DE LK BRONCHITE. SSS
deraien temps. FJlo l'a viv d'abord par MU. Ddaberge et Monner^ dans leur Compendium, par le docteur Foucart (T/tèse, année 1K62) et par M. Fauvei, qui a publié ses recherches daiis sa thèse d'abord (18&0), et ptos tard dans le tome II des Mémoires de la Société médicale d'observation de Paris; plus récemment enfin, MM. Mahot, Bonamy, Marcé et Malherbe, médecins de THÔtel-Dien de Mantes, ont donné une excellente relciJlbn d*une épidémie de bronchite capillaire ipi'ikont obsenée en commun, de ^[JfÉiy ^^^•
Cartutères anatomiques. — Les b^ jH^ enflammées contiennent une quantité plus on moins considérable d'un mu'VMranc. visqueux, aéré, ou opaque et purulent La membrane muqueuse est ro^^U'injection est disposée en arborisations, en plaques, eu zones ou en pic^^ffN^rare qu'on puisse constater une augmentation d'épaisseur du iMl^Plus fréquemment , on trouve celui-cî^ltnrs;^^ moins ramolli ; il ne paraît pas qu'on ait jamais obserflnla suppuration du tissn <* cellnhire sous-jacent, ni la gangrène de la muqueuse bronchique. Ces caractères anatomiques de l'inflammation sont plus ou moins étendus : presque toujours on les trouve dans les deux poumons à la fois, mais ils sont limités à un certain nombre de broni3Éij|5ouvent ils ne dépassent pas les gros tuyaux, d'autres fois ilsn'existent quir dans^^^K^ions les plus ténues : on dit alors que la bronchite est capil" laire. Oans^M^JISers cas, en incisant les petites bronclies, on les trouve rem- ?* plies par une mr^K mucuso-purulente, épaisse, non aérée, qui les oblitère depuis .^^'^ les deuxième ou troisième divisionsjusqu'aux ramificationscapillaires. Ces mucosités'^ finissent par produire mécaniquement une dilatation uniforme de ces conduits, laquelle, d'ailleurs, est un peu moins marquée chez l'adulte que chez les enfants. La membrane muqueuse a son épaisseur et sa consistance normales, mais elle est d'un rouge intense, et cette rougeur va en s'afliaiblissant des grosses ramifications vers les plus petites ; d'autres fois c'est le contraire qu'on observe. L'obstruction des petites bronches, lorsqu'elle est générale, produit nécessairement la dilatation des vésicules {emphysème vésicuiaire)^ surtout sur les bonb tranchants €le l'organe; plus rarement on voit un léger emphysème interlobulair|| ces lésions expliquent pourquoi les poumons, loin de s'affaisser lorsqu'on ouvi /la poitrine, 'Eendent, au contraire, à s'échapper de cette cavité. M. Fauvei, un des premiers je croîs, a fait voir en outre que, chez les enfants, un grand nombre de vésicules ^iilatées contenaient la même matière que les bronches ; mais elle s'y montre sous :C^orme de granulations blanchâtres ou jaunâtres, et il faudrait bien se garder de ^x>nfoudre celles-ci avec les granulations tuberculeuses, auxquelles elles ressemblent S^ar leur configuration et par leur volume. Mais le tubercule forme une tumeur ^ure, tandis qu'en piquant la granulation qui forme la vésicule, on en fait sortir mjLû liquide puriforme, et il reste à sa place une dépression, une vacuole communi- «^nant avec une ramification bronchique. Lorsque beaucoup de vésicules puimo* Kiaires ont été envahies, le poumon est firiable et offre à la coupe une teinte griï^tre qui pourrait faire croire à l'existence d'une hépatisation grise ; mais un c^xamen plus attentif ne permet pas de faire cette confusion ; d'ailleurs en insufflant le poumon on lui rend sa souplesse, résultat qu'on n'obtient jamais lorsqu'il y a béfyatisation.
Tous les auteurs signalent comme une lésion fréquente delà bronc^^ capillaire ^^'^ noyaux d'hépatisation rouge ou grise, disséminés à la surface et jdans l'épais- ^^r de l'un et l'autre poumon : on lui a donné le nom de pneumotie lobuiaire. ^pendant on a contesté dans ces derniers temps la justesse de cette expressioiL ^^. Legendre et Bailly, dans un travail intéressant insère âms \ft& Arch&tdet dt
médecine en 18&6» ont snrtoiit cherché à prouver que cette lésion était de la pneumonie; ils s*appuient sur ce que le tissu n*est ni tuméfié, ni grenu, ni friable, comme dans Thépatisation, et parce qu'en pratiquant Tinsufflation on k rend de nouveau crépitant et aéré. Ils comparent ou plutôt ils assimilent cet état à relui d'un poumon qui n'a pas encore respiré. Pour eux, le tissu pulmonaire aurait subi dans quelques-unes de ses paripA» une sorte de retrait, parce que Tair arrêté par les mucosités qui remplissei^^^ronches a cessé d'y pénétrer. Les faits exposés par MM. Legendre et Bailly oi^B|^ grande valeur; nous croyons leur opinion parfaitement fondée pour un g^K^ombre de cas, mais nous persîstoDS encore à croire que, chez la plupart des^Hk. les noyaux que les poumons présentent sont constitués par une vérita^^^ffil^^e^ne différant de l'hépatisation JppMBffe que par son pety^étendue et par saoRRl^ination. Quoi qu'il en soit, rtes poumons des indivifliPn succombent à la bronchite capillaire sont en général rosés à la coupe, et les ganglions bronchiques, chez les enfants du moins, sont k plus souvent gonflés, rouges et ramollis.
Il existe une bronchite pseudo-membraneuse; elle est anatomiquement caractérisée par la production, dans les tuyaux bronchiques, de fausses n^HRes analogues à celles que nous avons rencontrées dans le croup. Elk^^^Qentetit sous forme de cylindres d'un blanc grisâtre, parfois rosés, envahiss^^^B^us ou moins grand nombre de bronches. Elles sont denses, élastiques, et se^Kposent de deux ou trois couches concentriques. £n les soulevant et en tirant sur elles avec précaution, on parvient quelquefois à en extraire un nombre assez considérable, se composant d'une lige centrale de laquelle partent une foule de divisions pénétrant chacune dans une ramilication capillaire. La pseudo-membrane est évidemment l'effet d'une sécrétion morbide de la membrane muqueuse; rien ne prouve qu'elle ait pour point de départ une hémorrhagie bronchique, et qu'elle ne soit autre qu'une transformation de la fibrine du sang.
Symptôntcs^ marche^ terminaisons, durée, — Dans sa forme la plus bénigne, la bronchitVVie produit d'autre accident qu'une toux peu forte, à peine douloureuse, aveciSxpectoration de quelques crachats muqueux. Il n'y a, en général, ni malaise ni fièvre; pourtant l'appétit est un peu diminué, ou bien les diments semblent moins sapides. Cette incomnKxiité, vulgairement appelée rhume, succède souvent au coryza; elle disparaît fréquemment au bout de quelques jours; d'autres fois elle se prolonge pendant un temps plus ou moins long. *
La bronchite aiguë intense est souvent précédée de prodromes, surtout lorsqu'elle survient d'une manière spontanée; ainsi il y a du malaise, des horripiktions, de la sensibihté au froid, de l'inappétence, du coryza, une céphalalgie vive, etc. Dès que la bronchite est confirmée, les malades accusent un sentimoit de gêne et de pesanteur dans la poitrine, parfois un chatouillement incommode, ou bien une douleur obtuse, contusive 6u déchirante derrière le sternum; une constriction à k base et sur les côtés du thorax. Ces souffrances s*cxaspèrent par h toux ; celle-ci s'accompagne .fréquemment de douleurs vives, déchirantes, qui suivent k direction de la trachée-artère et des bronches. La toux est un symptôme très pénible pour les malades. Elle est spontanée, ou bien elle est provoquée par la parole/i^r les mouvements du corps, par les émotions «t l'impression d'un air froid, etc. m chatouillement ayant son siège vers la partie supérieure de la trachée la précède (fè peu d'instants. 1^ toux se reproduit ordinairement sous forme de quintes, c'est-à-dire qu'une seule inspiration e^ suivie de cinq ou six secousses successives. Ces accès, qui sont toujours plus forts et plus fréquents le soir et