DES SUEURS DE SANG, OU DE L'HÉMATIDROSE
Il existe dans la science un certain nombre d'observations authentiques qni démontrent que du sang a quelquefois été exhalé par la peau et probaidenient par les mêmes voies que la sueur. Ces hémorrbagies ont rarement lieu par tonte la surface du cA*ps ; dans la plupart des cas, en effet, elles ne sont que partieUes^Os les obsene surtout sur les points dont la peau est blanche, fine, et souvent baignée de sueur: tels sont la pulpe des doigts, les aisselles, les orteils, le cou, les côtés du nez, etc. ; quelquefois enfin les sueurs de sang se font \ la surface d'ane ancienne cicatrice.
Symptômes, mmxhe, — Cette hémorrliagie a lien parfois sans prodromes ; dn sang suinte pn; gouttelettes plus ou moins nombreuses et serrées sur un point do corps; en l'essuyant, on ne constate le plus souvent aucune modification dans l'aspect ou dans la texture de la peau ; d'antres fois l'hémorrhagie est précédée, dans les parties par où elle doit s'effectuer, de rougeur, de gonflement et de douleur, phénomènes qui disparaissent après l'hémorrhagie. Celle-ci n'a généralement qu'une durée tout à fait éphémère, comme quelques heures par exemple ; elle est presque toujours peu considérable, et, à moins qu'elle ne soit générale, elle n'est jamais suivie d'anémie.
Cette espèce d'hémorrhagie est très sujette à récidive, soit que l'exhalation sanguine se fasse toujours sur le même point, soit qu'elle ait lieu successivement sur différentes parties du corps. Cette maladie étant fréquemment liée à l'ainénorrhée, il s'ensuit qu'elle se montre alors tous les mois d'une manière périodique; elle semble être dans ce cas supplémentaire des règles.
Diagnostic, -* Le diagnostic ne peut offrir aucune difficulté. U est inutile de
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dire que cerlaiiis topiques, comme la verveine, peuvent colorer la sueur en rouge; mais, pour peu qu'on ^it attentif, il est impossible qu'on commette une méprise de ce genre.
Pronostic. — I.e pronostic n'est jamais fâcheux, à moins que Thémorrhagie n'occupe une grande partie de la surface du corps, et ne se lie à quelque condition grave de l'économi^
Ètiologie. — Les sueurs de sang ont été vues, pour la plupart, chez les femmes jeunes, ou dans la période niM^nne de la vie, et elles ont coïncidé chez elles avec l'aménorrhée ou avec des règfiljipsufrisantes. >'ées quelquefois sous l'influence d'un état pléthorique, les sueurs de sang, surtout celles qui sont générales, surviennent souvent à la suite d'une vive commotion nerveuse, comme après un accès de colère et surtout après une frayeur vive. •
Traitement, — Cette hémorrhagie, étant presque toujours très peu considérable, ne réclame aucun traitement local. L'indication principale est de combattre la cause qui en a provoqué l'apparition : ainsi on fera cesser la pléthore si elle existe, ou bien on rappellera Thémorrhagie supprimée, si lliématidrose est supplémentaire ; on donnera enfin des sédatiCs, des antispasmodiques, si la uudadie est l'effet d'une secousse morale. Lors<|iie aucune indication positive ne ressort de l'état symptomatique et de la considération des «causes, on devra ne rien faire. Quelques médecins c(/Éeillent alors de favoriser l'apparition d'une hémorrhagie moins insolite, comme le serait, par exemple, un flux hémorrhoIdaL Mais je ne vois aucune es|)èce d'avantage à tenir une pareille conduite ; car on risquerait de remplacer une hémorrhagie bénigne par une autre qui serait au moins incommode. Si (chose fort rare) les sueurs de sang étaient assez abondantes pour affaiblir les malades, on les modérerait |)ar des applications froides et par la com* pression. •