‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 7 sur 118 · DE LA FIÈVRE EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DE LA FIÈVRE EN GÉNÉRAL

^ da péritoine ou du tissu cellulaire environnant, surtout à la suite des couches, «* donne lieu à un mouvement fébrile dont le point de départ est difficile à consUter, ^ bien que les conditions spéciales dans lesquelles se trouvent les malades appellent particulièrement l'attention vers le point aiïecté. Il en est de même de la phlébite «pontauée et de celle qui, suncnant à la suite d'une contusion qui a à peine fixé lattectîon du malade, et que io médecin ignore, peut, comme nous l'avons vu plusieurs fois, exciter pendant huit ou dix jours une fièvre continue intense dont on ne trouve nulle part l'explication jusqu'à ce que (l(*s frissons irréguliers, des abcès mnltipies et d'autres accidents, mais moins caractéristiques cjup ces derniers, viennent rê\élerroriginedelafièvre. DLsonspourtantquecescasne sonlpas communs, iet ajoutons ici que c'est prescjne toujours dans la poitrine qu'on trouvera la cause de ces mouvements fébriles symptomatiques de l'abération d'un solide, et qu'on ne prat pourtant localiser. En eiïet, cette fièvre continue, dont on ne trouve pas le point et df^part, peut reconnaître |)our cause une péricarditc, une pleurésie, mais avant tout une pneumonie qui, d'abonl centrale, peut pendant quelque temps se soustraire à tons nos moyens d'investigation. Cette cause sera soupçonnée et recherchée atec soin, quel que soit l'âge du sujet, mais elle aura d'autant plus de probabilité ^oe rindividu sera plus âgé. Ceci est fondé sur plusieurs ordres de preuves qu*on mMirera détaillées à la page /i91 de mon Traité de la pneumonie.

Je rappellerai encore que je ne prétends raisonner que pour notre ])ays ; car les idéfs que je viens de développer, et que je crois applicables chez nous, ne sont plus aussi généralement vraies pour d'autres contrées où se trouvent plusieurs iatrn« maladies fébriles : telles sont, par exemple, la fièvre jaune en Amérique, la pnte en Orient, etc., aiïections qui, dans l(>s pays dont nous parlons, doivent nécessairement entrer dans les prévisions d'un diagnostic éclairé. De même dans Ifs localités marécageuses, placées sous des latitudes plus méridionales, dans la ranipa^ne dv Konie, par exemple, ou bien en (irèce et dans l'Algérie, etc., le médecin doit se méfier toujours d'un ap))aroil fébrile continu, simple ou compliqué d'accidents peniicieux, qui se montre dans ces contrées pendant le règne des fièvres intermittentes et rémittentes.

J'ai encore supposé que ces' mouvements fébriles continus pourraient dépendre d'nno fièvre éniptive anomale, soit que la |>ériode d'invasion se prolongeât (chose firessivement rare) jusqu'au sixième ou septième jour, soit que l'éruption man- «:o4i tout à fait, ou plutôt qu'elle eilt disparu après une durée éphémère. Cependant, en pareille occurrence, on s'éclairera beaucoup par le caractère des maladies niantes, ainsi que par les symptômes du début, qui ont été ceux de la rougeole ûode la scarlatine.

Ilans les circonstances où nous ncuis supposons piac^, une fièvre violente et continne qui persiste depuis six, sept et huit jours, et qui ne trouve son explication nulle part, mettra encore sur la voie pour soupçonner une infection putride. Mais ^1 ^pvidentqu'en l'absence des symptômes caractéristiques, il faut s'éclairer par l'Aude des auumémoratifs, rechercher, par exemple, si l'individu, par la nature ép: 5IPS occupations, n'aurait pas pu s'inoculer une matière septique, ainsi qu'on r"(»»«*rvetrf*ssouvent chez les anatomistes, les vétérinaires et chez ceux quisoignent in rheraux morveux.

Je n*ai parlé jusqu'à présent que de la forme aiguë du mouvement fébrile, mais rtloi-ci peut existera l'état chronique; dans ce dernier cas, il doit réveiller tout iftsilôt l'idée d'une maladie cachée, d'une suppuration des parties molles ou des os, «iphissouvent encore l'eiistence de tubercules pulmonaires. (Voy. F ihrc hectique,)

s D£S FIÈVRES. • • *'.

La fièvre contiuue peut avoir» comme les autres maladies, une période d*aug- * ment, d*élat et de déclin ; elle oiïre souvent des redoubhînients, qui arrivent presque toujours le soir ou dans la nuiu Ces redoublements, rarement annoncés par des frissons, n'indiquent pas, du moins le plus ordinairement, que la cause qui produit la fièvre est en progrès : ils correspondent seulement aux révolutions diurnes. Quelquefois, après être restée quelque temps stationnaire ou môme avoir commencé à décliner, la fièvre reprend brusquement ou peu à peu une nouvelle énergie, ce qui peut indiquer soit une complication, soit une recrudescence de la maladie dont la fièvre est le symptôme, ou bien encore le passage de Taflection à une nouvelle phase caractérisée par quelque changement dans Tétat organique. C'est ainsi que, dans la phlébite, au moment où Tinfection du sang s'opère, ou bien dans la variole à répocpie de la suppiration des pustules et de la résorption du fluide qui y est contenu, on voit la fièvre redoubler tout à coup. D'autre part, la diminution considérable de la fièvre n'indique pas nécessairement que la maladie s'amende ou qu'elle se juge, mais elle marque parfois seulement la transition de l'afTectiou d'une période à une autre : c'est ce qui arrive, par exemple, pour les fièvres éruptives, dans lesquelles les symptômes de réaction diminuent considérablement pendant l'éruption ou aussitôt après. Dans d'antres cas, la fièvre se maintient quoique la maladie locale dont elle parait être le symptôme ait diminué ou même complètement cessé. Nous ne rencontrerons ce phénomène ni aussi souvent ni d'une manière plus remarquable que dans le rhumatisme articulaire.

Nous verrous plus tard que la fièvre, indépendamment de toute autre circonstance et en n'ayant égard qu'à son type, pourra être d'une grande utilité pour le diagnostic. Ainsi on peut établir en règle générale, qu'un mouvement fébrile continu est, dans la^^nde majorité des cas, symptomatique de quelque phlegmasîe» tandis que oeluî qui est intermittent est presque toujours essentiel, c'est-à-dire indépendant de toute altération matérielle saisissable.

De la fièvre comme élément de protiosiic, — La fièvre, qui n'entraîne après elle aucun péril lorsqu'elle n'a qu'une durée courte et qu'elle ne se lie à aucune lésion grave des solides ou des liquides, peut, en se prolongeant, devenir la cause de lésions plus ou moins profondes dans beaucoup de viscères ; ces lésions sont proportionnées pour le nombre et l'étendue à l'Intensité et à la durée du mouvement fébrile. Cette importante loi pathologique est due à M. Louis, qui, ayant examiné indistinctement tous les organes des sujets emportés par une maladie fébrile quelconque, a trouvé, par exemple, que la membrane muqueuse des voies digestives était ramollie dans la majorité des cas. Nous-mème avons prouvé (pages 77 et 171 du Traité de la pneumonie) que la fièvre était, avec la débilité, la cause la plus ordinaire des pneumonies qui surviennent si fréquemment dans le cours des maladies fébriles, et nous avons en outre reconnu toute l'exactitude des observations de M. Louis relativement à l'influence qu'un mouvement fébrile intense et plus on moins prolongé exerce sur le développement des autres lésions secondaires, surtout du a)té de la nmqueusc gastro-intestinale. Beaucoup plus rarement on voit un mouvement fébrile aigu, excitant la force médicatrice de la nature, déterminer la guérisim spontanée dé maladies anciennes qui a\ aient été jusqu'alors rebelles à tous les moyens de traitement : c'est ainsi que fiocrhaave, Baglivi, Fréd. Hoflmann, Strack, AVerlhof, Pujol, Dumas, etc., ont cité des cas d'engorgements chroniques, d'affections douloureuses, de névros(*s, de vésanies, etc., qni ont guéri à la suite d'un mouvement fébrile de courte durée. Mais de (lareils faits sont fort rares, ils sont tout à fait exceptionnels. D'ailleurs Dumas et Pujol u*ont point réussi à prou-

? . DE Lk PIÈVBE EN GÉNÉRAL. 9

gi Tcr, suivant nous, Tutilité de la fièvre dans les maladies chroniques ; car dans les k*' tn^aui de ces deux médecins célèbres on trou>c bien moins des faits précis que des ' assertions fondées sur défausses interprétations. C*est ainsi que, dans son Mémoire œoronné en 1 787 par la Société royale de médecine de Paris, et qui est inséré dans le touie H de sa Médecine pratique, Pnjol confond la (iè>rc avec la simple ncitation organique ;])our lui, les toniques, la gymnastique, le régime, les bains, les douches, les topiques résolutifs et fondants, qui triomphent de certaines maladies chroniques n'agiraient qu*en provoquant un mouvement fébrile, ce qui est ■unifesteinent contraire à robser\ation journalière.

La fièvre est im accident qui, dans un grand nombre de cas, n'a qu'une faible importance et nVntrainc aucun péril ; c*est ce qui arrive lorsqu'elle a une durée courte et qu'elle ne se lie à aucime altération grave.|les solides ou des liquides. Il B en est plus de même lorsf]ue le mouvement fébrile est violent ou qu'il se prolonge, car son intensité est pres^iue toujours en rapport avec l'étendue et la gravité des altérations organiques : aussi la considération du. degré de la Gévre constitoe-t-elle, dans la grande majorité des cas, le meilleur moyen pour mesurer la gravité de la maladie.

Quand un mouvement fébrile continu débute, il est fort difficile et même nnpofiHble de calculer quelle sera sa durée, et d'affirmer s*il restera en deçà ou s'étendra au delà des limites de la fièvre éphémère. Le médecin doit se tenu- siur one sage réserve, et ne point hasarder un pronostic, car on peut rarement calculer ce que sera la maladie par la seule considération des symptômes prodromiques ou initiaox. Ainsi, d'une part, on voit souvent à une fièvre bénigne succéder après quelques jours des accidents formidables : c'est ce qui a lion daus certaines fièvres typb^es; et, d'autre part, après un ap|)areil fébrile intense subitement développé et accompagné de symptômes menaçants, on voit fréquemment sunenir une maladie assez bénigne : c'est ce qu'on observe uotanmient pour les fièvres éruptives, et sortont pour les éruptions varioli(|ues.

La fièvre est un accident dont on ne peut jamais faire abstraction dans le pronostic; souvent môme elle domine tous les autres symptômes. Ainsi, lorsque dans une maladie aiguë la fièvre continue à s'aggraver, elle diminue beaucoup, et peut même détruire complètement les espérances que pouvait faire concevoir la dimi- Dution on la cessation de quelques autres accidents fâcheux. Pour compléter toute ma pensée à ce sujet, je dirai que lorsqu'il y a désaccord entre la fièvre et les symptômes locaux, lorscfue ceux-ci diminuent, tandis que l'appareil fébrile est le même, iJ faut, si la maladie est grave, laisser le pronostic [encore incertain; et l'on devrait être inquiet sur l'issue de i'aiïection si, les symptômes locaux s'améliorant, 00 notait ime a^ravation considérable de la fièvre.

Cependant la considération de la lièvre ne doit pas être le seul élément de pro- DQStic; il faut, en eiïet, tenir compte, dans le jugement ({u'on porte, de toutes les circonstances concomitantes; souvent même c'est à ceiles-ci qu'on doit recourir |iour apprécier le degré de confiance (pi'il faut avoir dans la diminution du iiioulement fébrile (pi 'on observe ()endant quelques états graves de l'économie. Ainsi, dans certaines formes de fiè> res typhoïdes, ou bien encore dans la dernière période <lrs plilegniasics du jeune âge, on voit quelquefois le pouls ])enliv sa fré(|uence et U peau sa chaleur; ou dirait presque qu'il y a ap\rexie: mais si l'on remarque n inèiiie temps l'aggravation de tous les autres symptômes et le collapsus qui existe, uou-seuiemeut on ne sera point rassuré, mais on devra |M>rter plutôt un |)n)Dostic fâcheux et prédire même parfois une mort prochaine. Obsenotis encore

ici <|ue quand il s^agit de constater la diminution de la fièvre et d'apprécier valeur, i! est nécessaire qu'il y ait accord, concordance entre la chaleur et la fréquence du pouls, sympiOnies que nous avons signalés comme caractérisant surtout Tétat fébrile. Kn effet, il faudrait être peu rassuré si, le pouls diminuant, la peau restait chaude et si'che, on si, celle-ci s*étant humectée et étant moins brûlante, on voyait le pouls redoubler de fréquence.

H faut encore, dans le pronostic de la fi(Hre, tenir toujours compte de la cause : ainsi une fièvre continue dont ou ne tmuve Texplication nulle part est toujours chose fâcheuse. Kn outre, deux fièvre» d'égale intensité auront cependant un pro« Hostie tout autre, d'après la c^use qui les excite cl les entretient. Quelle difîércnce, en cfTcl, entre un mouvement fébrile symptomaiiqne d'un érysipèle borné ï un membre, et un état fébrile c|^galc intensité provmpié par ime phlébite, une péritonite, et même une pneumonie! Disons cependant que, {xirtée k un certain degr6 d'intensité, lorsque, par exemple, le i)ouls dépasse 1^0 pulsations, à moins que cis ne soit chez un jeune enfant, la fièvre, quelle qu'en soit d'ailleurs h cause exd- . tante, est un signe toujours fâcheux.

Quoiqu'il ne soit pas possible d'établir de règle absolue, on peut néanmoint avancer que le ty|)c continu est généralement plus grave que le type intermittent, et que, dans les pyrexics de cette dernière es|)ècc, le pronostic est d*aiitant pluA fllcheux que la fièvre se rapproche davantage de la continuité. L'appareil fébrile chronique est généralement plus fâcheux ([ue la fièvre aiguë, i)arce que le premier, connue nous l'avons vu, se lie presque toujours à des altérations très graves, et qui même sont ordinairement mortelles. Le pmnostic sera donc ici essentiellement subordonné à la nature de l'altération organique et à la facilité avec laquelle on peut l'enlever ou Tamoindrir.

La fièvre indique, en général, plus de danger aux deux extrêmes de la vie, moins peut'^re par elle-même que par la gravité qu'acquièrent, chcs le très jenne enfant et chez le vieillard, la plupart des maladies fébriles. Cependant, chei les enfants, surtout chez ceux qui ont dépassé cinq ou six ans, il ne faut pas, à la vne d'une fièvre intense <|ui débute, se hâter de ])orter un pronostic grave, car il arrive fréquenuneut d'observer à cet âge des accès fébriles violents avec agitation, délire ou somnolence, qui néanmoins se dissipent en dix ou vingt-quatre heures. Il importe encore de ne |)as oublier, pour le pronostic, qu'untï phlegmasie d'égale étendue excite presque toujours plus de fièvre et réveille généralement un plus grand nombre de troubles sympathiques chez l'enfant que chez l'adulte, chez l'adulte que chez le vieillard, chez lequel les organes les plus importants atteints des altérations les plus profondes retentissent quelquefois à peine sur les autres appareils. De là le précepte si important en médecine pratique, de prendre en considération, chez les vieillards, les moindres dérangements de la sauté, surtout quand il existe de la fièvre; car c^> qui ne semble être qu'une indisposition est souvent chez eux l'indice d'une maladie grave.

Cames de la fièvre. — Nous ne rappellerons point ici toutes les nHeries enfantées par les anciens médecins pour expliquer les causes de la fièvre ; ces causes sont inconnues dans un grand nombre de cas. Le plus souvent pourtant, ainsi que nous l'avons déjà dit, on trouve la raison du mouvement fébrile dans l'existence d*une phlegmasie, dans rexagération fonctionnelle de quelque organe, dans une altération du sang par diverses substances, etc. Cependant on ignore encore et l'on ignorera prol)ablemcnt toujours de quelle manière ces causes agissent ])our exciter le mouvement fébrile, rs^ous ne pouvons, en un mot, savoir le lien qui unit la cause

DE LA FIÈVHË EN GÊNÊHAU il

ï IVBpI ; tcutes les explications qu'on a propos^^cs sont ridirûlos on d'nne démonstntion impossible', et ne doivent |>oint, par cons^qncnt, occuper les esprits sérieux.

iM la fièvre sous ir inpport f/iérnjiputique, — La fI^v^e, n'indiquant par ellemême aucune maladie délcrininée, et pou>ani être Texprossion de souffrances 1res diverses, ne doit pas être la source unique des indications; on peut dire aussi qu'elle ne commande d'une manière alysolue aucune médication, et cprelle n'en proscritaucunc. Ainsi les an(i))lilogistiques, les évacuants, les révulsifs, les toni* qnes.les excitants diffusibles, les antispasmodiques, peuvent être conseillés, suivant In caractères de la fièvre et la prédominance de tel ou tel symptôme. Souvent, m effet, ce n'est iwint en agissant directement sur la maladie princi|)ale ou sur le système circulatoire (|u*on modère la lic\re, mais en combattant un symptôme ou m état organique devenu accidentellement prédominant. (]\*s\ ainsi que, dans certaines maladies fébriles compliquées de troubles nerveux considérables, les antispasmodiques, en calmant ceux-ci, modèrent aussi la lièvre: de même on voit l'appareil fébrile, cpielle que soit sa cause, s'amender souvent après un émétiquc on nn purgatif, lorsque Tindicatioii d'évacuer l'estomac ou les intestins était précisa on prédominante. Enfin, dans ces états graves de réconomie où les forcer BODt prostrées, et lorsque la vie (*st prés de s'éteindre, si, oubliant la nature de la maladie première, on obéit seulement à ce que les anciens nommaient V indication vtiff/e, si Ton tonifie, on ^oit, à mesure que les forces se relèvent, le pouls perdre sa fréquence et la peau sa chaleur aride.

La fièvre pourtant peut à elle seule, par ses caractères propres, sa physionomie, sa nature, déterminer le choix des remèdes : telles sont les fièvres |)ériodiques qui indiquent tout d'abonl le quinquina. Ce n'est pas à dire pourtant qu'on ne devra pas dorsconsulter les autres indications fournies par l'état organique, et qui peuvent, sinon s'op|)oser tout à fait à l'administration du spécifique, dn moins en faire ajourner l'emploi alîn de combattre certaines complications qui s'opposeraient à ses bons effets. Ceci d'ailleurs ne s'appli([ue qu'aux cas bénins; car, lorsf|u'il y a péril pour la vie, il ne faut voir que la i)ériodicité, ne s'inquiéter cpie d'elle seule, ef prévenir ou amoindrir l'acci^s suivant en donnant le sulfate de quinine à haute dose. Dans la fièvre continue, il est aussi des circonstances où l'homme de l'art ne doit s'occuper que des caractères de fétat fébrile : ainsi, la fièvre est- elle franchement inflammatoire. |K*u imiKtrte lacaus(>qui l'a produite, peu importe même l'état de telle ou telle fonction, il faut s'inquiéter a\ant tcmt de modérer le mouvement cîmilatoirG par les émissions Hanguin(*s.

Dans l'application des remèdes actifs indiqués par la fièvre, on se dirige plutôt parles caractères du |)onls que d'apn*s l'état de la peau. Cependant il est des circonslances où la chaleur vive et sèche «les téguments, considérée seule, provoque 1^ médecin à employer dw moyens qui semblent plus spiVialemeni dirigés contre elle: tels sont les lotions fraîches acidulées et les liains ti^Klcs, si utiles dans une fraie de maladies fébriles, et qui, donnés dans les conditions que nous sup|H>s(nis, rendent k la peau .sa »mplesse, iiuMlèrent sa chaleur et souvent diminuent également b fréquence du |)ouls.

La fièvre étant toujours un mal, il faut, quelles que soient sa forme, sa nature, se hâter de la guérir ou tout au moins de ramoindrir; nous ne saurions, par mnséfpient. approuver la pratique de quelques médecins modernes, pratique qui fut relie de beaucoup de médecins du siècle dernier, qui, s'appuyantde l'autorité de BnerhaaTc, conseillaient de laisser durer pendant un certain temps les fièvres intermittentes et de ne les arrêter que vers le septième jour, lorBC(u'elle8 ne corn-

promettaient pas la vie des individus. Il est aussi inutile dlnsister ici pour prouver combien les idées de Sydenham sur la prcteudue utilité de ûèvrcs continues ont exercé une fâcheuse influence sur la thérapeutique des maladies, puisque ce grand médecin, dans la pensée de favoriser, d'avancer la coction^ voulait qu'on laissât la fièvre dans toute sa force aussi longtemps qu'il n'y avait pas i)éril pour le malade; c'est-à-dire que S\denham perdait dans l'cxpectation l'époque pendant laquelle il pouvait le plus facilement, par une médication active, imprimer à la maladie une heureuse direction. Ayant contesté l'utilité de la fièvre, c'est dire qu'on ne doit jamais la provoquer. Dans quelques cas pourtant, on la ranime par l'administration des excitants diffusibles, par la rul)éfaction et Fetcitation de la peau, lorsqu'un exanthème s'étant brusquement supprimé, il se déclare quelque accident fâcheux. Nous croyons pourtant que les|^oyens qu'on emploie dans ces cas et qui sont utiles agissent plutôt eu activant la peau qu'en imprimant à la fièvre un plus grand degré d'énergie, eiïet qui serait, à notre avis, plutôt pernicieux qu'utile.

2° Dea iièTre». — Si l'on considère quelles sont les circonstances au milieu desquelles la fièvre se développe, on voit (et cette distinction que nous avons déjà faite Ta été dès la plus haute antiquité) que, dans I9 grande majorité des cas, le mouvement fébrile n'est qu'un symptôme, un étal consécutif survenant à l'occasion d'altérations diverses, spécialement à la suite des phlegmasies ; d'autres fois, au contraire, la fièvre semble exister par elle-même; onn'en trouve, en eiïet, l'explication dans aucune altération matérielle smsissable des solides ou des liquides : en un mot, si dans le premier cash fièvre ne forme qu'un des éléments de la maladie, dans le second, au contraire, elle semble constituer la maladie tout entière. Ce n'est pas à dire pourtant qu'on ne voie souvent coexister avec ces fièvres diverses altérations dans les solides et, dans les liquides; mais ces altérations sont presque toujours consécutives aa mouvement fébrile, et ne sauraient, par conséquent, l'expliquer : telles sont la variole, la rougeole, la scarlatine et l'affection typhoïde elle-même.

Les maladies dans lesquelles l'état fébrile fonne l'élément essentiel ou le seul appréciable, les maladies fébriles qui ne reconnaissent aucune altération locale, primitive, essentiellement liée à elles, constituent pour nous hi classe des fièvres. Leur nombre, jadis considérable, s'est restreint de plus en plus, au fur et à mesure qu'on a su distinguer les mouvements fébriles qui étaient consécutifs ou symptomatiques de ceux qui étaient primitifs ou essentiels.

Ce fut sans contredit une grande erreur lorsque Broussais et son école, prétendant expliquer tous les états fébriles par des lésions déterminées dequelque organe, proposèrent de rayer les fièvres du cadre nosologique^et en firent des affections symptomatiques. Cette doctrine, pour la défense de laquelle Broussais déploya un talent prodigieux, séduisit la plupart des esprits, qui furent entraînés plutôt encore que convaincus : aussi vit-on, après quelques années, une réaction s'opérer en faveur des doctrines anciennes, et les médecins admettre de nouveau une classe de maladies fébriles sans altération locale, constante et primitive. Pour eux comme pour les anciens, la iibivty dans ces cas, était considérée comme essentielle. Ce mot essentiel, qui a suscité d'interminables querelles, ne doit pas signifier que la fièvre existe par elle-même, qu'elle ne constitue qu'une perversion ou une altération du principe vital ; mais nous voulons dire par ce mot que la lésion quelconque qui existe certainement comme point de départ de la maladie nous est encore inconnue dans sa nature et dans son siège. I^ mot essentiel exprime donc, si l'on veut, notre ignorance ou une lacune de la science, mais il ne préjuge rien sur la cause qui produit et entretient la fièvre.

!t des fièvres. iS

' Les fîèTres, telles que nous les comprenons ici, forment une classe importante de maladies remarquables par quelques phénomènes particuliers qui les diiïérendent des autres groupes de maladies fébriles, notamment des phlegmasies avec lesquelles oo les a longtemps confondues. Ainsi les lièvres sont primitivement iséoérales, comme le prouve l'impossibilité où Ton est de les rattacher à une lésion locale. Si dans plusieurs d'entre elles on trouve une lésion constante, celle-ci, ainsi i|De nous Tavous déjà déclaré plusieurs fois, est prescpie toujoui*s consécutive au swuvenient fébrile, et ne peut expliquer, d'ailleurs, retendue, la gravité, la généralisation des symptômes. Les fièvres sont encore remarquables par la longueur drs prodromes, par les causes qui les produisent, et qui sont |)our la plupart la coQiagioQ ou l'infection. EnAn, dans ces derniers temps, MM. Andral et Gavarret ont trouvé dans l'analyse du sang de nouveaux caractères dislinctifs : ainsi l'anahse chinaîqne a démontré à ces auteurs que dans les lièvres, en les supposant dégagées de toute complication phlegmasique, la fibrine n'augmente jamais; que jn%eDt elle reste en quantité normale (3/1000 en moyenne), et que |)arfois elle ^Aninue jusqu'à un point que Ton ne retrouve dans aucune autre maladie aiguë. fins les phlegmasies, au contraire^ il y a augmentation constante et souvent conlidérable de la Gbnae (voy. Inflammation); aussi le sang est-il habituellement couenneiix, tandis que ce caractère manque dans les pyrcxies, puisque dans ces mahdjes, sup|)osées toujours sans complication phlegmasique, deux seuls cas, comme le dit M. Andral, peuvent avoir lieu : ou bien la fibrine a gardé sa proportkvi normale, ou bien elle a subi une diminution plus ou moins notable.

U diminution de la fibrine, bien c[ue fréquente dans les pyrexies, n'existant pas ikcessairement dans aucune d'elles, il est inutile de dire qu'on ne saurait placer dans cette altération du sang le point de départ de cette classe d'affections. Cette «itération, ainsi que le croit M. Andral, n'est probablement qu'une lésion secondaire analogue à celle qu'on rencontre si communément dans les solides, et qui, riHuuie ces dernières, peut devenir la cause de nouveaux accidents, (l'est, eu effet, par c frite destruction de la fibrine que s'expliquent celle tendance aux hémorrhagies passives, et la facilité avec laquelle se produisent les congestions viscérales, qm sont deux onlres d'accidents ([u'on rencontre fréquemment dans les pyrexies zravf-s. Ajoutons en outre que celte diminution de proportion dans la fibrine <:iMDcide constamment avec l'apparition de ces symptômes graves que le vitalisme niribuait à l'adynamie, le solidisme au relâchement de la fibre, Thumorisme à la potridité di's humeurs (Andral). C'est dans ces c^s que le sang retiré des veines pdidant la vie se coagule lentement; son caillot large, sans vestiges de couenne, "r^ mou ; on le brise avec la plus grande facilité; souvent mOme il est diiiluent et •^ divise à la moindre pression en une foule de gnnueaux nap;eanl dans un sérum rwis^àlre.

inrisîon des fièi^es, — Rien de plus arbitraire cpje les classifications des lièvres ffTifiosées par les pyrétologistes. Les causes véritables ou présumées de la maladie, se HÎége et sa nature presque toujours hypothétiques; sa marche, sa durée, et la [•TH^iiminancc de tels ou tels symptonjes, ont été les circonstances principales qui <it >*x\'\ à faire, dans l'étude des fiè\res, des divisions noïnbreuses, et la plupart ^£0» aucune im|)ortance.

La considératioji du type des fièvres sert à établir une division très naturelle et

tro Importante, qu'on trouve exprimée dans I(\s livres hip|)ocraliques. Ainsi, le

i:^'U^ émeut fébrile i)ersiste-l-il sans interruption, la fièvre est AxXncmiimie; cesse-

-1 fionr reparaître à des intervalles réguliers, c'est alors la fièvre intermittente;

ik DES FIËVRES.

si enfin, de foniie continue, la fièvre présente des exacerbalions périodiques, ou la dit rémittente.

De tous temps les médecins oui distingue plusieurs espèces de fièvres continuel, et ont fondé spécialement leurs divisions sur les caractères prédominants de ces fièvres ou sur Tidée qu'ils se formaient des causes et de la nature de la maladie. De là sont venues les divisions des fièvres continues en adynaniique et ataxique, en inflammatoire, bilieuse, muqueuse, putride, maligne, eic Ces divisions arbitraires, dont Pinel, entre autres, surchargea la pyrétologie, ont fait faire uu pas rétrograde à la science, et arrêté la tendance qu'avaient les esprits, depuis Chirac, à la fusion des fiè\res continues. Pinel exerça uu tel empire sur ses contemporains, que MM. Petit et Serres, a^ant, en 1813, décrit \v» lésions intestiqales caracléristi()ues de la fièvre typhoïde, crurent avoir découvert une nuiladie nouvelle essentiellement disliJibte des fièvres adynami(iue et ataxique de Pinel, auxquelles ils laissèrent une existence séparée. Jiroussais, qui vint peu d'années Sprès, poussé par un sentiment instinctif plutôt que par une conviction puisée dans i'observalion exacte, essaya d'o|)érer la fusion des fièvres continues, et les locslia|t dans le tube digestif, ainsi que le prouve le nom de yastro-eniériie qu'il leur imposa. Mais ce mot était lui-même une erreur, car il supposait une gastrite, qui existe rarement ; d'ailleurs, sous cette dénomination, firoussais confondit plusieurs maladies diiïérentes, sans saisir néanmoins les caractères dislinctifs de b fièvre typlioîde. Tel était l'état de la science, lorsqu'en 1829 parurent les recherches de M. Louis, qui établit tout d'abord la fusion de toutes les fièvres continues graves de ce climat en une seule, la fièvre typhoïde. La démonstration de cette grande vérité est sans contredit une des plus belles conquêtes de la médecine contemporaine ; elle a opéré upc véritable révolution dans l'ancienne pyrétologie, puisqu'elle a fait voir que lep fièvres continues graves, si différentes en apiiarence, considérées par chacun œmme des maladies distinctes, étaient au fond et dans leur nature des maladies identiques, ne constituant qu'une seule affection qui ix)uvait se montrer, suivant les circonstances, sous des formes variées (Chomel et Genest). La fièvre typhoïde et le typhus d'Europe ne comprenant pourtant que les formes graves des pyrexies anciennement admises, on doit, pour compléter la connaissance des fièvres continues de ce climat, admettre plusieurs autres pyrexies : ce sont les fièvres éphémère et inflammatoire. Dans quelques autres régions du globe même, la fièvre tyi)hoïde ne comprend pas toutes les espèces de pyrexies graves qu'on y observe : c'est ainsi que h fièvre Jaune, h fièvre bilieuse ika climats chauds et la peste d'Orient, sont des fièvres continues spéciales et distinctes de l'affection typlioîde. Enfin, il existe encore partout un genre de fièvres continues, remarquable par une marche déterminée invariable, et par une éruption spéciale ii la peau, quiconstitue leiir lésion caracléristique ; ce sont les fièvres éiuptives. Toutes les espèces précédentes de fièvres sont des affections essentiellement aiguës; mais on ne saurait nier aussi qu'il existe un certain genre de lièvres à marche chronique, connues sous le nom de fièvre hectique, genre ln>s restreint de nos jours, et très rarement obser\ô depuis qu'il est prouvé que la fièvre chmnique est presque toujours symptoin^tique d'une lésion organique.

En n'admettant (wur notre climat, indé|)endamment des fièvres éruptives, qui sont à part, (|ue quatre espi^ces de fièvres continues, qui sont ïéphémère^ la fièvre inflammatoire, l'affection typhoïde et le typhus proprement dit, je ne me dissimule pas qu'on rencontre très fréquemment dans la pratique des étals fébriles qu'i] serait absolument impossible de classer dans les espères pécédentes. Ces états fébriles.

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diBB lesquels prédominent les troubles des organes digostifsqiii caractérisent la forme muqueuse ou l)ilieusc de Tcmbarras gastrique, oiïrcnt une physionomie spéciale. Ausi j*avais d*abord songé à les étudier à part ; et à l'exemple des uosograpbesqui se sciul succ^é jusqu'à Piucl, j'avais voulu établir uni; fièvre f/usirique ou bilieuse ; ■aïs en consultant les pyrélologistes les plus célèbres, et en y comprenant Pinel loi-méme, j*ai pu me convaincre que rien nï'tail plus obscur et pkis hypothétique que la doctriae des lièvres bilieuses. Ainsi, en lisant la relation (pieStoll donne de ectie lièvre, qu*il place au premier rang des fièvres annuelles, on trouve un assemblage des symptômes les plus disparates, sans retrouver les traits d'une maladie bm dessinée. StoU semblait le reconnaître lui-même en avouant qu'il avait vu pen d(.* maladies qui eussent une physionomie aussi mobile: car elle change, dit-il, de caractère non-seulement dans les diverses années, mais encore dans la même constitution régnante, (jette ap|)arente mobilité dtf^end toutefois de ce que les médecins anciens, qui ne jugeaient les maladies que par leurs formes extérieures, iraient réuni dans un nit^inc gmupc des alTectîons très dissemblables, (l'est ce qui eipUque poonpioi les auteurs moderues ont été à peu prrs unanimes pour rejeter Teustmccdes lièvres bilieuses ou gastriques, les uns rap|M)rtant cet étal morbide k b gastrite, à i'hét)atile, à la gastro-duodénite, d'autres voulant en faire une variété de la fièvre typhoïde. Cependant l'opinion des premiers n'est justifiée ni par les symptômes, ni |)ar la marche de la maladie, ni par les résultats thérapeutiques. Cem qui ont fait de la fièvre bilieuse des auteurs une variété de la fièvre typhoïde •nt émis une opinion vraie, mais seulement un peu trop exclusive. Il est, eu eiïet, ÎMonteilable qu'il faut rattacher à la lésion des follicules intestinaux et des ganglions mésentériques, toutes ces maladies graves décrites sous le nom de fièvres kiittusei^ qu'on a vues régner en si grand nouibre dans tous les temps, surtout dans la dernière moitié du wiir siècle, (i est ce dont il est facile de se convaincre, par eiemple, en lisant la relation de Tissot sur répidémie de Lausanne de 1755; celle de Mertens, sur Tépidémie de >loscow, en 17()D; celle enfin dont Finke a été l'historien, et qui régna dans le l'ecklembourg de 1776 à 1780. La fièvre tyidioide ceiwiidant ne peut rendre compte de tous les étals fébriles avec prédominance de symptômes bilieux qu'on ob.scTve fréqnenuneiit dans ce pays, ou plutLt elle ne rend compte que des cas graves; mais elle ne saurait comprendre les cas légien» c'est-ât-dire tous ceux qui, <i l'aide d'un traitem(*nt convenable, cèdent après deux outrais jours, et au plus tard après dix joui-s. Doit-on cep4*ndant ranger ii*s cas au nombre des pvrexies (>sseutielles? ne faut-il pas les considérer plutôt connue des états fébrih*s sv mptoinatiques d'une souiTraurc de l'estomac ou des voies biliaires, dont la nature est encore indéterminée? La cIkku* me paraît incontestable: car, d'une part, ces troubles gastri(|ues existtiit fréqueunnent sans fièvre ; celle-ci, quand elle survient, n'est qu'un épiphénoinène, uu acte accessoire, qui d'ailleurs tfl tellemeut sous la déiN>ndance de l'état morbide des voies digestives, qu'il sullit de faire cesser celui-ci |H>ur voir à l'instant le m<mvement fébrile s'amender, et le plus souvent dis|)araitre aussitôt. Toutes ces considérations m'ont em|)éché d'admettre, pour ce pays du moins, uih* fièvre gastrique on bilieuse; l'état morbide qui leurrait recevoir cette dénomination sc*ra plus convenablement placé dans les maladies s|)éciales de l'estomac, à l'article Einbnrias yastrif/ue.

Ko résumé, nous avons prouvé qu'il existe une classe de maladies qui doit receloir le nom de fièvre; nous en distinguerons cinq genres diiïéix'uts, qui sont :

Premier genre. — La fièvre continue proprement dite, «nnprcnant sept espèces différentes, cpii sont : la fièvre éphémhv^ la fièvre inflammatoire^ Ul fièvre typhoïde.

le tyjJms d'Europe^ la fièwre bilieuse des pays chauds, la fièvre Jaune et le typhut'^ ' d*Orient ou peste.

Le deuxième genre comprend les fièvres éruptives, variole et varioloïde, la vari^ celle ^ la rougeole^ la scarlatine et la suette miliaire.

Le troisième genre se compose des fièvres intermittentes ^^t^yie^, pernicieuses et anomales.

Dans le quatrième genre sont les' fièvres rémittentes eipseudo<ontinues, qu*on pourrait à la rigueur, considérer comme une simple variété ou un sous-genre des intermittentes.

Dams le cinquième genre^ enfin, se trouve la fièvre hectique^ lente ou chr(h nique.

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