‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 62 sur 118 · INFLAMMATION DES ANNEXES DES ORGANES DIGESTIFS · texte numérisé non relu

INFLAMMATION DES ANNEXES DES ORGANES DIGESTIFS

Ses parotides.

Dans le langage des pathologistes. le mot parotide sert à désigner lin engorgement aigu, inflammatoire de la glande parotide qui survient communément dans la période d'accroissement ou vers le déclin de plusieurs maladies graves, comme la peste, le typhus d'Kurope et d'Ainérf pie, et, dans quelques cas, de fièvre typhoïde, do fièvre pernicieuse et de choléra.

On a distingué les pan/: .os en cnftqveset en ncrifiqwSy suivant que leur apparition coîncid'ii' avec un( aniéliorati<m dans les symptômes principaux de la maladie, ou qu'elle était suivie, au contraire, d'une aggravation dans l'état général. Dans l'un et l'autre cas, la parotide constitue uneaiïection essentiellcmer^t symplojnatique. il peut n*y avoir qu'une seule i^rolide : d'autres fois il s'en fcinne deux simultanément ou bien successivement.

Sf/mplthiifs. — Kn général, l'engorgement débute |)ar un petit noyau vers ^all^le de la mâchoire ou sur un point quclconcpie de la région parotidieime, puis en quelques heures, ou en un ou deux jours, l'engorgement acquiert des proportions considérables; il i)cut gagner une partie de la face et du cou. Il s'oppose alors non-seulement à l'écartcment des mâchoires, mais souvent ilgêae l^d!^\k\ition et même la cïrcvbthn cérébmie /»r h compression des \eiaes \df;io\m^s&.

l.a tumeur dont nous parlons, souvent plus grosse que le poing d un adulte, est rouge el parfois violacée ; elle a quelquefois tous les caractères du phlegmon ; ailleurs elle n'est ni dure ni élastique, mais empâtée. Il est fort rare que ces tumeurs se résolvent; presque toujours elles sont suivies de suppuration, quelquefois de gangrène. La suppuration se forme toujours d^très bonne heure ; mai^ emprisonnée au milieu des grains glanduleux dans un^tsn cellulaire serré, el bridée par des aponévroses résistantes, elle se réunit diofflUient en foyer, et elle a quelque tendance à fuser le long du cou. Cette supnL '/on se fait jour le plus souvent directement au dehors. Quelquefois Taccès { vKr^ (l^^^s ^^ conduit auditif externe. Plusieurs fois j*ai vu des désordres consi^H[|y^succéder à la suppuration de la narot^i les grains glanduleux, disséqu^parl^pfcifi, tombaient sphacélés ; le nerf ■re la septième pâif^Mai^MM^is lui-même en entier ou en partie dans la destruc- ^tion ; aussi en est-il résuItRiue paralysie complète ou partielle d'une moitié de la face.

Pronostic. — Les parotides, loin d'être une crise heureuse, constituent presq^

toujours un accident fâcheux. C'est une maladie nouvelle qui a ses péril^beau-

coup de malades, en elîet, succombent à ses suites, les uns épuisés^gp^BTsuppU"

ration, d'autres emportés par une résorption purulente consécir^i^l^JS^lus souvent

^.à une phlébite. %

Chez les individus qui guérissent, l'inflammation ayant pu produire une des-

iction ou une oblitération du conduit de Sténon, il en résulte une incommodité qui peut persister toute la vie. C'est un suintement d'un fluide séreux fort analogue à la salive, suintement qui se reproduit à chaque repas. ]\L Baillarger a réuni six observations de ce genre dans un travail publié en 1853 dans la Gazette médicale de Paris,

Traitement, — Lorsque la tension est extrême et la douleur vive, il faut appliquer sur la tumeur un certain nombre de sangsues, et la recouvrir ensuite de cataplasmes ^mollients et sédatifs; les onctions mercurielles seront également utiles. On ^ra inciser de bonne heure, et ne pas attendre que le pus soit réuni en foyer. D'aPl^ors, en faisant cesser l'étranglement, on empêchera plus sûrement les désordres que par tous les topiques qui ont été tour à tour préconisés. (Pour les soins coasécutifs, voir dans les livres de chirurgie le traitement des abcès simples et gangreneux.)

Dans la parotide, les grains glanduleux sont réellement affectés; mais nous ne siTons pas s'ils le sont primitivement ou consécutivement au tissu cellulaire.

l>e rhépatile.

Le noot hépatite sert à désigner les inflammations aiguë et chronique du tissu du foie.

Historrgue. — Cette affection, vaguement indiquée avant Galien, un peu mieux connue cL|)nîslui, et surtout depuis les travaux de Bianchi, de F. Hoffmann, de Van Swieten et de [Vlorgagni, a été l'objet de quelques recherches de la |)art des modernes, parmi lesquels il faut citer, en France, MM. Andral (1), i.onis (2;^, Jourdan, Mérat (3), Bonnet (6), Haspel (5), Dutroulau (6); en Angleterre, on dis-

4) Clinique médicale^ t. II. — (2) Becherche» anatomicfhpathtAogiques, Paris, i826. — (3) Dictionnaire de» êciences médicales^ articles HAPATiTift Maladiis du poib. — (A) Traité des maladie» du foie. — (5) Maladie» de V Algérie ^ t. I. — (6) Mémoire» de VAcadêmif impériale de médecine^ U XX*

• • l)i: I/HÉPATITE. 29?

\iii^Ui! les travaux de Sauiulers, do Twining, et surloul Touviage d'Aniiesley, qui,' s»us beancoup de rapports, ne iiiériie pas la réputation qu'on lui a faite.

Caractères mmtomiqws. — ïl n'est peut- être aucun organe de Técouoniie dont l'inflammation soit aussi didicile à caractériser anatomiquemeut que c^Ic du foie. La plupart des auteurs, surtout les uipdernes, ont eu le tort de vouloir trop souvent établir l'existence d'une inflain! ]\ion d'après un ou deux caractères tout à fait insufllsauts. C'est ainsi ({u'on a L]^l|f'une c4)ugestion active pouvant être parfois assez intense pour produire de;?^SBrrhagies interstitielles, ou une exhalation de saog dans le péritoine, et qui coi-' Jnerait le premier degré de la phlegmasie. Le foie, contenant alors plus dc^^^tHie de coutume, offrirait, dans toute son

étendue ou dans un point plu^^m mciinS circonscrit, une coloraUpn diHj^rouge phis ou moins foncé, unifonue ou finement poucH||||^^iiîMf8mpagnant souv9H| d'une augmentation de volume de l'organe, ce qui s^!p1iquc par la grande quan-S tilé de sang que celui-ci renferme, plutôt que par mie sorte d'hypertrophie ou 4kxcès de nutrition que son tissu aurait subi. Je -suis loin de contester que rinfU^i^tlon puisse, tout à fait à son début, produire dans le foie les deux altératioiMkj^e viens de désigner ; mais comme celles-ci se développent le plus 1 fréquemmqji^HKpendamment de tout travail inflammatoire et sous l'influence 1 seule d'un obstJPe à la circulation ; comme rien d'ailleurs ne peut faire distinguer J roue de l'autre la congestion mécanique de celle qui est vitale, il s'ensuit qu^j^^ llnjecUon du foie avec ou sans augmentation de volume de l'organe ne sauran jamais être regardée comme l'indice d'une hépatite commençante. Ce que je dis de la congestion s'applique aussi à certaines altérations de nutrition qu'on remarque souvent dans le tissu du foie. Celui-ci, en effet, est tantôt sec et friable, plus souvent il est ramolli et se laisse aisément pénétrer |)ar le doigt. Ces lésions existent isolément, ou bien elles coïncident avec l'injection du tissu, avec diverses colorations, jaune brun, livide ; parfois, au contraire, avec une décoloration, avec une sorte d'anémie du tissu. Cependant aucuue de ces altérations n^ saurait être ooe preuve certaine d'hépatite, ci moins qu'il n'existe en même tem fe du pus, ou bien encore qu'on n'ait observé pendant la vie tous les symptôii^ qui caractérisent une inflammation aiguë de l'organe. Cette opinion est aussi celle que M. Louis pn)fesse.

La présence du pus dans le foie est donc le seul caractère anatc^nique certain de l'hépatite. Ce liquide peut n'être qu'infiltré dans le tissu de l'organe, mais le plus souvent il y est réuni en un ou plusieurs foyers de forme et de dimensions variables. Dans le premier cas, on observe des plaques plus ou moins étendues où le tissu du foie induré ou ramolli a pris une teinte blanchâtre ou jaunâtre due à la présence du pus. Ces noyaux sont souvent isolés, limités par une sorte de fausse membrane albumioo-fibreuse qui tapisse la face interne du foyer dè'S que le noyau ramolli s'est transformé en une collection purulente. Ces abcès du foie sont, les uns suiKTflcicls, les autres profonds; ceux-ci occupent le centre de l'or^ne. L'un d'eux peut envahir tout un lobe (le droit surtout}; on a même vu le f(^, réduit à ses membranes d'enveloppe, être converti en une vaste poche purulenre : Bontius et M. Ilaspel ont cité chacun un fait de ce genre. Le pus est presque toujours blanc, phlegmoncux ; plus rarement il est verdâlre, ou bien il offre une coloration n>uge lie de vin ou brun-chocolat, à cause de son mélange avec du sang et avec le détritus de la substance du foie. Quand un aussi grand désordre existe, le liquide épanché dans le foie ressenable moins à du pus ([u'à de la lavure de chair. La bile peut aussi le colorer en jaune ou en vert et lui donner une c^tUm^ nVkxmXx^

29/i DES INFLAMMATIONS.

Presque toujours iaodore, il acquiert, dans quelque cas rares, une grande fétidité. Sa quantité varie beaucoup ; elle n*est souvent que de 50 à 60 grammes. Nous Tavons vue s*élever une fois à plus de 1.000 gramiiKs, et l'on a n)èmc cité des cas où le foie contenait jusqu*à 5 et 6 kilogrammes de pus. Beaucoup de ces abcès, même lorsqu*ifs sont très récents, sont enkystés ; dans d'autres le pus baigne immédiatement le tissu du foie, qui est rou^ ramolli, friable. La cavité des abcès est libre, ou bien elle est sillonnée par ^flM)isoiis incomplètes, par des détritus flottants, qui indiquent qu'il y a eu prflTl^'ment plusi(5urs petites collections purulentes qui se sont confondues en un9f\4e. .l'ai vu une fois un véritable bourbillon, une |)ortion de tissu du foie du v()lAtt|Liui œuf dv. ])oule, et complètement séparée des parties voisines, qui bai^uai4^^M^|^)ar;s dans le pus d'un abcès. -ta^rtM^ diThij^^lilsocçupenl la superficie de l'organe, peuvent contracter j^les adhérences a vecles^RMlrvoisi nés; néanmoins, cela n'a lieu qu'au bout d*uii temps assez long, ce qui s'explique par la ca|)sule fibreuse de Glisson,qui s'oppose pendant longtemps à ce que la phlegmasie se [)r()])a^e à la membrane {>éritonéal^

Les anciens ont beaucoup parlé de la gan^rèui* du foie ; cependant cettçU^'sion est excessivement rare : M. Andral n'en a vu qu'un seul exemple; dan»^las qu'il cite, l'eschare s'était formée autour d'un abcès; M. Haspel ^UH^fj^é un fait semblable. Le tissu du foie autour des abcès varie d'aspect. TanlcLii y a transition Î;>ru8que et complète ; on dirait que le tissu du foie a été sim()lenieut comprimé, [foulé par le liquide épanché ; mais le plus souvent on arrive par des degi*és insensibles du tissu normal au tissu morbide, et le plus fréquenunent aussi le foie au pourtour du foyer et dans une étendue de quelques pouces, est brun rougeàtre, livide, ramolli, ou transformé en putrilage (Ilaspel).

Lorsque, l'hépatite est partielle, la bile oiïre à peu près ses qualités normales ; dans quelques cas, pourtant, elle est séreuse, jaunâtre, sanguinolente : cependant nous manquons encore sur ce point de renseignements précis. M. Haspel dit que le liquide lui^a paru moins s'éloigner de l'état normal dans les abci*^ du foie que chez d'autre! individus morts de dysenterie. Les altérations consécutives des organes digesBfs (injections, ramollissements) ne sont probablement pas plus communes dans l^népatite que dans le cours des autres affections aiguës et clironiques, du moins dans notre climat. Il n'en est pas de même dans les pays chauds, où il est commun do trouver chez les sujets qui succombent à un abcès hépatique des altérations nombreuses dans le gros intestin, produites par une dysenterie qui a précédé ou accompagné le développement de l'affection du foi(3. M Haspel signale aussi comme communes les altérations de la rate, qui serait ordinairement augmentée de volume et ramollie.

Symptômes et marche. — Comme toutes les maladies aiguës, l'hépatite débute, tantôt brusquement, tantôt elle a quelques prodromes. Dans les pays chauds, elle est souvent précédée de dysenterie. Lc*$ symptômes qui la caractérisent sont, les uns locau:;^ les autres généraux. L'un des plus importants, parmi les premiers, est une 4 ulenr le plus souvent obtuse, quelquefois vive, lancinante, surtout si rhépatite «t superficielle. Cette douleuroccupe tout l'hypocbondre, ou bien elle est circonscrite à l'épigastre, vei's le rebord d(;s fausses côtes, ou sur un |)oint quelconque de l'hypocbondre dnut ou des parois thoraciques. Klle s'irradie plus ou moins loin, spécialement en arrière, le long du rachis, et retentit parfois, mais exceptionnellement, jusque dans l'épaule droite ou le long du cou, ce qu'on expliqut' par le nerf diapliragmatique, qui a quelques rapports avec le ligament coronaii (' daloie. Celle douleur est continue, exacerbante ; la pression l'exaspère, surtout si

DE l'hépatite. 295

rhépaiite occupe la coin exité de Forgane ; il en est de même de Finspiratioa, de la toux, des mouvements du tronc. Ceux-ci soat en général difficiles* et il est beaucoup de malades qui, ne |X)uvant se tenir dans une position verticale, marchent en maintenant leur tronc dans un état permanent de flexion ; la plupart aussi, lorsqu'ils sont couchés, restent en supination ou un peu inclinés sur le côté droit On reconnaît bientôt que Torgane acquis un volume plus considérable. Cette augmentation du foie n'est pas cou^^|, ainsi qu'on Ta dit; mais elle a lieu le plus souvent. Dans ces cas, rhy|)d^?^B*e droit est dilaté, et la percussion, ainsi que la palpation, fait reconnaître uf ^^^Bmentalion plus ou moins grande dans le diamètre vertical de Forgane ; on ^^iBui-ci distinctement à plusieurs travers de doigt du rebord des fausses côtpj^^^llgnt il n'est pas très rare de voir des foies qui, quoique ayant aafuis un volume considérable, ne font au-dessous du rebond costal. Dans ces cas, le dév^^pHRenTde Forgane de bas en haut, aux dépens du côté droit de la poitrine, et c'est alors par la per- ^ssioD seule, ou aidée de Fauscultalion, qu'on détermine le degré de saillie qu'il lormft^ans cette cavité. D'ailleurs, cette augmentation de volume peut être partielle ^l^^iérale. Elle explique le sentiment de pesanteur que la plupart des malades éj^^^^ indépendamment de la douleur, sensation qu'ils rapportent au sternum, ai^(jH^tre et aux attaches du diaphagme. La sécrétion biliaire est fréquemment mmatiée : ainsi, on observe parfois des vomissements bilieux et teinte ictérique générale ou bornée seulement aux sclérotiques. Toutes ch< égales d'ailleurs, ces accidents sont plus communs dans les pays chauds que d< nos climats tempérés. Cependant ils sont loin d'être aussi fréquents que beaucoup le supposent ; Fictère surtout se rencontre exceptionnellement dans l'hép^te : c'est ce que (Casimir Broussais et MM. Haspel et Dutroulau ont reconnu. On observe aussi i)arfois une teinte jaunâtre toute spéciale qui n'a rien de la teinte ictérique, et qui se rapproche davantage de la couleur propre aux individus qui ont une cachexie paludéenne. Chez les malades dont nous parlons, la laume est sale et blanchâtre; il y a une saveur amère; la soif est variable; il y a do| nausées, des hoquets, des vomissements, de la constipation, mais plus souvenwncore de la diarrhée. Les matières alvines sont tantôt décolorées, tantôt elles lont fortement teintes par la bile; dans quelques cas, elles sont noirâtres et sanguinolentes. L'urine, moins abondante, est d'une couleur plus foncée. Beaucoup de makdes toussent; ils se plaignent de dyspnée, d'oppression, accidents qui s'expliquei^ le plus ordinairement par la douleur, j)arle refoulement du diaphragme, par U compression du |)oumon et par la dilatation incomplète du côté droit du thorax dans'son diamètre vertical. Au début, le pouls peut conserver sa fréquence; mais presque toujours il de\ient fébrile et acquiert de la force et de Fampleur; rarement on le trouve déprimé, irrégulier. La fièvre, plus ou moins intense, est continue; elle se montre quelquefois pourtant sous forme d'accès, et peut simuler alors une fièvre intermittente ou rémittente. .Suivant M. Dutroulau, quatre fois sur cinq FhéiAitite serait précédée de quelques accès de fièvre à forme paludéenne, et ce n'est qjwaprès plusieurs de ces accè» que les symptômes pyrétiques deviendraient contins. Enfin, le système neneux est lui-même plus ou moins influencé, comme le prouvent la ('é))halalgie, la courbature, la perte des forces. Dans quelques cas mêny on observe (lu délire, de l'agitation, de Finsomnie et des symptômes adynamiqucST

Telle est la physionomie générale de l'hépatite : cependant le si^e de la maladie et (pielques autres circonstances, souvent difliciles à apprécier, déterminent la manifesution ou la prédominance de quelques symptômes. C'est ainsi que, lorsque

29() DhS 1^FLAMMA^10^S.

i^iuflauimatiou occupe la face convexe du foi(;, la douleur cl les troubles respiratoires prédominent; il y a plus souvent des hoquets, tandis que les symptômes gastriques sont peu marqués. Le contraire arrive dans Thépatite de la concavité, qui est remarquable par ia tension épigastrique, par la teinte ictérique, par les nausées et les vomissements. I/hépatite centrale, c'e^à-diro celle qui est bornée au centre d*un lobe, a des symptômes locau)^ très soAiMit peu marqués et même nuls; la maladie est alors véritablement latente, t|fl^riue si la phlegmasie occupe la surface (/i<7)^///V(? érysipélateuse des ^//w7e/«)JBk ]/-^'' pro|)agc le plus souvent au feuillet correspondant du péritoine, et l'on obseif[V\^)rs tous les symptômes d'une péritonite circonscrite, symptômes tcIleniei)]IH|||^iiiants qu'ils peuvent masquer ^euxouyuHayicnnent à Tliépatite elie-m^eTrafcii), dans les pays chauds, Thé- ^HRI^^îccompagil^l^^ 4^e dans nos climats de symptômes ataxiques

J^u adynamiques, ce qui oe^nd probablement de ce que, dans les premiers, la maladie se complique plus souvent que chez nous de dysenterie et d'autres lésions graves du côté des organes digestifs. ^

Marcfir^ durée. — Les circonstances ])récé(lcntes influent nôn-seulen^gpjh r la

physionomie de la maladie, mais encore sur sa marche et sur sa dugia^cst ainsi

que, dans les climats chauds, l'hépatite suit une marche plus âlK^SLn dit qu'il

>n est de même lorsque la maladie occupe la face concave de l'i^ne. Dans les

fs ordinaires, l'hépatite, si elle se termine par résolution, ne dépasse guère deux

*ois semaines.

Tei-minaisons, — L'hépatite peut se terminer par résolution, ou être suivie de supjS^ation et très rarement de gangrène ; parfois enfm elle passe à l'état chronique. La résolution s'opère communément du septième au quinzième jour; elle s'annonce .par la diminution progressive de tous les symptômes. On a dit qu'elle était souveiit marquée par quelques phénomènes critiques, tels que des épistaxis, des selles bii^uses, des urines où des sueurs abondantes, et d'après Sœmmerring, par un léger tonflement douloureux de la rate ; mais il n'y a encore à ce sujet rien de bien démom*é. La guérison est presque toujours complète : néanmoins, quelques malades cons^cnt encore pendant longtemps un peu de gêne et des tiraillements lorsqu'ils veuh ut redresser le tronc; cela dépend ordinairement de ce qu'en raison d'une péritonite partielle concomitante, des adhérences se sont établies entre k*s deux feuillets tf)posésdu péritoine. La gangrène, comme nous l'avons déjà dit, est une terminaison fort rare ; on s'accorde généralement à regarder la prostration subite des foipes, l'accélération et la petitesse du pouls comme devant annoncer un pareil accide.it; mais rien n'est démontré à cet égard. Quoi qu'il en soit, en pareil cas, la morc'doit être presque inévitable, et sunenir rapidement au milieu de tout Tappareil des symptômes adynamiques et ataxiques.

La suppuration paraît être une terminaison tr^ fréquente de l'bépatite. Lorsque le pus se forme, la douleur dimintie ou cesse, la fièvre tombe, les malades accusent une simpli^'pesanteur dans l'hypochondre, qui est un peu tendu et empâté. Il y a souvent dLi frissons erratiques, quelques sueurs nocturnes et des mouvements fébriles iri-^guliers. L'ictère, ainsi que le note ^1. Haspel, ne se rencontre qu'exceptionnelh/nent dans le cours des abcès hépatiques, (le médecin pense, avec M. le professeur di-jveilhier, que cet accident, quand il survient, dépend moins de la maladie que de la compression des canaux biliaires par le fluide épanché. Quelquesuns de ces malades se rétablissent incomplètement, c'est-à-dire que la lièvre cess(^ tout à fait, et que l'appétit renaît, mais la faiblesse n'en persiste pas moins ; souvent même les malades continuent à maigrir; on constate d'ailleurs, dans ces cas, que le

DE l'hépatite. 297

foie est resté plus voluiiiiiieiiK, et (fuelquefois on reconnaît l'existence d'une tumeur fluctuante faisant saillie sous le rebord costal. 11 n*est pas rare alors que les malades né puissent se redresser ni se coucher horizontalement, probablement en raison des adhérences qui se sont formées.

Il n'est plus douteux que les abcès du foie puissent se terminer par résorption,

llasimir Broussais, MM. Cambay et « Wroulau ont cité des faits qui le prouvent ;

mais la chose est fort rare. lorsque ^$Mse prolonge suffisamment, le pus fniit

presque toujours par se frayer uu'!^*9 au dehors. On a dit que, lorsque des

canaux biliaires un peu considérable!^ ?Xaierit dans le voisinage de Tabcès, le pus

pouvait finir par y pénétrer, et éta^J[£^L évacué par Tintestin, suivant le mOme

iDécauisme que la bile (SaundgîtJpPf!opefflmit, dans i)resque tous les cas, les abcès

do foie se terminent par ouverture. Celle-ci pi^^ti^u^^rdansA^f^ritoîne

Toqoer alors une péritonite suraiguë et mortelle en qi^^l^ heures; mais, le pi

ordinairement, Tabcès se fraye une issue dans un organe voisin, après avoir préala-

lllgpent contracté des adhérences avec lui. C'est ainsi qu'on voit les abcès du foie

s*ouvliî[^ar^ Testomac, dans la seconde courbure du duodénum, dans le côlon

Iransve^^^ip la partie supérieure du c(Mon ascendant, ou bien, se portant vers

la poitrine, j|^B|Michent dans le péricarde, dans la plèvre, et plus souvent encore

ils se videnrd^yies bronches après l'ulcération des poumons. Situés près des

veines cave et [lorte, ils peuvent aussi, ulcérniii les parois de ces vaisseaux, s*ou^

vrir dans leur cavité; le pus alors se mêlant au sang, produit des accidents d'infec

tjon très rapidement mortels ; la mort paraît même avoir été, en pareil cas, prescitfe

instantanée. Eufm, la suppuration peut se frayer une issue à travers la parc^dc

lliypochondre droit, ou bien le pus, fusant phis loin, va former des abcè/^yni-

ptofïiatiques à l'ombilic, au pli de l'aine, dans le dos et jusque dans l'ajalelie. Le

point vers lequel le pus se dirige est surtout déterminé par le siège d'Tl'abcès et

par la disposition des parties voisines. -f

Les symptômes qui précèdent annonçant et accompagnant la ruptult' d'un abcès

du foie, varient beaucoup suivant les points ou celle-ci s'opère, 'unsi, l'abcès

devenu superficiel contracte-t-il des adhérences avec la plèvre où l(<Vq)èritoine, on

constate souvent les signes d'une pleurésie ou d'une [léritonite circonscrite ; souvent

auwi il existe des symptômes de compression du côté de l'organe ave^ ieciuel l'abcès

contracte des adhérences. C'est ainsi qu'on observe des vomissementfViuand l'abcès

appuie sur l'estomac ; nous avons vu la compression du côlon, produit^ par la cause

dout je parle, déterminer tous les signes d'un iléus. EnHu, si le |)us<\e porte vers

les poumons, le son s'obscurcit, le bruit respiratoire diminue à la bas^ du thorax,

puis un râlê crépitant est perçu; celui-ci devient de plus en plus grosv\i humide;

il se rapproche de l'oreille; enfin, on constate un véritable gargouilienient lorsque

Texcavation qui s'est creusée dans le foie et dans le poumon communique avec les

bronches (i). y

La rupture de l'abcès dans un organe creux est, en général, brusqri. Connue elle se fait communément par une ouverture large, ou qui, du moin^^s'agrandit très vite, il s'ensuit qu'elle coïncide ordinairement avec l'aiïaissement dé^ tumeur, phénomène qu'on constate aisément toutes les fois que l'abcès fait sailli^au dehors. Bientôt après surviennent des accidents variables suivant l'organe oWe pus s'est éfwnché. Ce liquide a-t- il j)énétré dans l'estomac, il est rejeté souventparle vomis- M'iiK'Ut; a-t-il été vei-sé dans l'intestin, il est évacué par les selles; enfin, s'est-il

Cl] Voyez mon Traité de pneumonie, p. 355 et suiv.

LA^'ELIBRAR'^. STAri^O^\^Wrc?v^

frayé uue route à travers les poumons, il excite de la toux, cl il es} ''rejeté à flots par la bouche. Souvent alors, en auscultant les malades, on constate dans la région du foie les signes physiques d'une vaste excavation (gaigonillenient, souflle caver- • neux, aniphorique, tintement métallique). Les malades éprouvent presque toujours, aussitôt après, un grand soulagement. Il en est chez lesquels la suppuration, après avoir persisté quelques jours, se tarit peu A peu, et bientôt la convalescence se déclare, fl est donc certain que les abcès^|[\foie peuvent guérir : j'en ai vu un exemple; mais cela n'arrive probablemelF l^^-dans la très minime partie des cas. Rien, en effet, n'est plus rare en analoiiÇ; îîîhologique que l'existence de cicatrices du foie. M. Louis avoue n'en avoiit^O^ vu, vX je crois avec lui qu'on ne saurait, à l'exemple de Mérat, regardei^^Mndles ces productions fibreuses, à

iLexistont parfnij^la surface d^ftrgane. Cependant Petit, le fils,

\'^lorgagni, SŒmmcmtl|ii^Kf1iroussais, MAL Catteloup, HasjKîl, Cambay, Du-

^ troulau, ont vu de véritables cicatrices consécutives à des abcès hépatiques; mais,

I nous le redisons encore, de pareils faits sont rares, et l'on ()eul affirmer que, dans

I la plupart des suppurations du foie, surtout si l'abcès a uue grande éteuduo/^k

1 accidents momentanément suspencfus après l'ouverture de l'abcèi^d^^nnuenl

I ' bientôt à s'accmître, et la mort survient plus ou moins vite au xyjjl^des sun-

p ptômes adynamiques ou ataxiques des résorptions putrides, oV^y^9P#ntement et

4L^vec l'appareil symptomatique de la fiè\re hectique (pkthisis /ippmî^a des anciens).

^Voûtes choses égales d'ailleurs, il paraît, d'après les remarques d'.Vnnesley, et plus

i\cenunent d'après le témoignage de M. Ilaspel, que la position des abcès influe

icoup sur leur marche. Ainsi, en général, ceux qui sont profonds ont une

mai^l|e insidieuse, lente, chronique, tandis que les abcès superficiels se montrent

pltLs sowent sous une forme aiguë.

Comph^fitions. — L'hépatite qui règne dans les climats chauds est rarement une maladie sii\)le ; presque toujours elle s'y complique de quelque autre affection comme pérwnite, fièvre intermittente, pneumonie ou pleurésie, mais plus souvent encore de dvlintérie ou d'entéro-coUte. On a eu tort de considérer celles-ci comme précédant oiBnairement l'hépatite; il n'en est rien. MM. Cambay et Haspel ont reconnu, aulontraire, que l'hépatite primitive était plus commune. La fièvre intermittente nui complique certaines phlegmasies du foie a parfois pour effet, d'après M. Ilspel, de faire momentanément disparaître les symptômes hépatiques. Ce médecin vvu souvent la fièvre intermittente se placer tour à tour parmi les débuts, les tvminalsons, les complications et les causes de l'hépatite.

On compsnd que la gène apportée à la circulation de la veine porte puisse quelquefois déterminer une ascite ; cet accident pourtant est rare. M. Haspel signale, par contre, comme fréquentes, des hémorrhagies intestinales parfois inquiétantes, mais qui ont produit néanmoins, dans bien des ciis, un soulagement remarquable. Le même observateur parle aussi d'hérnoplysies qui seraient déterminées |>ar la compress\n que le foie, augmenté de volume, exercerait sur le' poumon droit. Mais nous n'osljions encore nous porter garant de l'exactitude d'une pareille opinion, car il pouttait bien n'y avoir ici que coïncidence sans aucun rapport de causalité ; enfin ntms^dirous en terminant que les hémorrhagies nasales, que quelques auteurs ont s^jialées comme fréquentes dans les affections du foie, sont au contraire un accident i«,rt rare dans l'hépatite.

Diagnostic. — L'hépatite delà convexité a souvent été confondue avec la pneumonie ; en effet, la douleur de cAté, la toux, l'anxiété, la fièvre et l'ictère sont des acdâenls communs à l'une et à l'autre ; ajoutons que, dans l'hépatite, le foie, en se

DE L*HÉPAT1TE. 399

développant vers la poitrine, iXHit produire de la matité et affaiblir ou même suspendre le munnure vésiciilairc dans une certaine étendue. Maïs, dans le cas de '•pneumonie, on constatera des crachats rouilles, de la crépitation et du souffle tu- Iniré.- La matité et ral>sencedu bruit respiratoire scml des phénomènes communs à l'hépatite et à la pleurésie: mais dans celle-ci, il existe souvent du souffle et de Tégophonie, et il est possible, parfois, ^|f variant la position des malades, de faire

ît de |)ercussiou ; ajoutons qu'on trouit général et dans la marche des deux liagnostic

[itc moins |)ar Fabsence de l'ictère, que re, i)ar rintensité de la soif et par le

changer de place les signes d'ausc Tera dans les autres symptômes, d affectbns, d'autres éléments iK)ur ii3i«

La gastrite suraiguë diffère de par la Tivadté de la douleur siéj nombre des vomissements : ceux-ci sont excii Dans la gastro-duodénite, on dit qu'il existe souvèil^^nroubles sécrétion biliaire et notamment de Tictèrc : mais le foie conserve son volume, ainsi il est facile de s'en convaincre à Taide de la palpation et de la percussion. Nous veri^^^ius tard qu'il n'est pas possible de confondre l'hépatite avec les coliques hépati^^^^2^pliv*<^(>(lti(* y maladies en général apyrétiqucs et caractérisées par une doulev^^^^ accompagnée de vomissements, et siégeant, la première, à Tépigastre ^^JJ^Kpocliondre droit , la seconde , à la région rénale et s'irradianl de là jus(|i(^dans le testicule du mèiiie côté et quelquefois aussi dans la^^ cuisse correspondante. Le diagnostic différentiel de l'hépatite d'avec les fièvrcj jaune, bilieuse et rémittente des pays chauds, n'offre aucune difliculté; nous rciy voyons d'ailleurs à ce que nous avons dit précédemment en traitant de ces a(T^ tîoiis. Les abcès aigus du foie, |)ar les symptômes locaux et généraux qui Ic^ïrécèdent, par leur marche et en raison de l'empâtement et de l'œdème qii!^ produisent, seront facilement distingués des tumeurs hydatiques, cncd^ialoîdes, ainsi que de celles qui sont formées par la vésicule. (Voir les llydntid^i du foie) Pronostic. — L'hépatite est une maladie toujours grave; elle est ^iis lâcheuse dans les pays chauds, surtout lorsqu'elle atteint les individus non .-iclimalés. Sa terminaison par suppuration doit aggraver le pronostic; rouverturtjle Tabcès à travers les parois alxiominales est, toutes choses égales d'ailleurs, pré^rable à celle qui se fait dans un organe creux. Quelque grave que soit le pronc^tic des abcès hépatiques, la nature triom))he |)oiirtautdes cas en apparence les pl^s désespérés. lind cite, par exemple, un abcès du foie qui envahissait tout le gran^ lobe et qui guérit néanmoins. M. Malle a rapporté \v fait bien plus cxlraordinainicncorc d'un abcès du foie quis'ou\rit d'abord dans la plèvre droite ; par rempyèiîÀe on donna issue <i quatre litres de liquide, mais l'ouverture s'étanl fermée on fit tue incision il la piroi abdominale, et il s'en écoula trois litres de pus ; enfin l'abccb s'ouvrit spontanément dans l'intestin et y versa 500 grammes de pus. Malgré celtl^ suppuration si énonue, le malade guérit, ou du moins on put l'envoyer en Jongé de f*onvak*scence.

Mais tout en devant mi)érer l>eaucoup dans la puissance de la nat«Je, il faut prendre garde de se laisser tromper par de fausses apparences. Il y a wivent, en effet, des convalescences trompcascs; aussi le pronostic des inflamiiations du foie doit-il toujours être |K)rté aven: une grande réserve, môme lors^^ tout fait présager une guéris<m prochaine. Il ne faut jamais oublier que lâ^uppiiration formée, le pus peut rester longtemps enkysté sans éveiller ni sympathie ni troubles l<K*au\, jusqu'au moment où des accidents graves sunieimcnt On se méfiera encore beaucoup de ces alternatives en bien et en mal, car oela ahouViV wv»e,viL\.

kla fonnatioii d'un abcès suivi plus tard de lous les s^mplouies de lu consoinplHU). fJtiologie, — L'hépatite est excessivemeut rare dans notre clinial ; elle esl, au contraire, très commune dans les pays interlropicaux, sans qu'il soit posisib[e de dire si cela dépend spécialement de la chaleur, des \arialions de température ou bien du mode d'alimentation. Les médecins^ noln; armée ont de fréquenfesoccasions de Tobservcr en Afriiiuc. Snivant^tn d'eux, iM. le docteur llaspel, les abcès du foie seraient aussi connnuns daflrVmn'nce d'Oran (lu'ils le sont dans les Indes. Quoiqu'il en soit, l'hépatite, Vr t':'fi tons pays a>ant la puberté, atteint plus .souvent les hommes ; mais (»n igno^*v*\jfluence exercée par les tempéraments et par la constitution. On a dit qi^||jKi|sines marécageux, que l'usage des eain^^lUjjJgs^jue l'abus des alc(VimpieseW|t' les passions tristes pouvaient T'^^yRvoquer la marlMiil^^Mj^Mf^mcore rien de certain à cet égard. Dans notre .• 'climat, l'hépatite est sou^mi iraumalique, et dans les cas rares où elle est spon-

0 tanée, elle est tantôt primiti\e et quelquefois consécutive \\ d'autres alTections,

1 surtout aux maladies intestinales ; c'est ce qu'on voit dans les faits recueilJJMpà I Paris même par MM. Louis et Andral; c'est ce qui arrive plus souv^kHflicore \ dans les pays chauds où l'hépatite succède assez fréquemment 5 j^^f^ilerie. Le 1 ^ duodénum et même l'estomac étant le plus souvent intacts, a^il*'!?!!^. M. Haspel -^ l'a encore tout récemment constaté, on n(» peut guère croinfd'âvec l'école de ^.,,^^roussais à une extension de la maladie de l'intestin au foie. Lsrtransmission se

^>rait-elle par les veines» seraient-ce les matières putrides absorbées dans le gros ÎL^estiu qui iraient enflammer directement le foie ? c'est ce qu'il est impossibles d'b^rmcr.

7r'ti\temrnt. — Le traitement de l'hépatite est essentiellement antiphlogistique; on se cO>.duira ici d'après les règles ordinaires ([ue nous avons exposées déjà plusieurs fois: Jl <'st généralement utile de combiner les saignées générales aux saignées localuc; celles-ci seront faites sur l'hypociiondre droit ou à l'anus. £lles sont utiles dans 1 vnlupart des cas ; il n'en est pas de même de la phlébotomie, h laquelle on n'aura nfrours qu'avec prudence et nullement avec celte libéralité que la pneumonie, par i\,vmple, permet. On ne peut pas insister longtemps sur les émissions sanguines. M^. llaspel dit qu'au bout de cin(| à six jours si l'on n'a pas obtenu un eiïet utile, on-tue peut guère espérer en li*s réitérant un résultat meilleur. Comme complément 1^*1 traitement aniiphlogisliquc, on prescrit des cataplasmes, des bains et des boissons tempérantes.

Quelques-'jSersonnes ont vanté l'émêtiquc à haute dose, et il paraît qu'on en a obtenu quelques effets utiles, mais M. Haspel semble croire que ce médicament héroïque 'r^it surtout par révulsion et par la compression qui s'exerce sur le foie à la suite r^s efforts de >omissement. Ce|H'udant on ne sait encore rien <lc précis sur les -irconslances qui doivent indicpier ou contre- indiquer l'usage du tartre stibié. ub> laxatifs doux sont d'un usage plus général. On préfère communément le calomcf * comme paraissant avoir une action s()éciaie sur l'organe hépaticpie. .^1. Ilaspl|rl<)nne ce médicament à la dose de 1 à 2 grammes associé à rip(''cacuanha oiKl)ien au jalap et au séné ; il le regarde conmie pouvant non-si'ulement dégorger f,\ foie, mais combattre avantageusement la dysenterie qui e.st une des complicatiV *•; les plus redoutables de l'hépatite. Les onctions mercurielles seraient également utiîes et sont un adjuvant auquel les Auglaisont souvent recours.

Lorsque, les moyens qui précèdent ayant été impuissants, ou ne voit pas le travail de résolution continuer, on cherchera à l'activer par l'application d'un ou plusieurs larges vésicatoires et même par les révulsifs plus énergiques, comme

i)K t/hkpatite chronique. 301

.c^Uèèies, jiioxasouséton. Kiifinil faudrait faire expatrier les individus, lesenvoyer dans des climats moins brûlants si la convalescence était difficile, g Corsqnela suppuration se déclare on peut recourir encore aux antiphiogistiques ^ li(M^*'k>Cdl et Tétat général lexigent. Mais on insistera spécialement sur les mer- SuriaÉK, sur les révulsifs puissants à la peau et sur les purgatifs.

Lorsque Tabcès est bien formé, l'Aqu'il est appréciable au toucher, on doit

M* par 1(^^ jl^ens chirurgicaux, mais il faut s'assurer aroi aHf5'f

aussitôt que possible ruttaquer par ïm avant tout qu*il adhère à la paroi aHf^V.

si la tumeur est immobile, si la flu« '\ tout au moins on constate Tœdé peu qu'on ait des doutes, on tranchant, mais on pénétrera

le antérieure. On aura cette conviction

^^Kn est superficielle, voisine de la peau, si

u cellulaire sus-jacent à la tumeur. Pour

donner issue au nus par Finstrument

le fovcî^wic^le-caustit

appliquera suivant les règles que nous exposeron?7ISmrant, dans le tome des tumeurs hydatiques du foie. Dans tous les cas, il faut s'assurer par la percus- ^jgn qu'aucun organe creux n'est interposé entre l'abcès et les parois. Morand a rap^^léen eiïet l'exemple d'un abcès de la partie concave du foie tellement dispG^,^^to|ussait l'estomac en dehors, de sorte que si l'on eût fait une incision pendant lal^^^^rait fallu traverser ce viscère avant d'arriver au foyer. L'abcès ouvert, on^rMHIra l'issue du pus par la position et par l'introduction d'une mèche. M. Ha^jff blâme les injections faites dans le foyer, bien que quelque^^ auteurs les préconisent.

l>e rhépatîte chronique.

n est à peu près impossible, avec les documents que nous possédonsJ^tuellement, de tracer l'histoire de l'hépatite chronique, tant sous le rapport dfif anatomie pathologique que sous celui de la symptomatologie. .le vais néanm/ns exposer ici le peu que nous savons sur cette maladie, qui tantôt est primi^^o et tantôt consécutive à l'état aigu.

Anntomie pathologique , — Pendant un certain temps, et sousftf empire de la doctrine physiologique, les médecins avaient compris indistinctemew, sous le nom d*hépatite chronicpie, presque toutes les altérations de structure du foie, depuis l'injection, le ramollissement et l'induration, jusqu'à l'atrophie, à l'ulcération, à la dégénérescence graisseuse et aux productions cancéreuses. (lette confusion a cessé d'exister aujounlhui ; mais il est impossible néanmoins de préciser A quels caractères on reconnaîtra sur le cadavre l'hépatite chronique, l ne congest&n sanguine, quelque intense qu'elle soit, ne saurait suffire, quoique cette lésionmuisse à elle seule entraîner le dépérissement et la mort. Il en est de même de la diiAnution de consistance de l'organe, qui est une lésion qne nous avons déjà vue lalintes fois sunenir même à un haut degré, indépendamment d'un travail inflammatoire : j'en dirai presque autant de l'induration. (iCpendant, si la consistancxî (M foie était devenue considérable, sans pourtant que le tissu eût cessé de cx)nsen'f 3 son organisation, s'il offrait en même temps une altération de couleur, si sudSut il était \ivement congestionné, si son volume était augmenté, on pourrait peiit-etre rattacher ces lésions à un travail inflammatoire chroniqu<'. >lais on nejÉlit vraiment encore émettre à ce sujet que des conjectuies. La suppuration, qtifful elle existe, est au contraire un signe certain de phleginasie ; elle peut sunenir dans l'hépatite chronique comme dans l'hépatite aiguë; mais dans la première, l'abci's est toujours enkysté, la membrane pyogénique est résistante, sonvent composée de

300 DES INFLAMMATION -i.

à la fonnatiou d'un abcès suivi plus tard do tous les s)nii)l(Mnes de lu coiisoinplio^.

tJtiologie. — L'hépatite est excessivement rare dans notre climat; elle est, au contraire, très commune dans les pays intertropicaux, sans cpril soit pos$ib[e de' J dire si cela dépend spécialement de la chaleur, des variations de température ou 1 bien du mode d'alimentation. Les médecins de notre année cmt de fréquenfesocca- ^ sions de Tolwener en Afrique. Suivan^Rn d'eux, AL le docteur Ilaspel, les abcès du foie seraient aussi connnuns da^p^f^ov'nce d'Oran qu'ils le sont dans les Indes. Quoiqu'il en soit, l'hépatite, V^ï;}* tons pays avant la puberté, atteint plus souvent les hommes ; mais on ignoP'^v^duence exercée par les tempéraments et par la constitution. On a dit qi^M||^mes marécageux, que l'usage des ^;au3^t^PD|{cs. que l'abus des alco^i^uesec^l^ les passions tristes pouvaient

évoquer lamarlMlii^^ÉMil^i^i^aencore rien de certain à cet égard. Dans noire dimat, l'hépatite est soumit traumaticinc, et dans les cas rares où elle est spontanée, elle est tantôt primitive et quelquefois consécutive à d'autres aiîections, surtout aux maladies intestinales ; c'est ce qu'on voit dans les faits recueill^'i

Paris même par MM. Louis et Andral; c'est ce qui arrive plus souv^Mhîcore

J^fferie.

duodénum et même l'estomac étant le plus souvent intacts, a^i^^Çl ^^' H^spel

dans les pays chauds où l'hépatite succède assez fréquemment à l^^ji^fferie. Le

^ l'a encore tout récemment constaté, on ne peut guère croinfi'^ec l'école di

roussais à une extension de la maladie de l'intestin au foie. La*Hransmission s(;

if.^rait-elle par les veines, seraient-ce les matières putrides absorbées dans le gros

iL^^estiu qui iraient enllammer directement le foie ? c'est ce qu'il est impossible

Tri [lement. — Le traitement de l'hépatite est essentiellement antiphlogistique; on se côv^duira ici d'après les règles ordinaires que nous avons exposées déjti plusieurs fois-.v.ll est généralement utile de combiner les saignées générales aux sai< gnées localise.; celles-ci seront faites sur l'hypochondre droit ou à l'anus. Elles sont utiles dans Iwlplupart des cas ; il n'en est pas de même de la phlébotomie, à laquelle on n'aura rcnjurs qu'avec prudence et nullement avec cette libéralité que la pneumonie, |)ar dKîmpIc, pennet. On ne peut pas insister longtemps sur l^s émissions sanguines. m\\ Haspel dit qu'au bout de cinq à six jours si l'on n'a pas obtenu un eiïet utile, on^e peut guère esi)érer en les Réitérant un résultat meilleur. Comme complément & traitement antiphlogistique, on prescrit des cataplasmes, des bains et des boissons tempérantes.

Quelque^)ersonnes ont vanté l'émêtique à haute dose, et il paraît qu'on en a obtenu quoAJues effets utiles, mais M. Haspel semble croire que ce médicament héroïque i^xx surtout par révulsion et par la compression qui s'exerce sur le foie à la suite (^s efforts de vomissement. Cependant on ne sait encore rien de piTcis sur les rirconstanccs qui doivent indiquer ou contre- indiquer l'usage du tartre stibié. lîgi laxatifs doux sont d'un usage plus général. On préfère communément le calomtf^xomme paraissant avoir une action spéciale sur l'organe hépaticjue. M. HaspiiMonne ce médicament à la dose de 1 à 2 grammes associé à l'ipécacuanha oml)ieu au jalap et au séné ; il le regarde comme pouvant non-seidement dégorger L\foie, mais combattre avantageusement la dysenterie rpii e.st mit; des complicaticQ^^les plus redoutables de l'hépatite. I^s onctions mercuriel les seraient également utucs et sont un adjuvant auquel les Anglais ont souvent recours.

[.orsque, les moyens qui précèdent ayant été impuissants, ou ne \oit pas le

travail de résolution continuer, on cherchera à l'activer par l'application d'un ou

plusieurs larges vésicatoires et même par les révulstib plus énergiques, comme

• • I>K T/Hi:PATlTE CHRONIQUE. 301

c<iiiKfres, hioxasousétou. Kiilinil faudrait faire expatrier les individus, lesenvoyer dans des dimats moins brûlants si la convalescence était diflicile. I LorsqQela suppuration se déclare on peut recourir encore aux anliphlogistiques si KéKafttocal et l'état général l'exigent. Mais on insistera spécialement sur les merturhilK, sur les révulsifs puissants à la peau et sur les purgatifs.

I/>rsque l'abcès est bien formé, !• Aqu'il est appréciable au toucher, on doit aussitôt que possible l'aliaciuer par i( Htjfct p"s cliirni^gicaux, mais il faut s'assurer avant tout qu'il adhère à la paroi aKB.1«iie antérieure. On aura cette conviction si la tumeur est immobile, si la flu« J^*/Wn est superficielle, voisine de la peau, si tout au moins on constate rcedèmoV^jJsu cellulaire sus-jacent à la tumeur. Pour peu qu'on ait des doutes, on njJ^JPWH^sdonner issue au pus par l'instrument tranchant, mais on pénétrera (lans le foye^n^j^^aust appliquera suivant les règles que nous exposeron^BRntant, dans le tome L des tumeurs hydatiques du foie. Dans tous les cas, il faut s'assurer par la perçus- \ qu'aucun oi-gane creux n'est interposé entre l'abcès et les parois. iMorand a ', rSP^ûléen effet l'exemple d'un abcès de la partie concave du foie tellement disposé.^^h^iissait Testomac en dehors, de sorte que si l'on eût fait une incision pendant la^^^^rait fallu traverser ce viscère avant d'arriver au foyer. L'abcès ouvert, on^MHIra l'issue du pus par la position et par l'introduction d'une mèche. M. Ifasifpn blâme les injections faites dans le foyer, bien que quelqnep auteurs les préconisent.

De l'hépatîte chronique.

n est à peu près impossible, avec les documents que nous possédon&/^'"®^'<^~ ment, de tracer l'histoire de l'hépatite chronique, tant sous le rapport d^^"^*^"^'^ pathologique que sous celui de la symptomatologie. .le vais néantn/"^ e\|X)ser ici le peu que nons savons sur celle maladie, qui tantôt est primjrP*^ ^'' tantôt consécutive à l'état aigu. îi

Anfitomie ]>nt/iologiqup , — Pendant un certain temps, et sousiF^'"^^**^^ ' ^^ doctrine physiologique, les médecins avaient compris indistincteme^' sous le nom d'hépatite chroni(pie, prescpie toutes les ahérations de structure ?*' *^; "<*pu^ l'injection, le ramollissement et l'induration, jusqu'à l'atrophie, à rjp;^**'^^^^n, à la dégénérescence graisseuse et aux productions cancéreuses. Cette coc^"**"*" ^ ^^^^ d'exister aujourd'hui ; mais il est impossible néanmoins de préciser «J^^"*'*^ caractères on reconnaîtra sur le cadavre l'hépatite chronique, l ne congest? f^ sangmnc, quelque intense qu'elle soit, ne saurait suffire, quoicpie celte lésion ^''*<'*<« à elle seule enirainer le dépérissement et la mort. Il en est de même de la din. ^tiiion de consistance de l'organe, qui est une lésion que nous a\ons déjà \ne iim/tes fois sunenir mémeà un haut degré, indépendamment d'un travail inflammai ^'^'j t*n dirai presque autant de l'induration. Cependant, si la consistance (' f foie était devenue considérable, sans pourtant que le tissu eût cessé de (-onservic wn organisation, s'il offrait en mi^me temps une altération de couleur, si suipfut il était >ivement congestionné, si son volume était augmenté, on pourrait p(to -^**''|- rattacher c(^ lésions à un travail inflammatoire chronicpie. Mais on iiej^it vraiment encore émettre à ce sujet que des conjectures. La suppuration, qiinid e le existe, est au contrah-e un signe certain de phlegmasie ; elle j)eul .surveini' f "^ hépatite chronique comme dans Phépalite aiguë ; mais dans la prei'"''^''"^^' ' ^'^^^'^ **[ *«"jouf^ enkysté, la membrane pvo^éniqiie est résistante, souvent cw^vvv^^A^ vV.

plusieurs feuillets, et entourée comniuniiinvul d'un tissu \.vit grisâtre ou rouge.

Symptomatohgii, vinrcite et lerminaisrms. — Les iiiditidus poiic Ii'sions qu'on attribue généralemciil h l'li<!|iaii(c clu-(>iii<[ue éprdiii plupart, une douleur obtuse, grn^ative ; la ^crrussiou <-i lu iialpaiionn toujours consUter une augmenta lion plua^ uioins coosiilérabln itaiisIIfff^mK du foie. Celui-ci reroulanl alors ]<• pi)nin^p^jf''<>\pli({<ir la dysput'e diiiitBeanfMp,

de ces malades se plaignent. M. MaspL-l incarvaiion latérale du lacliis, ddiU l l'omoplate droite serait alors siliiéi

si, roiiiine n'étant pas ra(ti,^'vDe .

': serait louriiée du cAtâ^aiu:. " l'autre. Les digesliiins .s<H)t 'ibleinent, K'nccnmiiagneiit de* onslipalion, lantôi diarrliée; tes matières n général, ifflr couleur; ({uolqui-fois elles sont grisât n:s et )>euveat de teni|H en temps contenir du sang. La peau t'sl blanche, grisàire ou d'un jaune iclériqae, et celle de^)i^^(• roloruiion est sujeite à de grandes lariationsL^Ift manque au moins aussi souvent dans rhé|iaiite chronique que dans rtiéu|j|^iguë; M. Haspel, ainsi que je l'ai déjà appris, a signalé riclère ciitnin^fcf^'I'un suiiptdme excessivcmeni rare dans les alH-rs iln foie. On a dit aus,*J^f?^5., g l'hépaijie chronique la [M>au était le siège d'un pniril incommode. ).es iiiai^'-s sont lansuisjanis, leur nutrition se fait mal; ils maigrisseni, |iais leur \i'nire se dé\eIop|>e [lar Lfile d'un épanclicmeni séreux <)iii se fornie dans le pËriinjiie. I.onK|ue la maladie

t parvenue h ce degré, la |)lu|>art des individus sucnmibeni sans néaniiiniiis ■er généra le II leiiL au di-gré de marasme qu'on rt^iiconiie dans beaiKoup d'alTe^Vons cluuUiqiies, notamment dans la phtliisie et dans certains cancers ; il est mfiiKbreinarquable que quelques indii idus consi-nenl longicnips l'emlxinixtint et leurs fotïes. Il n'en est pas de même des animaux, et noiaiiiment des bœufs, qui uiïrent Vj plas haut degré un état de dépérissement et de marasme. Queligues malades se (itahlisscnt lentement, mais beaucoup restent sujets à de fréquents dérangemenlL.)d 'estomac ; d'autres oiil de temps en temps des flux sanguins par l'anus, et épfeuvent quelquefois des récidives de leur mal, qui finit par les emporter. C'est \f. que j'ai eu ta douleur d'obse^^'e^, il y a quelques années, sur tm de mes meilleurs amîs, que j'avais guéri, dii-huit mois auparavant, d'an premier abcès du foie. A

La descripAjOn qui préci'de s'applique i la généralité des cas ; cependant il impCHle de dir^ue la maladie est parfois lalenti*, et influe peu sur la nutrition. Il n'est pas raKr, en effet, de voir en Algérie, dit M. Haspel, des individus au teint presque flffiri qui poUeiit néanmoins des abcès dans le foie. Il a vn mourir tout ii coup, aofÉûqné par là rupture d'un abcès dans la poitrine, un canlinter, frais, robuste, h possédant toutes les apjurences d'une santé dorissante. Le même auteur parle ausu d'un infirniier militain? qui tous les deux ou trois mois se faisait imtiitionner nv obcès, et reprenait son senice dans l'intervalle. 1,'ibcès se remplissait {dus vite ;|l été qu'en hiver, il fournissait k chaque upération un veri-e de pus ; en ISfiO oflTouvrait pour la vingt-tpialrième fois: ce faites! probablement unique dans les ani- aies de la science.

liiagnosi^ — L'hépatite chronique |)ourrail être confondue avec les di\erses lésions organiques et avec les productions accideiitellca du foie ; ce|>eii(lanl on pourra arriver communément au diagnnstic différentiel. Lorsque le foie est \oluminenx etlesît'^ d'une souiïrance pins ou moinsvive ; lorsqu'il survient u» ictère, des ^roubles lans la digestion, du dépérissement, un appareil fébrile, continu on

l'INKLAMMATION de IA TËSICULB BILUtBK. SOS

rcdoiKtT une phlcginasie du foie avec teodaDce i la suppnration doiiiit? lieu déjii h la formation d'un foyer. Car une hypertrophie sapyr^liqac; eUe f^t indolore; elle trouble peu tes fonctions agii <|ii'à la longue sur la nulriirnn. Les prodnctîon!i cncùplialoldes fE-'des inégalités durt^ ei "arfois fluctuantes i la surface du foie, et qui

is souvent que dans les abcès hépatiques

"k dans l'abdomen ; plus tard, enfin, on

'. (Juant aux kystes hydatiféres, leur

t il sont parfois le siège, le peu d'in-

I, |Miurvii [Murrant qu'elle ne soit ni ti-op

!t d'un juur à l'a] .. ; .

1S0 vives, uu épanchcinen'^M

k les signes de la cachexie <^'^ '. 'fonn^ '.felir réniiencc, le frémiiiiieip ^ floedce que Ja tumeur exerce sur la/] '^ToloinineuBe ni enflammée,

fitre [dus facileraenl iwDt-êtrc confondue avec dimmu^^pi^aMirns pi^nnancnn da Me dont nous arons précédemment parlé (p. 187^1 qui s'accompagnent, en effet, d'ictère, de tronbles graves des organes digestifs, de dépéiisseuient et m^^dit-OQ de fièvre. Avec tm pareil groui>e de symptômes il serait difficile, en eSet^oW^ier de la précision au diagnostic, et devraitH)n, pcut-élrc alors, plutOi diagnostt^Nk|^J>^p3tilc et soupcnnner inèiiie un abcès, parce que ces lésions sont comini^^^H|ue, d'autre part, la plus grande iacertitude régne encore sor les troubles ^mV^inels spéciaux aux congestions hépatiques. Pronnslic. -^'liéïKilite chroni<|iie vsl une maladie très grave. Traili/menf. — Si le sujet est fort, s'il existe des douleurs vives et de.s congestion, il sera utile de recourir de lenii>s en temps à quelque émission sangui'^ locale, qu'on fera sur l'hypocliondrc ou h l'anus. On entreliendni la Uber^ ventre avec des purgatif salins. Si le foie est voinminirnx on tâchera de rânudre rengorgemcnl par l'emploi de jNjiiiinades et de topiques fondants et lytblutifs, tels que les emplâtres de savon, de Vigo, les pomniad'js m ère miel les et i( iecs. 'l'est dans le inËme but qu'on administre à l'intérieur le caloniel a doses l ne s'arrètaiit que quand il excite la salitation. I.es alcalins ont été é(r /eiiient pré-> conisés : tels sont le savon méilicinal à rinléricur, le bicarbonate dt ioude donné en boisson, en bains, en douches sur l'hypochoudre. On Hoiimcttra au^ les malades i. l'usage de quelques eaux minérales, telles que celles de Viclij , dc'^rlsbad, de Mns, de Pougues, de Bourbon-l'Archainbault, etc. Dans les cas les^Ius rebelles, on a[^i(]uera sous le rebord costal un, deux ou trois cautères uu jiiRkas. Enfin, st l'inditidu habite uu climat chaud, il faut conseiller l'émigration : c'^st ainsi que beaucoup de ci-ér)les de nos Antilles, atteints d'hépatite chronique reralle et avec ascitc, se rétablissent en venant en Eurojw, ou en allant habiter sur I\ri>ntinent américain des pa}s moios chauds que a>ux qu'ils quittent, \

DE L'lHFLAVIMATIO^ DES ORGAMiS Di: L'EXCRÈTIOn DE LA RII.K, NPF:<:i/V,EMEKT DU l/lNFLAUUATION DE [.A \fiSICULE. •}

Les conduits hépatique, cystiquc et cholédoque, ainsi que la vésic X du fiel, peuvent s'enflainincr isolément ou siimiltanément. ^[ais, de toutes tes p«ties dont la réunion forme ]n voies biliaires, la véiiicule est celle qui s'enflammj le moins rarement. On a proposé de désigner cette inflammatioit par le nom Atntmiti-ri/ntite.

Ciirncthre^ 11 un forniques. — Lorsque l' in II animât ion occu|)c les cjfmliiits hépatique, cyslique, ou cholédoque, ces canaux semblent plus volumineux ; leur membrane interne est rouge, gonflée, friable, opaque, quelquefois ulcérée; si l'ulcération atteint loiili» les tnniques, une perforation a lieu. Dans l'inflammition de

30(l DES INFLAMMATIONS.

la vésicule, on tromç, en général, que col organe est (1c\enn plus ample; il -est distendu par une bile allérée, mêlée ou non à des calculs ; plus ^arefhen^ on la trouve revenue sur elle-même et contenant du pus; sa membrane intc^n^^sV rouge, épaissie ou amincie, friable, ulcérée, gangrenée. Ces diverses, dt^i^liions envahissent presque toujours les autres tuniques : aussi trouve-t-on souvébt lés parois de la vésicule d*une épaisseur doubjL ou triple, ou bien amincies et ayant la ténuité d*une toile d*araignée ; d'aulfi^T > parsemées d'eschares, ou bien perforées par suite d'un travail ulcératif K^- iocédé de dedans en dehors. Cette participation de toutes les tuniques au^j^y ) inflannnatoire se remarque surtout

dans la cholécystite chronique. Kn g réticulé de la membrane interne; les

alors, il y a exagération de Tétat aissies, et toutes les tuniques et comme fiBreuse ; l'organe, revenu sur luimême, est atrophié.^mm?rbbable que beaucoup d'oblitérations et d'atrophies de la vésicule et des conduits biliaires n'ont ))as d'autre origine qu'une inflammation aiguë ou chronique. Cette oblitération a lieu tantôt par suite du gonflement des partie^', d'autres fois par la cicatrisation d'une ulcération ({ui fait adhé£|^ntre elles les surfaces opposé(*s. Les voies biliaires, lorsqu'elles sont,JÉBB^ d'une phlegmasie aiguë ou chronique, contiennent presque toujourM^fP^is ou moins grand nombre de calculs. Vi^r

Symptômes^ marche^ terminaisons, — Il est impossible de tNu?r actuellement l'histoire symptomatique de l'inflammation des voies biliaires. Quoi qu'il en soit, pici les accidents qui ont été le plus souvent observés. Les malades ressentent une leur très vive sous le rebord des fausses côtes, augmentant par la pression et gênas^ la respiration et les mouvements. Quelquefois on sent se dessiner à ce niveau une tUs^^eur piriforme ; en même temps il y a des nausées, des vomissements, de la cons(]> Jition et une teinte ictérique, surtout lorsqu'il existe un obstacle permanent au c^^rs de la bile ; enfm, la fièvre est plus ou moins vive. La marche de la maladie es& e plus souvent rapide : elle l'est surtout lorsque l'issue est funeste. Celle-ci est r ;oduite, tantôt par une (>éritonite suraiguë consécutive à la perfora ^^ tion de la va ^cule ; ou bien elle a eu lieu d'une manière brusque, et, dans ce cas, elle ne peutVjas toujours être expliquée ni par les désordres anatomiques, ni par l'intensité deL douleurs éprouvées pendant la vie. Il existe dans la science au moins cinq ou six r)senations d'inflammation des voies biliaires ayant ainsi amené nue mort subite.n.a terminaison peut être favorable, ou bien parce que l'inflammation se résoul, Ja bien parce que la vé^sicule, distendue par le pus, se vide à travers la pami abr aminale, ou par le côlon et le jéjunum. Lorsque l'ouverture se fait à travers le^ téguments, il s'écoule le plus souvent avec le pus uu peu de bile, et presqu(^)ujours un nombre plus ou moins grand de calculs biliaires. La plaie peut seijermer et se rouvrir plusieurs fois ; elle reste souvent fistuleuse, sans que la santa^;n soit notablement altérée. C'était probablement un abcès semblable qui, dans IV^Sitce de neuf ans, donna à Thélésius cinq a six cents |)etits calculs. Un fait analoguttti'^t rapporté par >1. Bonnet, de Bordeaux.

DintMytiç, — Dans l'état actuel de la science, on poarra quelquefois soupçonner nie cholécystite ; mais il est très diflicile de ix)rter un diagnostic certain : c'est aina^|..^u'il sera souvent impossible de dire si les symptômes qu'on obsene dépendenrAgme choléc\stite plutôt que d'une péritonite locale, fie que je dis ici s'applique a plus forte raison à l'inflammation des conduits biliaires. I)'ailleui*s, il est d'autant plus diflicile de reconnaître ces afl'ectiooa, que rarement elles sont primitives : dans presque tous les cas, en elTet, elles coeiistent avec des lésions

* .; DK LA P ANCRÉ ATITE. 305

graves du foie ou -avec divers produits morbides, surtout avec des calcuk S*il s*est foitné un abcès dans la vésicule, le diagnostic pourra offrir quelques doutes. Ou oe^idlra pas à un abcès du foie, i)arce que, dans le premier cas, la tumeur est mi^ys^ circonscrite, et qu'il n'y a pas d'induration à sa base ; cette tumeur est âtuéft au-dessous des fausses côtes, sous le muscle droit ; la fluctuation est générale, elle s'est formée rapidement et (\té tout de suite superficielle, tandis que le contraire a lieu dans les cas d'abcès h^j^Bbiies. Nous dirons ailleurs comment on parviendra à distinguer un abcès d^'/g^Kule d'avec la distension simple de ce réservoir par la bile. ' ^' '^

mtanéc, sunient le plus souvent dans résicule contient des cocos^étran-

Causes. — La choiéoslite, rarer^^ le cours de maladies graves, oi gers, surtout des calculs; ceux-ci agissent

leur migration d'un point dans un autre, ou bien pSM^ITun coupon une près- ^ sioo forte a été exercée sur Thypochondre droit II peut se faire encore qu'un obstacle existant dans le canal cholédoque ou sur son trajet, la bile s'accumule dans la TÉjoije et l'enflamme en la distendant outre mesure. Il est possible, enfin, que rinflamiM|^oit quelquefois consécutive à la phlegmasie du duodénum ; mais il n'existe en^^^^M sujet, que des données fournies par la théorie.

Pronostil^f^jfnqu'on reconnaît une cholécystite, on doit porter un pronostictrès grave.

Traitemeni, — Le traitement sera essentiellement antiphlogistique ; il sera Ij même que pour l'hépatite. Si la vésicule, très distendue, formait une saillie, devrait se hâter de l'ouvrir avec le bistouri, pourvu qu'on fût bien certain qu^e a contracté des adhérences avec la paroi abdominale. Dans le cas contraû^on rouvrirait par le même procédé que les abcès et que les acépbalocystes^^ foie. (yak Hydatides du foie.)

Se la paaeréatile.

ifi

La pancréatite parait être une affection excessivement rare. Je u'in ai encore recueilli aucun cas pendant une observation de vingt-sept années ps^lées dans les hôpitaux de Paris. Il est à peu près impossible, en réunissant tous lej faits connus jusqu'à ce jour, de pouvoir tracer l'histoire symptomatique et mônu anatomique de celte affection ; toutefois, voici ce qui résulte de l'étude des observXions qui ont été réunies et analysées par MM. Bécourt (1), Mondière (2) et Raigc-ivlorme (3).

Dans la pancréatite aiguë, il y a, dit-on, de la fièvre, une doideuA constante lensive, et parfois une tumeur circonscrite au centre de la région épigasoique; les selles sont, à ce qu'on prétend, liquides, séreuses, et plus ou moins analqnies à la salive. Ne seraient-elles pas également graisseuses ? car si ]'inflammation,«omnie l'a vu M. Bernard, active la sécrétion pancréatique, celle-ci, devenue plusJijueuse et modifiée dans sa composition, ne doit plus être propre à émulsionner Ic^i&alières grasses ingérées dans l'estomac (U).

On a admis que la pancréatite pouvait se terminer par résolution, ou We suivie de suppuration, de gangrène, ou d'indication. Ix)rsqu'il y a abcès, le ||U8 pourrait s'épancher dans le ventre, ou se faire jour dans l'estomac ou Tint

(t; ThèM de Strasbourg, i nuée 48.10. — (S) Àrehite» de médenne, année iSft. — (S) Dkiu*Hun\re dt médecine, t. X\l II, article p4!ictÉAft. — (&) Voyei, dans ArehiveKdt médedmt^ t. \l\, &* s^'ip, p. €0, le t)eau IraTnil de M. Bernard %vlt le rôle du $uc pancréatique iûmla digesiiom.

T. I. — ?• iDIT.

La pancrèitite est une affection qui est rarement pritnitivo ; elle suceède presque toujours à rinflommation d'un orp;aiie voisin. Elle peiii aussi, dit-on, èire sympathique de rinflammstion des glandt.'s saliv aires, et, dans ce cas, on observerait une sorte de balaucement entre la sécrétion pancréatique et celle de la solive : ainsi, lorsque la salive coule abondamment, les symptômes locaux de la pancréatite, notamment la diarrhée, diminueraieniJ'ii cesseraient, tandis que le contraire

aurait lieu dans les cas où Texcitation On a attribué, dans beaucoup de cas, 1 nous le répétons, tout ce qui précède ne assertions : car on ne sait encore absol aigu€. ni sur la pancréatite chronique.

, ânes salivaires viendrait à diminuer. ^**ilitc à l'usage du m(»rcure. xMais, , }r| tre considéré que comme desimpies ^rien de précis ni sur la pancréatite

9e la splénite.

L'inflammation de la rate, ou la splénite y est une affection qui paraît être extrêmement rare, et dont nous ne connaissons encore (fue très imparfaitemeul^s lymplômes et les caractères anatomiques. '00^

Anatomie pathologique, — La rate est le siège de diverse&|C^>^rf^lîns dans le cours de plusieurs maladies, notamment dans les fièvres inteCj;;;tî9œs et dans ^*affection typhoïde. Nous avons vu (|ue, dans ces pyrexies, elle>^mentaitbeaump de volume, que sa couleur était plus foucée, et enfin que sa consistance était [ement diminuée, qu*elle se réduisait en pulpe, en bouillie, 2i la moindre pressKik: mais, comme nous l'avons déjà établi, ces lésions si profondes semblent indepW)daules de toute inflammation. Nous croyons que les seuls indices certains d'un t\^il phlegmasiquesontla présence du pus ou l'infiltration du tissu de l'organe par\ne matière fibrino-albumineuse. Nous ne parlerons pas des cas dans lesquels leLabcès de la rate, coïncidant avec des collections de même nature dans plusieurs \Yrères, sont symptomatiqucs d'une infection purulente du sang: c^r il ne doit èivj question ici que des abct's idiopathiques. Ceux-ci sont excessivement raresl^uand ils existent, l'organe est ordinairement augmenté de volume, phlegmasie s'est propagée jusqu'au péritoine, il tient plus ou moins fisines'par des adliércnces récentes. Le pus phlegmoneux, homogène, IX et mêlé au détritns de la rate, est presque toujours réuni en un foyers superficiels ou pn>fonds, libres ou enkystc'^s. Dans la plupart l'existé que 10 à 80 grammes de pus ; mais on a vu cette quantité s'élever plfieurs fois à plus de ô ou 6 litres, f^ foyer purulent estunlôt isolé, ou bien il opmmunique par une ou plusieurs ouvertures avec l'estomac, avec l'intestin, ]r plèvre, le ponumn, ou à la surface du coq)», ou bien avec le péritoine. Nous aibns dit plus haut qu'au lieu de pus il se déposait souvent dans les aréoles de la i^c enflammée une matière aibnmineuse, fibrineuse, concrète, assez consistanteXatii infiltre le tissu presque uniformément, et qui, plus souvent encore, estdisp<Hy[3 i)ar plaques ou par zones. Dans les splénites partielles, nous avons vu ces connRtions établir la ligne de démarcation entre les |)artie5 saines et les parties malades.^

Symp^r^s, marche et terminaison. — La splénite peut débuter brusquement

ou après oevprodromes. Elle est caractérisée par une douleur plus ou moins vive,

presque toujours obtuse, dans l'hypochondre gauche, s'irradiant quelquefois vei's

l'épaule et la région mammaire correspondante. Le plus souvent la rate est aug-

mentée de roluwe : c'est ce que l'on constate par l'Inspection, qui dénote une

et lorsque U aux parties ou bien sani on plusieni des cas, il/

DE LA SPLÉNITB. 307

arogliatîon de Hiypocliondi-e gauche, par la palpation,' qai fait reconnaître qne cet organe dépasse ordinaireinent le rebord costal, mais surtout par la percussion, qui permet de. le circonscrire. I/auscultation ne donne aucun résultat, si ce n*est dans'lê cas où, rinnaininalion ayant gagné le péritoine et y ayant produit des fausses membranes, l*on'ille appliquée à ce niveau y distingue un bruit de frottement comparable à celui que nous en;-<||dron8 dans la pleurésie. Lorsque l'organe

a acquis un volume tr(>s cx)nsidérabl9;]'(j ment ascitique, et même une inGltrii''-.1 de la gène que la circulation veinée '

forme quelquefois un peu d'épanchéeuse des membres inférieurs, à cause rouve. Il est encore quelques autres c la rate exerce sur les organes vol* ssements. Presque l

accidents qui résultent de la

sins : tels sont la dyspnée, la

peu que la phlegmasie soit intense, il existe

des redoublements réguliers; on dit m6me que queî^nMTbn a observé des accès Si

fébriles franchement intermittents. En général, la splénite ne s'accompagne d'aucun ^

it grave, à moins qu'elle n'envahisse tout l'organe et qu'elle ne s*y termine par^MDuration ; cependant nous ne possédons encore h ce sujet aucune donnée certiin^lll^ie savons rien non plus sur la marche et la durée de la phlegmasie. Celle-ci se ^^^^|p plus ordinairement par résolution, souvent aussi elle est suivie de su]

Les signes de^présence du pus dans la rate sont extrêmement obscurs : il estr^ rire, à moins que l'abcès ne devienne soperficiel, qu'on ait à ce sujet aucune titode. Les frissons, les sueurs nocturnes, l'amaigrissement, succédant à des dents aigus, ne peuvent que faire présumer la présence du pus sans la carartéi On ne sait pas si ce produit morbide, réuni en foyer dans la rate, peuyf^tre résorbé. Presque toujours, de même qne cela a lieu pour le foie, i'abcà^le vide dans l'estomac, dans le côlon, dans l'uretère gauche, dans le péritoine, danTla plèvre et dans les bronches ; l'ouverture de Tabcès à travers les parois abdomi>|ales est un des modes de terminaison les plus rares. On a encore vu le pus fus^'/ au loin et s*échapper, dit-on, par exemple, par un abcès de la vulve, ce qui sf Jrait un bit peut-être unique dans les annales de la science. Il n'existe aucun exe» Jj)le authen* tique de splénite suivie de gangrène. Quel que soit l'organe ou le pf Int du rorpe vers lequel le pus se porte, l'évacuation de ce liquide soulage Imméijiatement, et |)eat être suivie d'une heureuse tenninaison ; mais le plus souvenhules malades maigrissent, dépérissent et succombent au bout de quelques mois, a!|l milieu des symptômes de la fièvre hectique; chez d'autres, la mort suit de pr^s^jévacuation du pus, qui se fait au milieu des accidents les plus graves : tel est le cIq. rapporté dans le 82* volume du Journal de médecine, d'un militaire qui, aya)!\eii dans l'espace de quatonuî jours un vomissement abondant de sang et de pus,«crom- IMgné d'une syncope effrayante, succomba et présenta à l'autopsie une n'jr près* qne détruite, convertie en une vaste poche purulente qui communicrant avec l'estomac par une ouverture large comme une pièce de six francs. Nous A savons absolument rien sur la splénite chronique.

Dingnontir. — La douleur permanente et les symptômes aigus feront distinguer la splénite de rhypc>rtrophie simple de la rate et des productions accid^dplles qui se forment dans ce viscère. I^ douleur, la matité, qui peut re*nonte^jjpiez haut dans la poitrine, l'affaiblissement du murmure vésiculaire, enfin la (Vspnée et la fièvre |)ourraient faire confondre la splénite avec la pneumonie ouVt^n avec la pleurésie. I^lais indépendamment des signes d'auscultation qui, comme la crépitation, le souffle, la bronchophonie et Tégophonie, manquent tout à fait dans U C3glbl-

nite, la pereuasion fera recomitltre en outre que la inatité dépend de la rate, par la place qu*elle occupe, par sa circonscription, parce qu'elle est ûxe et ne peut jamais être déplacée par lea positions diverses qu'on imprime au tronc. Nous dirons plus tard en quoi la splénite diffère de la péritonite locale. Il nous paraît à peu près impossible de confondre un abcès volumineux de la

Indant V Histoire de l'Académie des

aique d'un jeune homme de dix-huit

v^ on

rate avec un épanchement ascitique sciences pour Vannée 1753 contient le

ans, miné par une fièvre hectique, doK?^^ %tre offrait le développement et la

fluctuation qu'on observe dans rascitcV^V double ponction donna issue à plus

de 7 litres de pus. Le malade ayant expi|â\J[^«'assura, à l'ouverture du corps, que

tellement augmentée d^PWWt^'elle s'étendait de l'épigastre au

abdominauxTehe avait environ 5 décimètres

f de long sur 3 à 4 de m^' elle était creusée d'une poche qui contenait encore

^ 7 pintes de pus, et qui était tapissée d'une membrane solide. Cette pièce curieuse

fat présentée à l'Académie des sciences. Dans un cas pareil, nous croyons quHl

ferait facile d'établir le diagnostic différentiel par les coDunémoratife au

que par l'examen du malade. C'est ainsi que l'on apprendra que JJlflpKscence

du ventre, au lieu de se faire de bas en haut, comme dans l'as^^^f^cTcontraire,

commencé par l'hypochondre gauche et s'est rapprochée succeL^j^^^lRAt du pubis.

^^I^^Dans l'exploration, on reconnaîtra que la fluctuation est plul%3t>fonde et plus

^Cpbscure que dans l'ascite ; on ne pourra déplacer le liquide, ni parconséquenl la

h^tité, en faisant varier les positions du malade. Le plus souvent, en palpant le

avec soin, on pourra reconnaître les limites de la tumeur à un rebord plus

Ans saillant; enfin la percussion, iaite avec soin sur la tumeur et à sa circon-

férenoLulémontrera derrière elle la présence du tube digestif, qui n'est pas refoulé

vers l'éj^nstre, comme on le voit dans Tasdte ou dans le cas de tumeurs qui partent

de l'excavJLîon pelvienne.

Dans la fV livraison de son Anatomie pathologique^ M. Cruveilhier a publié, sous le noiir )^e splénite ou de ramollissement aigu de la rate^ plusieurs observations fort coLùeuses d'individus ayant succombé après avoir présenté de la suffocation, de l'anî^isse, des nausées, des vomissements, un pouls médiocrement fort et fréquent, et Ifiielques symptômes de rémittence. La rate fut trouvée sq>purée dans un cas, difil!|,lite et grisâtre dans un autre, noirâtre et pulpeuse dans un troisième. J'ai, en 18^, observé avec M. Chomel ce même apparril de symptômes graves, avec des ac^dents cérébraux, chez une jeune iémme, à l'autopsie de laquelle nous ne trouvai/,*» qu'une splénite circonscrite, caractérisée par une infiltration fibrinoalbumine^ du tissu. Mais est-il rationnel de rattacher à cette faible lésion tout rapparcjf^symptomatique si grave cbsené pendant h vie? La qdénite ici, comme dans 1^ premières observations de M. Cruveilhier, ne serait- die pas plutôt une it â fait secondaire d'une maladie indéterminée ? Je le présume. Quant ^utres observations rapportées par le savant professeur, je serais porté â yr aussi comme des cas de ramollissements non inflammatoires analogues ym voit si souvent dans les mabdies graves, et snrtoot dans les maladies on.

V — Il est impossible encore d'être bien fixé sur le degré de gravité de la splénite.\>ette affection est pourtant très sérieuse lorsqu'elle se termine par suppuration.^^'

Ètiologie. — La splénite est rarement primitive; le pins souvent die est produite par une cause traumatique, surtout par un coup porté sur l'hypochondre

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