DE LA BRONCHITE
sartoot pendant la nuit, empêchent quelquefois tout à fait le sommeil. S*ils se reproduisent presque sans interruption pendant plusieurs minutes, on voit alors les jugulaires se gonfler, la face se congestionner, les yeux devenir larmoyants, et les malades accuser de la c<[>plialalgie ot un grand malaise. Les quintes fréquentes produisent en outre de rendolorisse«|pnt à Tépigastre, aux hypochondres et vei*s les attaches du diaphragme. Knfm, le^f^a's de toux, sMis sont \iolents ou s'ils surviennent pendant le tra^ ail de la diçj^^flp s'accompagnent de nausées, de vomissements alimentaires, bilieux ou giilj^l. La toux, qui est tantôt rauque, tantôt plas ou moins éclatante, est d'al)orc|'^Be; mais elle ne tarde pas, an bout d'un ou plusieurs jours, à être suivie d'i^^É^Koralion formée d'abord par des crachats muqueux, aqueux, quelqij^JijpRriésd^ang et d'une saveur salée. ET.'dd^A^ des quinte^«, l'oppression est généralement ))eu ron.'^jgB^e. I^ poitrine percutée, rend partout un son naturel; l'auscultation fait constater, an contraire, l'existence de râles sibilants et ronflants. Si la sécrétion bronchique est assez considérable, il existe aussi im râle muqueux ou sous -crépitant; celui-ci, si l'on en excepte les cas de>iî|g^ite capillaire, siège pres(|uc toujours à la racine des bronches ou h la base cM^u^de l'autre poumon.
^ ^^'^ 4RlliV""^ '^ sensation d'un petit sifldement prolongé, aigu ou grave; *^ d'autres fois iH^M^mble davantage au gazouillement des oiseaux. Le râle sonore .',» ou ronflont, au contraire généralement plus bruyant, consiste en un bruit qu'^ imite le ronflement d'un homme qui dort, on le roucoulement de la tourterelle, ou celui que donne une corde de basse qu'on frotte avec le doigt. Le premier paraît se passer dans les petites bronches, le second dans les plus grosses. Ils s'expliquent l'un et l'autre par le rétrécissement des tuyaux aériens, produit par le boursouflement de la muqueuse ou par dos mucosités très adhérentes. (]es deux râles sont souvent désignés sous le nom de raies secs : on les entend indifl'éremment pendant l'inspiration et pendant l'expiration. Le râle sons-rrvpitauf, (pi'on a com|)aré au bruit qu'on fait en soufllant avec un chalumeau dans l'eau de savon, '*\ caractérisé par des bulles un i>eu grosses et humides, inégales entre elles, etlf u'on entend surtout^ mais non exclnsivement, |)endant l'inspiration; il forme la transition entre le râle crépitant Sfc de In pneumonie et le râle mnqtteux. (]elui-ci est constitué par des bulles plus grosses, plus humides et plus rares; il donne la sensation d'un véritable gargouillement, lorsque les mucosités (|ui le |)roduisent sont accumulées dans des grosses bronches ou dans des bronches dilatées. Les râles sous- «Tépitant et muqueux sont déterminés par le passage de l'air à travers un liquide. Le ]>remier se casse peut-être dans les vésicules; le second est certainement pro- €Îuit dans les bronches.
Pour terminer l'étude des phénomènes que l'auscultation révèle, disons que clans la bronchite aiguë le murmure respiratoire est quelquefois devenu puéril; s^î)uvent il est affaibli on masqué par les râles : quelquefois il est tout à fait nul, en raison de l'occlusion momentanée des tuyaux bronchiques par quelques mucosités ; mais dès que celles-ci se sont déplacées, soit spontanément, soit après des efforts <le toux, le bruit rt^spiratoire reparaît, f^ette occlusion momentanée des bronches \wul également suspendre les râles sibilant et ronflant. Knfin, le râle muqueux
étant pnnluit parle passage de l'air à travers des mucosités, on conçovîfu'il puisse
iison tour cesser d'être perçu, lorsifue les liquides se déplacent et siAtout aussitôt
n^'ils ont été expulsés.
Indé|)endammenl de ces symptômes locaux, la bronchite aiguë intense Vîi^çwtRr
P»gne de phénomènes f^intrraiix ot .svmpathiques : ainsi les maVades îicca^sav ôft\»i
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céphalalgie sus-orbUaire et du malaise ; ils ont des liorripilations ; la poair ç^l chaiide, moite, le pouls accéléré, la laugue blanche, la soif vive, Tappriit nui; SoaventMa;-^ plupart de ces symptômes s'exaspèrent le soir et constituent un véritable., paroxysme. .• -
Cependant, apr^ avoir persisté ainsi à Tét^t aigu, les symptômes généraux et sympathiques diminuent d'intensité, les qui^^^s sont moins pénibles, moins fréquentes ; la sécrétion bronchique augm^ÉÉL/ 'lie est blanche, o|)aque, verdâtre : l^ vulgaire dit alors que le r/iin/œ ini^Ê^yest la période dite de coction des anciens auteurs.
La bronchite se termine presque toujoi^|£\résolution ; d'autres fois elle passe
à Fétat chronique. Elle n'a jamais une i^^c^^^^cepté chez les sujets très
Ififfaiblis par Tâge ou par^^^^e maladie grave. I^sqïïe la mort survient dans le
conrs d'une bronchite, ell^^ulte toujours de ce que la phlcgmasie s'est propagée
aux petites ramifications {bromhite mpUlaire) ou au parenchyme pulmonaire
(pneumonie), ou bien encore de ce que les nmcosités ayant été sécrétées en grande
abondance, et les forces ne suffisant plus pour les expulser, s'accumul^ dans
I l'arbre aérien, gênent l'entrée de l'air, et déterminent rasphyxio^L|||^ree varie
B entre quelques jours et plusieurs semaines ; elle est en général Ê^^^jius longue
^L que la saison est plus froide et plus humide, que les individi^^^^us faibles,
^^lus délicats, et que la maladie a déjà récidivé un plus grand noMie de foi&
Variétés. — La bronchite aiguë peut présenter quelques modifications dans ses symptômes généraux et locaux. Ainsi, alTecte-t-clle des sujets plétlioriques, vigoureux, on obscnera le cortège ordinaire de la fièvre angioténiquc : les auteurs disent alors que le catarrhe est inflammatoire. D'autres fois il existe concurremment des symptômes bilieux : c'est ainsi qu'un grand nombre des aiïections que StoU a obsenées dans le siècle dernier, et qu'il a décrites comme des pneumonies bilieuses, n étaient, pour la plupart, que des bronchites intenses, compliquées d'un étatbihoux cpi, à cette époque, était le caractère prédominant de la cohstitution médicale det^urope. C'est encore à la bronchite qu'il faut rapporter les nombreuses relations qu'on trouve sur diverses lièvres catarrbales bilieuses qui ont souvent régné épidémiquement à la mOine é|)oque. Il y a encore une bronchite qu*oa peut appeler latente, car elle ne se révèle le plus ordinairement que par une toux sèche qu'on regarde souvent comme étant nerveuse et comme un résultat sympathique de la souiïrance d'un autre organe : l'auscultation ne fait entendre alors aucun bruit morbide, ni aucune altération du murmure vésiculaire. Tout porte à penser que, dans ces cas, la phlegmasie est légère et bornée aux premières divisions des conduits aériens. Mais les variétés les plus importantes de la bronchite sont celles dans lesquelles la phlegmasie envahit les petites ramifications, et les obstrue par des mucosités ou par des fausses membranes : ce sont les bronchites capillaire et pseudo-membraneuse, dont nous avons déjà fait connaître les caractères anatomiques.
r Bronchite capillaire. — La bronchite capillaire ou catarrhe suffocant paraît succéder presque toujours à une bronchite ordinaire de médiocre intensité ; ce n'est que dans des cas fort rares que l'inflammation envahit primitivement Ivs |x^tites bronches, ^'annonce aussitôt par des symptômes plus ou moins graves. Quel que soit son débu% dès que la bronchite capillaire existe, on observe une oppression extrême, survenant pariois presque tout à coup. L'inspiration, accompagnée souvent de sifflement, se fait péniblement et par la contraction convulsivc et simultanée de tous les muscles qui peuvent y concourir; les mouvements respiratoires