‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne v. 1Chapitre 83 sur 118 · DV. LA PÉRITONITE PUERPERALE · texte numérisé non relu

DV. LA PÉRITONITE PUERPERALE

* dé la péi-itnitiK; pucrpcralt- |)f iivciit iiiipriiucr b lu tnalidie une physionomie ""ifornje s|n'cifJL'. Ainsi smnciit la liiHnr piicrpi^ralt; s'accotnpa^c, (l^s le IJniinOniPS génfi-Jnx qui cai-act^ristïui ips maladies les plus inlIaiiiiDat qn'aussitOl apivs le frisson trinvasioii d en nii^nie temps qu'inie I ilidinii vire se fait si-iitir dans l'abdomen, Ir pouls s'accÉlôre et il (le la ïibrawcf, la pouTi devient brillante et ae rouvre de , les yeux sorri larmotanls cl It-s Torces .wut à [wiiie prosr la |iCritoiiitc, ipiP l'on nomme hiflainnifitoirc, peut persister ^ h maladie ci-do b la médication anliphlr^siitjue, soit an "une nranii'i'C funcslc. Dans ce dernier cas pourtant c le plus souvent et |)rt'Si-iiic les troubles variés que nous tes fois comme a;i|)artciiant ù l'ctai typhoïde. lii fiè\re piierp£- , . ... . ■eraussiaTeclar(ir]uoMj>hoîdc d'une manière tout à fait primién. U physionomie des malades, pnifondi'ment all6rf'e, porte aloi-s ['empreinte ié U ttnpeur ; les fom>s sont anf'aulics, il y a souvent du délire : le imids, d'une Mlfaence extrême, est |ip|il et dépiv-ssibb, la respiration est accélérée, l'aïudélé feM gnnde, le méléoristne considérable ; souvent ime dtairbéu fétide se déclare êi Mntribue k pivisIrtTi^Mforces et ii accélci-cr la terminaison fatale. Nous admettront enfui dans I'<''*MPl<^ la fièvre piici-pi''rak' nne forme bilkiisi- ou gastrique dans laquelle existent (]jime symptAïucs prédonunanls les troubles caract«'risant IV'Ial bilieux, c'est-b*rfliAa cidoi-atloti jaune du la face, l'ainertume de la boucbe, l'enduit jaunStn; de la mif!ue, les nausées, les vomissements bilieux suivis de ■oulaBement. Cette forme, qui régnait !t l'Hôtel-Dieti de l'aris eu {7R'2, et qui, convcnahlenieni irairAp |iar Doidcei. fut pour ec- médecin l'occasion d'une grande fortano, est pourtant rtremcnt obsenée de nos jonrs. D'ailleurs celle forme bilieasc n'est souvent que le premier degré de la .secomle |)ériodc de la forme typhoïde.

Ces différentes fonm-s de la péritonite puerpérale ne se lient b aucun caractère ■natomique spécial; (>n les oltserve tantôt sporadiquement, tantôt elles règuent fpidémiqttemeut sans qu'on puisse le plus souvent expliquer ])ar les conditionB îmlivlduelles ou par celles du niond: extérieur ta pbysionomie qne la maladie

Comiilirftlimin. — La fi-i'ipteiire des dilTérents svniplômes que j'ai énumérés, leur rombînaisoii, leur onlre de succession. li;ur marcbe et leur durée varient à l'iulini, suivant le K<''iii<t dtfs dilTéruntes épidétiiies. Ils sont Clément subordonnés au mmibrc et a la nature des altérations ; ainsi, lorsqu'il n'y a que péritonite avec on sans lympban;;;ilr, on obsenc toute la série d<<s symptômes précV'detnmeni indiiiués. Dans le cas oi\ le tissu utérin participai plus ou moins b la pblegmasie, l'organe ceMP de revenir sur lui-ini^nw ; il est nas([ue, mou ; son col est gonflé, sensible, et les lochies sont plus fétides. Si les veines sont envahies, et si c'est la maladie pn'iloiiiinaHie, on constate tous les accidents <le la phlébite utérine, tels (|ue nous Ira avons décrits pivrédcmiueni {liage 'i2» - ^ous avons prouvé combien fréquemment b ]>lcnrésie simpli' ou double acc«mpagnail la iW'riionitc (merpérale. Cette ctHUplicalion n'csl s;ui"'ie annmic^e que |iai- une dyspnée plus grande et par une «loiilenr sous-sternale : tr<-s rarement on olwerve un point de côté. I,a percussion et t 'a ii.tcti (talion donomt les mOmes résultats que dans les pleiirési<-s ordinaires; mais la sonlîrance des niuiadcs et la diRiculté qu'on a it les mettre sur le séant emjx^chent pn-.sqne toujours de recourir b ces moyens d'exploration ; vnilb poarafWÀ cette complication est presque loujonrs mécontutu pendant. \i \vc.

Diagnoilie. — Lorsque lous les symplùincs propres ii la piiiinnile (lioulnr. météorismc, vomissemeiils, froquence du pouls, allératioii iIps tiaiis) exisl "*" diagnostic l'st facile; inais souvent la maladie comiiieiice d'uiic inaiù^retu' et il importe alors de pouvoir en saisir la natui-e dus le début Quoique h lait s'annonce assez souvent par un frisson, on devra néaunioîifl inquiet d'un froid ioteuse après les couches, lors mCmc qu'il survicf od se déclare conimuaËnieut la lièvre de laiL Celui qui se i vingt-qualrc premières heures de l'acconclieincnt , ou apr/-^ fièvre do lait, annonce presque toujours le début do époque d'ailleurs de l'élat puerpéral <[u'il M déclare, on I|L jnférieu' toutes les fois qu'il est violent, prolongé, et qu'il s'acaiir]|i3| marquée datis les traits. On dcira ki- mi^ficr aussi du tnétêorismfl ne s'accomiagiieraii d'aucune douleur du \('iilre, même à la pression. T du i)ouls est le symptôme qui doit ici conirôlej' tous les autres et eu ilélenniHrllI valeur : ainsi les douleurs du ventre existant avec un pouU calme ac se n jamais à une pldc^masie péritonéale; elles sont alors lu plus souvent prodmial tantAt par des caillots retenus dans l'uténis, tantôt par la œnslipaiion. J'u maintes fois celle-ci occasiouuer aubilemeiit des doulcur^uimccs daus Ifl ii vers le huitième ou le neuvième jour des couches. Je mBUendrai pas ici aark diagnostic diiïérentiel de la péiiiouite avec la métrite, av^^'ovaiite, la c}itilecl la gastrite, car je l'ai exposé plu.s haut (page 508). ,1e fl^B»" quoi la maladie w distille du rhumatisme des parois abdominales lorsquCjelra itérai de cette dernière alTectiou. Chez la femme en couches, enlïn, on pourrait confondre la péri' tonlte avec l'indammatioii des symphyses ; mais dans cette dernière, les âonleon sont fiies , elles siègent au nivean des arliculalions malades, et on les eiagÎR beauconp par le mouvement des membres inférieurs.

Prùnostic. — La péritonite puerpérale est une des maladies les plus graves ; co ne peut en espérer la guérison que lorsqu'elle reste circonsciite. Klle est sniW meurtrière lorsqu'elle règne épidémiqnemcnt, spécialement dans les b&pil«ii,oi parfois on sauve à peine une femme sur vingt. Il est très commun de voir périr k quart, le tiers ou la moitié desfemmes qui stmi frappées. Aussi faut-il un peu se ailier de ceux qui disent avoir guéri toutes ou presque toutes leurs malades. LafonM typlioîde, surtout qnand elle se développe primitivement, pardonne raremenL le péril est d'autant plus grand quand la péritonite survient à une époque plus voiaK de raccouchcmcot. Le méiéorisme, l'altération des traits, la dysjinéc, sont ixt symptômes fâcheux. Le médecin devra surtout établir son pronostic d'après h considération du pouls. Ainsi, lors même que tous lea aulris symplùmes s'amenderaient, si le pouls conserve la même fréquence, il faut craindre encore qw la maladie n'ait une issue funeste. Va pouls [ictit et faible, qiti bat plus de 120 fois par minute, la face grippée, les vomissements porracés, les sueurs frmdts, im météorisme considérable, sont des signes evtrèmemeni fâcheux.

Êliologie. — Les changements survenus dans l'utérus et dans le péritoine, pv suite de la grossesse, consiiiucnt déji une prédis[)osiiion au dévelopjiemcnt d» phlegmasies abdominales. L'augmentation de la pro|>orlion de fibrine du sai^, dans les deniiers mois de la gestation, est probablement aiis.<:i une circonstance oi^anique qui favorise la production ùcs maladies puer[>érales. Itelativcment aux autres causes prédisposantes ou efTicionles, les auteurs ont émis des i<lées différentes et souvent tout îi fait contradictoires.

Nous ignorons encore quelle est la fréquence de la maladie dans les r^itnu

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