‹ Traité élémentaire et pratique de pathologie interne. v. 2 (volume 2)Chapitre 101 sur 148 · DE LA PÉRITONITE AIOVE SIMPLE · texte numérisé non relu

DE LA PÉRITONITE AIOVE SIMPLE

bisfiieiit la inéinc série de transformations que celles de la plèvre après rînflainmatiou de celte luembrane.

S^mptthneSy marc/te, durre, terminaisojis. — Le dèbnt de la |)éritonile est souvent marqué par un frisson violent; mais la douleur du ventre est prescpu» toujours ie premier et Tun des priiici{)aux syui|)tômcs de In maladie. Cette* douleur, géoéralement bornée à un point de Tabdomcn, comme Tcmibilic, Thypogastre, les hypoch«)ndres ou les flancs, est vive, pongitive, lancinante ; les mouvements, les secousses de la toux, les elTorls de vomissement, ou ceux que nécessitent la miction ei la défécatioD, Texaspèreiit toujours : il en est de mémo de la pression du \ entre. Il est des malades qui ne peuvent sup|M)rter le |H)ids des cataplasmes, des fom<fn- UUous. et même celui des couvertures de leur lit, qu'on est alors obligé de tenir éloignées à l'aide de cerceaux ; ce|Xîndani c'est là im fait exceptionnel. Kn même temps la plupart s'>ut tourmentés par des \omissemenls formés (U*. matières aqueuses, de mucosités, et le plus souvent d'un li{piide bilieux jaune ou venlâtre. La figure exprime la souffrance et l'anxiété; le [muls, toujours fréquent, p<*ut être dès le début petit et dur; plus souvent il oiïre de l'ampleur et de la résistance; le malade est agité, iiupiiei ; il se tient constamment innnobile sur le dos, toute autre (Kisition aggra\ant les souffrances. Sa respiration est courte, interrompue; car il n*oso dilater cuujjilétemeni la ]K)itrine, à cause des douleiu's \i\es qu*i éprouve dans le v(>ntre lorsqu'il contracte le diapbragme. fiependant la douleur abdominale deuent bientôt plus vive et plus étendue ; dans quelques cas, le ventre semble rétracté, <iu bien il <o:iSf.'r\e sa fonne et son \olnnje; mais pn\sque tou« jours, dès ie deuxième et souvent dès le premier jour de la maladie, on constate ■oc inluiiiesci'nce produite par un dégagement de gaz dans les intestins, comme le IMOUve la {lercuM^ion. qui drmne un son plus clair que d*babittide. Mais ce son ne tarde pas à >'ol)scurrir, surtout dans les parties décliw*s, comme 1 h\|iogaslreft les flanc»» on s'accumule le liquide séro-purulenl sécrété ])ar le |)éritoine enflaninH;; ce liquide existe quei(|uefois en assez grande abondance )Mjur pnxluire le pb^rnoinêne de la fluctuation. On a dit que lors<]ue l'exsudation j>seiido -membraneuse i*était funuée, l'auMullation du \ entre faisait quelquefois entendre un bruit de frollemenl aM.il(»£ru».' a c*:lui r|UH nous aïons ttTju\é dans la pteun''sie, et qui se fenk suivaut le uième mécaniikniH que ce dernier, c'est -àwlire )>ar ie frottement réciproque d*.' «>urface^ recouvertes de fausses nnfuiliranes. .Mais ce pb«^nomène, quoique |toteitil<:*. e>l uéarinioins i.'xcessi\eiiieiit raix* dan> les |»éritonitf's ordinaires. L'aggra\a(ion de l'état kical coïncide toujours a\c*c une au^menfation dans les symptômes {^éuéraux et s^mpalbiqufr». Ain»i la fri^(|ue:ir<f du pfjuls augmente , ellealteiat el dépàsA^ 12 ■ pulsations; cile^-ci stmi }ietiies et faibb-s; la fareeibt frippée; le» uausév> Miot preM|ue continn'')ie>. les vo ai^spiukuls plus rapprmjiés, le malaise et i'aiiiié.é eiirêrae^. >>u\ent il suiii>.'nt iiu wr,\r*\ Si la maladie ojutiuoe à faire d*.*» j*ro',:res. le \ entre s«r «ié^elopi^e. la.idi» que h iïouhrur duninoe ou CCSM tout à fait: Uiai^ la face i'kïUi»: de \nu^ f-.i plu?, les extr<^niifi>5 v: refrriidisseut; le pou«sdev.eut liiifoniie. irrê^uli^r. et «i'uM: fréqueiire telle que vju\ent il ue peut plus être ajx&^4é. ïjn^i JiqoiO»^ c.'nî'.-nos dans I evtofuar. au lieu d'frtre expoké» |iar le» ^r</ju»^ du wi-uiMt-me:.: . </>rtrnt siUb effort et fiar un smi]Af: mouieiDeut d* r^urz.iaîKHi. Lutin la njort survient afjr»-* un*» f ourle a:£onie : die est quelqHefou préc-ki^.- pjr un éiai de drijre ou d*: corim; im'i» la lAupèti des nialaiîe» C0fc*rf-*-:m ^^or ifit'rd;2-:*'>:/J-^juao d-?n:i'rr tn^rn-u'. Li Irri^ ^ péritooile qu^ uw» êiu^.'>iô aciut:iM:.-n l*. fc*t nt ru':ii\ nio.' ••:;;-: a*. a'-,! ;« fifj <j.quatriéme oo du sci^ue jour.

liSk 1^1^ INFLAMMATIONS.

Si la roaladic a une heureuse issue, le pouls perd de sa fréquence, les Tomîsscments cessent, la douleur diminue avec l'allération des traits, les liquides épanchés dans le ventre sont résorbés ; dans quelques cas très rares on les a vus se frayer une issue à travers les parois abdominales ou dans les intestins. Enfin la con?alescence se déclare ; mais très rarement elle est annoncée par quelque moofemeBt critique. Tout eu guérissant, quelques malades restent sujets pendant longtempi à des douleurs ou à des tiraillements dans, le ventre, qui augmentent dans certaines positions, du tronc, gênent les mouvements et les digestions, ce qui dépend probablement des adhérences qui se sont établies entre ies anses intestinales. Ces incommodités peuvent persister ainsi pendant toute la vie; mais le [^ns souvent elles finissent par cesser, soit que les viscères se soient habitués aux tiraillementi exercés par les fausses membranes, soit que celles-ci aient été absorbées, ou que, devenues tout à fait celluleuses, et s^étant allongées, elles aient cessé de i>rider les viscères abdominaux. Quoi qu'il en soil, on sait à présent que ces adhérences peuvent devenir plus tard une cause d'iléus (voy. ce mot) ; madame Bmvin i prouvé en outre que ^ lorsqu'elles existent entre Tutérus et les parties voisines, elles sont une cause d'avortement , en raison de l'obstacle qu'elles apportent n libre développement de l'organe pendant la gestation ; enfm, dans ces dernières années , M. Mercier, reproduisant une idée de Walter, a établi que la péritonile pouvait devenir une cause de stérilité lorsqu'elle avait produit une adhérence ds pavillon de la trompe. Dans quelques cas très rares , la péritonite passe & fétit chronique.

Vanétés. — La plupart des auteurs ont admis des péritonites bilieuse^ ataxigm et adynamigue, suivant la prédominance des symptômes gastriques ou bHîeux, fC des accidents dits ataxiques et adynaroiques , mais il n'y a là rien qui soit piv spécial à la péritonite qu'à la plupart des autres phlegmasies.

La complication bilieuse se reconnaît à l'amertume de la bouche, aux vomiawmeuts de bile, à la suflusion ictérique de la face. La forme ataxique est remarquable surtout par la prédominance du délire, par les soubresauts des tendons: enfin, dans la forme adynamique, on obsene la prostration extrême des forces, b langue sèche et noire, un état semi-comateux.

Péritonites partielles. —Au lieu d'envahir tout le péritoine, rinflaonnitioB n'occupe souvent qu'une portion circonscrite de cette membrane : on dit alors que la péritonite est partielle. Celles:! se rencontre surtout dans l'excavation pelvienne et aux hypochondres. Klle est caractérisée, comme celle qui est générale. par une douleur vive, p'ar de la fièvre, par des nausées et des vomissements ; naii ces accidents sont infiniment moins graves que dans les cas où la pblegmw envahit la totalité ou la plus grande partie de la séreuse. Ce n'est guère que im les péritonites locales qu'on constate quelquefois le bruit de frotteuient précédesh ment indiqué. Ce phénomène se produit surtout dans les cas où rinflaromatÎQt s'est développée au niveau d'un organe ou d'une tumeur solide, comme le foie, Il rate ou un kyste de l'ovaire ; car on conçoit alors qu'en raison de la résistance qve ces surfaces opposent, le frottement doit être beaucoup plus énergique. Il n*en est pas de même lorsque la phlegmasie occupe des surfaces mobiles et dépressibles, oomme le sont les intestins, qui se déplacent facilement et n'offrent pas à la paroi abdominale une résistance suffisante pour que les fausses membranes qui tapteseoc les deux surfaces opposées fassent percevoir le frottement caractéristique.

Dans la péritonite partielle, on voit, en outre, se développer des symptdmes pl^ ticuliers, suivant la portion du péritoine qui est enflammée. Lorsque la phlepriisie

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