DU FLUX BILI£OX
Il est des individus cheL lesquels , sous l'influence de causes diverses, uo fin de bile s'établit par la bouche ou par l'anus , ou simultanément par ces deux \oics. Cet écoulement insolite est souvent le seul trouble qu'on observe ; d'autres fbbi s'accompagne d'accidents plus ou moins graves, et constitue une maladie couhik sous le nom de choléra européen.
Le siuq^le flux de bile , ou liépatirrhée, ou poiycholie , est une aOeclîoo as» fréquente; son invasion est presque toujours subite, ou bien elle est précédée d'inappétence et des signes de l'embarras gastrique ou intestinal. Les malade éprouvent bientôt des vomissements , ou une excrétibn de biie verte ou jaune, pure on mêlée à des matières muqueuses, glaireuses, ou à des aliments. Ces évacuations , généralement peu abondantes , ne s'accompagnent presque d'aucoDe douleur abdominale; quelquefois pourtant le veJitre est tendu, douloureux; la |)lupart des malades éprouveut un soulagemeut assez prompt.
Le flux bilieux a généralement une dorée courte; niais il récidive fréquemmeat, et il est même des individus cliez lesquels il se reproduit, ^jfies intervaUes pios oa moins réguliers, une ou plusieurs fois chaque année. Dans ces cas, le flux bilieDi constituerait, suivant une opinion vulgaire, un bénéfice de nature, et préserreraii peut-être les individus de quelque grave affection : aussi son pronostic est-il alon toujours favorable. Il n^eii est |)as de même quand il se pf:>loDgé beaucoup oo lorsqu'il récidive k de courts intervalles, car alors il altère la santé et amène l'amaigrissement et l'épuisement des sujets. La plupart des médecins qui M exercé dans les pays chauds pensent même que ces flux unissent par donner naissance à diverses maladies du foie. . ^
Causes. — Les flux bilieux régnent le plus souvent pendant la saison chaude ft dans les pays méridionaux. Uue nourriture animale y prédispose : un écart d« régime peut en déterminer l'explosion ; il en est de même des affections de Xim. et surtout de la colère et de la terreur, qui ont, d'après M. Chomel, uneinfloeocr non équivoque cl analogue à celle que d'autres passions produisent sur b sécrétiM des larmes ou de l'urine : c'est ainsi que Fabrice de Hilden parie d'une feDtf chez laquelle un accès de colère faisait toujours Teifet d'un purgatif.
Traitement, — J^e traitement se borne à éloigner les causes qui poarnirtf augmenter ou suspendre brusquement le flux bilieux. fx>rsqu*il esl trop
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rable, ou qu'il se prolonge trop longtemps, on le niodère a Taidc de boissons fraîches, gommées, acidulées, gazousc*s. S'il passait à l'ûtat chix>uique, on emploierait les astringents, notamment le ratanhia, ainsi que l'opium.