‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 22 sur 118 · DES FIÈVRES INTERMITTENTES · texte numérisé non relu

DES FIÈVRES INTERMITTENTES

par plusieurs caractères: l"* elles se montrent successivement ou simultanément sur toute ou pres(|ue toute la [)ériphérie du corps ; 2° il est impossible de les produire arUriciellement, et elles rccaonaissent toujours une cause spécifique; 3* les agents thérapeuti(|nes, tels que les antiphlogistiques et les cootre-stimulants, qui ont une si grande elFu acité pour modérer et combattre les inflammations ordinaires, sont sans efTet sur celles dont nous parlons. Elles ont, en effet, une marcbe invariable, une durée qui est presque toujours la même et un même mode de terminaison. (!*est ainsi que la variole se termine toujours par suppuration ; la rougeole, la scarlatine et la miliaire, toujours par desquamation.

Par ce qui précède, on voit que nous a>ons eu raison de placer les maladies éruptives dans la classe des fièvres ; car, nous le redisons encore, ce sont des maladies qui ne reconnaissent aucune affection loi aie piimitivc. Les recherches importantes, entrepiiscs dans ces derniei^ temps par MM. Andral et Gavarret sur les altérations du sang, justifient d*ai11eurs la place que nous assignons aux fièvres éruptives dans notre cadre nosologique. Ces observateurs ont, en effet, démontré que le sang, dans ces maladies, présente les altérations qu*on trouve dans les autres pyreiies, c'est-à-dire qu'il n*y a jamais augmentation de la fibrine comme dans les phlegmasies; le plus ordinairement la quantité de ce principe reste normale; parfois elle diminue très sensiblement, surtout h la période d'éruption; les globules conservent leur chiffre normal ; le sang enfin n(* présente jamais de couenne, si ce n'est lorsqu'il existe quelque complication phlegmasique. Dans la variole néan- BBîns, lorsque Téniption est très conflucnte, et lorsque surtout des collections pondentes existent sous la peau ou dans quelque organe, on peut trouver nne couenne à la surface du caillot ; mais cette couenne est molle, gélatineuse, et diffère beaucoup de celle qui se montre dans les cas de phlegmasies franches. MM. Becquerel et Rodier sont arrivés à peu près aux mêmes conclusions.

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