DE Ï.K FIÈVRE TYPHOÏDE
itttit*res 9onl sooveut rendues involontaireuicnc. Cbez beaucoup de sujeis Il vessie, paralysée, se laisse distendre par Turine. Ce liquide est rarement les urines bourbeuses, noires, fétides, que les anciens signalaient comme la, soDt au contraire un accident fort rare. xM. Rayer a également dé- , contre l'assertion de quelques auteurs modernes , que , dans la fièvre e« Turiue n'était presque jamais alcaline, mùmQ dans les périodes et lés les pins graves de la maladie. Chez les malades dont nous parlons, le pouls ai ou moîas fréquent ; il devient souvent petit, faible, dépressibic, parfois ipielquefois il se ralentit, et on le voit même tomber au-dessous de sa fréoonuaie. La peau, d'une chaleur eu général aride et acre au toucher, peut ifois aussi présenter une température moins élevée que de coutume. Enfin, idents particuliers ont lieu du côté de la peau; car, indépendamment de on typhoïde dont j*ai déjà parlé, o.n observe encore des sudamina , des péet surtout des escarres.
mdamina sont de petites vésicules semi-hémisphériques, transparentes, de Umètre à i millimétré de diamètre, confTuenies, existant, en général, en MMDbre. On les observe surtout au voisinage des aines, des aisselles, sur les latérales du cou , quelquefois sur tout le tronc, et même aux membres. éruption passe souvent inaperçue ; car elle n'est ordinairement bien apprenne par le toucher ou bien lorsqu'on examine obliquement la surface sur le elle existe. En promenant légèrement sur elle la pulpe du doigt, celui-ci asaiion de petites inégalités qu'on écrase facilement et qui l'humectent idral et d'autres ont reconnu au liquide contenu dans les vésicules une réac- ^ Au bout de quelques jours, ce liquide devient louclie ou opaque, l'épiride, et une exfoliation finit par avoir lieu. Quelques personnes ont émis ion que l'éruption des sudamina était toujours précédée de sueurs abonk Mais nous pensons plutôt , avec M. Louis , que les sudamina ne sont pas in rapport constant avec les sueurs, qu'ils sont parfois dans un rapport inverse Bes^t c'est-à-dire nombreux quand elles avaient été peu abondantes, et récilement Ajoutons , pour terminer, que l'apparition des sudamina n'est point ne , et que cette éruption ne diminue ni n'augmente le danger. I pétéchies, petites ecchymoses arrondies, peuvent ap|)ara!tre à la même épo- [ue les sudamina , mais on les obsene plus rarement que ceux-ci et que les I rosées lenticulaires. (Voy. pour leur description, l'article Purpwa,) toutes les maladies aiguës, la fièvre typhoïde est encore celle dans laquelle on f e le plus souvent des rougeurs , des ulcérations et des escarres aux tégu* i. Cette complication survient , d'après M. Louis, chez un sixième des iiuliiCBviron. Ces escarres se forment spécialement sur les parties qui supportent •dsdn corps, telles que le sacrum et les fesses, surtout dans les rainures qui iparent des cuisses ; on en voit encore fréquemment sur les trochanters, sur lions, les coudes et même sur l'occiput. Quelquefois la desorganisation frappe irfaces des plaies artificielles, telles que vésicaloires, piqûres de sangsues, ou encore les points qui ont été momentanément irrités par des cataplasmes siéflw Dins certains cas, la mortification des parties extérieures arrive spontant , sans cause appréciable : c'est ainsi que j'ai vu sunenir le sphacèle de la de la caisse, du scrotum, du pied et de la lèvre inférieure. Enfin, il n'est pas de toir naître sur les fesses ainsi qu'à la partie postérieure des cuisses et du : , régions souvent irritées par le contact de l'urine et des fèces, des pustules byma qni s'ulcèrent fréquemment.
M DES PIËVBÊS.
Troisième période, — Les symptômes varient suivant le mode de terminaison de la maladie. Si celle-ci doit avoir une issue funeste, tous les accidents s'aggravent, les traits s'altèrent de plus en plus« la face devient hippocratique, la parole est trembbnte, la respiration s'embarrasse, la peau se couvre de sueurs visqueuses : les malades tombent dans un état comateux et succombent. Si , au contraire, la fièvre typhoMe se termine par le retour à la santé, on remarque d'abord une diminution dans la stupeur : le malade, longtemps indifférent, semble s'intéresser âi ce qui l'entoure ; un sommeil calme succède au délire et au coma, U bouche se nettoie, la langue s'humecte, le météorisme diminue, les sel^s cessent d'être involontaires, le pouls perd sa fréquence, la peau sa chaleur, l'appétit renaît, et un travail éliminatoire sépare les escarres. Il est rare que l'amélioration coïncide avec l'apparition de quelque phénomène critique. MM. €homel et Genest ont également prouvé que la doctrine hippocratique des jours critiques, appliquée à l'étude des fièvres conti* nues, n'avait aucun fondement.
Fièvre typhoïde de renfonce. — La fièvre typhoïde de l'enfance présente les mêmes caractères que chez l'adulte ; toutefois quelques uns des symptômes principaux n'ont pas le même degré de fréquence dans les deux cas : ainsi les vomisse^ ments, que M. Louis a notés assez rarement au début, se montrent à cette époque chez la moitié des enfants, d'après M. Taupin. Il piirait aussi, suivant MM. Rilliet et Barthez , que la tuméfaction de la rate ne se rencontre que chez le tiers ou le quart des malades : ce résultat, toutefois, est en opposition avec celui de M. Taupio, qui signale l'augmentation de volume de la rate comme un phénomène à peu près constant Chez les enfants, la langue, quoique sèche comme chez les adultes, ofEre néanmoins beaucoup plus rarement que chez ces derniers le racornissement et l'état fendillé. La rétention d'urine est également un accident assez rare ; il en est de même du délire , du moins tout à fait au début : il est rare que ce dernier symptôme se présente à aucune époque de la maladie avec une violence telle, qu'on soit obligé de fixer les malades dans leur lit avec le gilet de force. EnGn, les taches rosées et le» signes de catarrhe, quoique ordinaires dans la fièvre typhoïde de l'enfance, sont cependant moins constants que chei l'adulte. Nous en dirons autant des épistaxis ; il paraît aussi en être de même pour les bourdonnements et les vertiges : toutefois la rareté de ces derniers symptômes n'est peut-être qu'apparente, et dépend de la difficulté qu'on éprouve souvent à les constater dans le jeune âge. Enfin , nous verrons plus tard que la fièvre typhoïde des enfants diffère encore de celle des adultes par la fréquence moins grande chez les premiers de quelques unes des complications les plus graves, telles que la gangrène, les perforations et let hémorrbagies intestinales.
Sous le rapport anatomique, il parait que chez les enfants on ne trouve presque jamais des plaques dures. On dit aussi que chez eux les ulcérations sont tardives, tandis que leur cicatrisation se fait plus rapidement Ces faits ont besoin d'être vérifiés.
Formes de la fièvre typhoïde. — Les divers symptômes de la fièvre typhoïde que j'ai précédemment énumérés se groupent de différentes manières; quelques nus peuvent plus ou moins prédominer sous l'influence de certaines conditions individuelies ou extérieures difficiles ^ apprécier : or cela imprime à la maladie que physionomie spéciale. C'est d'après cette considération qu'ont été établies les diverses formes ou variétés de la fièvre typhoïde. Les principales sont : les formes inflom^ matoire, bilieuse^ muqueuse, adynamique, ataxique et latente.
i** Forme inflammatoire. — Dans la forme inflammatoire, le pouk offre la force