‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 64 sur 118 · DE LÀ LARYNGITE STRIDULEU9E · texte numérisé non relu

DE LÀ LARYNGITE STRIDULEU9E

j)ar les malades siège vei-s la base de la mâchoire, et la voix n^est fias rauque ou éteinte comme dans la laryngite, mais nasonnée et désagréable comme elle l'est quand un gonflement existe dans le pharynx.

L'épiglottite a éi('; souvent méconnue, cependant son diagnostic n'est pas en général difficile. La dyspnée et la dys^bagie surtout, qui ne peuvent être expliquées ni par une inflammation vive, ni p( WD gonflement considérable des amygdales^ de\Tont de suite faire soiipçonnej^«lt|^Knce d'une épiglottitc. L'inspection de rarrière-bouche permettra de vériK|:<f(^^agnostic. Cette exploration est, eo général, possible: car, dans l'épiglottite ^^^^ d'obstacle que dans beaucoup d'j

Pranosiic, — La lacyngii |dus grave chez l'enfant, en raison de l'étroîl matjon de l'épiglotto doit éveiller an plus haut degrélTSollicitude du médecin,

Étiologie. — Presque toutes les laryngites sont produites par l'action du froid ^%de l'humidité ; d'autres fois la maladie est consécutive à l'exercice immodéré des^^|fi|s de la voix; plus rarement elle est déterminée par l'inspiration de \apeure^|H^s, comme celle de l'acide chlorhydrique, ou par l'ingestion de boissons ^^^^^B^^ qtii enflamment en passant l'épiglotte et la glotte. Cet accident a surtomSVsignalé en Angleterre ; il |)eut survenir lorsque les mères font boire leurs enrants au bec de la théière. Si l'eau est bouillante, il peut en résult;^ alors une véritable brûlure de l'épiglotte et de la glotte. La laryngite est se épidémique ; mais rien ne prouve qu'elle ait jamais été contagieuse. La R>|me grave survient quelquefois dans le cours de la variole ; elle est caractériséMlors par le développement de pustules nombreuses dans l'arbre aérien; j^^ai Iru plusieurs cas.

Traitement. -^ Dans la forme bénigne de la laryngite, on conseilljTle repos de l'organe malade, au milieu d'une température douce et uniforme^n pourra y joindre ru.sage de pédiluves irritants et de boissons pectorales. C^ moyens sont insuffisants dans la forme la plus grave. Ici, en effet, les émissionsihiinguincs sont indispensables ; on ouvrira donc la veine, et l'on appliquera sinv. itanément un grand nombre de sangsues sur le larynx. On insistera sur les révif fiifs cutanés, et si ces moyens sont insuffisants, il faudra produire une violente seàjusse en administrant un éméto-cathartique. En outre, il faudrait exciter une fcAe révulsion à l'aide de larges vésicatoircs appliqués à la nuque ou sur le larynx N ji-méme, ainsi qu'aux extrémités inférieures. £nflu, si la mort était imminente pa^e développement de symptômes asphyxiques, il faudrait recourir au plus vite ij( la laryngotrachéotomie.

L'inflammation de l'épiglotte ne réclame pas une médication spéciale. Cependant on parait avoir employé quelquefois avec succès la cautérisation de cet^\ppendice avec le nitrate d'argent. On n'y aura recours pourtant qu'après avoir /dinemenl essayé les antiphlogistiques et les révulsifs.

Us U laryngile itriduleuse.

STRoiiTiiri. — PseudoH:roap ; Lux croup ; laryngite spasmodiqne ; asthme de MiUar on^ WichmaBB.

La laryngites dite striduleuse, en raison du bruit qui l'accompfpne, peut être considérée comme une variété de laryngite simple; elle est surtajt caractérisée par des accidents de suffocation souvent formidables, qui reviennent par accès. ;. Historique, — La laryngite stridideuse fut d'abord confondue avec le croupi «I

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eUe Test encore par beaucoup de médecins ; MiUar le prenncr Tei) distingua eu 1769, et la décrivit comme une espèce iï asthme : de là le nom CC asthme de MiUar qu*on lui a donné. W'ichmann compléta la description, el par une étude sjmptor matologique plus complète il sépara définitivement le croup de la laryngite s|)asmodique. En France, Guersant et M. firetouneau ont fixé Taltention sur cette

affection curieuse; le premier la décrivit rappela angine striduleuse.

Symptômes^ marche, durée, — La son début souvent brusque. Le plus coi dant un ou plusieurs jours, ou tout au

'enrouement, [cctîon

it

le nom ai* faux croup, Bretonneau

striduleuse est remarquable par ^^ment pourtant on remarque penant quelques heures, du coryza, uelques signes en un niot hignes. Les accidents de la maladie éclatent toujours pendant la nuit et ordinairement dans sa première moitié, et plutôt encore entre onze heures et minuit, qu'ils fontexplosioD. Le malade est réveillé brusquement; il est dans un état d'angoisse et d*| pression extrêmes; Il est tourmenté par une toux sèche, sifflante.^^i^e ou rauque, simulant parfois l'aboiement d*un jeune chien. La respirad^^HRelérée, haute, entrecoupée; l'air, pénétrant dans le larynx, fait enteiflHHj^ifflement vgu ou rauque plus ou moins sonore ; le malade, inquiet, effrajK^'agite, et, s'il eut, il pousse quelques cris ; sa voix est enrouée, mais très rtant quelquefois observé l'aphonie. L'examen du pharynx ne fait déoonvrir me fausse membrane, et les ganglions cervicaux ne sont pas engorgés. Au de ces accès si pénibles, la face se omgestionne, les lèvres bleuissent, l'anxiëfc est extrême. De temps en temps, cependant, il existe de petites rémissions pendantV*quelles les malades poussent des cris plaintifs. Après un temps variable, mais qui wiasse rarement une heure, les accidents se calment, la toux s'humecte, elle diminu)^ puis souvent elle cesse, la re^iration perd sa fréquence, et les asphyxie se dissipent Cependant les malades, après 'une secousse nt pâles et affaissés. Si l'accès arrivé au milieu de la nuit a '^sommeil, on voit les enfants se rendormir paisiblement aussitôt la Les accès qui éclatent le jour sont peut-être moins intenses, les enfants en paMissent moins fatigués ; aussi il n'est pas rare qu'aussitôt terminés les petits malafjls reprennent leurs jeux et leur gaieté, jusqu'à ce qu'une nouTelle crise se déclaj^3. Le plus souvent on compte plusieurs de ces accès dans les vingtquatre heurei^ mais, comme l'observe Guersant, leur violence va en décroissant à mesure qî^ik se reproduisent Lorsqu'il y en a ainsi plusieurs, les malades consenent^ilÉms leur intervalle de l'enrouement, un peu de chaleur et de sensibilité an laryn^É^* et quelquefois aussi un léger mouvement fébrile ; oehii-ci pourtant manque m plus souvent même pendant les accès. A mesure que les crises s'éloignent etl^iminuent de violence, la toux devient humide, catairbale; enfin, les malades fi^)isent par avoir un simple rhume qui se termine après quelques jours, on au plu»Vrd après un ou deux septénaires.

Termini^ons. — La laryngite striduleuse, lorsqu'eUe est simple, a presque toujours u^.' heureuse issue. MM. Guersant et Bretonneau n'ont vu succomber aucun enfalîj^r suite de cette maladie; aussi n'ont-ils pu dire quels en sont les caractères anmmiques. Il est quelques malades pourtant qui sont emportés |)ar one affection ^tercurrente, telle qu'une angine couenneose ou une pneiîhionie ; dans ces cas, l'examen du larynx n'explique pas les symptômes graves observés pendant la vie du côté de cet organe : car on n'y trouve qo'ane rongeur ér\'théma-

symptômes aussi violent interrompu crise termin

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