DE LA CONGESTION PULMONAIRE
adopté pendant leur Tîe. Ainsi, cliez ceux qui sont restés habitueltement conchés snr le dos» l'engouement occupe le l)ord postérieur et la base des poumons; Tun de ces organes est plus engoué que Tautre lorsque les malades ont été plus inclinés sor uo côté. Chez ceux qui ont été obligés de rester longtemps couchés sur te ventre, le bord postérieur est souple, tandis que le bord antérieur ou tranchant sea! est engoué. G*est à tort qu*on a considéré ces engouements comme étant tonjours cadaTériques ; une observation attentive nous a appris, an contraire, que chez les sujets aiïaiblis, la plupart d'entre eux commencent à se faire à une époqne plos oo moins éloignée de la mort, ainsi qu'on peut aisément s'en convaincre I l'aide de la percussion et de l'auscultation. Ce fait d'ailleurs avait été parfaitement éubli depuis longtemps par M. Piorry.
Symptômes, marché, durée, terminaison. — Bien différentes des congestions actives* les congestions passives des poumons se forment toujours lentement, et c'est peot-étre ce qui explique pourquoi, dans le cas même où elles occupent un grand espace, elles ne s'accompagnent presque jamais ni de dyspnée, ni de douleurs thoraciques, ni même d'accélération dans les mouvements repiratoires. Quel* qoes malades toussent et rejettent des crachats séreux offrant parfois une teinte roogeStre; mais l'exploration physique permet seule de reconnaître l'altération dont les poumons sont le siège. En effet, la percussion, qui ne fournit le plus sou* vent que des résultats négatifs dans les cas de congestion active, fait au contraire reconnaître ici une diminution plus ou moins considérable dans la sonorité de la poitrine. L'auscultation pratiquée révèle aussi dans le même point une diminution» et parfois même une at^nce complète du murmure respiratoire, du moins dans les inspirations ordinaires, sans souffle bronchique ni sans aucune modiQcation dans le retentissement de h voix. Dans la plupart des cas, il existe également du râle mnqueax et sous-crépitant en plus on moins grande abondance. Ces phénomènes ont, en général, une durée longue ; ils peuvent pereister au même àegré pendant phisieors semaines.
Le plus souvent l'engouement se termine par résolution ; mais constamment f» m le poumon reprendre très lentement toute sa perméabilité, ce qui s'explique par Peut d'asthénie des sujets. Dans un grand nombre de cas cependant, le sang qui engorge le poumon agit comme un corps étranger, et unit par l'enflammer. Tai en effet, prouvé dans mon Traité de la pneumonie (p. 179 et suiv. ) que la congestion passive des poumons était une des causes les plus puissantes des pneu-* moules qui surviennent si fréquemment dans le cours de la plupart des maladies aigoës et chroniques. C'est en raison de cette complication que les congestions passives des poumons doivent toujours être considérées comme une circonstance des pins fâcheuses.
Éttologie. — Les congestions passives pulmonaires surviennent sous l'influence des causes les plus débilitantes. On les observe, en effet, spécialement cliez les indivîdns affaiblis par l'âge ou par une maladie grave et qui conservent pendant longtemps le même décubitus ; on les rencontre encore spécialement chez les sujets attdnts de maladies de cœur, surtout lorsqu'il y a rétrécissement des orifices et des
cavités.
Traitement. — Le traitement sera prophylactique on curatlf.
Ponr prévenir les congestions passives des poumons, et pour les combattre quand elles se sont déjà déclarées, il faudra,, comme le conseille M. le professeur Piorry, que les malades qui gardent habituellement le lit changent fréquemment de position* On devra les coucher alternativement sur le dos et sur les côtéSi
178 MALADIES PAR VS VlCl. DR PROPORTION DI) SANG.
les al)c<'s. riiypertnipliio, la cirrhose, cl, chose phis douteuse, quelques produits accirîoniels.
Dinguostic. —Il si-rait impossible de diagnostiquer une simple congestion du foie, de la distinguer, par exemple, d'une hyperlrophic, si Ton ne pouvait se convaincre que raugmentatio!) dii volume du foie a été brusque ou du moins très rapide. La saignée générale, qui amène parfois une diminution de Torganepar suite de ladéplétion qu'elle produit dans le système circulatoire, sera aussi une circonstance qui démontrera d'une manière certaine que l'augmentation de volume du foie dépend d'une hyperéinie, et nullement d'une lésion de nutrition. Dans là forme chronique, et surtout lorsqu'il y a dépérissement, il faut ( bien que la congestion paisse à îi rigueur expliquer ces phénomènes) redouter quelque lésion plus profonde, et surtout des abcès qui se forment souvent d'une manière obscure.
Pronostic. — Les congestions hépatiques paraissent entraîner rarement du danger dans ce climat, mais il n'en est pas de même dans les pays chauds. On ignore pourtant encore la part qu'elles peuvent avoir dans la production des lésions organiques du viscère. Une hémorrhagie dans la substance du foie peut en être la suite ; toutefois la chose est rare, et elle ne nous paraît pas avoir d'ailleurs par elle-même aucune gravité, pourvu pourtant que les noyaux apoplectiques soietit peu volumineux, peu nombreux : pourvu surtout que la surface du foie ne soit pas déchirée, car alors le sang pourrait s'épancher en abondance dans le péritoine.
Traitement, — Les saignées générales et les applications de sangsues à Taiius sont les deux moyens les plus efficaces pour dégorger le foie. Les révulsifs sur la peau et les purgatifs surtout, en excitant la sécrétion biliaire, peuvent agir de là même manière ; mais leur action est moins certaine, et peut-être même si on les employait trop fréquemment, ou si l'on prenait ies plus énergiques, produirait-on un eîTet contraire à celui qu'on se pro])ose. Dans la forme chronique, les toniques amers peuvent rendre quelques senices ; mais le plus sûr, souvent, est d'èxpatrièt les malades.
En résumé, nous ne possédons encore sur les congestions du (oie tftie 6si données peu précises. Le livre de M. Has|)el, utile à consulter, Jaisse pourtant il désirer Une description plus précise des lésions anatomiques et Surtout dés troubla fonctionnels.
DES CONGESnoiNS DE LA BATE.
La rate, par son organisation, est un viscère éminemment disposé aux cougestioito. b'après l'opinion généralethent reçue sur les fonctions dé cet organe, qui parait être, en effet, un diverticttlum pour le sang, il est à présumer que des corigestibUé doivent s'y former fréquemment ; mais s'il en est ainsi, elles n'excitent aucurt trouble dans l'économie. Les congestions véritablement morbides, celles que nous constatons ordinairement, ne sont jamais primitives ; mais elles survieiment toujours dans le cours de plusieurs maladies ; c'est ainsi que nous les avons vues à un très haut degré dans les fièvres typhoïde, intermittente, et rémittente, et généralement dans toutes les maladies graves dans lesquelles le sang, ayant perdu une portion de sa rd)rine, tend à stagner dans quekpies uns de nos organes et surtout dans la rate. Mais nous n'avons pas à nous occu|)er ici de ces hyperémics qui constituent un des éléments des maladies dans lesquelles ou les rencontre, et qui par conséquent ne doivent être décrites qu'à propos de celles-ci.