‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 78 sur 118 · V. iii j tmuxé i'('Ile<ri plus ou moins injectée, ronge · texte numérisé non relu

V. iii j tmuxé i'('Ile<ri plus ou moins injectée, ronge

,. . '•d.W^" v'fvii^sio par places, et friable.,

^ .^ M « il r*>uur >ur la inuqueiiM^^jABMcr des pseudo-

^ ^.«- ii.:\ iiNHVtiinm SOUS lorme^^Mf^ grisâtres, parfois

<«. - ii«<>. A'^"^ iH'ii\(Mit même (a^Vj|,unifonn(3ment toute

;i .rriiv psiudo-niemhraneui^RtexIste le plus souvent

• «^ «ju^i «1 iiHiueuse pi(uilaire (?st plus dense ; elle est inégale, '.'-«* I ^ ^liji'e. et tellement épaissie que le canal nasal peut * ^»,- v. nie est, en général, friable, et présente une

s.% *>jnw *^ ^'" noiràli'e, et surtout ardoisée.

J .•.•nu. «^ vA»r>ia pnMluit une sensation de sécheresse incoQ* (to4M-v j^nmiivignée de picotement et de prurit, ce qii£ ^ ..•-iii -vmN 11 s'établit |)ar les narines nn écoulement *M ivm^w tr«n$|>areut, séreux, (fime saveur salée, qui sou «<«. Ml vfi^ ainsi que la lèvre sui)érieure; l'odorat est dimi — ' -^ ** ai .^va;. l rette période, ou voit scmvent apparaître de^^ *^ j^^^^^i^ ik' IVxH'nsion de la plilegmasie. Lorsqu*cn effets "^-^ ^ ^„^ :n«iiau\. It*s malades accnseut une céphalalgie fron- — ' ^' "'^^ ,ri»i«%«x 1^ I** UMUi\emenls et les secousses du cor|)s, etqui '^ ^ w, ttiiM^^ s^'^f rt*iKln; impossible tout travail inteli(H:tueL Plus ma *tfiw«ki ^^J"" le» voies lacrymales, ce qui produit Finjec- — " t«^v Vintwi«*i«eni cl sensibilité vive à Tinipression de la ^^ ** "" * ^ — t.i«* du Muus maxillaire s*enflamme, le malade se plaint ^ ^

•*"'^' '" ~ Biiâ nHio lorresptmdaiite ; quel([uefois même celle-ci

A « a un sentiment de tension dans la niacligire, et

^» vV* #il**

♦^'^^ ^s M^anMl si>»l ciidolorit^s.

' a /^sc' ^^Mivent qtie ces accidents locaux : cependant il arrive

^ ICK«* ^^ malaise, d'inapi^'lence et d*uu léger mouve-

Il akV.^HiMÇné do frissons irréguliers. Kn général, au bout

-^'* - "''^ i-xx^.ïîl>iAim'S s'amendent, la douleur et la tension dimi-

■^ " ,^^... .vMe: récoulcmenl prend plus de consistance, il

* ' "^ rttf*** ^«^tlilre, opaque; il exhale une (Kleur fade, s|)enna-

^'^ ' H^ ^ de^he rapidement, et produit des croûtes

qvi, obstruant les fosses nasales, gôi4nt le passage de l'air, et donnent à la voix on tiinlbre nasonné, qui d'ailleurs o liste souvent dès le début, et qui s'explique par. 'le boursouflement de la menibi4ie muqueuse. Cette obstruaion des fosses nasales étant beaucoup plus complère chez les nouveaa-nés, en raison de l'étroitasse naturelle de ces cavités, il en résulte des accidents plus ou moini graves, qui ont été parfaitcuieut décrits par Billard, dans son livre, et avant lui par IL Rayer (1). Ainsi l'enfant est obligé de dormir la bouche ouverte; sa respiration ait broyante, sifflante, difliclle ; son agitation, ses cris et sa physionomie expri- ■MBt la douleur et la gène excessive qu'il éprouve. Si on lui présente le sein, l'anxiété et la suffocation redoubplt aussitôt : il y a menace d'ùphyxie* puisqoe l'air ne peut plus pénétrer alors ni par les fosses nasales, bouchées par le gonflewoki de la moqueuse et par les produits sécrétés, n(w)ar la boocbe, qoi est remplie par le mamelon, et par le lait qui s'en écoule : aussi l'eniant, continoellement agile par le besoin de la faim et par l'impossibilité de la satisfairsi tomberait dans l'épuisement, et finirait par succomber avant d'arriver à un degré da marasme avancéi si l'on ne cherchait pas k l'alimenter autrement

Le ooryza pseudo-membraneux est caractérisé par. un suintement séro-sangoinoient fétide,^Bii|^^par l'expulsion de fausses membranes grisâtres» Sooveni on peut a|)ercev(M|^Mi en écartant les narines. Cette fom^ de OHTza existe rarement isolée, u^Vresque toujous elle accompagne une maladie grave comme l'angine oouenneAI^ le croup, ou bien une fièvre éruptive, etc.

Je ne dirai rien dS coryaa ulcéreux qu'on obsene dans la morve, nous en parierons en détail dans le deuxième Tolnme, lorsque nous décrirons cette affection.'

Marche^ durée^ terminaisom. — l.e coryia a une marclie rapide ; il se prolonge rarement au delà d'un septénaire. Il a le plus souvent un cours régulier ; quelquefois pourtant il présente des exacerbations. Enfin on l'a va être périodique et ne céder qu'à l'usage du quinquma. il peut occuper d'emblée les deux fosses nasales; mais presque toujours il offre une intensité in^^e dans ces deux cavités; le plus souvent la maladie, d'abord limitée à l'une d'elles, s'étend ensuite à l'autre kraqoe déjà la phlegmasic est en décroissance dans la première. Le coryza se termine presque toujours par résolution; il pasw rarement à l'état chronique. Chas l'adulte, il a toujours une heureuse issue; ce n'est que chez les enfants qu'on l'a m se terminer par la mort ,

Lorsque le coryxa est chronique, qu'il soit primitif oo consécutif à l'état aigu» il n'existe communément aucune douleur, mais seulement un aentimeni de gène dans le nez et de pesanteur à la racine de cet organe. La sécrétion de la membrane muqueuse est augmentée ; il s'écoole par les narines un fluide presque toujours épais, opaque, grisâtre, jaune ou vert, inodore, d'une odeur £ide, quelquefois d'une fétidité insupportable, bien que la membrane muqueuse ne soit le siège d'aucune altération. M. Cazenave, de Bordeaux, fait observer que les individus atteints de coryza chronique n'ont jamais la voix pure, et qn'ib se fatiguent promptement en parlant et en chantant Cette forme de la maladie ne s'accompagne jamais d'ari^idents généraux. Elle a une marche lente, irréguliôrc, et l'on observe louvent (I(;s exacerbations qui peuvent persister chaque fois une ou deux semaines. Sa durée est indéterminée ; elle peut continuer toute la vie sans altérer notablement la santé générale. Elle pcot, à la longue, amener une suppuration dane l'épaisseur de la cloison; cet eCht pourtant est assez rare, et succède plus communément à une contusion do nei.'

(1) CorfM dm in/omfs é la mmimUt^ Parii, iSIO.

4*} DES IXFLAMÀtIONS.

/ • : • >— . . — Le diagnostic du coryza Jtn ne présonto pas de dilTic uUé. Il faut Ni*' -r V:',:'- r>.;:: 4]ue cotlt» affection nVst pis toujours idiopatliique, mais qu'elle <>: N* tî* ri:: j lon^'-quence d'un état géuérw c'est ce que Ton voit, par exemple, Ai:în *i r;:i::>Ko. Lo coryza des nouveau-nt? est caractérisé parla sulTocation qui ao,'*: ".vi^::-: l'jction do teler. Cet accident pourtant pourrait être produit par un ^' :- ■ ;v-i::o: inaîion de la Ixmche, de la lan;;ue, des fosses nasales ou du mamelon ; —JN- v:ii> cos cas. ou aura égard d'abord aux résultats fournis par l'inspection vv. --.•::.• ti',> furties. Dans le coryza, en effet, on trou\era une légère tuméfaction \r.î ",::. a\«\' couleur luisante de la peau, a^: rougeur et lx)ursouflemcnt de la mui;:îe;is*\ Los enfants rt^pirent luiiqueinent pi^ la bouche, qui reste enlr'ouverte, ts h di^iHuiition des liquides s*opère, pourvu qu'on les donne par cuillerées. On îY«v.jiri|uora, on outrt\ quelles troubles que Ton constate ' tenaient à un vice de iV*.iMn:ution. rim|)0SNibilité de teter remonterait à la naissance, tandis que, kvN^pio K^ accidents dé(K'ndent d'un cory/a, on apprend que l'enfant tetaîl libreitH^ic a\jint l'invasion de la maladie.

l n oandemont sanguinolent, l'odeur fétid(> qu'il exhale, l'examen des fosses ujiNjIt's. l\'\pulsion do ps(*udo-membranes feront aisément reconnaître le coryza %i:phlhoritique.

1 0 corwa clinnuque |)ourrait être confondu avec de^^^VjS? muqueux; mais KvMi^io ceux-ci existent, reiichifrènemeut ne suit pas la m^FMnarche que dans W vv:\m: il augmente dans les temps humides, ne pix)duipl^u à peine d'écoulvM:oni; entin. l'inspection des fosses nasales finit bientôt'par faire constater la wvxon^v- di*N cor|V'i étrangers. Un abcès de la cloison ne saurait non plus en iniposer ^Mt '.1 vM do la tumèfactiou, de la douleur tensive que les malades accusent, et de '«I -wxmNIiU* qu'il ) a do constater la fluctuation. Il n'est besoin ici que de prévenir V A> vtM , pour qu'il ne regarde pas comme appartenant au coryza chronique ' Mii,\.i;«' Jt^ narin^^s, caractérisé y^r l'éruption à l'orilice de celles-ci de petites .Hi.v.i.i^ vj'îr M»«t n*mpladtes bientôt par des croi'ites.

\ . X .j'j.ûi'.vx dos matières excrétées révèlent souvent l'état anatomiqiic de la iu.i.^^. uK' do Si^kiH'idor. Ainsi, lorsque les nmcosités sont puriformes et fétides, ^Hi -1 ♦■ I tfV'.i ■'• qu'il n'existe quelque ulcération dans le nez.

*» . .V lo a»ryza n'offre de gravité que chez l'enfant nouveau- né ou à

;;« i:o.iK\K\ vHi !oiM)u'il 4%t i)seudo-membrtmeux, car nous «ivons vu qu'il était uis> s* M{(io 'A'u;\»ms compliqué d'affections plus ou moins sérieuses.

lapituilaire est de toutes les muqueuses celle qui s'enflamme t MtA v':(uu( v^Uioiquo le coryza soit une affection commune à tout âge, il Ml, I.'. vvii«'i<(>- qu'il lét^ne surltmt dans l'enfance et chez les jeunes sujets. Il se 4.x\4..* MSiuvi d uno manière épidémiquc après hîs variations brusques de tem- ^ , ,s* i.i ,xHuiiio)U'omonl des fmids rigoureux. L'iodure de polassimn admi- ^^v* i \*xvs*x>«i |i*\»\m|Uo fn'Hpiemment un coryza tri'S incommode, mais d'une u, vv VN„A l ; s\MA£a ohmnique a été regardé comme apprienant spécialement »,,x « ,».«> N .;|\Viih|Mt*^. U a été plusieurs fois consécutif à l'^^b. ation dans les

,^^,^ ï vv ^ *» MqY'^'^''^**" *'** '3 sueur des pieds, à l'habitude. 1 Vr nu-tète,

> vv*^^ .'»« ts\K, oK. ; onlm, suivant quelques auteurs, le eu.. chronique ^x ..»î • »\ .» X- 's^*. * hos les enfants l\ la mamelle, une manifestation de la syphilis. ^v •xN,.xxvVv* ,v laM^iiuo ont surtout soutenu cette opinion. Tne idée assez **\u.x:.. ,•* V A^'^*•;îv **^î M"** '** coryza est contagieux; mais cette opinion n'a ..*\ v^^'^^ **'^* A^Uoiurtil, Je ne (wrle que du coryza simple; car il est intima v4 v'\' >:«>i «^'^^ ^'''^ \^'^ ^^^* u\ftmc de celui qui est pseudo-membraneux;

Ù}ff CORYZA. ft61

ce dcniier est contagieux au même cjîgré que le croup et l'angine couenneuse.

Traitement — Le coryza aigu n'^écige presque jamais un traitement actif, du moins chez Tadulte. Si la céphalalgie yst vive, il convient de conseiller Tusage de pédiluTes et de manuluves irritantsif on évitera toujours Taction du froid et le régime sera doux. Si le liquide qui s*écoule Irrite le nez et les lèvres, on oindra ces parties avec de Thuile d*aniandes douces ou avec la pommade de concombre, qu'on portera même profondément dans le nez. Le traitement préconisé par le docteur ^^iUian^s, consistant dans Tabstinence complète des boissons pendant trente-six ou quarante-huit heures, ne saurait être adopté, car ce serait faire subir un véritable supplice pour une maladie de peu j^iportance. Les fumigations émollientes, que beaucoup de personnes conseiilenfr nous ont paru, comme à M. Chomel, être le plus souvent nuisibles; en effet, elles exaspèrent ordinairement la céphalalgie, et rendent la respiration plus difficile, en augmentant Ir boursouflement de la muqueuse. Cependant les fumigations émollientes pourraient être utiles s'il existait une grande sécheresse des narines et si cet état était désagréable pour les malades. Si le coryza affecte un nou> eau-né, et s'il est assez intense pour pi*oduire l'occlusion presque complète des narines, il faudra remplacer l'allaitement naturel, devenu dès lors impoFd^j^^udonnant le lait par petites cuillerées à café, ce qui, ne nécessitant pas iRHH||^pn parfaite de la l)ouche, permet encore l'introduction d'une quantité d'air^n^nte pour l'hématose. On pourra, en même temps, employer quelques r^MKs sur les extrémités, tels que quelques cataplasmes chauds ou un doux minoralif^es enfants seront maintenus au milieu d'une température douce.

Dans ces derniers temps, M. Teissier de Lyon a proposé d'appliquer au coryza le traitement abortif, qui réussit si généralement contre les phlegmasies de plusieurs autres membranes muqueuses. Il conseille d'introduire dans les narines un petit bourdonnet de charpie trcm])é dans une solution de 25 à 30 centigrammes de nitrate d'argent pour 30 grammes d'eau distillée, et de^ promener pendant six ou huit secondes sur la partie antérieure et inférieure de ces cavités. II faut quelquefois renouveler l'application plusieurs jours de suite ; cependant une seule a réussi parfois à enlever un coryza après dix on douze heures. Je doute cependant que cette méth(Mlc réussisse le plus souvent, à cause de la difficulté qu'il y a de promener le caustique sur toute la surface malade. Il faut pourtant l'essayer dans le coryza pseudo-merobraueux ; on a dit aussi d'insuffler alors de l'alun et du calomel. On pourrait aussi donner à l'intérieur le chlorate de potasse qui, s'éli-> minant un peu par la muqueuse nasale, pourrait modifier sa sécrétion comme cela arrive |)our la muqueuse buccale dans la stomatite ulcéro-membraneuse. (Voir plus haut, p. 229).

Dans le coryza chronique, on fera d'abord cesser l'action des causes qui l'ont produit ou qui l'entretiennent. On administrera quelques boissons sudorifiques et quelques laxatifs; on fera dans les fosses nasales des fumigations, d'abord émollientes, puis aromatiques. Si ces moyens échouent, on appliquera un vésicatoire à la nuque, on. /\l'u encore on établira une dérivation sur un organe voisin, tel que la lK)uclie, * '"- ide de masticatoires plus ou moins puissants, comme le serait du tabac. Dans ces derniers temps, on a beaucoup vanté la médication topique portée sur l'organe malade ; on a surtout préconisé dans ce but les préparations mercurielles, comme le calomcl, ou l'oxyde rouge mêlés à parties égales de sucre ou de gomme. Le sous-uitrate de bismuth a parfois été utile dans les mêmes cas. Enfin ou a encore employé les cautérisati(H)s avec le nitrate d'2Lr^<ËAX\ ti<(rai&«iv\«x\»K^'Qib

&62 DES INFLAMIiyriONS.

dans Tarticle saivant. Enfin si l'on reconnJssait que le coryza chronique est one des manifestations de la syphilis, on luioppoftrait le tiaiteincnt spéciûque que bous exposerons dans le tome II en traitant des nliladies vénériennes.

De l'oiène.

timuttUM, — Coryga ulotfrtax, rhiniU olcéreiMe, puoaiiie, «te.

Nous donnons le nom à'ozhœ où de coryza ulcéreux à une forme de la ridnite anatomiqucment caractérisée par des ulcérati(k dans les fosses nasales. Quelques auteurs ont signalé la fétidité des narines comme constituant le caractère distiactif de la maladie; mais c'est là^n accident commun à plusieurs affections des fosses nasales (tell^ que coryza snnplc et ulcéreux, vice de conformation, etc.) ; on ue saurait, par conséquent, en faire un signe pathognomonique : cependant il est assex important pour qu'on doive, dans la description, diviser les ulcérations des fosses nasales en fétides et en non fétides.

Caractères anatomiques. — Lorsqu'on examine les fosses nasales dans le coryu ulcéreux, on trouve la membrane muqueuse épaissie, gonilée^j|dh^nnéc, friaUe, décollée par un pus fétide et détruite dans différents p4j^H|^mcérations sont très variables quant à leur siège, à leur nombre, à leur el^Ke et à leur aspect. Les unes sont petites, n'intéressant que la membrane m JBC^e, et elles siègent ordinairement, suivant Boycr, à la partie antérieure de |!cioison, au point de réunion des portions cartilagineuse et osseuse. Les autres se rencontrent le plut communément à la racine du nez, sur la muqueuse qui tapisse, les os propres et le vomer. Quelquefois petites, et alors très nombreuses, il est plus commun de n'en voir qu'une, deux ou trois au plus, mais très larges. Lt» unes sont su|)erricielle8 ; les autres, profondes, pénètrent jusqu'à Tos, qui, à ce niveau, ejt carié, ramolli ou nécrosé. Les bords de ce|hiiolutions de continuité sont très irréguliers. Un mucus pnriforme, sanguinolent, et des croûtes brunes, noirâtres, obstruent les fosses nasales, qui exhalent le plus souvent une odeur fétide. Enfin, on peut trouver des désordres plus grands encore, comme la destruction des os propres du nez, de la cloison, du vomer; le nez lui-même peut être détruit en totalité on en partie.

Symptômes, — Le coryza ulcéreux succède quelquefois au coryza aigu, ou bien son début est obscur, et ne diffère, en rien, par ses symptômes comme par sa marche, du coryza chronique, dont nous avons précédemment parlé. Le malade, en effet, est habituellement enchifrené ; il mouche beaucoup de mucus, épais, jaunâtre, verdâti-e^ purulent; il éprouve de la gène, rarement de la douleur, dans [es fosses nasales. Celles-ci sont obstruées par des croûtes adhérentes, que la {plupart des malades arrachent avec leurs doigts, ce qui produit i)arfois un suintomeut sanguin; l'inflinunation augmente à la suite de ces manœuvres, qui, répétées fi-équommenl, peuvent rendre la guérison diflficile ou impossible. Cependant, dans une forme plus grave de la maladie, le fluide qui s'échappe est iclioreux, fétide, et l'air qui traverse les fosses nasales pendant l'expiration est lui-même imprégné de cette odeur i>énétrante, insup[>ortablc, qu'on a comparée à celle de la sueur des pieds ou des macérations anatomiques, ou bien à celle d'une punaise écrasée ; de là le nom de punnisie donné à la maladie, et celui de punais, sous lequel on désigne quelquefois les malades. Lorsque l'ulcération s'étend aux os ou aux cartilagirs du nez, on voit cet organe se tuméfier, se déformer et devenir d'un rouge violacé. En pressant à ce niveau avec les doigts, on constate souvent de l'empâtement, de

DE ij^zÈm. MS

l'oedème, une sorte do crépitation dae^ raltération des os propres, qui finissent par seXlfitacher et sortir, soit par Jes yosses nasales, soit par ane ulcération des tégomenU). Dans ce cas, le nez s*afrai;P à sa base, tandis que sa pointe se relèfe, ce qui donne à la face quelque chose ôlignoble et de hideux.

Marche, durée, terminaisons. — Le coryza ulcéreux a toujours une marche chronique : cependant il peut présenter de temps en temps des exacerbations qui loi donnent momentanément Tapparence d*une maladie aiguë. Cette affection, qui n'a pas de t^dauce à guérir sfmntauément, a presque toujours une durée longue, indéterminée. Elle rend souvent la vie incommode, insupportable, mais eUe ne l'abrège pas sensiblement ; lorsque j^ mort survient, c'est toujours par suite de quelque complication.

Diagnoêtic. — Lorsqu'il n'existe que de renchifrènomcnt, ainsi qu'un écoulement jaune, verdâtre ou purulent, il est impossible de Are si le coryxa est simple on bien s'il est ulcéreux. La fétidité des narines n'est pas non plus un caractère distinctif, puisque nous avons vu qu'on pouvait l'observer dans les deux formes de la maladie, et môme chez les individus qui ont la base du nez apUtie, les fiDUses nasales étroites et vicieusement conformées. L'inspection seule des parties, comme la pratique M. l^^^^^azcnave, pourrait pouilant permettre d'établir le véritable caractère de la miiHBB|Lest vrai qu'on puisse manœuvrer connue l'indique le médecin de fiordeaui^^^iu'il en soit, M. le docteur Cazenave procède à l'examen en plaçant d'abord s£[|jft]ade en face d'une croisée bien éclairée ; il lui renverse la tète en arrière et fait parwiir les rayons lumineux aussi pn)fondément que possible. S'il existe des croûtes, il lail des lotions et des fumigations émollieules, afin do les détacher sans effort. Si cette exploration ne fait rien découvrir. M; Cazenave prend un stylet mousse, flexible et recourbé à son extrémité en forme de crodiet ; il l'introduit dans la fosse nasale aussi profondément que possible ; puis en le ramenant d'arrière en avant, et en lui faisant exécuter de légers mouvements de rotatÎHi, il explore avec l'extrémité mousse toute la surface de ja membrane pituitaire. Cette-ci est-elle exempte d'ulcérations, le slylet glisse sans sentir d'inégaliti's; mais si, an couti-aire, la membrane offre des solutions de continuité, l'extrémité de l'instrument est retenue par les bords de l'ulcération. L'exploration dont je parie devra surtout être faite sur la partie de la cloison qui est voisine de la racine du nez, puisque nous avons vu cpie c'était là le siège de prédilection des ulcérations. Nais il nous semble fort douteux qu'on puisse arriver par ce moyen à un résultat utile, et nous ne sacliions pas d'ailleurs que jusqu'à présent personne ait vérifié les assertions du médecin de Bordeaux.

C'est encore par l'inspection qu'on pourra différencier le coryza ulcéreux d'avec un polype, d'avec l'inflanmiation phlegmoneuse ou les abcès de la cloison, ainsi que nous l'avons exposé plus haut. Je ne dirai rien du coryza qui accompagne la mone et le farcin chronique ; car c'est le sym))tùnie d'une affection générale qui, comme nous le verrons plus tard, a des caractères particuliers.

Enfin, le coryza ulcéreux diagnostiqué, il faut reconnaître sa nature. S'il y a peu de douleur, si le mucus nasal est peu altéré, s'il n'exhale non plus que l'air aucuue odeur fétide, il est probable qu'il u'existe qu'une ulcération simple, dont la guérison sera facile. AlaLs si l'odeur est fétide, si l'écoulement nasal est ichoreux, purulent, on devra regarder l'ulcère connue étant plus grave, et l'on recherchera alors s'il n'est pas symptomatique d'un état a)Uslitutionnel, tel que syphilis et scrofules ; on éclaircira ce problème par l'étude des commémoratifii et des symptômes concomitants.

MU DES INFLABMfATIONS.

Pronostic. • — Si le coryza ulcéreux ncjcoinpromet pas l'existence, il oonstitme du moins une affection incommode, répulnaute, et qui i)eut produire à b loogne une déformation et même une mutilation. I

Étiologie, — Le coryza ulcéreux est Arc avant dix ans ; on Tobserve sortool dans la jeunesse et dans Tâge adulte ; on ignore quelle est l'influence du sexe ; il a paru être parfois héréditaire. Une constitution molle, scrofuleusc, semble y prédisposer ; on ne sait pas précisément si les personnes qui sont sujettes aux coryzas aigus y sont plus exposées que d'autres. Quant aux causes occasionnelles, elle nous sont inconnues dans la plupart des cas; toutefois il est hors de doute que Tcnènea été plusieurs fois consécutif à l'extirpation odftÀ l'arrachement des polypes; d'autres fois la maladie semble être un accident des scrofules ; enfin, plus souvent enoore l'ozène est produit par la svphilis consliiutionnelle. C'est surtout lorsqu'il reconnaît cette cause qu'on obsme la destruction des os et des cartilages du nez.

Traitement,. — On a conseillé un grand nombre d'agents thérapeutiques contre le coryza ulcéreux. 11 faut, lorsque les accidents aigus existent, les combattre par le régime antiphlogistique et par les révulsifs, par des lotions, des injections et des fumigations émollientes ; c'est par ce dernier moyen qu'on proroquera la chute et l'issue des croûtes qui obstruent les fosses nasales^||^ sont une cause permanente d'irritation : les malades ne devront jamais JÉj^Hner. Plus tard on a recours aux injections détersives, avec les eaux sulfureiisl^Plurelles, avec le chk> rure de calcium ou de sodium (2 grammes pour 150 à 2^Hpammes d'eau d'oiige) avec une décoction de roses rouges ou avec une section de sous-acétate de plomb. On peut aussi faire, soit avec celui-ci, soit avec le minium et la cémse, une pommade, un cérat, que l'on introduit dans le nez à l'aide d'un pinceau on d'une tente, ou bien encore on fait priser du sods-nitrate de bismuth. Depuis près d'un siècle les niercuriaux ont été administrés à différentes époques contre le coryza ulcéreux non syphilitique. M. Trousseau a, dans ces derniers temps, remis cette pratique en honneur; il a conseillé aux malades atteints de coryza chronique, simple ou ulcéreux, de prendre sept ou huit fois par jour une pincée d'une poudre faite avec un mélange de protochlorure de mercure (1 gramme 30 centigrammes), d'oxyde rouge (60 centigrammes) et de sucre candi (16 grammes). M. Trousseau injecte aussi une solution de sublimé. On peut, par exemple, dissoudre 8 grammes de sublimé dans 380 grammes d'eau ; puis on prend une demicuillerée à café jusqu'à deux cuillerées de cette solution qu'on met dans un verre d'eau pour en faire des injections. Ces topiques seront surtout indiqués lorsque l'ozène est de nature vénérienne ; mais dans ce cas il faudra de plus soumettre le malade à un traitement mercuriel régulier, auquel on associera l'usage des sudorifiqûes. La constitution scrofuleuse exigera à son tour l'emploi des toniques, des ferrugineux ; enfin, dans les cas rebelles, on modifiera les surfaces par la cautérisation. Pour la pratiquer, M. J.-J. Cazenave, qui a surtout préconisé ce moyen, porte un crayon de nitrate d'argent sur l'ulcération ; et, s'il n'a pu la découvrir, il introduit et promène le caustique le plus loin possible dans l'intérieur des fosses nasales. Si cela éclioue, M. Cazenave propose de porter aloi-s un pinceau imprégné d'une solution de nitrate d'argent (1 ou 2 grammes |)our 30 granmies d'eau), ou d'injecter cette même solution h l'aide d'une seringue recourbée en donnant jwurtant aux malades une position telle que le liquide pénètre le moins possible dans le pharynx. Dans les cas où tous ces moyens échouent, on a conseillé quelques palliatifs pour mas(|uer l'odeur fétide que les malades exhalent : dans ce but on leur bit renifler plusieurs fois par jour de l'eau tiède chlorurée, ou une eau

DE VOTITE. b65

rendue odoriférante avec ia menthe, la sauge, Teau de mélisse, etc. Mais les injectioDS aqueuses seront encore le meilleur moyen. Il résulte en effet d'une communicaliou faite à T Académie de m^^decine dans sa séance du 10 janvier 1854, que M. Maisonneuve, pour remédier àifl'odeur infecte qne les punais eihalent, a conseillé de faire, dans les narines, dos injections à grande eau à l'aide d'une grosse seringue dont on presse le piston avec force. Ce serait la seule manière, d'après M. Maisonneuve, de chasser des cavités anfractueuses où ils stagnent les fluides qui* &ï se corrom])ant, infectent l'air qui les traverse. M. Maisonneuve s'est assuré par de nombreuses expériences que l'eau inject.^e comme il le recommande, Jdn de pénétrer dans la gor^, comme on le croit, revient par la narine opposée, parc^ que le voile du palais en se relevant forme une sorte de gouttière qui dirige le liquide de ce a)té. C'est là un fait de .la plus grande exactitude. M. Maisonneuve annonce que par ce traitement on dnève à l'instant l'odeur de la pnnaisie, et que bientôt les conditions de la muqueuse étant modifiées d'une manière durable, on arrive à une guérison définitive.

De l'otite.

Sons le nom d^^9||^|Comprend toutes les inflammations de l'intérieur de rordlle. On les dîvisr {TaREprès leur siège, en externe et en interne. Dans le premier cas, la pblegiiJHÉ bornée au conduit auditif externe, ne dépasse pas la membrane du tympanl^ns le second, elle occupe une ou plusieurs des parties qui constituent l'oreille interne. £n égard à sa marche, on divise encore l'otite en aiguë et eu chrrmique.

Caractères anatomiques. -r- Dans l'otite aiguë externe, la peau fine qui tapisse le conduit auditif est injectée, rouge et souvent assez tuméfiée pour oblitérer tout à fait ce canal ; elle a alors l'aspect d'une membrane muqueuse. On peut voir à sa surface des vésicules, des pustules, de petits abcès et des ulcérations j quelquefois elle est décollée |>ar du pus, et il est commun alors de trouver les cartilages subjacents ramollis et perforés. Les os, au contraire, sont rarement altérés; souvent la membrane du tympan est perforée ou détruite. Dans l'otite interne, on trouve les difiérentes parties constituantes de l'oreille interne, notamment la cavité du tympan, les cellules mastoîdes, le conduit d'Eustachi, tapissés par une muqueuse rouge, boursouflée, ramollie, ulcérée ; ces cavités et les canaux demi-circulaires euxmêmes sont parfois remplis d'une matière sanieusc et purulente ; enfin, les os finissent bientôt par être attaqués à leur tour. Ces lésions sont bien autrement graves et profondes dans l'otite chronique, plus généralement désignée sous le nom àLotorrkée purulente. Ici, en effet, on trouve des végétations fongueuses dans le conduit auditif interne ; la membrane du tympan est complètement détruite ; et les osselets de l'ouïe sont détachés, libres, ou bien il n'en existe plus de trace, la suppuration les ayant entraînés pendant la vie. Les os sont cariés dans un ou plusieurs points; ou observe surtout la carie de l'apophyse mastoîde et celle du rocher au voisinage des canaux demi-circulaires : le conduit auditif interne est beaucoup plus rarement atteint. Dans les casoik le rocher est ainsi carié, nécrosé, vermoulu d'^ns toute son épaisseur, on observe souvent des lésions graves vers le cerveau et ses membranes. Ainsi la dure-mère est noirâtre, détachée de l'os, et la portion correspoiidante du ceneau est ramollie ou est devenue le siège d'un vaste abcès, le plus souvent enkysté, dont la cavité communique quelquefois avec l'intérieur de l'oreille à l'aide de plusieurs ouvertures ou pertuis du rocher. Les d^sotJLte& ^wcWûXiii:^^

T. h ^ 7* iDJT. V^

M^ DES INFLA^ATIONS.

pas toujours cette étendue ni cette gravitéi Souvent, en eiïct, rinflàmmatioilçlKJ^ titque de Toreille moyenne est seulement Icaractéiis^e par un é])aississement, pir un boursouflement de la muqueuse, aveclaccnmulation de concrclions diverses k sa surface. Mais une des altérations les plus froquenles, au rdp|X)rt du dodtetu' Toynbée, ce serait la formation de brides membraneuses dans les différente» parties de la cavité du tympan; elles soiit parfois si nombreuses, d'après lui, qu'elles h remplissent presque tout enlière. (les adbérences sont surtout très prononcées entre les jambes de Tétrier et les parois contiguës de la cavité du tympan. Il doit eo résulter, on le comprend aisément, un trouble plus ou moins profond dans les fonctions de l'organe de louïe. (Tome Vlll ôt^rarmct. mM,'Chirurg.deLoii/^m^ année 1845.)

Symptômes et marche ^^ V otite aùjnr. — 1° Otite externe, — Dans sa foitne la plus légère, c'est-à-dire dans rinflammation érysipélateuse du condait auditif, lorsque la rougeur ne s'accompagne d'à non ne tuméfaction, les tnalades accusent dans l'oreille un peu de cbalour, et surtout un prurit incommode. BtentOt sdrviennent quekpies élancements avec des douh-uis de tète : il y a des bourdonnements, |)uisde la surdité et le méat rougit. Dans celle aiîection on voit des sqnames peu épaisses se former, el le cérum(>n, plus consistant, dev^jÉÉterfois brunâtre et môme noir; sa sécrétion est aussi parfois augmentée.^^HpKvent à la suite de cette inflammation légère que se forment dans le fond dii^WjJiit auditif des etfièccs de bouchons ou de tampons durs comme un morceaJHMcraie, qui irritent, enflamment la portion du conduit a\ec lequel ils son^n contact, et parfois la itiembrane du tympan elle-même ; aussi en résulte-t-il un écoulement purifbrme et souvent une surdité complète.

Ces concrétions de l'oreille ont souvent les apparences des calculs biliaires; ils ne sont pas seulement constitués par du cérumen et par les débris épidermiques, mais comme M. Ménière le fait remarquer, ou y trouve encore une grande quantité de poils roides et courts, qui' peuvent provenir en partie du tragiis et des bulbes pilifères qui garnissent l'orilice du méat externe; ce médecin croit anssi queTInflammation de la peau du conduit auditif peut provoquer le développement de ca& villosités.

Dans une forme plus intense de l'otite, le conduit auditif est le nége d*une cha leur brûlante; souvent il y a des élancements, il est plus on moins rétréci, e^ l'on voit sur le méat des vésicules et des pustules d'un petit volume, ou des espèces*^de végétations fongueuses ou charnues ; la peau rouge et sèche sécrète bientôt mr^ liquide séreux ou mucoso-purulent. Cette espèce d'otite, dans laquelle le tlssiK^ glandulaire est peut-être plus spécialement atteint, a été nommée cntnrrhale: ellc:^ persiste souvent des années entières sans s'étendre, dit Kramer, au delà de Tépais— ^ seur de la peau, sans gagner les os, sans provoquer la perforation de la membranes du tympan, qui pourtant est rouge ; mais il arrive néanmoins quelquefois que soo^ rinflueuce d'un refroidissement, la plilegmasie se propage à l'oreille interne, elP^ jusqu'au ceneau lui-môme. Chez quelques sujets l'écoulement peut cesser tout fait, de manière à faire croire à une guérison complète; mais si en pareil cas, di Kramer, on examine le fond du conduit auditif à l'aide du si)éculum, on trouve^^s

les parties intérieures toujours altérées, le fluide sécrété est plus épais; il s'accu

mule et se condense profondément.

Dans une troisième forme d'otite, l'inflammalion devient phlegmoneuse, c'rsi-à

dire qu'elle gagne jusqu'au tissu cellulaii*e. Les malades ressentent alors des dou — kurs vives, lancinantes, qui leur arrachent des cris; la mastication, les mouvomentSr

DE l'otîte /l67

ritnpineSsion du cliaiul et du froid les (>\aspèrcnt; l'ouïe de ce côté est diminuée ou {ibrdiie: \eà tnalades se i)1aigiient dï>proif\erdes bourdonnements cl des sifflements, par suite du gonflement de la meuibraùr* qui obstrue ou qui oblitère le conduit. Eil' mêdie temps, i) existe un état do malaise, quelquefois une fièvre intense avec cë))b3lalgie, avec liémi( rànie. Si la douleur d'orcille est très vive, et si le sujet eftt nèfveux, il peut survenir du délire. CejKjndant, vei-s le troisième ou quatrième jônt*, ces synibloines diminuent d'iniensité, et cet amendement coïncide presque toujours avec Vécoulement d'un pus inodore ou fétide, qui a lieu par le conduit audidl*, 6t cj[iii s'arrête généralement^ bout de quelques jours. Parfois la suppuratlbd cèutlhuc, mais le méat est ai#R tellement rétréci, que le pus ne peut s'en écouler; ce dùide, s'accunmiant dans le conduit auditif, comprime la membrane du tympan et devient une cause de douleurs souvent t^às vives.

5' îhfiammatitm aiguë de In mviuhrane dit ff/mjjan, — Celle maladie, dit Kraiiiër, débute tout i coup; elle donne lieu à une douleur plus ou moins vive, occûpâht te fond du inéâl, s'étendant au sonmiel du pharynx et au cou; elle s'accodipâliie ordinairement de bourdonnements et de bruits variés. La membrane du tyihtlàn, tliise à..«iécouvert àTaidi^ du si)éculimi, est rouge par places; lorsque là inàiadlc est pMlM^d^^ute la memi)rane est envaliie; elle est d'un rouge vif et hérissée d'une fob^^^Rletites saillies glandulaires. Sa dépression centrale e^t olTacëê et l'on ne dist^^l plus l'insertion du manche du marteau. Les malades accusent en iliéme te^flkles douleurs déchirantes; l'ouïe est faible; il y a de la fièvre et la $é(*rélion du cmuuen est suspendue. Si la maladie est mal traitée, ou si elle est abandonnée a elIe-iiiOme, im écoulement puriforme, strié de sang, a lieu |)ar l'oreille, t.a surdité fait des progrès, ei si l'on examine de nou\eau letat delà membrane, on la trouve percée de j)lusieurs ouvertures, qui peu>ent n'être pas pliis larges que celles que ferait une piqûre d'épingle; mais ([uehjuefois elles ont le diamètre d'un pois' Knfin, dans des cas plus graves encore, les deuv li(^rs du tympan sont détruits et les débris de la membrane sont couverts d'excroissances ou dé végétations. Si la maladie est convenablement traitée, la liè\re cesse, les ^Uleurâsc calment, les bourdonnements disparaissent; mais la surdité augmente «?n raisoli de l'épaississemenl (pie subit le tympan par suite d'une infiltration séreuse c|Ui se fait entre les fem'llets membraneux qui le composent. Il peut même subir la transforitiatioii cartilagin(;use ou osseuse,, et devient alors tout ci fait insensible œntact des instruments.

3" Iiipammatiini ratnrrlwle de roreillc nwyonne, — Cette maladie, soit qu'elle

'afTecte qu'une oreille, soit qu'elle atteigne les deux, ne s'accompagn<' générale-

« nent d'aucune douleur ; mais les malades ressentent profondément, les uns des

^démangeaisons, d'autres des craquements ; il y a des bourdonnements et de la

îSfiurdité dans tous les ras. LecathélérisuHî de la trompe d'Kuslachi et rinsulllation

^ le l'air sont, dit K ramer, les deux moyens indispensables pour arri\er à un dia-

*^nostic certain. On ne peut, en effet, ajoute le même auteur, conserver le moindre

^ loute sur l'cxistfmce d'un engorgement nmqueux de la caisse quand l'air (lui est

I K)us>jé par la trompe y arrive et \ient éclater dei*rière le tympan avec un bruit de

î^nw rîile humide. Ce diagnostic est encore bien plus positif (piand, à la suite de

<-'es phénomènes, le malade remarque (pi'il entend nu'eux. C'est dans ces casd'en-

Ç^orgenièht catarrhalque M. Méulère a noté, comme un phénomène constant et en

^pielqiie sorte pathognomcmique, une coloration insolite de la membrane dulym-

l^an, qui, d'un rouge foncé d'abord, affecte bientôt une couleiu* \U^^^^^^^ ^Xv«v^xïv^

L*eDgoueineDt de l*oreillc moyenne est une affection de longue durée ; il ae lie souvent h une constitution stnimcuse, e^ succède frocpiemment à une affectîoi catarrhale de la gorge et ù Timpression du.froid humide.

[i° Inflammation de l'oreille intarne, -* Sous le nom à' otite interne on comprend généralemenl Tinflammation du tissu cellulaire et du périoste de la caisse. Ici les accidents sont bien |)lus graves que précédemment I-^ douleur d'oreille est en effet atroce, intolérable ; il y a de la (lèvre, des nausées, des vomissements, une céphalalgie vive, de Tagilation, de Tinsomnie, parfois des convulsions, du ddire ou du coma. Ces phénomènes ne sont, le plus souvent, qu'un effet sympathiqiie ; mais quelquefois aussi ils indiquent une co^lication inflammatoire du oôté des méninges ou du cerveau. En général, dans les cas dont nous parlons, la déglutition et la mastication surtc^t sont difficiles et douloureuses.

La maladie se termine i9{)idcment par su))puration. Lorsque du pus est accumulé dans la caisse du tympan, ou peut, en auscultant l'oreille, entendre aouvent pendant les violents efforts d'expiration, et lorsque l'air de la trompe MYcrse le liquide, une sorte de râle sous-crépitant ou muqueux, et parfois un TéritaUe gargouillement (Ménière). Cependant le pas, après être resté plus pu moins longtemps emprisonné dans l'oreille, finit par se frayer une issu^^ÉÉri^rs ; soufent il s'échappe brusquement et comme par flots par le coM^HpRuf externe, après avoir perforé la membrane du tympan ; plus rarement^H^coule par la trompe d'Eustachi ; les malades rejettent alors par expuilion i^Ppntière puriformc, ce qui entretient dans leur bouche une saveur et une o^^r désagréables. Enfin, l'apophyse mastoïde peut se carier et se perforer ; le pus alors s'échappe par celte voie après avoir produit un abcès extérieur. La suppuration a plus de tendance à perforer le tympan et à s*écouler par le conduit auditif externe qu'à s'échapper par la trompe, parce que, d'après la remarque d'itard, dans les maladies de l'oreille moyenne la trompe participe à l'affection au moins neuf fois snr dix. Nous devons noter encore que, lorsque le pus se fraie une issue à travers l'apophyse mastoïde, il arrive parfois, ainsi que l'a noté J.-L Petit, que l'abcès disiMraît au moment où l'on s'apprête à l'ouvrir, mais il reparaît avec la même bàr lité, et cela presque à volonté, en faisant souffler avec force le malade, tandis que la bouche et les narines sont maintenues fennées. Quoi qu'il en soit, il y a dans tous ces cas des altérations plus ou moins profondes dans l'oreille ; les osselets sont presque toujours détruits; la membrane du tympan, [XM^forée, se couvre de végétations ; le nerf facial est comprimé ou détruit, ce qui produit une liémiplégie faciale.

Durée, terminaisons. — L'otite aiguè peut durer cinq ou six jours : d'antres fois elle se prolonge pendant un mois ; au delà de cette époque, on dit qu'elle est chronique.

La forme catarrhale est celle qui a le moins de tendance à se terminer sponta* némcnt par la guérison. Lorsque l'inflammation n'atteint que le conduit externe, les malades guérissent complètement Cependant il arrive parfois qu'ils conservent pendant longtemps un peu de dureté de l'ouïe, ce qui dépend probablement de l'épaisissement de la membrane tympanique. Mais, à la suite de l'otite interne, il est rare que les malades ne restent pas avec une ouïe dure ; souvent même ils sont complètement sourds. Quelques-uns succombent à la violence des accidents cérébraux.

Symptômes, marche et suite de l'otite chronique. — L'otite chronique peut succéder h Tétat aigu ou bien être primitive, A l'instar de l'inflammation aiguë.

DE l'otite« &69

die peut être externe ou interne, être bornée aa conduit auditif ou intéresser aussi la membrane tympanique. L'otite ér}ahémateuse chronique se caractérise seulement par du prurit, par une altération du cérumen, et par la formation de concrétions au fond du conduit auditif. C'est cette forme de la maladie que quelques auteurs ont nommée sèche, parce qu'elle ne s*accompagne, en effet, d'aucune sécrétion morbide. Dans ce cas, le conduit auditif externe est d'un rouge vif et ne sécrète presque pas de cérumen ; l'ouïe est plus ou moins altérée.

Si Totitc est catarrhalc ou phlegnioneuse, on voit, par suite du passage de la maladie à Tétat chronique, le condui^nditif rempli de végétations fongueuses, et la peau qui le tapisse épaissie, inégale, ce qui produit une surdité plus ou moins complète. Beaucoup des malades dont nous parlons n'éprouvent aucune douleur ; leur maladie consiste surtout en un écoulement d'un pfR jaune ou grisâtre, abondant, avec bruissement et dureté de l'ouïe. Si la membrane du tympan est en même temps affectée, le spéculum oris fait constater qu'elle est opaque, épaissie, inhale ; souvent elle est perforée, surtout au-devant ou au-dessous de la longue branche du marteau. Lorsque cette altération existe, on voit l'air sortir en bouillonnant ou avec s?*^cj|m^ le conduit auditif externe aussitôt qu'on fait souffler fortement le mala JÉHHnaans l'action de se moucher; il faut avoir soin alors de serrer le nez ^w^F ^^&^ P^^^ empêcher l'air de sortir par les narines, et pour le forcer à s'in^Bpéans l'oreille par l'ouverture de la trompe d'Ëustachi.

Lorsque roreillcscnnr est envahie, l'ouïe est prescjue toujours entièrement perdue, à cause des graves désordres qui existent ; la suppuration est alors plus abondante; elle est grisâtre, sauicuse, noirâtre, fétide, mêlée à des fragments d'os, qu'on reconnaît pour être le plus souvent les osselets de l'ouïe cariés ou nécrosés. Si le rocher est altéré, on finit par obsener divers accidents cérébraux : c'est ainsi que quelques malades ont une paralysie faciale lorsque la lésion occupe l'aqueduc de Fallope,et que le nerf moteur de la face qui le tra>ersese trouve comprimé et quelquefois même détruit. Beaucoup j)lus rarement le ganglion de Casser a disparu par les progrès de rallération ; on observe alors une paralysie du sentiment dans la moitié corres'iwndante de la face. Si le rocher est altéré dans toute sou épaisseur, des symptômes cérébraux ne tardent pas à se manifester, tantôt d'une manière aiguë s'il y a encéphalite ou méningite, tantôt lentement si un abcès €nk\sté se forme. Dans l'un et l'autre cas, la sécrétion du pus diminue ordinairement, ce ([ni s'explique par le travail inflammatoire du cerceau, qui agit sur l'oreille comme un moyen révulsif. C'est dans ces mêmes cas que M. Bruce, de Liverpool, a vu sunenir quelquefois l'inflammation des sinus de la dure-mère, ce que l'on concevra aisément si l'on se rappelle les rapports des sinus pétreux avec l'angle supérieur du tem|)oral, et lorsqu'on sait que les sinus latéraux logés dans une gouttière profonde de la face postérieure de l'os ne sont séparés que par une légère cloison osseuse des cellules mastoïdiennes et de la cavité du tympan.

Diagnostic, — Le diagnostic de l'otite externe ne peut présenter aucune difliculté. Cependant on voit assez souvent commettre des erreurs grossières. Fréquemment, en effet, on regarde comme atteints de surdités incurables des individus qui, par suite d'une otite superficielle, ont dans le fond du conduit auditif un amas de matière cérumineuse plus ou moins desséchée, et qui, mêlée à des lamelles épidermiques et à des poils courts et roides, forme un bouchon qui rend l'ouïe dure, ou qui même l'abolit tout à fait Pour découvrir ce corps étranger et l'état anatomique de la membrane du conduit, il sudit souvent, comme \e dLV\.¥jcvsL«c^ de tirer Y oreille en haut et en arrière, et d'exposer Vorifice du mfe^V. vxLtVi^jW

du soleil. Mais mieux vaut encore se servir du sj/pculuîn on's, qui fait aisémat découvrir la cause de la surdité.

L*inflamniation de la membrane du tvmpan, suilout à 1 état chronique^ est presque toujours méconnue, parce (|ue rsnementon examine Torgane inala(le,ct cependant ce n'est que par Tapplication du spéculum qu*on peut arrivera la coqstatation de la lésion. Lorsqu'en eiTri il n'y a encore aucim écoulement, la Tiolenoe de la douleur et les accidents cérébraux qui existent pourraient faire croire i une méningite. INIais, dans Tolite, la douleur, qu(?lque générale qu'elle soit, siège surtout dans Toreille. La pression exercée sur l'os temporal et surtout sur l*àpbp6fse mastoide l'exaspère ; il en est de même des v|)uvements de la mâchoire. I^esbonrdonnements d'oreilles, la surdité vi les résultats d'auscultation permctteot amà d'établir le diagnostic de Lkinaladie. Ces raraclères diiïércDcient encore l'otite de Votolgie, sorte de névralgie d'un des nerfs de l'oreille (nerf acoustique, corde du tympan, rameau anastomotique ùo Jacobsun) ; car, dans Total^e, il y a une douleur vive, atroce, qui se développe subilemenl et cesse de méine. Loraràe du pus s'échappe au delioi'S, on ne peut plus conser\er de doute sur là nature de là maladie : cependant il importe d'être prévenu que la suppuration pentêCre éyacnéc par la trompe d'Kustaclii. Ajoutons encore que rotaigiè^^^É|^ladie excessivement rare, si rare qu'un bonune d'une vaste cx|)é^H^rcommc le docteur Rramer, en conteste même l'existence. Ce célèbre m^^h auriste déclare, en effet, n'avoir jamais vu de douleurs aiguës dans les oi^fÊhpn ne dépendissent de lésions inflanmiatoires bien reconnaissables, soit danV<^s parois dn canal, soit à la membrane du tympan. De là la nécessité, dans tous les cas de douleurs d'oreilles, et généralement dans tous les troubles de l'ouïe, d'explorer l'organe à l'aide dn spéculum. Il importe encore, i)our le pronostic, de détenniner avec le phis grand soin l'étendue des désordres. Pour y parvenir, on n'a qu'il se ra|^er ce que doos avons dit plus haut sur les signes qui annoncent la perforation dn tympan çtb carie du rocher.

Pronostic. — L'otite externe, qui est snperficiellc et qui a pour effet de fndniredes concrétions cérumineuses, est sans gravité. 11 en est le plus souvent de même des otites catarrhale et phle<fi[moneuse. Cependant il n'est pas très rare* voir sunenir consécutivement des lésions grades qui altèrent l'ouïe pour toujonri L'otite externe |>eut être fâcheuse aussi par son extension au tympan et à l'oreft moyenne. L'otite externe qui est partielle, celle qui se concentre au fond du méat, au imurlourde la membrane du tympan, est souvent incurable, car celle-ci est fréquemment épaissie et indurée ou perforée. L'otite interne constitue toujours une affection grave, puisqu'elle occasionne prescpie nécessairement une infirmité incurable, et que souvent elle a une issue funeste, par suite de l'extension de la phk|gmasie aux centres neneux.

Jitwlogie, — L'otite affecte surtout les enfants et les jeunes gens. On dit qiie les scrofuleuY y sont davantage t)rédispnsés ; mais les nombreux écoulements d'oreille qu'on observe chez eux ne dépendent pas toujours d'un travail inflammatoire; plus souvent ils sont l'effet d'une simple sécrétion morbide, d'un catarrhe, ou bien ils dépendent d'une altération des os, semblable à celle qu'on obsenr dans plusicui*s autres parties du cori)s, et h laquelle l'inflammation est tout à fait étrangère.

Il est plusieurs maladies vers le déclin desquelles l'otite sunient très fréquemment : ce sont surtout la rougeole, la variole, la fièvre typhoïde et la phthiste pulmonaire. Dans la plupart des cas, l'otite arrive d'une manière spontanée ou sous

DE l'otite. 471

rinQncnce de causes toutes locales, telles que impression d*un courant d*alr froid reçu sur Toreille, raccutnulaiion du cérumen, Tintroduction d*un corps étranger, certaines opérations pour déiruiro des végétations et des polypes. Avicenne, Bonnet, Ilard et quelques autres, ont 'cru qu*un abcès primitivement développé flans le cerveau pouvait, en s*ouvrant dans ioreillc interne, enflammer celle-ci et produire une variété (rolilc qu'on a nommée otorrhée cérébrale ; Morgagni, aq contraire, adn^ettait que le pus de l'oreille se faisait jour dans le cerveau. Des faits plus sévèrement observés, ceux surtout que Lalleniand a analysés dans sa 4* lettipe, ont prouvé (jue Tabcès cérébral était presque toujours une lésion cons^ttve k rinflauuualion de ToreilU^et à la carie du rocher. Il serait difficile d'admettre qvie Tabçès cérébral fût primitif, les malades, en eflet, ne pouvant vivre assev Ictngtemps poqr que le rocher fût détruit par la ^ppuration.

Traitement, — L'otite érysipélateusc n'exige guère que l'emploi de quelques injectious ém<41ientcs. Lorsqu'elle a eu pour résultat la production d'un tampon cérmnineai^ oblitérant tout à fait le conduit auditif, il ne faut iK)int voulob: enlever ceini-ci avec des pinces, car on déterminerait de vives douleurs et l'on opérerait des déchirements ;jnais il faut i)ousser dans l'oreille, à l'aide d'un clysopompe, ui| jet d*eau as^^^^^mr ramollir la masse, qui, en effet, se détache bientôt d'elle-même, et soi^^^B'une pièce ou par fragments : aussi la surdité cesse-t-elle à l'instant !\Iais coni^|. ^u-dessons de la concrétion, la membrane du conduit reste onlinairement iX)ug^MM|nsibh;, il faut pendant plusieurs jours de suite renouveler les injections émc^^ntes en rendant celles-ci légèrement résolutives par l'addition d'une petite quantité de sous-acétate de plomb.

A l'otite plus aiguë il faut opposer un triiitement antiphlogistique. Au début, on peut, si la phlegmasie est do médiocre intensité, se borner à faire quelques injections émollientes, à aj)pli(juer des cataplasmes calmants sur l'organe, à donner des pédiluves irritants. .Mais si la douirur est très vive, il est indiqué d'appliquer avant tout un certain nombre de sangsues sur l'apophyse masloïde et à la tempe; s'il y a beaucoup de ûèvre, on ouvrira la veine du bras. Kramer blâme, en pareil cas, les injections opiacées préconisées par quelques personnes. Les moyens qui précèdent, auxquels on associera les évacuants intestinaux et surtout les drastiques, ^Dsi que les ré\uLsifs sur la peau de la région mastoïdienne, conviendront aussi bien dans l'inflammation de la membrane du tympan que dans l'otite interne, il faudra seulement dans celle-ci pousser le iraitemcmt avec beaucoup d'activité, et se conduire connue on le ferait vis-ù-vis d'une maladie grave ptmvant entraîner rapidement la mort.

Lorsc|ue la suppuration s'^[\st accumulée dans l'oreille interne, il faut se hâter de l'évacuer en raison des graves désordres (jui peuvent en résulter. On a projwsé, dans ces cas, de désolistruer le conduit d'Kustaclii, de perforer Taj^ophyse masloïde ou la membraiu' du tympan ; ce dernier moyen est généralement celui qu'on préft're. La perforation de L'apophxse masloïde a été à peu près abandoimée depuis les trois hisuccès d'Itard : cependant M. Dezeimeris, rele\anL <Iaus le journal l'Expcrifttccdti iHoH les [>i;incipaux cas où cette ojH*ration a été faite, a vu que sur quatorze» {M'rforalions il y en avait eu neuf ((ui avaient réussi. Quoi ({u'il en soit, l'abcès une fois ouvert, on favorisera la sortie du pus par la position et par les injections. Celles-ci n'ont pas grande utilité dans l'otorrhée i)urulente; elles ne servent guère, en effet, (ju'à entraîner le pus. Elles devront prescjue toujours être émollientes ou légèrement délersives ; les liquides irritants ou astringents, qu'on emploie souvent trop tôt, ont fréquemment pour résultat de faire naître des ;vcd(VeuV&ÎLVS^\>&. VLk^xx-

liant, ilans lotit'' oatarrhali\ lors^iiio la peau du nioat est seulement rouge, mais sans l'n^sion^. ni \'>ii'uU's. ni fongositôs, Kranicr se loue; beaucoup des injections satnrui(T<> '' •:''!i:!::*''.i-uuK*s à 3 décigraninios do y)ns-acétale de plomb ]K)ur 30 grammes d' Ml . Ov.ûiv. jii\ huileux, qui sont d*un usap;e si général, il faut s*en abstenir ; car l 'ni \\ ^'lï rjjicixHiui, devient irritante, et en se eoncrétant elle fonne obstacle à ': V'UE:t'it:r(i: du pus. ee «pii est toujours une circonstance fôcheus<*. Pour modifier ■ «j' Ji-N nu:-!\u*i*n suppuranl«*s, on «Irvra surtout espérer de bons effets d*Qae méàiij Vil :^'\lî!m\o : ainsi on connnencera, pour l'otite externe, à appliquer ud vési- ..i{<u •' ttiTMiiv I'ohmIIo ou .î la nuifue; niaij^dans Totite interne, ce moyen est !:>:i:!iNitir. ci il ct>u\ient de le riMn|)larer pai^n sétnn. Il faudra en mCme temps ^K'ivwv à I tutirieur les inédicaniruts j)ropr(*s à combattre certains états généraux. sl-i: ;\'u\eui à t*u\ seuls pi#tuire ou entretenir Totorrhéc : tclFe est, en particulier, a vvs'i>atutiou si'ixtfuliiise. à laquelle on opi>os(Ta les moyens appropriés. S'il va

V t( H- vie> \^. ou es.N;iiera èi^aleinent Tusage des eaux minérales alcalines eC sulfu- -vuN^>^ rinterirur. et à l'extériinu*. en bains, injections et douches. Contre iotilc v\ lu*. M ollo ocitipe le conduit auditif externe, on op|H)sera les injections sédatives. •tiiu i\i):((i(*use>. puis légiMvnuMit alcalines ; si ces moyens éclu^^nt, on modifiera

v>..L «UN NurCaces \wv lacautéris;Uion avec le nitrate d'an^flpHtn, à l'engorgert^'lu vluxHuque de l'oreille nioxenne ou opposera le ^^^^sme de la trompe .: bv.Nijvhi «t>eo insulllat ion d'air.

l>rilW\llON OF.S OKGANES DE LA SÉCRÉTION fft DE L'EXCRÊTION

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