INFLAMMATION DU TISSU MUSCULAIRE. M
îi 01*3 paru que, cdntrairement à ce qu'on voit dans Torchite blennorrhagique, répididynae était intact, que le corps seul de Torgane était affecté; plusieurs fois aussi il tn*a semblé qu*il existait un peu d*épanchement dans la tuuique vaginale. Ce gonflement est susceptible des mêmes terminaisons* que Toreilloo. Presque toujours, il se résout au bout de cinq ou six jours ; quelquefois il survient de la suppuration : enûn on a vu cette affection secondaire se terminer elle-même par une métastase sur la région parotidienne , puis la maladie se reporter encore; de ecHe-ci sur le testicule , et ainsi plusieurs fois de suite de Tun à l'autre. On a dit que chez la femme la métastase pouvait se faire sur les ovaires; mais ce point est loin d'avoir été établi sur des faits rigoureux. Ou a prétendu également que ^ dans quelques cas, la disparition subite de l'engorgement parotidien et des testicules a été promptement suivie d'accidents graves et que la mort est arrivée au milieu dn délire et des convulsions, conune si alors la métastase s'était faite sur le cerveau. Ces faits quoique rares n'en sont pas moins réels , on en trouvera deux beaux exemples rapportés par M. Trousseau dans les Archives de 1854 (numéro de janvier).
Diagnostic et pronostic, — L'oreillon ne pourra être confondu qu'avec l'engor* gement de la glande parotide ; mais dans celui-ci, la tuméfaction est plus considérable, plus dure, plus étendue ; on constate tous les phénomènes d'un phlegmon; la tumeur est persistante, elle se termine le plus souvent par suppuration, quelquefois par gangrène, et jamais par métastase.
Le pronostic ne présente presque jamais aucune gravité. Cependant nous avons ¥0 que lorsque la métastase s'opère sur le cerveau, des accidents formidables et la mort peuvent en être la conséquence.
Etiologie. — Les oreillons, rares chez les vieillards, et même après trente ans, n'affectent guère que les adolescents et les jeunes gens. Le froid humide est la cause qui a paru agir le plus souvent, soit pour déterminer (a maladie, soit pour produire sa terminaison par métastase. Elle règne quelquefois épidémiquement ; cette influence épidémique est généralement circonscrite au quailier d'une villie ou même à un seul établissement.
Traitement, — Lorsque l'oreillon est peu douloureux , il faut , pour tout traitement , préserver la partie malade du contact du froid en la recouvrant d'un mouchoir. S'il y a de la douleur, ei si l'engorgement menace de se terminer par suppuration, on appliquera des cataplasmes émollients, et l'on devra même, si l'inflammation est vive, mettre un certain nombre de sangsues ; enfio, on excitera une légère révulsion à l'aide de pédiluves et de quelques laxatifs doux. Lorsque la métastase se fait sur les parties génitales, on ne doit rien tenter pour l'empêcher; on appliquera ensuite sur le testicule des cataplasmes émollients, rendus légèrement résolutifs en les arrosant d'eau blanche , et l'on insistera sur les révulsifs intestinaux. Enfin , si la disparition des oreillons coïncidait avec la manifestation d'accidents cérébraux graves, on s'eiïorcerait de les rappeler en appliquant sur la région parotidienne des rubéfiants et même des vcsicants.