DU FLUX DE LAIT, OU GALACTORBHÊE
Un flux immodéré de lait, produisant une altération plus ou moins grave dans la santé de la femme, caractérise la galactirrhée ou galactorrhée. Cette maladie aB'ecte les nourrices ou les femmes qyi ont sevré récemment
Symptômes. — Le lait est sécrété et s'écoule en grande abondance par le fait de la succion de l'enfant, ou bien indépendamment de cette excitation, c'est-à-dire d'une manière spontanée; le flux s*opère alors spécialement quelques heures après les repas ; les linges dont la femme se garnit sont traversés. Cette excrétion peut s'accompagner de douleurs et de tiraillements vers les mamelles et les aisselles, Quoique ces pertes aient pour effet d'augmenter d'abord l'appétit , on ne tarde pas pourtant à remarquer que la femme pâlit , maigrit, et que ses forces déclinent ; bientôt elle est essoufilée , oppressée, elle est tourmentée par des palpitations; l'appétit diminue ou cesse ; enfin la fièvre hectique s'allume , des accidents coUi* quatifs, tels que la diarrhée et les sueurs, surviennent et accélèrent la terminaison fâcheuse. Cependant il est douteux que le flux de lait produise à lui seul ces accî» dents d'éttsie ; mais presque toujours les symptômes *dont nous parlons se lient à la présence de tubercules dans les poumons. Cette grave complication survient en effet sous l'influence de l'épuisement que la galactorrhée détermine , comme nous verrons le même effet se produire dans le cours du diabète. Si les poumons ne sont pas envahis par le travail de tuberculisation , on voit le flux de lait cesser après un temps plus ou moins long , et la santé se rétablir sous l'influence seule d'un régime convenable.
Le Diagnostic de la maladie ne présente aucune difficulté, son pronostic peut être grave si le flux est spontané, considérable, et si la constitution est détériorée, car dans ces conditions les femmes deviennent souvent tuberculeuses.
Causes. — La galactorrhée dé|)end le plus souvent de la trop forte excitation des seins produite par un enfant vorace, ou par l'allaitement de plusieurs nourrissons à la fois, ou bien encore par un allaitement trop prolongé. La maladie a paru aussi survenir quelquefois par l'abus des excitants, d'une alimentation trop réparatrice, ou bien, au contraire, par suite d'un régime débilitant, ou de la mauvaise constitution des femmes.
lYaitement. — La première indication consiste à sevrer Tenfaot, non brusque* ment, ce qui pourrait avoir des inconvénients, mais lentement et en ayant soio de ne donner le sein que longtemps après les repas. On soutient et Ton relève les forces par une alimentation réparatrice, à laquelle on associera souvent av^ avantage l'usage des ferrugineux. Les seins seront soutenus convenablement, et l'on exercera sur eux une légère compression. Les femmes ne feront aucun effort; elles devront surtout s'abstenir d'exécuter des mouvements avec les membres su|)éricurs. Enfin on produira des révulsions par des pédiluves, par des laxatifs, fàr des diurétiques et les itqdorifiques ; le petît-l^jt de Yfeiu remplit plusieurs d
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ces indications. Ix)r8que, nonobstant le sevrage de l'enfMiU la galactorrhée cobtinue, on a proposé de (aire dos lotions vineuses oa aromatiques sur les seins, so bien encore de les oindre avec un liniment camphré. M. Kiesemfoerg • de Beriio, a conseillé l'usage de Fiodc, ot surtout de Tiodure potassique à rintérieQr. comme propre à tarir la sécrétion du lait. Mais l'expénence ne s'est pas encore prononcée sur Tefflcacité de ce moyen. (Voir \eJournai de Malgaigne, numéro de janvier,, année 1864.)
DE Uk SPE9MAT0BRHÊE.
SVMOimiuu — PoUotionit permet aétniMba.
Sous le nom de spermatorrhée, on doit comprendra les éconleiiients pins oo moins abondants ot répétés de sperme se faisant hors des circonstances qui b provoquent ordinairement ( coït et masturbation), et s'opérant spontanément sans aucune excitation ou par Teif^ d*un stimulant qui serait insuffisant dans Tétat de santé. Cependant, comme les effets fâcheux qu'on observe sur la constitution sooi les mêmes, quelle que suit la manière dont Texcrétion do sperme s'opère, que celle-ci soit 8|)ontanée comme dans les pollutions, on qu'elle soit provoquée par des excès de femmes ou par la masturbation, nous réunirons dans cet article tou les accidents qui peuvent résulter des abus vénériens, de quelque manière qu'on s'y livre.
Historique, — Les accidents qu'entraînent k leur suite les excès vénérienfooi fixé de tous temps l'attention des observateurs. Ainsi Hippocrale en a donné ue description succineie dans son deuxième livre De morbis^ aousle nom de amiomp' tion doriole, Celse ne les a ))as oubliés non plus dans son livre sur la conservation de la santé ; mais le tableau le plus effrayant qu'on trouve dans l'antiquité est celui qui a été tracé par Arétée. Ce sujet important fixa plus spécialement l'atlention des médecins pendant les deux derniers siècles : ainsi Hoffmann, Séoac, de Gotter, Van-Swiéten, htorck, Gaubius, s'en sont oocopés. Tool le monde connak la célébrité du livre de Tissot ; mais c'est avec raison qu'on a reproché à cet antaor d'avoir exagéré les fâcheux résultau de la masturbation, et pr^nUnt comme d& effets ordinaires les accidents les pins graves, qui n'arrivent fort heurensemeot qoc dans des cas exceptionnels. Par conséquent, la lecture du livre de Tissot ne peat être utile peur le médecin, et elle est pernicieuse pour Topaniste, qui, ne rcsentant pas ordinairement le^ incommodités que l'auteur signale, croit qu'on a vwh seulement l'effrayer. Le traité que M. Deslandes a publié sur le uiéme sujet n'ofre pas les mêmes inconvénients, et il a le mérite d'être peut*étre un peu plus acientilique que celui de Tissot. On ne peut ici passer sous silence une dissertation que Wichman publia en Allemagne en 1782, et qui était presque oubliée mèmedasi son pays, lorsque Sainte-Marie en donna une traduction française en 1817. Miisl^ livre le plus remarquable que nous ayons eu jusqu'à présent est sans contredit celui du professeur Lallemand sur les perles séminales. Cet ouvrage, dans lequd l'auteur a trop souvent donné essora sa brillante imagination, et où les vues spéculatives et les inductions remplacent quelquefois l'observation directe» n'en est pif moins une œu\re d'une grande portée, l'œuvre d'un esprit éniineat, et qui fosrmille de faits pratiques, d'aperçus ingénieux, de pensées généreuses et éininriBment philosophiques. Ce livre, que quelques |)ersounes ont à tort essaye de discitdit«r, eut été d'une lecture encore plus attrayante si l'auteur avait mis un pcspiv
. DE Lit SPERMATORRHÈB. 779
(1 ordra daus la distributioii de son sujet, et surtout s*il eût été plus sobre de di« gressions, dont la plupart oiïrcnt néanmoins beaucoup d'intérêt
AncUomie pathologique, — Nous ne possédons aucun renseignement précis sur Télat des organes génitaux chez les sujets qui succombent à la spcrraatorrhée. B(. Lallemand a prétendu pourtant qu'on trouvait chez eux des traces d'inflammation daus les vésicules séminales, dans la prostate et les canaux éjaculaleurs, et des érosions, des ulcérations ou des cicatrices à Torifice de ces conduits, etc. Mais les faits, au nombre de neuf, rapportés par Tancien professeur de Montpellier, oe sout pas concluants, puisque rien ne prouve qu'une spermatorrhée ait existé sur uucmi des individus dont les organes génitaux internes ont présenté diverses altérations, toutes consécutives à des phlegmasies anciennes.
Sympiùinet, — Il est des pollutions utiles : ce sont celles qui se manifestent de temps en temps pendant la nuit, dans les rêves lascifs, chez les adolescents et les adultes qui vivent dans la continence ; elles remédient alors à une pléthore s|)ermatique, et sont généralement suivies de soulagement et d'un sentiment de bieu-être. On a même cité des états graves de l'économie qui avaient promptementcédé après une ou plusieurs de ces pollutions ( P. Frank, Sainle-Maric). Mais il n'en est plus do même si les émissions de sperme se font à des intervalles rapprochés, soit que la fierté do semence ait lieu dans l'acte du coït ou qu'elle ait été provoquée par h masturbation, soit enfia qu'elle s'opère spontanément comme dans les cas de iiollutions. Celles-ci peuvent survenir primitivement chez les individus continents; plus souvent elles se déclarent chez des personnes qui ont abusé du commerce des femmes ou qui se sont livrées immodérément ii la masturbation. KUes commencent presque toujours par avoir lieu pendant la nuit seulement ; mais, à mesure qu'elles se répètent, les piiénomènes d'excitation qui les précédaient et les accompagnaient autrefois diminuent ou cessent. L'émission de la semence se fait alcirs spontanément sans être provoquée par rien, sans que la verge soit en érection complète; souvent môme le pénis reste tout à fait flasque, l'éjaculation est faible, ou bien le sperme s'échappe en bavant sans que le malade en ressente le moindre |)laisir. Au lieu de s'écouler au dehors, le liquide |)eut s'épancher en totalité ou en partie dans la vessie et être rendu plus tard pendant la première émission d'urine: c'est ce qui arrive quaiul il existe un rétrécissement considérable de l'urètre dans les portions biUbeuse ou prostatique, ou lorsque, |)ar suite de cicatrices. ou d'adhérences vicieuses, l'orilice des conduiUi éjacuiateurs est dévié et porté en arrière. Dans tous ces cas, les accidents sout les mômes ; en effet, que le sfierme se>soit écoulé au deliors ou qu'il se soit épanché dans la vessie, son émission liors des vésiculos séminales, s'accompag|)e de brisement dans les membres, d'une grande faihlesie» de céphalalgie, de tondeur et de s(»mnolence ; les individus à leur réveil sont courbaturés et inaptes à se livrer à leurs occupations, si celles-ci nécessitent quelques efforts intellectuels ou musculaires.
Cependant ce n'est pas seulement pendant la nuit que les pollutions ont lien; on les observe, en effet, fréquemment daus l'état de veille ; elles se font alors sur*tout pendant la défécation ou durant l'émission de l'tirine. (^ez d'autres^ elles sont provoquées par l'équitation ou par les efforts, par le moindre attouchement on |)ar le plus léger frottement du gland. Daus ces cas, le sperme peut être facilement reconnu à sa consistance, à sa couleur et à son odeur; mais <i mesure que les pollutions se répi'tent, la liqueur séminale change d'aspect et devient plus ou moins sîTCuse : il importe donc de déterminer la nature du liquide <i l'aide 4^ microscope. L'entploi de cet instrument ?st surtout indispensable dans le»
le sperme sYxbappe pendant rémission de l'urine. On a dit qii^*on pouvait akm reconnaître Tcxistencc de la spermatorrhée par la nature du dépôt qui se formait dam le vase où Turinc avait été rendue. Âipsi, suivant M. Lallemand, oa verrait d*aboni des corpuscules transparents, irrémilièrement spfaériques, d^un Tolume variable et assez semblable à des grains de semoule; mais si la maladie est ancienne, on oe trouve plus ces granulations ; il existe seulement alors un nuage épais, homogène, Uanchâtre, |)arsc;mé de petits points brillants qui occupent les couches inférienres, et qu'on a comparés au dépôt qui se forme dans une déopctioa d*orgè ou de muo peu concentrée. Comme on le conçoit bien, ces dépôts n'ont rien de caractéristique; aussi faut-H s'aider du microscope et i*echercher s'ils ue conlieooent pas des animalcules spermatiques. '
L'elamen microscopique fournit d'ailleui'S des résultats intéressants: ainsi M. Lallemand a vu que, lorsque la spermatorrhée était tonte récente, le ihûde séminal conservait encore ses propriétés, et qtie les zoospermes ne présentaient rien de renuirqbable sous le rapport du nombre et du volume. Mais il n'en est plus dé même lorsque, parla répétition et l'abondance des pertes^ séminales, le sperme est devenu moins consistant et presque séreux; car alors, d'après le même observateur, les animalcules sont moins vivaces, puisqu'on les trouve morts pea de minutes seulement après leur expulsion: ils sont parfois d*un quart ou d'un tiers plus petits qu'à l'état normal; leur queue est difficile à distinguer avec un grossissement de trois cents fois; plus tard encore les animalcules deviennent rares et peuvent disparaître, quoique la liqueur conserve encore l'odeur spermatique ; alors, è la place des zoospennes, on ne trouve plus que des globules ovoïdes ou sphériques. Faut-il admettre, avec M. Donné, que des crisuax* d'oxalate de chaux se rencontrent communément dans l'urine des spermatiques en raison d'une excitatiojQ sympathique des reins? C'est là un fait qui n'est pas encore établi suffisamment
Un des premiers accidents des pollutions nocturnes ou diurnes est une diminution dans l'énergie, dans la longueur des érections et dans la rapidité avec laquelle féjaculation se fait ; enfin , peu à peu les érections sont impossibles, les malades sont alors devenus tout à fait impuissants.
Cependant les pertes séminales, en^e reproduisant, finissent par produire sur l'économie tout entière des effets fôcheuk : ainsi les malades pâlissent et maigrissent, ils perdent leurs forces^ ils tremblent des membres, ils ont des pesanteurs de télc'^des vertiges, des ^louissements, des bourdonnements d'oreilles; quelques uns ont de tètnps en temps des congelions cérébrales, qui ordinairement sont légères et fugaces, mais qui parfois sont alarmantes. I^r vue est affaiblie; ils sont tristes, mélancoliques ; leurs digestions sont lentes, accompagnées d'aigreurs, de flatuOsités ; ils sont essoufflés, asthmatiques, tourmentés par des palpitations, et leur voix est faible. Quelques-uns éprouvent des convulsions ou de véritaUes accès d'épilepsie; d'autres oiH un ou plusieurs de leurs membres roides, contractures ou paralysés; enfm^ à un degré plus avancé, les maladesiombent dans un état ^e consomption connu ^us le nom de taf^s dorsatis. Pâles, amaigris, se soutenant h peine, ces individus ressemblent à des cadavres ambulants; épuisés au physqoe comme au moral, leurs pieds s'infiltrent, leurs cheveux tombent, leui-s sens et surtout la vue s'éteignent ; ils ont du d^voiement, alternant avec de la constipation; enfin, ils succombent dans le dernier degré de marasme, et quelques-uns, [Ut)fondément découragés, ont recoursau suicide pour mettra un4erme à leurs ba* gués souffrances. Au milieu de l'appareil de syroptôtnes graves que je mus éi
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poindre, les malades sont sans fièvre; c*cst une, circonstance remarquable déjà notée par Hîppocrale, et sur laquelle M. Lallemand a beaucoup insisté. Les tabcscents sont en ciïet sans ûb^re^ non seulement au début, mais encore à une période avancée^ Un appareil fébrile, quels que soient d^ailleurs ses caractères, qui se déclare à une époque quelconque de la sperraatorrhée, est presque toujours Tinâicc d*une complication.
Marche , durée, terminaisons. — Les pollutions ont toujours une marche très irrégulière, très inégale. Tantôt elles offrent des variations journalières tout à fait inexplicables: d'autres fois celles-ci tiennent à Tinfluence manifeste de quelque cause extérieure : ainsi les malades se trouvent communément mieux d'un temps humide, pluvieux, tandis que la plupart souffrent davantage lorsque le ciel est pur et sec. D*après M. Lallemand, le printemps agirait d*une manière fâcheuse sur presque tous les tabescents, et cette exaspération des symptômes tiendrait évidemment à l'augmentation des pertes séminales. L'automne est la saison la plus favorable. Beaucoup de ces individus éprouvent un redoublement dans leurs maux, par suite d'une congestion hémorrhoîdaire, par la présence d'ascarides dans le rectum, ou quand la constipation se prolonge, etc. ; mais ta maladie présente, en outre, une foule d'oscillations qui paraissent inexplicables, quelque attention qu*oh mette à en rechercher la cause. Dans les cas les plus graves, dit M. Lallemand, ces oscillations sont journalières et peu prononcées ; la marche peut être alors rapide et covime continue, quoique toujours irréguliore. Ces si)ermatorrhées mériteraient d'être appelées aiyuès si leur durée n'était encore fort longue. Quant i celles dont les rémissions ou les intermittences sont plus tranchées, on conçoit que leur influence sur l'économie diminue dans la même proportion. Les suspensions les plus complètes et les plus prolongées sont évidemment celles qui sont plus favorables à la conscn^ation des forces et à l'intégrité de la constitution. C'est alors que la maladie peut être regardée comme éminemment chronique, puisque des tabescents peuvent conserver pendant vingt, trente ans et plus toutes les apparences de la santé. Ces cas se confondent d'une manière insensible avec ceux des perte» séminales, qu'on ne peut pliis regarder comme morbides, puisqu'elles n'altèrent pas la constitution.
La spermatorrhée a peu de tendance à se terminer spontanément II semble que les progrès de l'âge, en ralentissant la sécrétion spermatlque, devraient diminuer la fréquence et l'abondance des pollutions. Cela est généralement vrai; mais la moindre évacuation de liqueur séminale dans la vieillesse produit beaucoup plus de faiblesse qu'aux autres périodes de la vie ; de sorte que, quoique la maladie ait diminué, ses effets constitutionnels restent à peu près les mômes. Beaucoup Aft pollutions cèdent quand on fait dis|)araitre certaines causes d'excitation qui les entretiennent ou qui les ont fait naître. Enfm, on voit qu'elles se dissipent peu à peu par l'usage régulier du coït ; cela n'a guère lieu qu'au début, lorsque les fonctions ne sont pas encore altérées, et que les pollutions sont l'effet de la continence : mais aussitôt que la consomption est véritablement établie, les rapports sexuels sont plus nuisibles qu'utiles ( Il ippocrate, I^lemand). En résumé, dit M. Lallemand, les pertes séminales, arrivées au point de constituer une maladie, ont plus de tendance \ s'aggraver qu'à diminuer si)ontanément; l'habitude seule suflSrait pour en rendre la guérison de plus en plus difficile.
L'épuisement causé par. les pertes séminales peut être porté au point d'occa* sionner h mort. Ces malades succombent alors par syncope ou avec les syraplta d'une congestion cérébrale; toutefois ces faits sout excessivement rares. Pn
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tous les tabescenis, après être restés longtemps langaîssants^sont emportés par vm maladie aiguë oa chronique inlercurrcnte, qui génùralemeot alors suit onc mardie beaucoup plus rapide, en raison de Tétat amstitutionud do sajet.
Accidents consécutifs, — On exagérerait les effets pernicieux de^abus Ténériei», si on les regardait conmie des causes très actives de lésions viscérales graves. Il ne me parait pas, en eiïet, que la spermatorrliée produise souvent; comoie on Ta dii. comme semble aussi le croire M. Deslandes, des affections organiques du cœor, du cerveau, de Testomac, etc^ liCs troubles fonctionnels qu*on observe vers ces organes sont presque toujours pureniefit nerveux. Les excès vénériens sont, en effet, une cause très active de névroses, c'est-à-dire de cette classe de maladies qni consistent dans un trouble profond des fonctions neneuses d*un ou de plusieurs organes, uns que ceux-ci soient le siège d'aucune lésion matérielle. Ainsi la niasturbatioin chei les enfants et les adolescents, occasionne souvent Tépilepsie et la chorée; à un âge plus avancé, les pertes séminales peuvent produire la manie, la lypéuiaiûe, la démence et Thypochondrie, indépendamment des autres troubles nerveux qui, comme les palpitations, Tessoufflement, la gastralgie, la dyspepsie, la paralysie des sens ou des membres, et les contractures musculaires, ne se lient non plus ï aucune lésion organique, ainsi que le prouve leur cessation rapide aussitôt que h spermatorrliée est guérie.
Diagnostic. -^ Le diagnostic des pertes séminales présente souvent beaucoup d'obscurité. Peu de malades les dissimulent ; mais il en est beaucoup qui en ignorent l'existence, et qui, rattachant à d'autres causes les accidents qu'ils éprouvent. Induisent souvent le médecin en erreur.
Les pertes séminales ne peuvent être confondues avec les écoulements chroniques, de l'urètre, de la prostate ou des glandes de Cowper; car ceux-ci sont lents, continus, uniformes, tandis que dans les pertes séminales, le sperme sort subitement en quantité notable chaque fois, et à des intervalles plus ou moins rapprochés : dans aucun cas, on .ne le voit s'écouler d'tme manière continnc oo goutte à goutte ( Lallemand ). Loi-sque des pertes séminales viennent compliquer des écoulements chroniques de l'urètre, on voit alors un suintement continnel; puis, soit spontanément, soit h l'occasion d'uij effort, etc. , un écoulement plus abondant se fait tout à coup. Celui-ci a une odeur particulière, il est suivi des symptômes qui accompagnent chaque excrétion morbide de sperme; enfin, rexameii microscopique fait cesser tous les doutes en démontrant l'existence des jloospcrmes.
Lorsque les t>ollutions sont internes, c'est-à-dire lorsque le sperme, en raison surtout d'un rétrécissement de l'urètre, en avant de l'orifice des conduits éjactilatetirs, n'est'plus expulsé au dehors, mais s'épanche dans la ressie, on pourrait aiséineni méconnaître l'existence de la maladie. Cependant, Iors(|oe chez un individu qui s'affaiblit, qui maigrit et devient impaissant, on ne troiiTe aucune lésion organique pour expliquer ces accidents, lorsqu'on apprend par l'interrogatoire do malade qu'une ou plusieurs fois le jour, h la snite des efforts de c|éfécation, oo bien le matin à son réveil, il éprouve ce malaise, cette céphalalgie, ces étourdissements, cette faiblesse, ce brisement des membres, qui accompagnent les émissions morbides de sperme, on devra soupçonner cette affection, et pour édatrer les doutes il faudra recueillir l'urine, la laisser déposer, et, après l'atoir décantée, examiner an microscope la nature du dépôt qu'on trouve au fond dn vase. On agira deméflie chez les libertins et les masturbateurs qui ne se rétablissent pas, quoiqu'ils aieH cessé de se livrer à leurs excès on k leur coupable habitude ; car, dans c*ef cas, iitf
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très commun que le rétablissement de la santé soit empêché par clos pertes séminales qui se sont souvent établies à l'insu des utalades.
Nous avons vu que les sujets atteints depuis longtemps de pertes séminales finis* salent par éprouver de la dyspnée, des palpitations, des étourdissements, de lady»* pepsie, de la paralysie des contractures des membres, accidents qui ont souvent donné lieu à des erreurs de diagnostic et ont fait croire à l'existence, de maladies du cœur, des poumons, du cerveau, de la moelle, de l'estomac. M. Lalfemand, dans ion important ouvrage, parle d'un grand nombre de malades qui, par suite de ces méprises counnises souvent par des hommes très expérimentés, eurent à souffrir des traitements longs et douloureux, et qui ne faisaient qu'empirer leur état. On ne commettra pas des erreurs aussi préjudiciables si Ton s'habitue de bonne lieure à ne jamais mVgliger d'étudier les phénomènes qui se passent du côté des organes génitaux. Le diagnostic de la spermatorrhée une fois établi» il faudra rechercher la cause qui Ta produite et qui l'entretient.
Pronoêtic. — Les pertes séminales constituent toujours une affection grave, en raison des atteintes que la santé générale en éprouve, et parce qu'elles produisent souvent l'impuissance. D'ailleurs la gravité du pronostic sera proportionnée à l'ancienneté de la maladie, à l'influence plus ou moins fâcheuse que celle-ci a exercée sur la constitution, et enfin à la facilité avec laquelle on peut combattre et détruire la cause qui .a iHXKiuit l'affection. Les pertes diurnes sont toujours graves et incompatibles avec l'état de santé.
Etiologie. — l..es pertes séminales reconnaissent une infinité de causes. On les observe fréquemment chez des individus qui se sont livrés à la masturbation ou qui ont abusé du commerce des femmes. Les excès vénériens sont sans confredit une des causes les plus eflkacesde la spermatorrhée; c'est ce qu'on oliservc également chex les animaux. C'est ainsi que tous les vétérinaires reconnaissent que les pollutions qui affectent les étalons dépendent presque toujours des saillies trop prolongées ou trop rapprochées. La continence, surtout chez des individus qui ont le sens génési(|ue très dévelop|)é, amène souvent le même résultat J^ maladie est parfois l'effet de causes directes, c'est-à-dire de causes qui agissent imniédiatemciit sur les organes génitaux : tels sont l'accumulation des fèces dans le rectum, l'abus des drasti(iues, la présence d'un grand nombre d'oxyures ou d'hémorrhoTdes, une induration squirrheuse du rectum, affections qui, toutes, semblent agir en excitant les contractions des vésicules séminales. D'autres fois , ce sont des maladies qui produisent un état d'excitation sur les conduits éjarulateurs , et qui , en se pro|)ageant ensuite jusqu'aux vésicules séminales, les provo(|nent à se débarrasser du sperme qu'elles contiennent : tels sont l'accumulation insolite de la matière sébacée du prépuce, ï herj^es prœputialiê ^ l'inflammation chronique de l'Urètre, surtout celle de sa portion prostatique. Knfin , les |M'rtes séminales peuvent survenir chez des sujets affaiblis par le jeûne et les veilles , |»ar les méditations profondes, par les chagrins, ou bien encore chez les individus qui nourrissent sans cesse leur imagînaiton d'idées lascives. Ou trouve dans Kouvrage de M. Lallemand des faits qui démontrent la réalité de cliacuue des causes que je viens d'énuniérer.
Traitement, — I^ première indication est de faire cesser les causes qui donnent lieu il la spermatorrhée. C'est ainsi qu'il existe des faits nombreux dans la science qui prouvent qu'il a suffi de vaincre une confdipation opiniâtre, d'expulser des oxyures , d'exciser detf hémorrhoïdes ou une bride du rectum , de guérir un herfies prœpuiialis, d'em|)écher l'accumulation de la matière sébacée autour do ghHd -etc. /elc. , pouf faire cesser pres(|ae aussitôt de» |N>ries séminales qui ei
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taieiic depuis longtemps et avaient souvent exercé la plus fâcheuse inOnence sor h constitution. M. I^UemànA a également protivé que les perles séminales qui dépendaient d*une inflammation chronique de la membrane muqueuse urétrale, snrtoot de sa portion prostatique, guérissaient lorsqu'on modifiait cette surface par la caotérisation avec le nitrate d'argent. Dans ces c^s, pourtant, l'amélioration n'esA pas toujours immédiate ; elle n'arrive, en effet, souvent que plusieurs semaines après : aussi ne doit-on recourir à upe nouvelle cautérisation qu'au bout d'un mois et même de six semaines. Ce traitement convient surtout 4ans les cas où les perles séminales ont été consécutives à des blennorrbagies. On constate Tétat maladif di canal à l'aide du cathétérisme : le bec^e la sonde, en effet, en arrivant sur la portion de la membrane muqueuse qui est altérée, y excite une vive doul^r. Les révulsifs puissants sur le périnée ponrraient-ils, dans ce cas, être utiles ? Je ne sais. Cependant Huzard rapporte aVoir -guéri promplement un étalon atteint de spermatorrhée , en portant un bouton de feu au périnée* M. Kaula dit , dans sa thèse (année 18^6), que le même traitement a été employé également avec succès en Italie.
Il faut commencer aussi par éloigner tout ce qui pourrait provoquer Texcitatiofl des organes génitaux : on renoncera donc aux lectures erotiques , et l'on évitera b société des femmes. Cependant, dans quelques cas, il sera utile que les malades se livrent de temps en temps au coït, surtout si les pertes séminales sont l'effet de b continence. Les malades coucheront sur la paille ou le crin , et conserveront autant que possible le décubitus sur un dés côtés. On conseillera les distractions, les promenades, un régime doux, l'abstinence des mets échauffants, épicés, des liqueurs alcooliques. On tiendra, le ventre libre; la vessie sera vidée plus souvent, surtout pendant la nuit. Dans cette forme de la spermatorrhée , d^ laquelle les organes génitaux semblent surexcités , on pourrait tenter l'usage de la digitale à la dose de 30 centigrammes par jour. M. Lucien Çorvisart a vu trois fois ce remède réussir. Son emploi est rationnel depuis que le docteur Bnighmans a prouvé l'action dépressive, hyposténisante que la digitale exerce spr les organes génitaux. D'après M. Debout , la lupuline (partie active du houblon) donnée à la dose de i à 2 oo 3 grammes, en poudre ou en électuaire, agirait de même. Ce sont là tout autant d'expériences à poursuivre.
. , Les moyens dont nous venons de parier conviennent toutes les fois que la constitution n'est pas encore affaiblie , et que les pertes séminales existent avec on état d'excitation ; mais la conduite devra être bien différente lorsque la spermatorrhée, remontant déjàà une époque éloignée, a très affaibli les individus, et lorsque l'écoulement du sperme semble s'opérer d'une manière toute passive. Il faut alors recourir aux toniques, aux aliments nutritifs, au vin généreux, aux ferrugineux, au lait et aux boissons glacées, aiix bains frais , aux bains de mer, aux lotions froides et aromatiques sur le périnée , sur la ver^e el le scrotum , aux lavements froids , aux douches sur lés lombes , sur le sacrum et le périnée. Quelquefob b susceptibilité des organes digestifs est telle que les malades ne peuvent être soumis immédiatement à une alimentation réparatrice; on commencera ialors parleur donner les bouillons d'écrevisses, de grenouilles et de tortue, le lait de vache, d'ânesse , et même le lait de femme.
Il est des remèdes qui jouissent d'une réputation populaire pour iiéveiller les organes génitaux et faire cesser l'impuissance : 'tels soifl le phosphore , et sortoiri 'lescanthari(les. Mais l'utilité de ces moyens est très contestable. M. Lallemaa^ même n'hésite pas à les proscrire, comme ayant rincoûvénient d'exci|erlesfleii0
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séminales. Le galvanisme n*oiïre pas le même danger : M. Lallemand l'a en)pIoyé quelquefois avec beaucoup d'avantage. On doit, dans les cas (jui en |)erinettent l'usage, établir te courant entre les lombes et le pubis ou le périnée. Il paraît aussi que quelques spermatorrbées chroniques, après avoir résisté à toutes les médications, ont cédé assez rapidement à l'emploi de l'ergot de seigle, administré à là dose de 30 à 120 centigrammes par jour. Toutefois l'utilité de ce remède n'est pas encore suffisamment établie. M. le docteur Duclos a inséré dans le Bulletin de thérapeutique de l'année 18/!i9 un travail qui prouve que, dans cette fonne atonique de la spermatorrbée , on peut recourir avec avantage aux |)rcparaiioiis de noix vomique. M. Duclos emploie l'extrait alcoolique ; il prescrit pendant cinq jours une pilule de 5 centigrammes, et augmente d'une pilule tous les cinq jours , jusqu'à ce que les malades en prennent huit. Il a pu même porter la dose plus loin. Il y joint souvent des frictions sur les lombes et aux cuisses, avec un mélange de teinture de cantharides et de noix vomique. Il faut savoir, enfin, que des spermatorrhérs rebelles à toutes les médications ont cédé quelquefois au traitement antisyphilitique, comme si la maladie était alors entretenue par quelque lésion que la médication spécifique venait détruire.
Le commerce des femmes a pu être utile à quelques tabescents pour rompre des habitudes de masturbation ou pour faire cesser des pollutions nocturnes entrele' nues par une continence trop absolue; mais, hors ces cas, le coït est pernicieux p(mr ces malades. Il ne suffit pas cependant , ainsi que l'a établi M. Lallemand, que les tabescents observent matériellement la continence ; il faut encore qu'ils s'efforcent de rester moralement chastes, en éloignant de leurs sens, de leurs pensées, tout ce qui peut éveiller des préoccupations erotiques. La moindre imprudence de ce genre, dit encore l'ancien professeur de Montpellier, leur est aussi funeste qu'une indigestion , un excès de boisson et une équitation trop forte. Cependant il arrive une époque où les rapprochements sexuels doivent être permis et même ordonnés ; mais on ne peut, avec Hippocrate, fixer aucun terme à la continence : la conduite à' tenir sera ici subordonnée à l'état général du sujet. Quelquefois môme il pourra être utile de conseiller le rapprochement sexui'l à certains intervalles et avant la guérison complète , afin de prévenir des pollutions nocturnes.
Prophylaxie, — La prophylaxie des excès vénériens varie suivant que ceux-ci sont l'effet du coït ou de la masturbation. Il n'y a guère que les adultes et les jeunes gens qui aient la possibilité de se livrer au coït avec excès. Pour les préserver des dangers ({u'ils courent, il faut parler à leur raison , leur dépeindre sous les couleurs les plus sombres les périls auxquels ils s'exposent : si la chose est possible , on leur créera des obstacles aux rapports sexuels, et on les soumettra au régime dont nous allons parler pour la masturbation, dans le but de diminuer le plus possible la sécrétion du sperme et l'excitation des organes génitaux. Mais les bons conseils, les moyens moraux et religieux, ont rarement de l'efficacité pour faire cesser chez les jeunes gens la |)ernicieuse habitude de la masturbation. Tous les appareils de coercition imaginés sont insuffisants ou dangereux ; la surveillance la plus assidue, la plus intelligente, est mise en défaut. Dans ces cas, pour diminuer l'activité des organes génitaux , on doit surtout compter sur les exercices corporels, tels que les promenades, la gvmnastique, la nataiion, l'escrime; car, ainsi que l'a dit avec juste raison M. le professeur Lallemand, aucune surveillance, aucun principe de religion on de morale ne saurait avoir des effets aussi sûrs qu'une fatigue' jonmalière qui amène chaque soir, ;iu moment où les masturbateurs se livrent
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leur manœuvre, un besoin urgent de repos; cet exercice forcé diminue, en omit, la sécrélion du sperme : il diodère l'excitation des organes génitaux et rempirc de rimaginalion. Que faire pourtant lorsque Thygiène, les moyen» moraux, rdi^, coercitifs, et jusqu'aux châtiments, ont tout à fait échoué? Que faire d*aii adolescent qui , trompant la surveillance de tous les instants , se livre avec une socte de fureur à une pratique qui épuise déjà sa constitution 7 Dans ce péril , il oe faai pas hésiter à adopter un parti qui, sans doute, est un mal, mais un mal bieaiUMOi grand que celui qu'on veut combattre. C'est ce que J.-J. Rousseau a admirablement exprimé dans les lignes suivantes : t Défiez-vous de Tin^tinct : il serait dngereux qu'il apprît à votre élève à donner le change à ses sens , et à suppléer ai occasions de les satisfaire; s'il connaît une fois ce dangereux supplément, Uot perdu. Sans doute il vaudrait mieux encore... Si les fureurs d'un tempéraitf ardent deviennent invincibles , mon cher Emile, je te plains; mais je ne balas»! pas un moment, je ne souffrirai pas que la Qn de la nature soit éludée. S'u^ qu'un tyran te subjugue, je te livre par préférence à celui dont je veux te délim. quoi qu'il arrive, je t'arracherai plus aisément aux femmes qu'à toL • L'opiaioi du grand philosophe est aussi celle de tous les médecim» expérimentés qui se sm occupés du sujet dont nous traitons ici MiM. Deslandes et Lailemand l'ont adopiit dans leurs ouvrages avec une grande franchise ; cependant il importe de dire ici, avec le savant professeur de Montpellier, qu'il arrive un moment où cette poiisante ressource échappe elle-même, parce qu'on a trop longtemps attendu. U perversion de l'instinct géniul est alors portée au point que toute femme est prêe en aversion, en dégoût
}' a-t'il chez la femme des pollution^ analogues pour les effets à la spemitorrhéef — Pierre Frank a répondu affirmativement à cette question , M. Requit est porté également à l'admettre; enûn un médecin des hôpitaux, M. Guibont,) publié en 18^7, dans V Union médicale, une observation concluante. On sait que, pendant le coït, le vagin et la vulve surtout sont lubriûés par un mucus plasoo moins filant; ce fluide, spécialement fourni par les glandes \ ulvo- vaginales, e»t quelquefois extrêmement abondant , et il coule avec une instantanéité telle qu'oo peut dire qu'il est projeté par une éjaculation vériuble. Un rêve erotique, la nu»turbation , et chez les femmes ardentes , le contact, la vue , le souvenir d'une personne, la marche même, suffisent pour déterminer cette excrétion , qui , en se répétant, amène les mêmes incommodités, les mêmes troubles que la spermatoniiée produit chez l'homme.
QLiVTRIÈME GENRE DE SÉCRÉTIONS iMORBIDES.
DES PIVEUBUlTOSN, OU SËCRÉTieWS OilLZBUSBS.
Sous l'influence de certains états morbides, des gaz peuvent être exhalés daos les parties qui, normalement, ne doivent point en contenir, ou bien certains orgaot^ qui, comme les intestins , en renferment normalement , peuvent en produire w^ quantité plus considérable qu'à l'état physiologique, d'où résultent divers accideiHi ou troubles fonctionnels. C'est à cette accumulation insolite de fluides élastiq»^ qu'on donne le nom de pneumatose. ïjes gaz qu'on trouve ainsi infiltrés oo accumulés dans nos oi^anes ou dans nos tissus n'ont pourtant pas toujours été eii)^ pr eux. Ainsi ils peuvent être formés |)ar l'air atmosphérique qui s'est iotrodi'
DE l'emphysèmr. 787
par quelque ouverture naturelle ou accidentelle ; (fautres fois ils résultent de la décomposition de certaines substances solides ou liquides; ailleurs, enfin» c*est un des organes qui renferment naturellement de Tair ou des gaz qui se rompt ou se perfore , et qui permet aux fluides élastiques de s*cpancher ou de s'infiltrer dans les parties voisines.
D'après le titre de ce chapitre , il ne devrait point être question ici de cette dernière sorte de pneumatose ; néanmoins, comme les symptômes et les troubles fonctiounels dtGTérent peu, quelle que soit la manière dont l'accumulation gazeuse se produit, nous croyons convenable, pour éviter des répétitions inutiles, de rapprocher des pneumatoses par exhalation quelques-unes de celles qui sont traumatiques.