voyait échooer l'opium et les andqMMMdtqQes.qa'oB pt^lérail d'abord en nmn de la nature toute nerreuBC des accidents

Uaéniétiqiie» seniblemiL-nt être d'an emploi plus retint que let érioaitoUtes- ■tMOiAaita leiraitcmenidt'Iaaaette. Ceux-ci, en effet, en raiaon de la couti^itiM ^ ut on phénomène |)n.>fcqae constant dans la suette, conviennent dau pnM(ie Mt tes cas, soit ((u'un le» administre en lavements, soit qu'on les donne par la bMche, ce qui «st pi-éfëralie. Le moment le plmof^rtun pour les employer, d'en ^lesdonocr après que liimption s'est faite. Les vomitifs, par contre, sontavanta- (nuaaiinni administrés d^s la débat. On > oit que noni nous montrons partiMn de la méthode évacuanie ; son uiililé a de nouveau été établie dans quelques-unes des *paJ»ayM de suette qui onl aévi dans ces dernières annAea. Ainsi, M. le docteur rtNtcatl a particulièrement iuàtté sur lea avantages de l'adminittnttion de l'ipécaoanfa dan» tmitot les formes et k toates les périodes de la nette. Ayant traité de la lorte en 18A9 un niillierdeindades et n'en ayant perdu aucun, il croit qne la niae fc Brélil a tme vertu aoareraine. Je pense que ce précienx M^a—nM ■^ id Bnc^M Tcrtn tpéàBuae, et qne s'étant montré efficace dans une épidémie, I pMRa iavt Uan im jour Edre défaut dans une autrei C'est Ik l'Iiistoire de toutes les méAcaiioni eschuivea ; mais H. Foucart n'en a pas moins rendu un véritable sarrïce en employant l'ipéca avec plus de résolution qu'on n'avait fait, et en démëtatavec sagacité le génie spécial de l'épidémie qu'il était appelé à combattre.

D anive aonveot, k tme époque des suettes graves, qu'il y a indication de recauir ft t'adnàiistntîoa des toniques et des cicitaoïs. Ces médicaments convien- *m •■ «AiBt toutes lei (<ùs que les forces sont prostrées, que la chaleur s'éteint, ^■e rArapikn plUt et l'aflaitie.

iM wmÊOB a qoelqiieftds une marche rémittente et un caractère pernicieux : c'est es ^pa M. nuTM a parfaitement établL Dans ce cas, on peut oirayer la maladie, h (ïfac avorter an quatrième on cinquième jour en administrant le sulfate de ^taÉae k b dose de 1 ou 2 grammes. Cependant cetteméthode, préconisée par k Bédedil de Hdgnenx, est loin d'être applicalde k tous les cas, et k plus forte niMB h tastes les épidémies; on sait dn reste qu'k Poitien elle a généralement

Les ImBiMi» atteints de suette Knmt mis k l'usage d'une tisane douce, tempe- . rate, qala boiront tiède ou k la tnt^>ératnre de la chambre. Ils observeront la Ace «t le nfo» au lit. On évitera de ks surchatfier de couvertures, afin de ne pas «citer las sueurs. On devra, tantes les fois qu'il sera nécessaire, les changer de Huge et mane de lit, en prenant tontes les précautions usitées en pareil cas pour fti*t.wir ira nfiraldinement; l'air de l'appartement devra être également renonvelésoaveuL Dna tes campagnes, ces principes trouvent des coatradictears dans le peuple, et flrtma quelques médecins, regardant l'éruption et les sneun comme • critiques, aeor daot J'JiaZittDde de sarrharger les mdaàn Ak

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cou?ertures, de les calfeutrer dans des lits entouréf do tontes parts d'épais rideaux : enfin, de leur administrer des boissons chaudes, aromatiques et tous les excitants diffusibles : c'est là le comble de la déraison. 31. Lorcau s*est éle\é dans ces derniers temps a?ec beaucoup de force contre un^ratique aussi dangereuse. A Timitation de Fouquet et de Pujol, il regarde Téruption comme chose mauvaise, et il cherche à la prévenir. Il conseille dans ce but, avec Pujol, non-seulement de changer de linge aussitôt qu*ii est mouillé et de ventiler l'appartement, mais il joint encore à ces moyens les lotions sur le corps avec des liquides aromatiques, excitants, tels que eau de lavande, eau-de vie camphrée, ammoniaque liquide largement étendue ; enfîn, il iiLsiste sur les évacuants intestinaux. Cette méthode, qu*on aurait tort de regarder comme irrationnelle, mérite d être expérimentée.

En résumé, on ne peut oi^ser à la suette une méthode uniforme de traitement Il est des cas tellement simples, qu'ils guérissent par le repos et des soins hygiéniques ; mais il en est qui sont si graves, qu'il devient nécessaire de recourir à des moyens énergiques ; on variera ceux-ci, ou on les combinera entre eux suivant le génie de la maladie et la nature des symptômes qui prédominent

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