DES ANGINES
Le mot angine (de âyxf^, /étrangle) servait à désigner, dans le langage des aocieds médecins, toutes les difficultés d'avaler ou do respirer produites par une cause placée au-dessus des i)oumons ou de l'estomac. Mais aujourd'hui cette expression n'est guère usitée que |)our dénommer les phlegmasies des membranes muqueuses comprises entre l 'arrière-bouche, le cardia et l'origine des bronches.
Ijcs angines ont reçu des noms particuliers, suivant leur siège spécial et leur mode de terminaison, leur nature et l'espèce d'altération qui les constitue, [.es principales sont les angines gutturale^ tonsilluire, pharyngée^ œsophagienne, Inryngée, trachéale^ œdémateuse et pseudo-membraneuse. La plupart peuvent exister à Tétat aigu ou à l'étal chronique ; mais quelques-unes ont une marche toujours aiguë. Nous ne devons nous occuper ici que d(!s angines qui occupent le pharynx ou l'cesophagc, renvoyant l'étude des autres à ré|X)que où nous traiterons des phlegmasies de l'arbre aérien.
He l*angine gutturale et de l'aoKine pharyngée aiguêi.
Dans Tangine gutturale, l'inflammation occupe la i!uu[ueuse qui Upisse l'isthme du gosier, le voile du palais, ses piliers, la luette, ainsi que les amygdales. Sgmplômeê de Vangine gutturale, — Survenant ordinairement sans prodromes,
( 2(|/t DES INFLAMMATIONS.
5 malades ûproiiveiil dès It; dùbul un |iëii de douleur et un si'nliineiit de »
I resse dans la gorge ; la iliïglutitiou est difficile, et la voi\ oITrc souvent un tim
nasouné. Si, plaçant le inaliide en Tace d'une croisée ou d'une lumière, on Inil
I onvrir la Iwuclie pour toir les parties alTcctées, on trouve celles-ci à peine ti
I fiées; niais la membrane muqueuse est roug^ luisante et sfchc; plus tard, '
I cet tapissée par un mucus filant, qui parfois se condense et forme une couche â
rtfttrc, surtout sur les amygdales. Quelques malades épronient un besoin presj
I continuel d'avaler, ce qui s'explique surtout par le gonflement et rallongcmenn
I la luette, qui vient chatouiller sans cesse la base de la laugne, et détcm
I quelquefois aussi des nausées et des vomissements. Dans la plupart des r^s,^
malades ont un goût fade el amer; presque toujours leur haleine est désagr
ou fétide. L'appétit est rarement Intact, le [dus souvent il est diminué ou perdu ; 9*
existe de la soif, de la con^ation ou de la diarrbêe; enfin, si l'inHammaiion est
vive, il survient un appareil fébrile ayant presque toujours fort peu d'intensité.
Apr£s s'être accrus pendant un, deux ou trois jours, les accidents diminuent bîentOt^
d'intensité, et la maladie se lerminc par résolution. On cite pourtant <pielques cm
assez rares où de ta suppuration s'est formée dans la luette ou dans le voile du palais;
I le reconnaît au volume de ces parties, et <> leur coloration bleuâtre ou blan-
^âtre ; d'ailleurs, eu portant sur elles l'extrémité du doigt, on sent de la lluctna-
vtion, et celte simple pression suffit souvent pour jirovoquer la rupture du petit
F abcès. D'autres fois, celle-ci s'opère h la suite d'elTort.s de vomissements et do toux.
Cette angine guérit toujours sans Otre suivie d'aucuu accident. M. Hérard n\t-
K'jHirie pourtant dans ses ie^ns de physiologie l'histoire d'une dame qui fut alleinle
I cousécutivemenl d'une |>aralysie complète du voile du palais : aussi les boissons
r revenaieut-cifes jtar le nez pendant la d^lutition. (Voir, t. II, l'article l'aralytie
\ du voile du imlais.)
Syttiptôtiies de l'anfjine (ilmn/ngée. — Comme le nom l'indique, dans l'angine pharyngée l'iullanimation orcupe la membrane muqueuse du pharynx ; mais Ie> sympt6ines sont différents, suivant que la phlegmasie aiïecte cette portion supérieure du pharynx qu'on voit lorsqu'on ouvre la bouche, ou bien la partie inférieure de L cet ur^ne, qui est inaccessible à la vue. Dans le premier ca^, il y a on scutimeni F JTardenr, de cuisson et de sécheresse dans la goi^e ; la muqueuse est rouge, sèche, luisante ou lapiiisée par un mucus grisâtre et très adhérent Ij d^uliliou est moins pénible que dans l'angine gutturale ; on n'obsene pas non plus, comme dans celle-ci, ni le nasonnement, ni le besoin d'avaler. Mais les malades sont tourmentés par une toux f/iilluralfi, qui finit P"" provoquer, après quelques efforts, l'cxpolsinu du mucus tenace qui tapisse la paroi postérieure du pharynx.
Lorsque l'inllamnialion occupe la partie inférieure du pharynx, les malades rap-
} portent la difficulté et la douleur qu'ils éprouvent en a\alant an niveau de l'ouver-
I tore supérieure du larynx. Il semble à quelques-uns que le bol alimentaire subit
e point un temps d'arrêt. Les mouvements itni)riiiiés an larynx, ainsi que
[ la pression exercée sur les paities latérales du cou, augmentent souvent \es souf-
Trances. L'inspection de la gorge, même en déprimant fortement la langue, ne
peut laisser apercevoir les parties affectées. Cependant, dans quelques cas rari-s
oil l'inflammation se propage à l'épiglotte, on parvient, en déprimant fortement ta
base de la langue, â apercevoir cet oi^ane, qui est d'un muge intense, et qui res-
semlile, pi' sa couleur et par son lolume, à une cerise offrant â son centre une
dépression loiigiiudiualc. (A'oir plus bas l'arlicle Liryngite.)
Va phlegtnon, puis des abcès, peuvent se dévrlupjter dans le lissu cellulaire du
OES AM;1NES GUrrURALE ET PHARYNGÉE. 2W
tantôt primitivcnicut, tantôt coasécutivcmcnt à l'inflammation de la muffittx. Ces abcès, ooiiimés vétro-phoinjngiens^ peuvent être circonscrits à la paroi pÉieiire du pliarynx, et être facilement aperçus et touchés lorsqu'on fait ouvrir hbàQche au malade ; ils ne produisent guère alors que de la douleur et de la |lM<ltns la déglutition. Mais parfœsle pus fuse en bas, soit vers la poitrine, soit «shpartie supérieure du larynx, de manière à comprimer la glotte et à simuler rit m croup, soit une angine laryngée œdémateuse. Le pus prend cette dernière inction torscpie l'alxès s'est développé dans les parois latérales du pharynx. La wtirrive alors par suffocation.
L'ugiiie pharyngée excite rarement de la fièvre; elle se termine presque touympff résolutiou, après une durée qui varie de un jour jusqu'à plusieurs KOÙBes, d'autres fois elle passe à Tétai chronique.^3le n'est que très exception- Khment qu*ou voit la phlegmasic, se propageant au tissu cellulaire, se terminer prsnpparatîon. X..a pharyngite récidive fréquemment
Diù^nosiic, l-*es symptômes, et surtout l'inspection des parties, permettront
iMqooTs de reconnaître les angines gutturale et phar> ngée. Chez les enÊmts naisnotsilfaut éviter pourtant de prendre pour une inflammation la rougeur naturelle de U gorge, qui existe souvent chez eux pendant les dix ou douze premiers jours âeUne. On disting;ue ceUe-d de celle qui est inflammatoire, parce qu'elle n'excite jaûde fièvre, et qu'elle ne s'accompagne d'aucune gêne appréciable dans la
ttjMitîon.
Uncpie la phlegmasic occupe la partie la plus inférieure du pharynx, c'est-àinmi point qui est peu ou point accessible à la vue, on pourrait hésiter sur le ■iiedif mal. Cependant la toux gutturale, et surtout la douleur que la déglutition pnyioqœ, fixeront le diagnostic, même lorsqu'un peu d'enrouenient prouve que h pUegmasie s'est propagée jusqu'au larynx.
Lk abcès rétro-pharyngiens peuvent plus facilement être méconnus, et faire Cfoire on k un croup ou à une angine laryngée. Nous reviendrons sur ce diagnostic dilérentiel quand nous traiterons de ces affections. Disons seulement ici qu'il ioporte toujours, dans les souffrances qui semblent avoir le larynx pour \yoïnt de diput, d'examiner' avec le plus grand soin le pharynx, et si l'on reconnaît dans m point de son étendue une tumeur molle et fluctuante, et si, d'autre part, l'épi- ^tte et la partie supérieure du larynx sont intactes, il sera rationnel d'attribuer ^hcolleclion purulente les accidents de suffocation qu'on observe. On palpera éplement avec grande attention les parties latérales du cou, attendu que parfois b flndnation a pu être perçue à l'extérieur.
Pronostic. — l-e pronostic n'est presque jamais grave ; il ne pourrait Télre que daDscescas, rares d'ailleurs, d'abcès rétro-pharyngiens ayant fusé infériouroinenl, et comprimant la glotte, ainsi que M. le docteur Ballot en a cité un remarquable eiemple dans les Archives générales de médecine (année 18/il, t. XII).
Étiologie. — Les angines pharyngée et gutturale sont surtout communes chez les enfants et les jeunes gens; elles sont fréquentes au printemps; elles sont souvent proYoquées par l'action de vapeurs irritantes, par le contact de corps trop chauds ou trop froids. >Iais leurs causes les plus communes sont les perturl)ations atmosphériques et le refroidissement du corps : aussi règnent-elles souvent épidéiniquement.
Traitement. — L'usage des boissons douces, de gargarismes émoUients, de quelques pédiluves irritants et d'un laxatif, forme à peu près le seul traitement actif k opposer aux angines gutturale et pharyngée. Il est inutile de dire que ces moyens
devront ôtre secondés par Je repos au milieu d'une température uniforme, et par la diète, s*il y avait de la fièvre. Dans ce dernier cas, une saignée pourrait même être utile. Enfin, on combattra par une médication appropriée les c4)mplication8 qui pourraient exister. La plus fréquente est un embarras gastri([ue qui nécessitera remploi d'un vomitif. On a encore préconiit*, dés la |)ériode la plus aiguë, les astringents, et notamment Talun ; mais nous parlerons de Tusage de ces médicaments lorsque nous traiterons de Famygdalite.
Si Ton constate un abcès rétro-pharyngien, on se hâtera de donner issue an pus avec le bistouri ou le pharyngotome, ou par Tadminist ration d*un vomitif. Dans le cas où le foyer, très diffus, serait {k*u accessible, et si la suffocation était imminente, on ot)vrirait une voie artificielle à Tair en pratiquant la laryngo-trachéotomie.
l>e iVnygdalite, ou angine tonsiUaire.
Synontmie. — Esquinancic, ioflammulion des amy^dules.
L'amygdalite, ou rinflammatlon des amygdales, est caractérisée par le gonflement, la dureté, la rougeur de ces glandes, avec chaleur, sécheresse à la gorge et difficulté plus ou moins grande dans la déglutition. L'amygdalite peut exister à l'état aigu ou à Tétat chronique.
Anatomie pathologique. — Dans les cas rares où Ton peut examiner anatomiquement les amygdales enflammées, on trouve leur volume augmenté ; leur surface est rouge et injectée. La muqueuse qui les tapisse est épaissie et friable ; parfois elle est recouverte par de fausses membranes. Les cryptes, dont Tagglomération semble constituer Famygdale, sont tuméfiés, et de leurs orifices, devenus plus distincts, on fait suinter par la pression un fluide visqueux, rougeâtre ; d'autres fois, leur cavité est remplie de fausses membranes ou d'une matière sébacée et concrète, qu'on énuclée facilement et qui exhale une odeur fétide. Ordinairement la phlegmasie atteignant simultanément les tissus cellulaires sous-muqueux et interfolliculaire, on trouve le parenchyme de la glande induré et friable ; souvent alors il existe dans son épaisseur un ou plusieurs abcès ; enfin, dans quelques cas plus rares, tout le tissu de l'organe, devenu bleuâtre, est ramolli et évidemment mortifié.
A l'état chronique, l'amygdalite est anatomiquement caractérisée par l'induration et l'augmentation' de volume de l'amygdale. Le tissu cellulaire est épaissi et induré ; les follicules sont hypertrophiés, leurs cavités sont plus larges, leur orifice est dilaté, et ils contiennent une matière sébacée avant la consistance et l'odeur du
fromage pourri. Dans sa forme aiguë, on trouve souvent que la phlegmasie s'est propagée au larynx ou tout au moins à l'épiglottc, qui est dure, arrondie, bleuâtre ou rouge, assez semblable, comme nous l'avons dit, à une grosse cerise.
Symptômes, — L'amygdalite débute ordinairement sans prodromes ou bien après des prodromes légers : ainsi his malades accusent une sensation de chaleur et de sécheresse à la gorge, ils ont de la gène et de la douleur en avalant ; car les amygdales placées en dedans du constricteur supérieur du pharynx sont douloureusement comprimées par la contraction de ce muscle pendant le phénomène de la déglutition. Bientôt pourtant tous ces symptômes augmentent La douleur s'exaspère alors par la pression exercée cxlérieuremenl au niveau des amygdales ;la sécrétion salivaire, devenue plus abondante, e( l'augmentation de volume des amygdales, provo(pient de fréquents mouvements de déglulilion, qai sont man|ués par des grimaces et par des contorsions dans la face, en raison de la douleur vive que les
DE L* ANGINE TONSILLAIRE. 2&7
malades ressenteni pendant la contraction des muscles du pharynx. A un degré phtt avancé, la déglutition peut devenir impossible; dans ces cas, les boissons ne françfaissent pas Tisthnie du gosier, et si une partie d'elles arrive jusqu'au pharynx, die excite fréquemment des contractions spasmodiques telles, que le liquide reflue cts^écbappe en entier par la l><)uci!|e et les narines. Presque tous ces malades éprouvent une toux gutturale très pénible, qui augmente beaucoup les souffrances, et «1 les voit alors, après un pins ou moins grand nombre de secousses douloureuses, rejeter des mucosités visqueuses, opaques ou jaunâtres, sécrétées par la membrane muqueuse enflammée. La bouche, dans cette affection, exhale une odeur désagréable; la \oi\ est nasonnéc, et, dans la plupart des cas, elle est étouffée et semble se passer uniquement dans la gorge. L'exploration de cette partie montre que les amygdales sont pins volumii^^uses ; elles se dessinent sous forme de deux tumeurs rouges et dun>s, ([ui obstruent plus ou moins complètement ristliiiie du gosier, et ne sont souNcni séparées Tune de l'autre que par le voile du ^palais qui est rouge, gonflé et repoussé en avant avec ses piliers antérieurs. On rencontre parfois sur les surfaces malades des concrétions jaunâtres, irrégulières, qui \ adhèrent plus ou moins intimement et qui n'ont aucune importance, car «lies sont tout à fait distinctes des concrétions diphthéritiqucs. L'exsudation, tomme nous Tavous vu, est pultacée et hlancliâtrc dans l'amygdalite qui accoropagac la plupart des scarlatines.
Le plus souvent les amygdales sont d'un volume inégal ; quelquefois une seule fanae saillie : dans ce cas, la luette est fortement déviée du côté op|)osé. L'exploration des parties affectées n'est pas toujours chose facile. Il arrive, en effet, assez souvent que les malades ne peuvent desserrer les mâchoires, à cause de l'extenNon de la phlegmasie à toutes l(*s parties voisines, et parce que les ganglions sousmaiillaires sont tuméfiés et douloureux. Dans l'angine tonsillaire, la plupart des maladi-s éprouvent une douleur plus ou moins vive dans une oreille ou dans les deux à la fois, lorsque la phlegmasie a gagné l'orifice pharyngien des trompes d'Eustaclii. Cette douleur, que l'on calme souvent |)ar la pression qu'on exerce sur lorciUe avec la |)aume de la main, est tantôt constante et tantôt elle est ressentie seulement pendant l'acte de la déglutition ; elle s'accompagne fréquemment de bourdonnement, de dureté de l'ouïe, de surdité complète, ou bien d'une crépitatîoo particulière, en raison de l'obstacle apix)rté |)ar le gonflement des parties à la libre circulation de Tair.
PcMir peu que l'amygdalite ait une certaine intensité, elle excite divers troubles !>\mpathîques. Ainsi, la plupart des malades accusent du malaise, de la céphalalgie, et ils ont une fièvre plus ou moins vive ; leur langue est blanche, la bouche est (làteuse; il y a de la soif et de l'inappétence; très frécpiemment, enfin, on observe l'ensemble des symptômes qui caractérisent l'état bilieux ou gastrique. Quelques malades pourtant, quoique assez fortement attaqués, n'ont pas de fièvre et conservent leur appétit ; mais ils ne peuvent le satisfaire, à cause de la tuméfaction des lartics et des douleurs (|ue les efforts de déglutition provoquent. ( hez d'autres, la dcMik'ur n'est vive qu'au commencement du repas ; souvent alors ils le tcnninent avf^ peu de souffrance, ce qu'on peut expliquer peut-être, en disant que les premiers aliments ont agrandi le passage eu le déblayant des mucosités qui l'obstruaient, et ont iiabitué les parties enflammées au contact des corps étrangers. Les symptômes locaux que je viens de décrire, comme la douleur de gora;e et d'oreille, la difficulté d'avaler, etc. , n'existent que d'un seul côté lorsque l'inflammation n'envahit qu'une des deux amygdales.
. soit .
■oubles ronciioiiiirls ofîi'ciit iiiip iuiensîii! variable, ^ui^niit retendue ou la graiil^' (11- la piilogniasic, pt suivant W volump que les amygdales aciuifrent. Aîusi nous venons de voir que l'amygdalite [wiivail exister quelquefois presque sans déranger la santé généi^le, tandis que d'autres fois elle s'accompagnait des accidents les plus graves. C'est ainsi que, lorsque les lolkillcs soûl tellement grosses qu'elles se touchent par leur bord interne, de manière i meure un obstacle iusu ri non table il l'entrée de l'air, les malades sont dans un état d'anxiété extrême i la respjratioa est fréquente, géuée, l'hématose incomplète, la face vullueuse, bleuâtre, les saillanis; enfin, la mort survient, soit avec des symptômes d'asphyxie, soit avec ceux d'une congestion cérébrale. Lue pareille terminaison est d'ailleurs tr^srare.
Marche, durée, ter/nin^^ns. — l.'ainygdaliie a une marche généralement •z rapide. I.'iuflammation occupe le plus souvent les deux amygdales siniultanéinl, mais avec une inégale intensité ; quelquefois une seule est alteinle, et ce n'est (|U*aii bout de plusieurs jours, ou même loi-sqiic la résolution s'op^^c, que la glande congénère s'alTecte elle-même: ta maladie reste bornée h une st^ule des ainygdal<-s ï peine dans un neuvième des cas. Quoi qu'il en soit, du quatrième au cinquii'mc jour, la maladie a généralement acquis sou maximum d'intensité ; puis, après être restée quelques jours stationnaire, elle décline; alors le déglutition est moins pénible; laioix reprend son timbre; le mucus qui lubrifie les parties phlogosées m plus ë|iais;ilest opaque, jaunittre, se détache avec peu d'eiïorls, et cette expulsion s'accompi^ne de soulagement En même temps les amygdales diminaenl de volume, et la couleur rouge s'éteint ; on dit alors que la maladie s'est terminée par 'résolut ion. Cependant, dans la plupart des cas, bien que les douleurs et ta dysphagiG cessmt, la gorge pourtant coiKtnuc i Strc un pou rouge, et les amygdales restent plus ou moins tuméliécs; ce n'est souvent qn'aii bout d'un temps fort long qu'elles reviennent tout ii fait i leur élat primitif. La résolution est la terminaison la plus ordinsire de la maladie; ce n'est, en effet, qu'exceplionnellemenl, qu'on observe de la suppuration. Lontque celle-ci survient, les symptômes inllainmatoires arrivent!) leur summum d'intensité, le gonflement est considérable; les douleurs, d'aboni lancinantes, se calment et deviennent bientôt gravatives; puis on voit un point de l'amygdale qui s'acumioe et qui blanchit ; en y portant le doigt, on a la sensation d'une cnoUesse llucluante, et alors la moindre pression suffit pour rompre les parois de l'abcès. Cette évacuation est souvent spontanée ; le pitis ordinairement elle est provoquée par les secousses de la toux ou du votnissemenl. I^es malades sentent tout â coup leur bouche s'humecter, et en crachant ils s'aperçoivent qu'Us rejettent un pus phlegmoneux ou rougeâtre, iaut(tt inodore, tantôt très fétide. La quantité de pus peut être assez considérable jwur provoquer quelquefois, par son irruption soudaine, des accidents de suiïocatioa D'autres fob, au contraire, soit que le pus existe en petite quantité, soit qu'il s'écoule par un simple permis, l'ouveriurc de l'abcès pourrait passer inaperçue, si le goût désagréable que les malades éprouvent et l'odeur fétide qu'ils exhalent ne fixaient l'attention. En général, les symptômes dimiimenl promptement, sans que pour cela on ottsene un aiïaîsscmeut proportionné dans le volume de la luiucur. L'abcès des amygdales s'ouvre h peu pri^s constamment dans la Ixmclie. On ne cite, eu effet, que quelques cas fort rares oi"! il soit venu prof'miner iiti dehors. On l'a même vu quelquefois décoller largement les muscles du cou ci fuser dans la région sushyoldiennceljusqu'an-dessus de la clavicule. M. Veljieau en a observé trois cas. lin accident, heureusement t)eaucoup plus rare, et que j'ai vu seulement une tûÎBt,^
DE l'angine tonsillaire. 2M
me hémorrhagie foudroyante qui tue en quelques instants lorsque l'inflami ite.propagcâuteii dehors, atteint et ulcère la carotide interne, qui, comme cliacwi sait, n*est distante de l*amygdalc que par un espace de 20 à 25 millimètres. L'amygdale enflammée peut quelquefois être frappée de gangrène, en totalité ou hîn en fortie. Cet accident pourtan) est encore assez rare ; on le reconnaît à fodear fétide qu'exhale la bouche, à la lividité et à la couleur brunâtre du tissu it Tamygdale, qui se détache sous forme de détritus putrilagineux. C'est après ce ■ode de terminaison, comme après la rupture de l'abcès, qu'on observe, surtout à h mfaoe des amygdales, des ulcérations profondes à fond grisâtre, à bords durs cl âefés. Ces solutions de continuité ne sont presque jamais primitives, excepté chei les sujets infectés de syphilis, chez lesquels une amygdalite, quelquefois très Kgère* appelle et fixe sur les amygdales la diathèse vé^^enne, qui s'y révèle par la fonnacion d*olcérations caractéristiques. (Voir, dans le tome II, Syphilis conêiit^iimnêlie.)
* L'amygdalite peut passer à l'état chronique : c'est la terminaison dite par indu-' ration. Dans ces cas, les amygdales sont plus ou moins volumineuses et dures; la déglutition est habituellement gênée ; la voix est moins parfaite, elle est parfois nasonnée; l'ouïe est dure; l'haleine est très fétide, surtout au moment du réveil. Enfin les malades éprouvent, plusieurs fois Tannée, des récidives, c'est-à-dire que leur maladie passe momentanément à l'état aigu. Cette forme se rencontre surtout fréquemment chez les enfants, et Dupuytren la regardait comme occasionnant cha les jeunes sujets cette déformation du thorax qui consiste dans le rétrécissemeÊt de la paroi antérieure, le bombement du dos et l'aplatissement des côtes ; ce qu'il expliquait par les efforts que font les muscles inspirateurs pour vaÎBcre l'obstade que les amygdales augmentées de volume opposent à la respiration. Ces idé^du grand chirurgien, exposées par lui en 1837 (1), ont été défendues par plusieurs observateurs, notamment, par M. Coulson, à Londres, par Warren, à Boston, et plus récemment par M. le docteur Robert. Ce dernier, dans tu travail intéressant qu'il a publié en 1863, dans le Bulletin de théra-^ peutique^ a établi que l'engorgement chronique des amygdales chez les enfants produisait, outre la déformation du thorax, plusieurs ordres d'accidents, dont les principaux sont l'affaiblissement de l'ouïe et une toux gutturale opiniâtre ; ce qui esi parfaitement exact M. Robert ajoute que le voile du palais, étant en outre refoulé en haut, rendait difficile la respiration par les narines ; de là celte physionomie comme hébétée des enfants, qui sont obligés d'avoir sans cesse la bouche entr^ouverte. Enfin, les narines, ne livrant presque plus passage à l'air ambiant, subiraient, d'après M. Robert, une sorte d'arrêt de développement, caractérisé par rétroitesae du nez, ainsi que par le peu d'étendue de la voûte palatine et de l'arcade dentaire supérieure. Ces idées nous semblent un peu hasardées ; nous ne croycMis pas que l'angine puisse produire de tels désordres. £n effet, la disposition des narines, celle de l'arcade dentaire et du palais, signalées par M. Robert, sont évidemment congénitales ; elles se rencontrent d'ailleurs très fréquemment Quant à la déformation thoracique, c'est là un effet du rachitisme auquel l'inflammation tonsillaire n'a aucune part Les seuls accidents que nous regardions comme pouvant dépendre de l'amygdalite sont la toux gutturale, et la surdité par suite de la propagation de l'engorgement tonsillaire ou pharyngé aux trompes d'Kustachi. Enfin, il faut encore ne pas ignorer que l'accumulation de la matière sébacée dans les follicules de l'amygdale peut être ime cause de fétidité de l'haleine.
(1) Béperioire d'anatomie 9i d$ pk^êiologie.
L'amygdalite a une durée moyenne de huil à dix jours ; il n'est pas rare pourtant qu'elle se prolonge jusqu'à la fin du second septi'nain^ elle pcnHiivinc dépasser le troisième, mais il y a généralement alors plusieurs recrudescents. L'amygdalite est une des maladies dont la récidive est le plus fréquente, surtout chez certains individus. *
Diagymstic, — Inutile d'insister sur le diagnostic de Tamygdalite, car il ne peut jamais offrir de difficulté. L'inspection des parties révèle le siège et la nature de l'alTection. Si les maladcis ne peuvent écarter assez les mâchoires pour pennettre de découvrir les amygdales, ou diagnostiquera Taiiiygdalite à la douleur, à la gène dans le déglutition, à la douleur qui retentit dans le fond de Toreille, et à la souffrance qu'on provoque en pressant (extérieurement au niveau des amygdales. Lorsque la réaction fébrilc^l vive et qu'elle est dispro))ortionnée avec l'état local, on ne devra pas hasarder %i diagnostic, car, en pareil cas, l'amygdalite |)ourrait n'être qu'un épiphénomène, un prodrome de Féiiiption scarlalineuse.
Pronostic* — Le pronostic n'est grave que lorsque la fièvre est intense, lorsqu'il existe des symptômes de congestion cérébrale ou des accidents de suffocation. La gangrène est aussi une circonstance toujours lâcheuse. En sonune, c'est une des maladies aiguës qu'on voit le plus rarement se terminer d'une manière funeste.
Ètiologie, — L'amygdalite, rare chez les nouveau-nés, est communia dans la deuxième enfance; mais elle acquien son maximum de fréquence de quinze à trente ans; elle est rare après ([uarante. Les deux sexes y sont également prédisposés, mais on ignore rinfluence que les tempéraments exercent. Plus commune au printemps et à l'autonme, elle reconnaît les mêmes causes occasionnelles que l'angine gutturale et pharyngée ; plus souvent encore que celle-ci, die règne épidémiquemeut. U est inutile de rappeler que l'amygdalite survient fré^iuemment dans le cours de la scarlatine, plus rarement dans celui de la rougeole et pendant certaines épidémies d'oreillons, etc.
Traitement. — On a proposé de faire avorter l'amygdalite eu cautérisant les 3urfaces malades avec un crayon d*azotate d'argent. MM. les docteurs Palais (1), Durant (2) et Herpin (3) ont plus spécialement recommandé cette pratique. Ce dernier dit qu'à l'aide d'uue ou deux cautérisations faites à viugt-quatre heures de distance dans les deux ou trois premiers jours de la maladie, on })eut, sans aucun autre traitement actif, prévenir la suppuration. Celte méthode n'est pas généralement adoptée, car elle ne compte pas enc^jre en sa faveur des faits suffisamment nombreux; elle n'est d'ailleurs applicable qu'au début, et l'on ne saurait y recourir lorsque la phlegmasie est parfaitement établie.
Dans la grande majorité des cas, l'amygdalite cède ài'emploi d'une médication peu énergique, telle que nous l'avons déjà indiquée pour l'angine gutturale. Cependant, lorsqu'il y a de la fièvre, lorsque la douleur est très vive et que les amygdales ont acquis un volume considérable, on devra pratiquer une ou même plusieurs saignées du bras. M- Cliauffart préfère en |)areil c^s la saignée du pied; mais les faits produits par le médecin d'Avignon sont peu nombreux et d'ailleurs peu concluants. Quoi qu'il en soit, la phlébotomie est préférable aux saignées locales faites autour du cou; c'est ce que M. Ix)uis a démontré dans ses Hecherchffs sur les effets de la saignée dans les phlcgmosies. Cependant, dans les angines graves, lorsque la suffocation est imminente, ou devra combiner ces deux espèces
(i) bulletin de thérapeutiéfuê^ t XIIL p. S8L — (S) Journal de médecine de Lyon^ novembre 18À5. — (8) Union médicale, anDée 1852.
DE L*ANGINE TONSILLAIRE. 951
ienovçii's. Il faut, en outre, dans les cas que nous supposons ici, provoquer une
^révuUàou extérieure avec des sinapismcs, et une révulsion à Tlntérieur à Falde
kbvenients purgatifs, ou mieux encore par Fadministration d'un éméto-carthar-
ifte, si toutefois la déglutition est possible. Ce dernier moyen est utile, non-
Mtement par les effets rc>ulsifs (ju'i^ produit, mais encore par les secousses de
lanisseinent , pendant lescpielies les amygdales sont soumises par les muscles du
fbrynx k une compression énergique qui en exprime les fluides infiltrés et favoiise
kv rèsolutiou. Je ne dirai rien des sangsues appliquées sur les amygdales clles-
■ÉKKiOu des SGarîQcations de leur tissu à Taide de divers instruments ; car ces
■Bjens, d*uii emploi très difficile, ont le plus souvent des effets contraires à ceux
fi*aû te propose eo les employant. Je ne saurais non plus, les cas de suffocation
fuxpléiv oonaeiller Tapplication de vésicatoires auto;j^du cou, moyen qui était
Uqiieniiiieiit employé par les médecins du dernier siècle.
La forme de la maladie, ses complications et son mode de terminaison, sont tnssi la source d'indications spéciales. Ainsi, la réaction inflammatoire forcera iM]\ent le médecin d'insister davantage sur les antiphlogistiques ; de même, dans certaines constitutions médicales oùj)resque toutes les angines se compliquant d'un état bilieux {anyinet ùilieuse§ de Stoll), on doit recourir aux énoétiques et aux fmnS^tifis. Ces médicaments font non- seulement cesser les symptômes gastriques, uatt ih exerceot encore une influence heureuse très grande, et le plus souvent très r^nde, sor la gorge cllc-inême, comme s*il existait un rapport très intime ealic la phlegmasie et la complication survenue du côté des organes digestifs.
LorK|u*on reconnaît que l'amygdalite s'est terminée |)ar suppuration, il faudra m hiter de donner issue au pus, soit en portant le doigt dans la gorge et en déchirant avec Tongle le point fluctuant, soit à l'aide d'un bistouri. Ënfm, chez les sujets poâUaniaies, on administrera un vomitif, afin que les secousses qu'il provoque et (eut coDVulsif du pharynx ojKTent la rupture du foyer. Si la gangrène se manifeste, on devra en rechercher la cause, i^irsqu'elle dé[)end de la violence de la phlegmasic, les antiphlogistiques sont indiqués ; si elle se lie ci un état général particulier, on lui op|K)sera des moyens appropriés ; ou favorisera la chute des ochares et l'on modifiera l'état des parties par des lotions et des applications détersives et toniques, comme Teau vinaigrée ou aiguisée avec l'acide hydrochk>riqae, les infusions de kina, etc. Ces mêmes moyens conviennent également contre les ulcérations consécutives, a supposer pourtant qu'elles ne soient pas entretenues par une cause spécifique, conune la syphilis. Souvent on fera marcher ces solutions de continuité pro'mptemcnt vers la guérison en touchant leur surface avec un caostiqne.
Les substances astringentes, et {)articulièrement l'alun, sont généralement administrées vers le déclin de la maladie. On peut alors insufller l'alun dans la gorge ù l'aide d'un tube, ou bien on |K)rte cette substance sur les amygdales avec l'indicateur. L'alun produit communément une diminution rapide dans le volume de l'organe : car, appliqué comme je viens de le dire, il agit non-seulement par ses fYopriétés astringentes, mais encore en excitant des efforts de vomissement et un <'>tai de contraction spasmodique des muscles du pliarwix, pendant lequel les aiiiy;;daIos sont comprimées. Quelques |K*rsonnes , notamment M. Velpeau, ont \ouln encore étendre l'emploi de l'alun à l'état aigu ; mais, nonobstant une si IMiissantc autorité, nous ne croyons pas que cette pratique puisse être trop généralisé** ; car nous avons vu maintes fois l'emploi prématuré de l'alun augmenter les accidents inflammatoires, et prolonger de beaucoup la durée de la maladie.
Les astringents et les révulsifs intestinaux sont les seuls moyens qu*i1 c()imdi||^ d'opposer à Tamygdalite chronique; mais lorsqu'elle se prolonge indéfiniment', et que le tissu des amygdales s*est hypertrophié, il faut recourir h Tcxtirpation de ces organes. (Voir, pour les détails de l'opération, les ouvrages de chirurgie.)
Se l'angine pseudo-membraneuse.
Stuohtmie. — Ulcère syriaque : angine couennease. gungieneuse, (liphtbe'ritique, maligue.
' L*angine pseudo-membraneuse est une inflammation spécifique occupant communément le pharynx, les amygdales, le voile du palais et ses piliers, et qui est caractérisée par la formation d'une fausse membrane généralement grisâtre, ayant beaucoup de tendance à ^ahir les parties environnantes, s'accompagnant de la tuméfaction des ganglions sous-maxillaires et d'un appareil de symptômes généraux plus ou moins graves.
Historique, — Sous les noms d'angine maligne, d'ulcère syriaque ou égyptiacf Arétée parait avoir décrit la maladie dont nous allons traiter. Ses successeurs, cependant, en firent à peine mention, et ce neVut guère qu'au commencement du XVII* siècle que Nola (1) , Villaréal (2) et d'aures médecins espagnols et italiens la décrivirent de nouveau. Mais les travaux les /plus remarquables sont ceux qui furent entrepris vers le milieu et la fin du ^ècle dernier, par Malouin (3), par Astruc (4), par Chomel (5), et surtout par Sain. Bard, de New- York (6), dont les opinions ont été reproduites et commentées avec un très grand talent par le docteur Bretonneau, qui est de tous nos contemporains celui qui a le plus éclairé Thistoire de l'angine diphthéritique (7). C'est peut-être avec raison que le célèbre médecin de Tours a essayé de rapporter à cette maladie tout ce que les anciens avaient dit des angines gangreneuses. Toutefois on aurait tort de contester absolument l'existence de ces dernières; elles sont seulement excessivement rares, elles constituent d'ailleurs une affection tout à fait distincte de celle dont nous allons parler. (Voir la Classe des gangrènes. ) -
Anatomie fjathologique. — Comme nous l'avons déjà dit, l'angine couenneuse est anatomiquement caractérisée par une concrétion grisâtre ou blanchâtre, prenant une teinte noirâtre lorsque du sang exhalé au-dessous d'elle la pénètre. Elle adhère plus ou moins fortement au corps muqueux, ce qui a fait supposer à quelques personnes qu'elle était subjacente à l'épithéliuin. Cette question est loin d'être résolue; mais quoi qu'il en soit, il est certain que sur le cadavre on trouve toujours l'épithélium détruit et la fausse membrane en contact immédiat avec l'air. La concrétion morbide est disposée par plaques irrégulières formant partout une couche à peu près uniforme, d'une épaisseur variable de i à 2 millimètres et plus; quelques-unes sont composées de plusieurs feuillets superposés; d'autres sont tellement minces, qu'elles reflètent la couleur de la muqueuse et passeraient inaptMçues si l'on n'examinait pas la gorge avec attention. La nmqueuse qui les sécrète est rouge, ecchymosée, parfois excoriée, mais jamais mortifiée ni ulcérée; il existe pourtant des points déprimés et qui simulent des ulcérations, mais cela tient uni-
(1) Deepiiemica phlegmone anginoêa grassanle NeapolU in*A« Venetiis, IGiO. — (2) De signis^ eausU et euratione morbi êuffbcantiSt llb. Il, in-A, iSil. ~ i.S) Mémoires de V Académie des uieneeê, années 47Â7, 17&8 et 17^9. — {à) Lettre êur Cespèce de mal dégorge gangreneux qui a régné parmi Us enfants en i7Â8. — (5) Dissertation sur Vespèeê de mal de gorge gangreneux. Paris, 1759, in-42. — (6) Recherekes sur l'angine suffocante^ traduit de Tanglais par nnoUe, en 4810. — (7) Inflammations spéciales des tissus muquêux, <t| en particulier^ de la diphthérite, 1828, in-8.