DE LA LARYNGITE AIGUE SIMPLE
gauche. On conçoit facilement, d*après cela, ponrquoi des fièvres intermittentes antérieures, en. laissant à la rate un volume plus consîdéraUe, constituent une véritdUe prédisposition k la splénite, surtout lorsque l'organe dépasse le rebord costal, car il est alors plus exposé aux violences extérieures.
Traitement. — Le traitement sera%itiphlogistiqBe. A moins qoe h gravité des symptômes généraux ne réclame une^|^|^eurs saignées générales, on préférera
les dissions sanguines locales, ^udùi les hxatiCs doux. Si les accès fébrile^ V rémittents, on administrerait conci^^ une fièvre périodique ordinaires pea d'avantages que dans lénccidents f^
ra les bains, les cataplasmes, it régulièrement intermittents ou même nt le sulfate de quinine, comme dans Improbable qn*on en obtiendrait aussi nlermitteni
matiqiies d'une suppuration. Les purgatifs, les prepi^PMsmercurielles en friix tioQs, et, dans une période avancée, les vésicatoires, à titre de révabib, sont nidiqués.
INFLAMIIATIONS DBS ORGANES DE LA RESPIBATION.
Im larjagile.
Par le mot laryngite^ ou angine laryngée, on désigne généralement l'inflj muioD de la membrane muqueuse du larynx. Celle-ci se présentant sous formes très diverses, eu égard surtout à ses symptômes, aux altérations anal qui la constituent, ainsi qu'à sa marche, on a dû la diviser en plusieurs e distiiictes, qui sont : les laryngites simpfe ou muqueuse, itriduleuse^jÈeudo^ men^raneute et sous-muqueuse; enfin, on a admis ime laryngite aicme et une laryngite chronique. Cette dernière devra même être distinguée eùJthronique ttmple et en chronique ulcéreuse. ^
la laryofîto «igva iJMpU «m
Caractères anatomigues. — Les seules lésions anatomiques qu Jn rencontre cooristent en une rougeur de la muqueuse, qui souvent est en mêm^iemps friable et épiissif Dans ce dernier cas, on constate une diminution dans |l calibre du tuyau aérien. Le même effet pourrait être produit si l'inflammationlavait oocaskNmé l'infiltration séreuse ou purulente du tissu cellulaire sous-mumeux. Dans certains cas de laryngite, on trouve que l'appareil folliculaire seul es&nflamnié (Gruveilhier}; oa bien il existe des ulcératiiHis superficielles, quelquefoislles pustules : c'est ce qui arrive, par exemple, dans h laryngite aiguë qui survint dans le ooors de la variole.
L'inflammation peat être bornée à r^[Mglotte, qui est alors gonflée, dui pei| mobile.
Symptômes. ~- Dans h plupart des cas, h laryngite aiguë ne déterminl symptômes locaux sans ancunc gravité. La voix est constamment altéi ' timbre; elle est criarde, inégale, le plus souvent rauque; quelquefois aphonie complète. Les malades accusent, en outre, un sentiment «Chaleur et d*ardeur dans le larynx; ils éprouvent, au niveau de la glotte, un picotement incommode qui excite la toux ; cdle-d est souvent pénible en raison de h douleur cuisante qui accompagne l'expulsion brusque de l'air; l'expectoration est nulle oo n'est formée que par quelques crKhats blancs et épais. La presaioa «utcibt «iSdb-
idue,
[uedes
msson
y aune
rieurement sur le larynx est quelquefois douloureuse et excite souvent la toux ; il CD est de même des mouvemeuts de déglutition, pendant lesquels répiglotte est refoulée sur rouveriare du larynx, qu'elle comprime parfois douloureusement. Il est ordinaire de voir qu'à ce degré la laryngite n'excite ni malaise, ni Oèvre, ni dérangement des fonctions digestives.
Cependant, dans une forme plus g quelques malades ont la sensation d'u l'air: la voix est éteinte, sifllante, et se •lors on entend à distance ou en ausc plus ou moins bruyant Pour peu q
7,\ gêne vers le larynx est plus grande ; !^^étranger qui s'oppose à l'entrée de . jW après de grands efforts , quelquefois larynx un rflle muqueux trachéal de la respiration se prolonge, la altérée; rel^vres sont bleuâtres, les yeux Millants; la peau ^ITH^PPIS^uls fréquent, petit. Ces symptômes asphyxiques peuvent aller sans cesse eu s'aggravant; d'autres fois ils se calment momentanément après que les malades ont l'ejeté quelques crachats muqueux, opaques ou filants. Cependant ces instants de répit sont très courts ; bientôt les accidents s'aggHjJlht de plus en plus, et la mort sunient presque toujours avant le huitii|||f{^r, au milieu de symptômes d'asphyxie lente ou de sulTocation. Le pli^gl^ft, |)ourtant, la maladie a une heureuse issue : les symptômes diminuent a^^:!^9#dellement et rapidement de violence; l'altération de la voix est le seul troufl^ui persiste penit un temps quelquefois très long.
L'inflammation de Tépiglotte se présente afec des caractères particuliers qui été parfaitement tracés par Dezeimeris, dans le tome IV du journal lExpé^
Da^^l'épiglottite, le malade éprouve, \ la partie antérieure et supérieure du cou, une do»)ur plus ou moins vive et la sensation d'un corps étranger. Le timbre de la voixLîst plus ou moins altéré ; il y a parfois de la dyspnée, et même des accès de suffocaft j»n. En faisant ouvrir largement la bouche au malade, et abaissant la base de la F^ngue, l'épiglotte apparaît; elle est rouge, ressemblant beaucoup soit à une cerise l,,ire, soit an gland du pénis en érection ; elle est douloureuse et teuduc. La déglutitLn est ou simplement gênée et douloureuse, ou bien impossible. La dysphagie tLnt alors à plusieurs causes : au rétrécissement du passage que les aliments do(|ent franchir, à l'exquise sensibilité de l'épiglotte et aux efTorta con- ▼ulsife que U douleur détermine, ce qui excite la contraction du pharynx; enGn, des parcejC^ d'aliments pénétrant dans le larynx pendant l'acte de la déglutition à c^ise de la difficulté que l'épiglotte épronre \ remplir ses fonctions, les malades A^nt pris d'une toux convulsive qui vient encore augmenter leur anxiété.
L'ép^:,iottite est une affection essentiellement aiguë, parfois foudroyante; elle débutej^uelquefois d'une manière brusque, et elle arrive rapidement à un très haut i\^vv d'intensité.
Diam^ff'r. — Nous dirons plus tard comment on pourra distinguer la laryngite simple n\i^ auti*es espèces d'inflammation du larynx, comme l'angine striduleuse, le croupfyt l'angine œdémateuse. On ne confondra pas la forme grave de la maladie avec uni I corps étranger dans le larynx, parce que, dans ce dernier cas, il y a absence j^^èvre, parce que les quintes de toux, qui sont d'une violence extn^me, ainsi queV^sulTocation, surviennent subitement au milieu de la santé, ot parce qu'enfin le^,'4ntervalles de calme sont beaucoup plus tranchés que dans les cas d'inflammauon aiguë grave du larynx. Nulle difficulté non plus pour ne pas confondre la laryngite avec une inflanfunation vive du pharynx et des amygdales : car ponr ceile<i l'inspection seule des parties suffit; en outre, la douleur accusée
lilté d*écarter les mâchoires éprouve moios
tes.