‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 47 sur 118 · MALADIES PAR UN VICE DE PROPOUTION DU SAN · texte numérisé non relu

MALADIES PAR UN VICE DE PROPOUTION DU SAN

le même eiïeL Tvva frcqueuiruent aussi I*anémie nait s|K)ntaiiénieiit à certaines .: époques des révolutions organiques, par exemple, au momciil de rctablissemeut des À menstrues. La grossesse est aussi une cause active d'anémie. C'est ce que prouveot ^ les analyses de MM. Andral, Gavarret, Becqu((i4 et Rodier. Mais ce fait a eurtôut été parfaitement établi par M. Uegnauld, agrégé de la Facilité. Cet habile cMmiste a prouvé en ciïet dans sa T/ihe^ soutenue en 18^(7, que le chiffre des globules diminuait dés le début de la grossesse, et que cette diminution, souvent considérable dans la seconde moitié de la gestation, était plus grande encore au cinquième et au neuvième mois, éjioque à laquelle la moyenne serait représentée par 101,4. La fibrine, au contraire, reste normale jusqu'au sixième mois, puis sa quantité augmente progressivement jusqu'à raccouchement ; mais l'albumine diminue; enfin le sérum non-seulement au^iente de quantité, mais il devient en outre moins riche en parties solides. Il résulte donc do ces analyses, que la plupart des femmes avancées dans leur grossesse offrent dans le sang la lésion caractéristique de l'ané- ^ mie et de la chlorose.

Nous avons dit que l'anémie pouvait dépendre de maladies organiques ; c'est ainsi que des lésions viscérales graves, spécialement les tubercules pulmonaires et intestinaux, la maladie de Bright, la cirrhose, certains cancers, par suil<> de la modification profonde qu'ils impriment à la nutrition, peuvent commencer par produire l'anémie. Il en est de mém<* des fièvres intermittentes prolongées et de la syphilis constitutionnelle. Les émanations du plomb et parfois aussi celles du mercure détenninent aussi chez les ouvriers cfui sont exposés à leur influence tous les accidents de l'anémie. Knfin, certaines névroses de l'estomac sont aussi une cause essentiellement active par la perturbation qu'elles apportent directement dans la nutrition.

Traitement. — Pour traiter convenablement Tanémie , il faut commencer |)ar éloigner les causes qui ont déterminé la maladie. Ainsi existe-t-il une hémorrhagie, il faut s'en rendi'e maître aussitôt ; et si Tanémie dépend de mauvaises conditions hygiéniques, il faut changer celles-ci. On s'occupera ensuite de réi>artT le sang, d'augmenter sa masse et la proi)ortion de ses principes vivifiants. On y parviendra par l'emploi d'un régime analeptique, qu'on devra graduer et pix)j)ortionner aux forces de l'estomac. Les malades habiteront un lieu sec, aéré, ex|)osé au soleil. Les fonctions de la peau seront excitées par le massage, par les frictions sèches, aromatiques , les bains de mer et de rivière, les bains sulfureux et ferrugineux, et même les affusions et les douches froides, qui ont été recommandées à titre de stimulants. Celles-ci conviendront en effet dans les anémies rebelles qui sont sujettes à de fréquents j*etours, ou qui ne cessent qu'incomplètement. L'utilité de ce moyen a été n)is hors de doute par les faits que M. le docteur Fleury a publiés. On a conseillé aussi l'usage à l'intérieur de plusieurs médicaments, tous pris dans la classe des tooiques, tels que le quinquina, la gentiane, la gonnne kino, l'écorce de chêne, les vins généreux. Mais les préparations ferrugineuses sont, après le régime, le moyen le |>lus efficace' pour combattre l'anémie. On emploie surtout la limaille, le sous-carbonate, le fer rt'^uit par l'hydrogène, le tartrate ferrico-potassique, ou le lactate. Dans ces derniers temps, on a beaucoup vanté les pilules de Vallet, qui ne sont autre qu'un mélange de : sulfate de fer cristallisé pur, 500 grammes; carbonate de soude, 580 grammes; miel, 300 grammes; sirop de sucre, quantité suffisante : on (ait des pilules de 2 décigrainraes, et l'on en prend de 2 éi 10 par jour. Beaucoup préfèrent les pilules du docteur Blaud, formées par uû mélange par pairties ^ales de suUale de Cer et de aouft-carbonate de potasse

. ^ prendre di ^«' "Mates ces | ^wec^on succès

l>i: LA CHLOROSE. 199

iO grauiuu^: goiiiiue adragaiitc, quantité suffisante; diviser en 60 pilules; rendre de t à 30 jour).

ces préparations peux^ni c^tre employées à peu près indistinctement et es |K'u diiïérent. C'est j:v que m* ont prouvé de nombreux essais cornqiMB j'ai iaits.

MSL Vaii den Corput, Hanoii et Pétiequin oni signalé dans ces derniers tem|)s le mangipèie comme un excellent succédané du fer. Ils le donnent de la même manière que celui-ci et auv mêmes doses. On a prescrit le carbonate, le tartrate, le Milfiite, MHt seuls, soit unis au fer. Les faits qui ont été produits jusqu'à ce jour HUit insufihanis pour établir le degré d'utilité des préparations de manganèse; cependant, en raison même des assertions émises pav des hommc*s distingués, il n\ a nul inconvénient, |)<)ur les anémies et les clilojjpses qui résistent au fer, de Ifur opposer le manganèse.

Les ferrugineux ne remé<lient pas seulement à l'état anémique, mais ils constituent encore le traitement le plus ellicace à opposer aux accidents nerveux, Dotamiuent aux douleurs néM*algi(iues de la tète et aux crampes d'estomac Les ht^morrhagies passives qui surviennent quelquefois pourront bien indiquer l'emploi UMtuieulané de quelques autres agents ; mais les ferrugineux j)euvent seuls en prél'iiir le retour, en remédiant k l'étal du sang qui les produit. 11 faut, autant que lairr* m: pourra, ne pas saigner k*s sujets anémicuies ; on s'en abstiendra surtout puur combattre les accidents dé|K>ndants de l'anémie elle-même; et si quelque |iUegnu«e grave menait k en indiquer l'emploi, on devrait le faire avec mesure, et eo proportion avec les forces du sujet. (Lire comme complément l'article suivant )

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